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Test StarCraft 2 - Wings Of Liberty (PC) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 27 Juillet 2010 , PC

Les +

  • Campagne solo d'une rare intensité
  • Multijoueur aux petits oignons
  • Finition exemplaire
  • Durée de vie fantastique
  • Localisation française remarquable

Les -

  • Graphiquement un peu vieillot parfois
  • Difficulté pas assez progressive
  • Pas d'option réseau local
La note de jeuxvideo.fr
8.0
incontournable
La note des internautes
9.2

(1023 votes)
Publiée le 29/07/2010 à 11:07, par Nerces

StarCraft 2 - Wings Of Liberty : un monument en test

Douze ans ! Douze longues années que les Protoss, les Terrans et leurs petits copains Zergs n'avaient plus fait parler d'eux... Enfin, pas exactement puisque depuis l'annonce de StarCraft 2 par Blizzard, on peut dire que le studio n'a rien laissé au hasard, enchaînant les communiqués, les vidéos et les présentations avant de terminer par une phase de bêta de plusieurs mois. Du coup et alors qu'il vient seulement de sortir, on a pour ainsi dire l'impression de le connaître déjà par cœur ce Wings Of Liberty. Se pourrait-il que les apparences soient trompeuses ? Se pourrait-il que Blizzard se soit loupé et que StarCraft 2 ne soit finalement pas au niveau ?

Quand Raynor perd, Kerrigan ?


StarCraft II - Wings Of Liberty
Histoire de mettre les choses à plat - et tant pis pour ceux qui connaissent déjà cela par cœur - commençons cet article par une brève mise au point. Alors que StarCraft premier du nom est encore l'un des jeux les plus joués en Corée du Sud, il n'était évidemment pas question pour Blizzard de révolutionner le gameplay de son titre référence, même douze ans après. En digne successeur des Command & Conquer et autres WarCraft, Wings Of Liberty repose donc sur le triptyque collecte de ressources, construction de bases et gestion des troupes. Toute l'astuce étant bien sûr de trouver le juste équilibre entre ces trois composantes, de n'en négliger aucune.

StarCraft II - Wings Of Liberty
De manière générale, le joueur débute sa partie - en solo comme en multi - avec une poignée de paysans, un centre de commandement et quelques zones de minerai / gaz à récolter. Emmagasiner des ressources permet de construire d'autres structures qui elles-mêmes ouvrent la voie à de nouvelles unités et, ce faisant, à de nouvelles stratégies de combat. Il est important de connaître les bâtiments nécessaires pour appliquer telle ou telle tactique et il est indispensable de connaître les unités adverses afin de pouvoir mettre en œuvre - le plus vite possible - la riposte adéquate. Bien sûr, ceci nécessite un long apprentissage, et ce, d'autant que les trois factions en présence sont très différentes.

Trois factions ? Là encore, StarCraft 2 n'innove pas le moins du monde sur le papier puisque les trois peuples que l'on est amené à contrôler ne sont autres que les bien connus Protoss, Terrans et Zergs. Nous passerons tout de suite sur le pseudo-scandale qui veut que Blizzard ne propose de contrôler qu'une seule de ces races dans Wings Of Liberty. Il est donc vrai que la campagne se focalise sur les Terrans, et ce, même si une poignée de missions permettent de retrouver le Protoss Zeratul. Il est également vrai qu'il faudra repayer (en 2011-2013) pour jouer Protoss et Zergs ; mais malgré ces défauts, il n'y a pas grand-chose à reprocher à cette campagne solo.

StarCraft II - Wings Of Liberty
Nous y retrouvons une vieille connaissance, l'ancien marshall Jim Raynor. Suite à la trahison de celui qui n'est autre que l'Empereur du Dominion - Arcturus Mengsk - notre nouveau meilleur ami est entré dans la rébellion et les quelques 29 missions que compte cette campagne solo (26 jouables sur une partie) seront autant d'éléments d'un scénario qui nous conte la montée en puissance des petits copains de Raynor. Elles nous content également le retour d'un personnage clef du premier opus : Kerrigan. La jolie compagne de Raynor a été contaminée par les Zergs et dirige maintenant l'Essaim Zerg alors qu'une nouvelle offensive de ces horribles bestioles menace l'Humanité toute entière.

Dans la pratique, et malgré un gameplay pauvre en franches innovations, il faut reconnaître que ces 29 missions sont un bonheur de tous les instants. On apprécie tout d'abord que du mode « Facile » au mode « Brutal » en passant par les « Normal » et « Difficile », Blizzard ait intégré quatre niveaux de difficulté bien différents. Du coup, les joueurs occasionnels comme les vétérans sont assurés de trouver un défi à la hauteur. On conseillera aux habitués de commencer en Difficile, mais les choses se corsent franchement à partir de la dixième / quinzième mission. Heureusement, il est tout à fait possible de changer le niveau de difficulté à chaque mission afin de ne pas se gâcher le plaisir...

Gameplay #17 - Raynor, Kerrigan et autres en solo

Pénétrons plus avant dans la campagne solo, malgré une interface encombrante et une caméra un rien figée

... Il serait effectivement dommage de ne pas ajuster la difficulté à son propre niveau tant les missions sont réussies. Certes, l'originalité n'est pas vraiment de mise, mais Blizzard ne s'est toutefois pas contenté de reprendre ce qui a fait le succès de StarCraft : le studio a pioché ses idées un peu partout. Ainsi, et même si les missions reposent sur le canevas collecte / construction / gestion énoncé précédemment, les développeurs sont parvenus à varier considérablement les choses : ici, il s'agit d'escorter des civils pour assurer leur évacuation, alors que là il faut mener des opérations contre les trains d'une corporation aux mœurs pas très catholiques.

Faire un tour du côté de chez (Rory) Swann


StarCraft II - Wings Of Liberty
Citons également le cas de cette mission qui nous propose de participer à une sorte de course à la ressource ou celle qui joue des cycles jour / nuit pour nous faire attaquer une planète d'infestés : ces derniers ne sortent que la nuit et il faut donc profiter de la lumière du jour pour lancer nos assauts sur leurs bases. En fait, il n'y a que rarement deux missions similaires et même quand elles reposent sur un principe identique, Blizzard trouve le moyen de changer quelques éléments qui renouvellent les choses... et nous n'avons pas parlé de ces missions où il s'agit de contrôler directement les héros de l'aventure : sans doute un moyen de montrer ce que le moteur du jeu est capable de faire !

On se souvient qu'au cours du bêta test, des petits malins avaient conçu plein de choses avec le moteur : ces séquences plus action-RPG ou encore le shoot them up du bar de l'Hypérion sont là pour montrer ce qu'il est possible de faire. Puisque nous parlons de l'Hypérion, précisons que ce vaisseau (porte-étendard de la flotte rebelle) sert de base à Jim Raynor. Entre chaque mission, nous nous retrouvons à son bord afin de préparer la suite de la campagne. Mais alors que Blizzard aurait pu se contenter d'une « bête » interface de sélection, l'Hypérion est complètement intégré à la campagne solo dont il permet notamment de faire progresser le scénario.

StarCraft II - Wings Of Liberty
Divisé en quatre quartiers, il permet effectivement de discuter avec certains des personnages principaux de l'histoire (Tychus Findlay, Matt Horner, Ariel Hanson, Gabriel Tosh ou encore Rory Swann), de prendre des nouvelles du Dominion via les infos de la chaîne UNN, mais également de découvrir quelques clins d'œil (surprise !). De plus, les quartiers ont leur fonction spécifique : le bar permet de recruter des mercenaires, l'armurerie d'acheter des améliorations d'unités, le laboratoire d'engager des recherches pour obtenir des technologies souvent spécifiques au mode solo et, enfin, la passerelle est le lieu de sélection de la prochaine mission.

C'est à partir de cette dernière que l'on peut voir la situation générale de la campagne et faire le point sur les objectifs que l'on souhaite accomplir en priorité. Il faut effectivement savoir qu'en plus d'avoir une importance dans le scénario, les missions octroient récompenses (points crédit et points recherche) et nouvelles unités. Petit regret toutefois : s'il est possible de choisir sa prochaine mission parmi trois ou quatre, il n'y a rien de comparable avec le timing serré de Warhammer 40k - Dawn Of War 2. Ainsi, aucune crainte d'arriver trop tard pour le sauvetage de la planète Agria en choisissant d'autres missions au préalable, par exemple.

StarCraft II - Wings Of Liberty
StarCraft II - Wings Of Liberty
StarCraft II - Wings Of Liberty

Choix de mission, haut-faits et orientations technologiques : autant de manières d'influer sur la campagne

Autre regret à signaler, il semble que l'écart entre les niveaux de difficulté soit net, peut-être pas assez progressif pour convenir à tous les joueurs. Nous regrettions également que le système de hauts faits pousse le joueur à refaire les missions en Normal et en Difficile, mais il n'en est rien : sans doute étions-nous confronté à un petit bug. Ces hauts faits fonctionnent comme les succès Steam / Xbox 360 : des récompenses à débloquer sous certaines conditions. Sur la mission Jardin Du Diable, il s'agit en Normal de tuer le Brutalisk Zerg en utilisant la montée de lave alors qu'en difficile, il faut en plus retrouver tous les membres de l'équipe de Tosh pour débloquer un second haut fait.

StarCraft II - Wings Of Liberty
Reconnaissons en revanche que ce système donne une raison de plus aux joueurs de replonger dans la campagne solo ou - au moins - de refaire les missions une fois celles-ci terminées. En prenant le temps de voir le scénario se dérouler, il faut compter une quinzaine / vingtaine d'heures pour boucler l'intégralité de la campagne. Une durée de vie qui ne tient évidemment pas compte du fait qu'on peut avoir à s'y reprendre à plusieurs fois. En outre, il peut être intéressant de refaire la campagne afin de choisir d'autres orientations (au laboratoire notamment) alors que plusieurs missions nous proposent de choisir notre camp : on peut alors avoir envie de la refaire en se décidant pour l'autre protagoniste.

Un Protoss, tous pour un ?


L'un dans l'autre, la durée de vie solo de StarCraft 2 est plus que correcte et tant pis si les missions défis proposées par Blizzard (neuf, à la difficulté croissante) ne sont guère passionnantes : il s'agit en fait de didacticiels avancés destinés à nous expliquer diverses tactiques. Une fois la campagne retournée dans tous les sens, il reste le mode Escarmouche (52 cartes pour jouer en solo ou en coopératif avec l'intelligence artificielle) et, bien sûr, le multijoueur. Confirmons de suite la triste nouvelle : pas question de jouer en réseau local avec ses amis et Battle.net est maintenant absolument indispensable pour jouer contre des joueurs humains.

StarCraft II - Wings Of Liberty
Un Battle.net largement refondu à l'occasion de StarCraft 2 et qui affiche aujourd'hui des ambitions nouvelles. Blizzard souhaite en faire un véritable portail communautaire commun à tous ses jeux. On dispose d'un outil de gestion des amis très efficace alors que l'interface permet de lancer une partie très facilement, de voir les statistiques de précédents combats, de visionner un replay, de vérifier son profil... Seul regret à ce niveau : les menus et les icônes sont un peu énormes et on aurait aimé plus de finesse dans le design de cette interface, qui est d'ailleurs à rapprocher de celle ingame : agréable à utiliser durant les parties, elle est assez encombrante.

Mais revenons-en au multijoueur proprement dit. StarCraft 2 étant disponible depuis deux jours, nos impressions sont principalement basées sur la bêta, mais nous ne manquerons pas de les mettre à jour si besoin est. Le multijoueur permet donc de jouer en 1c1, 2c2, 3c3, 4c4 et en chacun pour soi. Il est également possible de jouer en coopératif contre l'IA et - finalement - on ne regrettera que l'absence de configuration à trois équipes. Carton planétaire oblige, StarCraft 2 a l'énorme avantage de déjà proposer des parties par dizaines : du coup, l'outil de matchmaking s'avère particulièrement efficace et nous trouve des parties en l'espace de quelques secondes.

Gameplay #16 - Nos premiers pas sur la campagne

Nos premiers pas sur la campagne solo de StarCraft II - Wings Of Liberty

Un système de ligues a également été mis en place afin que l'on puisse affronter des joueurs (plus ou moins) de son niveau et ainsi éviter au maximum la frustration des combats ultra-déséquilibrés. Bon, autant le dire tout de suite, en revanche, les joueurs de StarCraft 2 ne semblent pas particulièrement bavards et - pour le moment en tout cas - on ne se lie pas avec ses partenaires d'un soir. Mais le plus intéressant est sans doute l'impressionnant équilibre entre les races. Bien sûr, les grognons diront que Blizzard n'a aucun mérite en reprenant des races qui ont douze ans ; mais en réalité, les changements pour chaque sont tellement nombreux qu'il a fallu tout rééquilibrer.

StarCraft II - Wings Of Liberty
En l'état, il nous semble que le développeur ne s'est absolument pas loupé à ce niveau... Mais il faudra sans doute attendre encore plusieurs semaines pour être vraiment fixés : le bêta test et ses changements incessants ne permettant pas de répondre avec certitude. Une chose qui est par contre absolument certaine, c'est le fait que StarCraft 2 a été conçu pour tourner sur un maximum de machines. Du coup, il y aura forcément des joueurs qui regretteront certaines limitations techniques comme ces textures pas toujours très détaillées (en particulier lors des cinématiques) et un aspect graphique nettement moins fin que dans Warhammer 40k - Dawn Of War 2 par exemple.

Avantage évident, et même avec les détails au maximum : StarCraft 2 est relativement léger. Il nous semble nécessaire de viser une configuration de type processeur double-cœur 2,4 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce 8800 GTX pour s'assurer d'une bonne fluidité en toutes circonstances. Notons que Blizzard n'a pas intégré l'anticrénelage à ses options et seules les cartes NVIDIA permettent (via les pilotes graphiques) d'en profiter. Mauvais point pour ATI qui aurait dû profiter du bêta test pour imaginer une parade (un correctif serait sur le point d'arriver) ! NVIDIA n'est toutefois pas exempté de critiques puisqu'il n'a pas encore de solution 3D Vision à proposer aux joueurs équipés (un patch arrive).

Conclusion


Quel développement est plus « casse-gueule » que celui d'une suite à un jeu adulé par des millions de Sud-Coréens et considéré comme un monument du jeu de stratégie temps réel ? Pourtant et malgré quelques craintes, il nous faut reconnaître que Blizzard relève le défi avec brio. Certes, ce Wings Of Liberty n'est pas parfait et certains regretteront le parti pris technologique quand d'autres ne se remettront pas de l'absence du LAN. Certes aussi, le prix demandé par Blizzard (60 euros, mais on peut le trouver à moins) est une première sur PC, mais malgré cela, il nous semble impossible de passer à côté de ce titre à la finition quasi-exemplaire (il reste quelques bugs M. Blizzard). La campagne est assez longue, incroyable d'intensité, de variété et s'il n'a pas été question de faire dans l'originalité débridée, le studio nous propose un concentré de ce qui existe de mieux dans le genre. Enfin, que dire du multijoueur ? Taillé pour la compétition en ligne, il ne permet plus de meubler ces longues soirées d'hiver entre potes, mais profite de l'expérience Blizzard en la matière, de la présence de ces trois races si différentes les unes des autres et de l'engouement du public. Incontournable tout simplement.



StarCraft II - Wings Of Liberty
StarCraft II - Wings Of Liberty
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 9.2
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
C'est dans les vieux pots... Certains reprochent à ce jeu son maque d'évolution par rapport au précédent. Et je leur rétorquerais : c'est ça qui est bon. StarCraft est un jeu culte, élevé au rang de sport national en Corée du sud : trop de modifications aurait ruiné un gameplay déjà équilibré aux petits oignons. Et dieu que ça fait plaisir de voir des développeur prendre le temps d'apporter un te suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
Jeu nul jeu extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement extrèmement suite ...
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