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Test Secret Files : Tunguska (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 17 Novembre 2006 , PC Sortie le 30 Avril 2008 , Plus de tests sur Nintendo DS , Nintendo Wii
Publiée le 15/11/2006 à 00:11, par funambelle

Test de Secret Files Tunguska

Redorer le blason du jeu d’aventure, est-ce encore possible ? Après un Baphomet 4 mortifié par la 3D et un Ankh 2 trop campé sur ses acquis, Tunguska rejoindra-t-il lui aussi la masse des titres « bien, mais pas top » ? Doté d’un scénario accrocheur façon X-Files, servi par des graphismes de très bonne facture, le titre de Fusionsphere Systems saura-t-il charmer son public ? Il ne suffit pas en effet d’être doté d’une qualité de réalisation irréprochable pour devenir un must-have. Encore faut-il avoir une âme. Un point qui fait particulièrement problème avec Tunguska, un titre sous influences contradictoires.

Crise d'identité chez le point n'click allemandRetour au sommaire
C’est un fait : Tunguska possède bon nombre des qualités typiques des grands jeux d’aventure. A commencer par son scénario. Vous contrôlez Nina, la fille d’un éminent scientifique disparu sans crier gare, et bien décidée à retrouver la trace de son cher papa. Un peu trop doué pour ne pas attirer l’attention, ce dernier a été enlevé par un mystérieux groupe de ravisseurs, sans doute en raison de ses connaissances sur l’affaire Tunguska. Une affaire de phénomènes non élucidés ayant eu lieu en Sibérie voici plusieurs décennies, et qui avait mobilisé l’intérêt des scientifiques et des medias. La course-poursuite de Nina à la recherche de son père sera l’occasion d’apprendre la nature des évènements qui se s’y sont déroulés en réalité. Au programme : phénomènes surnaturels, groupuscules occultes et KGB. Tous les ingrédients sont là pour faire de cette aventure une des plus sérieuses jamais réalisées dans le genre point n’click. Une approche assez radicale, mais très convaincante, qui change agréablement de l’inévitable touche second degré à la Monkey Island. Les studios allemands de Fusionspheres Systems ont donc cherché à se démarquer. Une recherche d’identité dont les personnages principaux (Nina et son compagnon Max) font malheureusement les frais, ainsi que le gameplay.

Tout comme la série Runaway, Tunguska pêche en effet par ses personnages principaux sans vraie personnalité. Que ce soit Nina, certes dotée d’une très belle plastique, mais sans fantaisie ni fort caractère, ou Max, simple faire-valoir, on ne peut qu’avoir l’impression de diriger deux Ersatz de la série Dawson. Ce qui, reconnaissons-le, ne colle pas avec le ton sombre assez adulte de l’intrigue. Cet écart entre l’atmopshère générale du jeu et des personnages principaux lisses et sans grand intérêt n’est pas le seul indice qui laisse ressentir les hésitations des développeurs.

Imitera, imitera pas ?Retour au sommaire
Parmi les jeux d’aventure dans lesquels on passe son temps à rechercher des objets dans le décor, pour les associer ensuite et résoudre certaines énigmes, une très forte majorité joue la carte du loufoque et de la fantaisie. Utiliser le beurre d’un sandwich au jambon pour dégraisser un crick rouillé ou une couronne à diadèmes pour changer la luminosité d’une salle aurait sans doute sa place dans un Baphomet. Mais dans un jeu aussi dénué d’humour que Tunguska (ce qui n’est pas une critique), on ne peut que trouver cela déplacé. Cela ne convient tout simplement pas à l’atmosphère. En choisissant d’implémenter des énigmes « tordues » dans leur jeu, les développeurs de FusionSphere Systems ont fait perdre à Tunguska une bonne partie de sa cohérence.

Heureusement, cette tendance mimétique ne se retrouve que dans le premier tiers du jeu, c’est-à-dire jusqu’au départ en train. A partir de ce moment-là, les énigmes redeviennent logiques. On peut à nouveau se demander quel objet pourrait bien s’avérer utile pour obtenir un résultat qu’il est possible de deviner. Là encore, on a la preuve que le titre a subi les errances des développeurs. Ainsi, dans les premiers niveaux, le joueur passera son temps à associer des objets (souvent plus de cinq) entre eux, bien avant de pouvoir en deviner l’usage. A l’inverse, parvenu dans les pays de l’Est, Nina refusera de réaliser certaines combinaisons « avant d’en savoir l’usage ». Sous un jour moins critique, on pourra donc dire que Tunguska se bonifie au fil du jeu. Au fur et à mesure que s’étoffe l’intrigue (les rebondissements - parfois un peu maladroits, comme l’arrivée de Max à la clinique - rythment efficacement la partie), tout se passe comme si le gameplay s’adaptait lui aussi et venait se calquer sur l’ambiance générale. Un changement de cap certes louable, mais qui ne parviendra pas à faire oublier les errances des premiers niveaux.

Classisme contestataireRetour au sommaire
Bien plus cohérente, la mise en image de l’intrigue, via un moteur graphique des plus performants (pour du point n’click, s’entend) est d’excellente facture. L’approche est réaliste, une manière de se démarquer du style caricatural et BD si souvent (trop ?) employé dans le genre. Chaque élément du décor est modélisé avec une grande précision, et un effort particulier a visiblement été accordé aux détails. Quant aux objets 3D, ils se mèlent à la 2D sans choquer le moins du monde. Le nombre de lieux à explorer est assez important, et qui plus est très variés : entre environnements urbains, espaces sauvages, complexes scientifiques et musées, on a vraiment le sentiment d’effectuer un véritable voyage. Les effets de lumière contribuent efficacement à vivifier l’ambiance, et cela aussi bien en intérieur qu’en extérieur. Le tout est ponctué de très nombreuses vidéos en images de synthèse, disposées judicieusement à chaque moment-clef de la partie.

Si Tunguska récupère bon nombres des topoïs du point n’click à la Lucas Arts, il apporte également son lot d’innovations. Evoquons tout d’abord le système d’affichage des objets interactifs, qui permet au joueur de repérer immédiatement quels sont les éléments du décor qu’il va pouvoir analyser, et dont il pourra éventuellement s’emparer. Ce système est extrêmement pratique et permet de faire passer la réflexion au premier plan, devant le simple repérage d’objets. On regrettera cependant le faible nombre d’objets du décor « inutiles », un point qui permet de donner aux lieux visités un peu plus de densité. Autre apport non négligeable : le journal de bord. Celui-ci compile les différentes informations obtenues sur l’affaire Tunguska et vos propres recherches. Il contient également une page astuce qui fournit de manière ponctuelle un ou deux indices. Enfin, on saluera la possibilité de passer en revue toutes les associations d’objets possibles, d’un seul mouvement de souris. La difficulté des énigmes est très inégale : les énigmes des premiers niveaux sont d’une déconcertante facilité dès qu’on s’emploie à passer en revue toutes les combinaisons possibles dans l’inventaire. A l’inverse, les suivantes demandent pas mal de réflexion et d’organisation, avec une difficulté croissante à partir de l’arrivée dans les pays de l’Est.


Au final, et malgré les errances de ses développeurs visiblement influencés par l’ambiance burlesque des Baphomet et autres Monkey Island, Tunguska s’avère être un bon jeu d’aventure. Servi par un scénario bien rythmé et doté d’une réalisation graphique irréprochable, il fait partie de ces titres dont la véritable identité se révèle dans la durée. Grattez le vernis des premiers niveaux et vous découvrirez avec plaisir un titre plus singulier qu’en apparence.

Un bon investissement, que ce soit sur le plan du plaisir ludique, de la durée de vie ou de la qualité technique.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 10.0
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Vivelessmileys
Moyen
Du très bon jeu d'aventure J'ai eu la chance de jouer au jeu en version import ; après un quinzaine d'heures de jeu, le générique final étant passé, je vous livre mon avis : Tunguska est vraiment très bon. Pas excellent toutefois, mais tout de même très bon. Plus précisément, sur le fond, scénario aux petits oignons (univers fouillé, histoire dense et complexe (pas mal de forces en présence), suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : mrouilla51
A éviter
Pour la demo Il ne m'est pas possible de faire focntionner la demo de ce jeu. L'installation se passe en douceur mais le jeu "crash" au demarrage. J'ai essaye sur 2 systemes (W2K2000 et Xppro) et c'est la meme chose.
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