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Test Total Annihilation (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 09 Octobre 1997 , PC
Publiée le 31/08/2006 à 00:08, par Zick

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Test de Total Annihilation

Les STR sont à la mode en ce moment. Des suites de Warcraft 2, on en voit passer tous les jours et il semble que seul le très en retard Starcraft pourra un jour nous faire revivre les sensations du jeu de Blizzard. Mais parfois, des surprises tombent du ciel (et sur mon bureau en l’occurrence) et celle-ci est de taille. Personne n’avait jamais entendu parler de Total Annihilation et de Cavedog, le développeur américain du jeu. Et pourtant, quelle bombe ils nous ont concocté là !

Annihilons la campagneRetour au sommaire
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Pourtant la campagne, qui est bien souvent le point fort des STR, était loin de nous emballer et de faire souffler un vent de révolution. Banal, le scénario nous place au cœur d’un conflit qui dure depuis plus de 4000 ans et qui oppose le Core et l’Arm en désaccord sur le transfert de conscience de l’homme à la machine. Scénario pour le moins intrigant, mais n’en espérez pas plus, il n’y a aucune trame scénaristique. La campagne nous met aux commandes de l’ARM qui met d’abord une dérouillée au Core, puis aux commandes du Core qui inflige à son tour une raclée à l’ARM. Pas d’intrigue, pas de héros, pas d’enjeux dramatiques, un simple conflit auquel on a bien du mal se sentir concerné tant les camps manquent cruellement de charisme. L’univers entièrement robotisé de Total Annihilation ne laisse en effet aucune place pour des relations quelconques entre les deux camps adverses et c’est vraiment dommage.

La campagne en elle-même n’est pas vraiment intéressante, et se révèle très classique : au fur et à mesure des missions on débloque de nouvelles unités, tout en faisant face à un adversaire de plus en plus puissant et de plus en plus nombreux. Du grand classique parfois très (trop) difficile qui ne permet pas forcément de découvrir la véritable profondeur du jeu.

Un vent de faîcheur dans le monde du STRRetour au sommaire
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Car la première grande nouveauté de Total Annihilation (TA) c’est le relief et l’importance prépondérant qu’il prend dans les batailles. Aucun STR jusqu’à aujourd’hui ne gérait le relief comme TA le gère. Ici, suivant l’inclinaison du terrain les unités pourront gravir la pente ou non. De même, un groupe d’unité en hauteur possèdera un avantage sur ses assaillants. Toutes les maps possèdent chacune un relief bien particulier : des quelques collines que n’importe quelle unité pourra escalader facilement aux canyon encastrés ou seul des unités aériennes pourront y accéder.

Total annihilation ne se contente pas seulement de cette innovation attendue. Chaque unité possède sa propre balistique en fonction de sa portée et de l’endroit où elle se trouve. Dans les faits cela signifie que lorsqu’une unité tire, contrairement à un Warcraft 2 ou à un Command and Conquer, il n’est pas assuré que le tir touche sa cible. Pour peu que l’unité adverse bouge ou se cache derrière un obstacle, le coup peut tomber dans le vide ou percuter une irrégularité du terrain. Une véritable révolution pour les STR qui nous avaient habitué au vieux système dit du « pierre-feuille-ciseau » datant de Dune 2. Sur le terrain il faut donc veiller en permanence au positionnement de ses unités, mais surtout aux unités adverses que l’on retrouve en face. En effet, si l’on a par exemple construit en masse des Pitbulls, des tanks solides et dévastateurs, mais terriblement lent aussi bien en déplacement qu’en attaque et qu’en face une armée de Peewee, des petits robots à deux pattes peu résistants mais très rapides et tirant en continu, vos tanks ne feront alors pas long feu.

Il ne sert donc à rien dans TA de grimper le plus vote possible l’arbre des technologies pour construire les unités les plus puissantes. Si celles-ci ne sont pas accompagnées de « chair à canon » permettant de faire face à des unités moins résistantes mais plus agiles, ces unités ne feront pas long feu. De fait, il n’existe pas d’unité ultime qui permette de renverser le cours d’une bataille. Il faut constamment veiller à bien diversifier sa production et prendre en défaut la stratégie de l’adversaire. On n’a donc plus à faire à des combats tactiques demandant une micro-gestion au millième de seconde comme Warcraft 2, mais à de phases stratégiques bien plus profondes et demandant une véritable réflexion. Dans les grandes batailles en multijoueurs, une véritable sensation de stratège surpuissant prend le joueur. Un sentiment complètement inédit dans les STR.


Totale réussiteRetour au sommaire
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Pour que ce sentiment soit complet, il fallait qu’un nombre d’unité conséquent soit au rendez-vous. Et c’est chose faite. Pas moins de 150 unités différentes sont modélisées dans le jeu (bâtiments compris). Elles se divisent globalement en quatre catégories : les véhicules (tanks, jeep futuristes) qui possèdent une bonne puissance de feu mais sont plus lents et gravissent beaucoup moins facilement les reliefs que les K-Bots, des sortes de Mech qui ne causent pas de gros dommages mais qui ont l’avantage de se construire et de se déplacer rapidement. Les unités aériennes se départagent entre unités à vol stationnaire (des hélicoptères donc) et unités rapides et difficilement atteignables par les autres unités. Enfin les unités maritimes sont une armée à part, puisqu’elles regroupent les unités les plus puissantes et les plus grosses. Les batailles navales sont de véritables casse-tête stratégiques dans lesquelles il faut bien veiller à la portée de ses radars et à bien détecter les sous-marin qui peuvent réduire une flotte importante à néant si elle n’est pas pourvu des bonnes unités. Un vaste choix donc, qui permet un nombre de combinaison stratégique incroyable.

Un bon STR ne serait pas grand chose sans une interface et un pathfinding bien pensé, et encore une fois TA passe ces difficultés haut la main : une foule de raccourcis très pratiques ont été implantés pour faciliter au maximum la gestion de la base et la collecte des ressources. Par exemple, en maintenant la touche shift maintenue, il est possible de construire plusieurs bâtiments à la chaîne. Une idée qui sera sûrement reprise par les concurrents à l’avenir. De même, il est possible en quelques clics de faire patrouiller plusieurs unités autours de sa base qui se chargeront intelligemment de repousser tous les raids ennemis à leur portée, ou encore de passer l’ordre à un constructeur de patrouiller autour d’un tas d’unités pour les réparer automatiquement. Tout est conçu pour que le joueur se concentre sur les affrontements et se soucie au minimum de la gestion. Et ça marche ! Le système même des ressources a été simplifié au maximum, sans être simpliste. Il n’y en a que deux : l’énergie qui provient des capteurs solaires et des centrales nucléaires et le métal que l’on puise sur des gisements disséminés sur la carte ou bien que l’on récolte en recyclant les carcasses des véhicules détruits. Les ressources ne s’épuisent jamais (on ne verra par exemple jamais de mine d’or s’effondrer comme dans un Warcraft 2), en revanche il est nécessaire de construire des silos pour contenir les surplus d’énergie et de métal (sinon la réserve est bridée et il est impossible de faire des stocks).


On pourrait parler des heures de la profondeur de TA tant il a été réfléchi et réussis. Tous les fantasmes des amateurs de STR se retrouvent dans ce jeu. On ne parle même pas des musiques de Jeremy Soule qui sont simplement de véritable chef d’œuvre dont on ne se lasse pas une seule fois, même après de nombreuses heures de jeu. Réalisé avec un orchestre symphonique, il est possible d’écouter la musique en mettant le CD dans sa chaîne.



Terminons par les mauvais points : les graphismes. Si le jeu se révèle plutôt correct dans l’ensemble, notamment les cartes, très belles. Les unités, si elles ont un look toutes différentes ne brillent pas leur côté aguicheur. Quelques polygones chacune, elles manquent cruellement de détail et de charisme. C’est un peu dommage et on sent déjà le jeux vieillir, surtout quand un Starcraft au look made in Blizzard ne vas pas tarder à pointer le bout de son blaster. Mais vu la profondeur du jeu et les trépidantes parties multijoueurs, on en fait totalement abstraction.


Total Annihilation est la surprise que personne n’attendait. Doté de tous les caractéristiques attendues par les joueurs de STR, vous ne pouvez pas passer à côté de ce titre majeur.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.1
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : moineau44
Très bon
Je suis FAN ! Ca fait depuis dix ans que j'ai acheté ce jeux et ses extentions... Même si les graphismes peuvent paraître vieillot j'y joue toujours avec autant d'hardeur... une bande sonore inoubliable... des jours de jeux en perspective... Depuis peu j'ai une connecion adsl et miracle la comunauté est toujours tres active ! nouvelles maps et unitées à gogo (meme des kits starwa suite ...
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1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : mourblad
Très bon
La référence du genre Vieux de plusieurs années, peut etre depassé d'un point de vue graphsime, il reste toutefois l'un des meillieurs pour ne pas dire le meilleurs jeu de strategie et temps réel du moment (mi-2003) Partie en réseau exellente avec un grand choix de tactiques, de vehicules, de maps etc... Possibilité de limiter certaine arme pour equilibrer le jeu ou pour obliger à agir d suite ...
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