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Test Total War : Rome 2 (PC) : 8/10 sur JeuxVideo.fr PC

Sortie le 03 Septembre 2013 sur PC

Les +

  • Mélange gestion/stratégie réussi
  • Nombre et variété des factions
  • Gestion des troupes améliorée
  • Nouveaux champs de bataille
  • Batailles absolument épiques

Les -

  • Temps d'attente entre les tours
  • Campagne très attentiste
  • Quelques bugs / étrangetés
  • Exigences matérielles
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
7.5

(215 votes)
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Total War : Rome 2
dispo sur PC
Publiée le 03/09/2013 à 10:09, par Nerces

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Test de Total War Rome 2 : Vae Victis ?

The Creative Assembly renoue avec la période favorite des habitués de la franchise Total War. La Rome antique, ses légions, ses barbares... et ses machinations politiques.

Audacieux mélange de stratégie temps réel et de gestion au tour par tour, la franchise Total War connaît une popularité qui ne se dément pas depuis bientôt quinze ans. Ses développeurs, les Anglais de The Creative Assembly ont toujours mis un point d'honneur à ne pas se reposer sur leurs lauriers en faisant évoluer tout à la fois l'aspect technique de leurs productions et les options de jeu. Pourtant, malgré le retour à la période la plus populaire auprès des joueurs, le dernier opus en date - Total War : Rome 2 - laisse un petit goût d'inachevé.

« Deo Optimo Maximo »Retour au sommaire
Total War : Rome 2
Huitième opus de la franchise, Rome 2 reprend sans surprise le canevas mis en place pour Rome premier du nom sur lequel les nouveautés du précédent volet - Shogun 2 - ont été plaquées. De fait, il s'agira de prendre en main un peuple du bassin méditerranéen en 272 avant J.-C. et de le faire prospérer, trois-cents ans durant. Premier changement notable, les développeurs ont considérablement élargi le champ des possibles. De nouveaux territoires sont ainsi disponibles à l'est (pour ainsi dire jusqu'à l'Indus) alors que le nombre de régions a considérablement augmenté (183 découpées en 57 provinces) et que les factions sont plus nombreuses que jamais. Neuf cultures sont ainsi disponibles pour un total de seize factions plus ou moins différentes.

Plus ou moins différentes ? Oui, car pour atteindre ce score, The Creative Assembly propose des factions qui subdivisent certaines cultures. Ainsi, Rome ou Carthage disposent de trois de ces factions quand les Icènes ou les Arvernes n'en ont qu'une. Certains critiqueront le subterfuge employé par le studio, mais il faut reconnaître que ces factions sont assez différentes les unes des autres et l'exemple grec est sans doute le plus éloquent puisque la faction grecque permet de choisir entre Athènes, Épire et Sparte avec ce que cela implique en termes de position sur la carte, de ressources de départ et de potentiel de développement civil / militaire. Pour autant, on sent que le studio a tenté d'élargir les possibilités des joueurs de manière peut-être un peu trop systématique.

Sortie du jeu


Plus de factions, plus de provinces...Retour au sommaire
En effet, pour pimenter un peu les parties, les développeurs ont tenté d'apporter une dynamique interne à chacune des factions. Des histoires de familles qui tentent de faire pencher la balance en leur faveur, mais qui ne parviennent jamais vraiment à susciter l'intérêt du joueur. À ce niveau du jeu, une ressource particulière - la gravitas - sert à déterminer l'influence de notre famille au sein de la faction. Plus elle est élevée et plus notre faction est respectée. Hélas, les options pour jouer sur cette gravitas sont aussi réduites qu'elles sont peu intéressantes puisque cela passe exclusivement par des événements. Ces derniers se résument toujours à choisir entre deux options et ils n'ont pour ainsi aucune autre influence que la gravitas... Tant pis pour le côté cornélien de ces choix.

Total War : Rome 2
Heureusement, de nombreuses factions jouables impliquent encore plus de factions contrôlées par l'intelligence artificielle et, de fait, un échiquier diplomatique mondial particulièrement fourni. De ce point de vue là, nous ne sommes pas déçus et en début de partie, on dépasse aisément les 60 peuples différents. Hélas, les amateurs de véritables négociations en seront pour leurs frais puisque Rome 2 n'améliore pas particulièrement les options offertes sur Shogun 2. On peut négocier des alliances, des traités commerciaux et même faire des contre-propositions, mais rien de vraiment nouveau. Reconnaissons toutefois que Rome 2 évite la plupart des énormités de ses prédécesseurs, même si une faction a encore refusé toute nos offres de paix alors qu'elle était complètement dépassée sur trois fronts.

« Inter arma silent leges »Retour au sommaire
Non, sur la carte de campagne, le véritable problème de Rome 2 tient aux habitudes de la série qui semblent atteindre ici leurs limites. Est-ce la comparaison avec le temps réel d'Europa Universalis 4 qui nous rend moins indulgents ? Est-ce le double élargissement de la carte / du nombre de peuple qui accentue encore le problème ? Nous n'avons pas de réponse, toujours est-il que Total War se mue parfois en Total Attente. En effet, malgré la puissance de notre PC de test, chaque pression sur la touche fin de tour se solde immanquablement sur une attente de près d'une minute... et une minute en tête-à-tête avec son écran et juste quelques unités à voir bouger, c'est long ! Pire, cela s'aggrave à mesure que l'I.A. a davantage de choses à faire et doit être vraiment pesant sur de petites configurations.

Total War : Rome 2
Pour ne rien arranger, la carte de campagne est aussi gâchée par le manque d'ambition des développeurs et c'est là que la comparaison avec Europa Universalis 4 est la moins flatteuse. Le joueur de Rome 2 a l'atroce impression de ne rien avoir à faire durant les tours où aucun combat ne se passe. Il est bien possible de construire diverses structures dans les régions sous notre contrôle. On peut aussi lancer - tout les 5-10 tours - une nouvelle recherche ou gérer ses armées et ses flottes, mais c'est à peu près tout. En un mot comme en cent, les tours durant lesquels le joueur se prépare au combat donnent parfois l'impression de ne rien faire d'autre que regarder son écran dans le blanc des pixels... En même temps, la franchise ne se nomme pas Total War pour rien !

La guerre dynamise la campagneRetour au sommaire
Une fois encore, c'est donc au moment de prendre les armes que Total War prend tout son sens. Dès lors que la guerre avec une autre faction est déclarée, même les tours davantage « gestion » paraissent moins longs, les négociations moins empruntées et le jeu gagne en dynamisme. Sans surprise, aucune armée ou aucune flotte ne peut être mise en place sans la présence d'un général / amiral. Sans surprise également, ce personnage clef de nos batailles doit être choyé afin qu'il puisse progresser et gagner en expérience. Plus étonnant en revanche, les développeurs ont décidé de revoir la fiche de ces chefs et d'en supprimer l'arbre des compétences pour le remplacer par un « bête » choix d'aptitudes. Une simplification qui en étonnera plus d'un alors que la fiche elle-même n'est pas vraiment allégée.

Total War : Rome 2
Un système de buffs prenant la forme de domestiques fait d'ailleurs son entrée et complique évidemment les choses : quel domestique ira avec quel général / amiral ? Dans les plus faibles niveaux de difficulté, inutile de vraiment s'embêter avec ça, car - c'est une habitude - l'I.A. est bien trop faible pour poser le moindre problème aux joueurs un peu expérimentés. Les débutants, la trouveront très bien pour... débuter justement, mais passeront rapidement à autre chose. Heureusement, à partir du niveau difficile, les choses se corsent. L'I.A. apprend les techniques de contournement et semble même capable de lancer des fausses offensives alors que nous sommes - bêtement, je le reconnais - tombés dans certaines de ses embuscades.

Des batailles « cinématiques »Retour au sommaire
Total War : Rome 2
Comme toujours dans Total War, les batailles insignifiantes ne valent la peine d'être vécues qu'en début de partie, histoire de se familiariser par exemple avec le nouveau contrôle de la caméra (une option permet de revenir à la version classique). Par la suite, on laissera l'I.A. se charger de ces escarmouches pour se focaliser sur les grands combats. Notons ici une bien meilleure gestion de nos forces : on hésite moins à laisser l'I.A. contrôler nos troupes, car elle est beaucoup moins sujette aux pertes exagérées. Pour en revenir aux combats à proprement parler, on apprécie que les développeurs aient imaginé de nouveaux théâtres d'opérations avec la combinaison de batailles navales / terrestres comme lors de ces affrontements sur le Nil.

Dans le même ordre d'idée, on trouve les batailles de campement, les batailles de rivière et les embuscades. Au cours de ces dernières, les embusqués auront la possibilité de tendre de véritables pièges à leurs opposants alors que les campements prendront la forme de mini-sièges. Puisque nous parlons de sièges et alors que ceux-ci ont largement été mis en avant par The Creative Assembly, notons d'importants progrès du côté de l'I.A. qui se laisse moins facilement berner malgré encore de grosses difficultés à gérer les fortifications et les points clefs à tenir. On regrette d'ailleurs que l'I.A. soit encore un peu trop souvent sujette aux bugs comme ce groupe d'infanterie qui tournait autour du point de contrôle d'une carte pour nous en barrer l'accès, sans jamais se battre.

Je trouverai un chemin ou tracerai le mien (VF)


Variété et réalisme des combatsRetour au sommaire
Du côté des options tactiques, la mise en place de formations n'est pas évidente à gérer - il faut du temps pour que les troupes passent d'une formation à une autre - mais donne d'intéressants résultats. Du fait de la taille de certaines cartes, on peut également profiter de quelques beaux mouvements de troupes avec de véritables prises en tenaille ou des fuites de cavalerie un peu inespérées. C'est toutefois avec les unités à distance que nous nous sommes vraiment fait plaisir. La gestion des lignes de vision semble assez remarquable, de même que celles des obstacles - naturels ou non - et du relief. On prend un malin plaisir à placer au mieux nos scorpions ou à raser les fortifications adverses avec nos balistes, mais tout ceci prend beaucoup de temps.

Total War : Rome 2
Bizarrement, The Creative Assembly semble avoir eu plus de mal que sur Shogun 2 à trouver le bon rythme. La vitesse normale des batailles est pénible et dans de nombreux cas, on n'hésite pas à accélérer un peu - voire beaucoup - les choses. En multi, c'est déjà moins gênant dans la mesure où les adversaires humains - souvent trop forts pour moi - prennent directement à la gorge, et maintiennent l'étreinte durant l'intégralité de l'assaut. Puisque nous en sommes à parler multijoueur, il est bon de signaler que les options d'avatar du précédent opus ont disparu et que Rome 2 se focalise sur la campagne en 1vs.1 ou en coopératif et sur les « simples » batailles alors que de nouvelles options permettent de lancer des « batailles rapides » ou de jouer sur n'importe quel théâtre de la campagne. Le studio a sans doute fait le bon choix d'autant que le netcode semble avoir été amélioré alors que les développeurs poursuivent leurs efforts avec des mises à jour régulières durant nos tests.

Total War : Rome 2 ne fait pas injure à la fameuse franchise qui accompagne les amateurs de stratégie / tactique depuis le début du siècle. En améliorant sensiblement la gestion et les options de bataille, le studio anglais répond aux attentes des fans les plus nombreux, mais oublie peut-être un peu trop les amateurs de la partie gestion. Par rapport à ce que proposait Shogun 2 et abstraction faite du thème, la carte de campagne nous a semblé moins aboutie, comme trop grande par rapport à ses enjeux. Du coup, les tours s'éternisent alors que la gestion des cités / de notre faction n'est guère plus intéressante. L'introduction de la ressource Imperium impose d'étonnantes limitations à des empires pourtant très puissants. Plus que jamais, la guerre est la clef d'une campagne intéressante et, en ce sens, Rome 2 décevra certains habitués qui s'attendaient peut-être à davantage de renouvellement.

Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 18 Go de mémoire vive et GeForce GTX 680. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur quadruple-cœur 2,6 GHz, épaulé par 8 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 260.

Total War : Rome 2
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.5
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Grrrr
Moyen
Déception Attendu Bonjour, Je ne suis pas déçu car je m'étais préparé a avoir des bugues mais la c'est le pompon, une IA débile, des crashs a tout va, des graphismes peu soigné même en ultra, bref tous ces problèmes sont un manques de respect pour les fans et nouveaux acheteurs. Depuis le nombre de TTW, ils ne sont toujours pas en mesure d'améliorer les bases d'un jeu de stratégie. L'IA est inutile, on s'ennuit ass suite ...
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui (3) / non (1)
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bof
A bas la bataille Franchement le mode bataille est un foutage de gueule intégral, il n'y a plus moyen de faire tourner une ligne de bataille sur les côtés, ex : si vous voulez faire pivoter vôtre ligne de bataille sur 90° alors vos unités se retrouvent en file indienne, c'est d'une débilité sans nom. De plus la caméra est très très mauvaise par rapport à RTW1, paradoxalement pas assez suite ...
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