flechePublicité

Test Shadowgrounds (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr PC

Sortie le 27 Janvier 2006 sur PC
Publiée le 07/02/2006 à 00:02, par Zick

Partager ce test

Test de Shadowgrounds

Premier jeu développé par les Finlandais de Frozenbyte, Shadowgrounds est un jeu d’action sans prétentions se décrivant comme un Hack’and’Slash futuriste. Comprenez : beaucoup d’action, un léger soupçon de jeu de rôle, une histoire digne des Chroniques de Riddick (c’est à dire pas grand chose) et nous voilà avec un bon jeu à moins de 30 euros.

Ganymède, une charmante station balnéaireRetour au sommaire
ganymede-charmante-station-balneaire
Ganymède ressemble beaucoup à la terre
Nous sommes en 2096 sur Ganymède, une des lunes de Jupiter. Cette lune achève sa terraformation commencée il y a plus de 50 ans par les hommes cherchant à fuir la pollution de la Terre. Depuis quelques années, une colonie est implantée sur cette lune, et c’est dans cette colonie que se trouve le héros.

Vous incarnez Wesley Tyler, mécano de son état, qui n’aurait jamais du quitter son lit au début de l’aventure. Tout commence en effet avec une simple panne de courant plongeant une partie de la colonie dans le noir, et en bonne poire, c’est bien sûr à vous de changer le fusible à l’autre bout de la base, là où il fait tout sombre et où personne ne vous entendra crier. Bien évidemment, cette panne de courant n’est pas anodine, et vous trouvez vite bizarre à votre retour de voir vos deux collègues en train de servir de décoration aux murs. En plus des espèces d’araignées extraterrestres qui craignent la lumière se répandent un peu partout dans la base. Heureusement, vous avez justement une lampe portative sur l’épaule. Le temps que sa batterie s’épuise, vous aurez bien le temps de trouver votre première arme…


Seul contre tous (mais armé)Retour au sommaire
seul-contre-tous-mais-arme
L'écran d'amélioration des armes
seul-contre-tous-mais-arme
Plus de vie, plus de munitions, il faut commencer à courir...
Le principe du jeu est simple. Vous disposez d’une caméra en vue de dessus, et vous vous promenez dans les couloirs en éclatant tout ce qui ressemble de près ou de loin à du non-humain. Les mouvements de Wesley se réalisent avec le combo clavier-souris, comme un FPS : les touches directionnelles pour se déplacer et strafer, et la souris pour tirer. On est donc loin du Diablode base avec ses clics de souris frénétiques et une utilisation du clavier inexistante. Mais les contrôles s’acquièrent très facilement et on prend du plaisir au bout de quelques minutes de jeu, ce qui participe au très bon gameplay de Shadowgrounds. Celui-ci est en effet très bien réalisé. On s’amuse beaucoup à blaster des vagues d’aliens qui surgissent des zones d’ombres. Les armes, bien que classiques (dix au total, qui vont du pistolet de base au prototype de fusil laser en passant par le lance-flammes et la gatling) sont efficaces et font bien leur travail. On acquiert au fil du jeu des armes de plus en plus puissantes, et c’est toujours agréable de tester ses nouveaux jouets sur les ennemis. Les armes disposent toutes de trois améliorations qu’on débloque en collectant des pièces que laissent les monstres lorsqu’ils meurent. Ces améliorations permettent ensuite de rendre les armes plus efficaces (plus de munitions, plus de dégâts) et/ou de débloquer un tir secondaire dévastateur.


Le gameplay de Shadowgrounds se révèle bien équilibré : la difficulté est progressive tout au long de l’aventure, avec des monstres de plus en plus résistants et de plus en plus puissants (de plus en plus gros aussi), mais possèdent chacun leurs points faibles (le feu, l’électricité..) et adoptent des comportements différents. Certains sont attirés par la lumière alors que d’autres sont repoussés par le faisceau de votre lampe. L’intelligence artificielle reste tout de même assez sommaire : les monstres sont sensibles à la lumière mais sont sourds comme des pots, et ne font pas preuve de beaucoup de finesse. On comprend vite que le meilleur moyen de se débarrasser des vagues de monstres est de les attendre derrière la porte, au chaud, et de tirer sans finesse dans le tas. C’est dommage, on aurait aimé voir des comportements de groupes ou bien que les monstres adoptent des stratégies de contournement. Mais ne crachons pas dans la soupe, leur comportement est tout de même très satisfaisant et il est jouissif d’abattre une dizaine de monstre à la gatling, même quand ceux-ci foncent bêtement sur vous.

Une dernière chose encore sur le gameplay, il est impossible de sauvegarder pendant le jeu. Les parties sont sauvegardées uniquement en début de niveau. Loin d’être un point faible, le fait de n’avoir que 4 vies par niveaux participe considérablement au stress et à l’ambiance parfois oppressante du jeu, d’autant plus que les munitions et les medikits se font rares, surtout vers la fin du jeu. Vous disposez aussi d’un radar à balayage (comme dans Alien, avec les points qui apparaissent et disparaissent) en haut à droite de l’écran qui indique avec des points rouges où se situent les ennemis dans un périmètre proche : stress garanti quand vous voyez une dizaine de points rouges se rapprocher dangereusement de vous.


Tuez en rythmeRetour au sommaire
Les musiques sont quant à elles simplement excellentes, et collent parfaitement à l’ambiance du jeu. Du Métal bien pêchu pendant les phases de combat intense à l’orchestre mélodramatique pendant les phases tragiques et de la musique électronique angoissante pendant les parties d’explorations dans le noir, il n’y a vraiment rien à redire de ce côté-la. Les musiques sont d’ailleurs téléchargeables sur le site officiel du jeu. Les bruitages, sans êtres exceptionnels, sont honnêtes et nous plongent bien dans l’ambiance.

Lumières dynamiques et ombres inquiétantesRetour au sommaire
lumieres-dynamiques-ombres-inquietantes
La gestion de la lumière et des ombres est une véritable réussite
Les graphismes sont incontestablement l’autre point fort du jeu. Ils sont bien sûr très loin de concurrencer un Doom 3 ou un Half-Life 2, mais le Frozenbyte’s 3D engine, c’est son nom, affiche sans complexe des graphismes digne des dernières cartes graphiques, et surtout nous offre une gestion de la lumière dynamique d’excellente facture. Le jeu se déroule principalement dans des environnements sombres, avec des bâtiments clos et des lumières défectueuses qui font immédiatement penser aux films d’horreur futuristes. La gestion de la lumière est indéniablement le point fort du jeu. Le lampe portative que possède Wesley a une portée limitée et éclaire les zones d’ombres partiellement de façon très crédible. La gestion des ombres est, elle aussi, parfaite. Quand la source de la lumière se rapproche d’un objet, son ombre s’agrandit, quand elle s’en éloigne, l’ombre rétrécit et s’atténue, presque naturellement. Cette gestion de l’ombre participe réellement à l’immersion dans le jeu. Plus d’une fois on se surprend à sursauter ou à tirer dans le vide à cause de l’ombre d’un pot de fleur menaçant.

Pour pouvoir profiter au maximum de ce moteur, il vous faudra une configuration qui tienne la route. Le minimum sera une une Geforce 6600 ou une Radeon 9800 pour avoir le plus gros des éclairages. Comptez aussi 512 Mo de Ram pour profiter à fond du moteur 3D, autrement, vous devrez faire quelques sacrifices dans les options qui feront perdre de l’intérêt au jeu.


C'est un peu court, jeune homme...Retour au sommaire
c-est-peu-court-jeune-homme
Le mode coopératif est LA grosse déception du jeu
Shadowgrounds n’est pas non plus exempt de défauts, loin de là. La première grosse déception vient du mode coopératif. On pouvait espérer un jeu en LAN, mais il faudra se contenter de jouer sur le même PC et supporter la présence d’une autre personne à côté de vous. Après quelques essais avec un collègue barbu, le jeu se révèle beaucoup plus difficile, non pas à cause du jeu en lui-même, mais à cause du contrôle au gamepad, pourtant pourvu de deux sticks analogiques et de 10 boutons, qui se révèle très compliqué pour viser et tourner, et de la gestion de la caméra qui a du mal à bien suivre l’action.

D’autres défauts mineurs viennent amoindrir l’intérêt du jeu. L’histoire est un peu surfaite et sert surtout de prétexte à faire d’innombrable allez-retour dans les niveaux. On se retrouve souvent avec le même schéma : aller aux toilettes pour trouver la carte d’accès-ouvrir la porte avec la carte-utiliser un ordinateur-puis un autre-sortir du niveau. Si dans l’ensemble le jeu se laisse parcourir une première fois sans trop de lassitude, quelques passages se révèlent énervants et répétitifs. D’autant plus que la durée de vie est assez limitée. Comptez une dizaine d’heure en mode normal sans forcer; entre 8 et 10 heures en zappant toutes les inscriptions et autres textes relatifs à l’histoire. Néanmoins si vous téléchargez le patch et que vous terminez le jeu en mode difficile, vous pourrez alors accéder à deux nouveaux niveaux de difficulté. Enfin, nous avons rencontré quelques difficulté lors de l’installation sur certaines machines. Nobilis conseille de désinstaller Nero, Deamon’s Tool et Alcohol 120% des machines pour qu’il n’y ait aucun problème. Les développeurs promettent d’ailleurs sur le forum du jeu un patch dans les jours à venir.


Il a tout d'un grandRetour au sommaire
Vendu à moins de 30 euros, Shadowgrounds est un jeu avec un excellent rapport qualité/prix. Arborant des graphismes plus qu’honnêtes, un gameplay défoulant et bien pensé, une musique superbe, ce jeu est une bonne surprise de début d’année. Il est bien sûr entaché de quelques petits défauts, mais on ne pourra en tout cas pas critiquer la réalisation soignée et l’ambiance stressante qui s’en dégage. Si vous avez 30 euros à dépenser en attendant la sortie des grosses licences de milieu d’année, c’est bien dans Shadowgrounds qu’il faut investir.
il-tout-d-grand
image 1

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.8
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Elfe_Tranquille
Bon
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
flechePublicité

Idées cadeaux JV

Partenaires Jeuxvideo.fr

Partenaires Jeuxvideo.fr

Tests

Partenaires Jeuxvideo.fr

flechePublicité

>Les meilleures offres jeux vidéo

flechePublicité