Test Les Sims Medieval : perdus en plein Moyen-Age ?
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Le Moyen-Age est le cadre trouvé par Electronic Arts pour renouveler le concept au cœur même des Sims. Quêtes et expérience sont maintenant de la partie.
Depuis maintenant plus de dix ans, Les Sims constitue une franchise à part dans le monde du jeu vidéo PC. Une franchise qui ne manque cependant pas de faire rêver des millions de joueurs en leur permettant de raconter leurs propres histoires sans être prisonniers d'un scénario écrit à l'avance... C'est pourtant ce postulat qu'Electronic Arts tente aujourd'hui de faire évoluer en emmenant nos Sims en plein Moyen-Age. Les Sims Medieval se propose effectivement de mettre les quêtes au cœur du gameplay : renouvellement providentiel ou erreur manifeste ?
Transposer Les Sims au Moyen-Age a d'abord pour effet de modifier complètement le cadre des aventures de nos protégés. Il n'est donc plus question de découvrir les surburbs américaines avec leurs jardins parfaitement tondus ou de constater le désœuvrement d'une jeunesse qui passe le plus clair de son temps au centre commercial. Cela dit, les clichés restent de mise et il ne faut pas s'attendre à découvrir un Moyen-Age sombre, sale et violent... On s'en rend d'ailleurs compte dès les premières minutes de notre première partie avec la création de notre souverain.
Si la procédure ressemble beaucoup à ce que proposait Les Sims 3 (même outil de modélisation), on change complètement de garde-robe et - étrangement - le maquillage a disparu. Les persifleurs risquent d'ailleurs de s'en donner à cœur joie tant l'aspect vestimentaire des choses donne au jeu un côté « maison de poupées » encore plus prononcé : l'omniprésence des robes de princesse et autres tenues de chevalier y est évidemment pour beaucoup... À côté de cela, il faut tout de même sélectionner trois traits (deux positifs et un négatif tels que sanguinaire ou rustre) qui conditionneront une bonne partie du jeu.
Il s'agit ici d'apprendre le fonctionnement de la principale nouveauté : le système de quêtes. Le but des Sims Medieval n'est effectivement plus de faire vivre sa petite famille, mais plutôt d'avancer au travers des quêtes proposées afin de débloquer des récompenses et d'obtenir toujours plus d'outils, de personnages et d'options. Dans un premier temps, nous sommes limités à notre seul monarque et aux très rares lieux actifs du Royaume. Mais après quelques missions, il devient possible de bâtir de nouvelles structures (caserne, hôpital, moulin, marché...) et d'obtenir de nouveaux personnages.
Les conséquences sur le reste du Royaume sont également sensiblement différentes, mais on regrette ici que les créateurs n'aient pas été plus ambitieux. On aurait aimé avoir affaire à un véritable Royaume et pas un bête ensemble de métiers sans réels liens les uns avec les autres. Pire, on passe le plus clair de son temps à ne contrôler qu'un seul personnage à la fois et seules les quêtes avancées permettent - heureusement - de mettre en commun les compétences de plusieurs de nos héros... Hélas, même ainsi, la complémentarité ne va pas très loin.
Hélas, cela ne suffit pas à faire oublier le côté répétitif de certaines quêtes alors que les tâches journalières - pour nous raccrocher au quotidien de nos Sims - sont sans grand intérêt. Ces dernières ne servent finalement qu'à mettre des contraintes supplémentaires afin que le joueur n'oublie pas de nourrir ses Sims et leur fasse remplir des tâches liées à leur profession : écouter les doléances du peuple pour le Roi / la Reine, recevoir divers patients en consultation pour le médecin, nourrir l'affreuse bête pour le soldat...
Heureusement, le contexte de chacune apporte en variété alors que l'humour - omniprésent donc - permet de renouveler un peu les choses sans quoi le joueur trouverait vite le temps long. Il faut en plus reconnaître que la disparition de l'aspect construction risque de décevoir de nombreux amateurs : les développeurs ne nous permettent plus que de décorer les environnements et encore, il y a beaucoup moins d'objets que dans les précédents opus de la franchise. Une franchise qui n'innove enfin pas vraiment côté technique : le moteur n'évolue guère et la caméra s'avère parfois un peu gênante.






« Un cheval ! Mon Royaume pour un cheval ! »Retour au sommaire

Si la procédure ressemble beaucoup à ce que proposait Les Sims 3 (même outil de modélisation), on change complètement de garde-robe et - étrangement - le maquillage a disparu. Les persifleurs risquent d'ailleurs de s'en donner à cœur joie tant l'aspect vestimentaire des choses donne au jeu un côté « maison de poupées » encore plus prononcé : l'omniprésence des robes de princesse et autres tenues de chevalier y est évidemment pour beaucoup... À côté de cela, il faut tout de même sélectionner trois traits (deux positifs et un négatif tels que sanguinaire ou rustre) qui conditionneront une bonne partie du jeu.
Gameplay #1 - Aliénor, Reine en son Royaume...
Les Sims Medieval : Aliénor, Reine en son Royaume...
Un système de quête pour guider les joueursRetour au sommaire
Comme ce fût le cas dans Les Sims 3, ces traits sont l'occasion d'avoir de nouveaux sujets de conversation avec les différents personnages du jeu et peuvent également simplifier les choses : un blagueur aura plus vite fait de se faire des amis par exemple. Au contraire, les traits négatifs compliquent un peu l'aventure et permettent de renouveler les parties : un glouton aura bien plus souvent besoin de se nourrir et aura moins de temps pour autre chose... Ces quelques options sélectionnées, la partie peut commencer et avec elle le (long) didacticiel.
QCM : Quêtes à Choix MultiplesRetour au sommaire
Le jeu prend alors une forme différente de celle des Sims 3 et on se trouve à naviguer entre nos personnages (monarque, médecin, espion, soldat, barde...) en fonction des quêtes que l'on choisit. Chaque mission est effectivement l'occasion de vivre une petite aventure avec ses prérequis (type et niveau du héros), ses objectifs et surtout, ses choix. S'il doit suivre une sorte de chemin balisé, le joueur est relativement libre et mener une même quête avec la Reine ou avec l'Espion conduit évidemment à des résultats bien différents.
Chinchillas et malades imaginairesRetour au sommaire
L'essentiel de notre activité consiste à diriger un (ou plusieurs donc) de nos personnages au travers d'environnements de taille très réduite. Dans le cas du soldat, il s'agit par exemple de mettre un terme à la terrible menace exercée par les Chinchillas de retour dans la forêt alors que le médecin devra guérir des maladies que n'aurait pas reniées ce bon vieux Theme Hospital. Si l'aspect réaliste du Moyen-Age n'est clairement pas de mise, l'humour est bien plus présent, mais également bien plus réussi que dans Les Sims 3.Hélas, cela ne suffit pas à faire oublier le côté répétitif de certaines quêtes alors que les tâches journalières - pour nous raccrocher au quotidien de nos Sims - sont sans grand intérêt. Ces dernières ne servent finalement qu'à mettre des contraintes supplémentaires afin que le joueur n'oublie pas de nourrir ses Sims et leur fasse remplir des tâches liées à leur profession : écouter les doléances du peuple pour le Roi / la Reine, recevoir divers patients en consultation pour le médecin, nourrir l'affreuse bête pour le soldat...
Reportage #1 - Petit tour chez les développeurs
Les Sims Medieval : Petit tour chez les développeurs
Un rien trop dirigiste...Retour au sommaire
Cela dit, le plus gros problème du jeu reste le côté extrêmement dirigiste des choses. Alors que les tâches journalières ont été simplifiées (plus question de gérer les envies pressantes des Sims), les quêtes principales ressemblent en fait beaucoup au métier de Détective dans Les Sims 3 : on suit une piste, étape par étape, bien aidé par la présence de gros marqueurs à l'écran. Il n'y a pas le moindre défi, la moindre difficulté et il suffit d'obéir aux recommandations sans réfléchir une seule seconde... Toutes les quêtes apparaissent alors vite identiques.
ConclusionRetour au sommaire
Pour de nombreux joueurs, Les Sims est un concept original, mais sur lequel on ne s'attarde guère plus de quelques heures. Un constat que ne partagent évidemment pas les millions de fans de la franchise, mais qui prend pourtant tout son sens avec Les Sims Medieval. Singulier dans sa forme, le nouvel opus ne parvient effectivement pas à motiver les joueurs sur la durée. L'ambiance est sympathique, l'humour est réussi et les situations sont vraiment cocasses. Hélas, l'aspect par trop dirigiste des choses donne à l'ensemble un côté hautement répétitif et on a vite l'impression de toujours refaire la même chose. Un titre qui n'aura pas la longévité d'un Sims 3... à moins que des extensions ne relèvent vite la sauce ?






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