Test de Rainbow Six Vegas 2
SOMMAIRE
Un an et demi après un premier épisode réussi (en terme de gameplay tout du moins), Ubisoft nous sort Rainbow Six Vegas 2. Certains journalistes se sont laissés aller à sanctionner ce deuxième épisode, et cela avant même sa sortie, d’une étiquette négative. Version 1.5, gros patch, Vegas 2 est pourtant plus que cela. Même si, les nouveautés d’envergure sont rares.
On prend les mêmes et on recommenceRetour au sommaire

Une nouvelle focale donc, qui aura comme principale conséquence de nous embarquer loin des casinos et des machines à sous. La plupart du temps en effet, on traînera dans les bas-fonds sans personnalité de la Cité du Vice, une ville américaine comme les autres finalement, qui perd énormément de son charme légendaire une fois le soleil levé. Mais ce retour à la réalité possède ses avantages. Les décors sont plus variés et plus vastes et le level design possède plus de liberté en matière de points d’accès et de verticalité. En ce sens, Rainbow Six Vegas 2 gagne un peu en profondeur tactique par rapport à son prédécesseur.
Ne rêvez pas pour autant, on est loin du retour aux sources. On reste dans un FPS très vaguement subtil dans lequel il faut se mettre à couvert, guider ses deux acolytes pour plus d’efficacité et où les cadavres de terroristes s’alignent à vitesse grand V. Une sorte de Gears of War à la première personne dans un contexte réaliste, amputée des déplacements à couvert mais enrichi de la descente en rappel. Cette dernière d’ailleurs est beaucoup plus exploitée que dans le premier volet, autant par votre équipe que par l’ennemi. Définitivement plus entreprenant.
Rythme et challengeRetour au sommaire

Pour compenser cette perte de protection, les développeurs ont également ajouté la possibilité de sprinter pendant un bref instant. Utile pour se déplacer en pleine fusillade d’une planque à l’autre, même si on ne peut tirer un seul coup de feu pendant notre course. De même, la possibilité d’effectuer un scan thermique des environs proches – à intervalle de temps espacé – offre une alternative appréciable à l’approche discrète pour observation. On y gagne un peu en rapidité lors des préparatifs d’assaut, même si le combo caméra-serpent / désignation des cibles prioritaires / attaque combinée n’a toujours pas d’égal pour assurer la réussite d’une offensive délicate.
Attention toutefois à ne pas tomber dans l’excès de confiance. Si le jeu est très facile et à peine plus difficile dans les deux premiers modes de difficulté, le challenge prend une toute autre ampleur en mode réaliste. Surtout que l’intelligence artificielle des ennemis a été légèrement revue à la hausse. Ils lancent des grenades avec plus de précision et tentent quelques opérations de contournements parfois assez osées. Mais quoi qu’il en soit, l’efficacité du terroriste reste loin derrière celle de vos alliés qui, en mode assaut, sont terriblement meurtriers. On pourra même leur demander de lancer une grenade à un point précis, si vraiment on trouve qu’il se repose trop sur leur couverture. Ce qui, en mode infiltration, soulignons-le tout de même, reste une constante pour nos deux pots de colle suicidaire.
Durée de vie revueRetour au sommaire

En ligne, le titre propose deux nouveautés. Le mode Team Leader est une copie presque conforme du Defuse de Counter-Strike. Il s’agit d’un Team Deathmatch dans lequel une équipe doit protéger des V.I.P.. L’autre nouveauté concerne le mode Conquest, qui a été complètement retravaillé pour une expérience plus souple et efficace. Pour le moment, ces modes n’ont pas la faveur du public qui préfère se tourner vers les classiques. Le mode solo en coopératif, toujours très efficace et convivial, le Team Deathmatch et la Chasse aux terroristes. En coop, le système a été assoupli afin de pouvoir rejoindre ou quitter une partie à n’importe quel moment. Par contre, on ne peut plus s’y mettre qu’à deux.
Terminons par un point technique. Le soft s’avère particulièrement mal optimisé sur PC. Sans Core 2 Duo, 2 Go de Ram et une bonne 8800, difficile d’obtenir une fluidité optimale. Même dans les résolutions les plus basses. Surtout que les chutes de framerate sont fréquentes. Etrange, vue que le moteur est le même que celui du premier épisode et que ce dernier était bien plus tolérant vis-à-vis des machines plus anciennes. Graphiquement justement, le titre a perdu de sa splendeur. Le passage en mode diurne pèse autant sur la qualité esthétique du jeu que l’année et demi d’ancienneté du moteur. Pas très beau et très gourmand, le jeu signe là l’un de ces principaux défauts.
Vidéo et verdictRetour au sommaire
+ de vidéos du jeu
Le verdictRetour au sommaire
Si votre config vous permet de profiter correctement du jeu et que vous n’êtes pas allergique au genre un peu surexploité et pas franchement original, alors Rainbow Six Vegas 2 vous procurera sans doute de bons moments de plaisirs. Bien rythmé, assez spectaculaire et suffisamment touffu, le titre fait un peu mieux que son prédécesseur.
