Test de Rome Total War : Barbarian Invasion
Un an après l’excellent Rome Total War, voici que débarque le premier add-on pour ce jeu qui possède de nombreux fans. Barbarian Invasion s’adresse quasi-exclusivement aux joueurs de la version originale, car il faudra posséder Rome Total War pour lancer Barbarian Invasion. Si le principe du jeu ne varie pas énormément, le contexte historique, quant à lui, est assez différent. Barbarian Invasion, comme son nom l’indique, vous permet de participer à la chute de l’Empire Romain, déjà affaibli par la scission entre l’Empire Romain d’Occident, et l’Empire Romain d’Orient, dont la capitale est Constantinople. Comme inscrit sur la boîte du jeu, « vous avez été témoin de la gloire de Rome. Assistez à sa chute ». Voilà qui résume assez bien la philosophie du soft, et on ne peut que féliciter les développeurs de nous proposer une période historique aussi riche.
Les hordes de barbares sont aux frontières de Rome, et vous pouvez choisir de contrôler l’une d’elles, comme les Huns, les Goths, les Francs, ou de défendre l’Empire en prenant le parti de Rome. Suivant la civilisation que vous choisirez, le niveau de difficulté inhérent à la mission différera, et ce quelque soit le « paramètre » de difficulté que vous pourrez également fixer. Ainsi, si vous choisissez les Huns, la partie sera relativement facile, et les objectifs de conquérir Rome et Constantinople s’effectueront assez aisément. En revanche, si vous essayez de sauver l’Empire Romain d’Occident des attaques barbares, la tâche sera beaucoup plus dure. C’est donc un très bon point pour la durée de vie du soft. En tout, ce sont dix nouvelles civilisations qui sont à votre disposition, possédant chacune des unités spécifiques. C’est ainsi que plus de cent nouvelles unités font leur apparition.
Une nouveauté ajoutée par rapport à la version précédente est la possibilité de se constituer en hordes. Les hordes sont des civilisations sans mère patrie, et il faudra donc conquérir une terre d’adoption. Il faudra déloger des peuples déjà installés pour pouvoir avoir sa propre cité et construire des bâtiments ou recruter de nouvelles troupes. Mais à l’inverse, si vous devez perdre votre dernière cité, vous ne perdez pas pour autant la partie, et redevenez un peuple nomade. Les hordes peuvent également mettre les communautés à sac. Vous exterminez alors toute la population et évidemment, vous mettez la main sur toute les richesses de la cité.
Autre innovation sur le plan du gameplay : il est désormais possible de lancer des batailles noctures, à condition toutefois que le général qui commande votre bataillon soit assez expérimenté pour le faire. Les combats sont alors éclairés par des torches que tiennent vos soldats. Cette option peut s’avérer très utile, surtout si le général adverse ne maîtrise pas le combat nocturne.
Enfin, la religion fait maintenant des paramètres primordiaux dans la gestion d’une ville. En effet, l’apparition du Christianisme, et la conversion de l’Empire Romain à cette religion provoque de nombreuses tensions, notamment avec les territoires restés majoritairement païens. Quand vous occupez une cité, il est vital d’essayer de convertir la population à votre religion, ou d’adopter la religion dominante. Dans le cas contraire, vous risquez fortement d’essuyer révoltes sur révoltes, qui peuvent, in fine, déboucher sur une guerre civile. En cas de guerre civile, un général opportuniste peut très bien vous trahir et passer dans le camp des rebelles…
Hormis ces nouveaux éléments portant sur le scénario, le jeu n’est pas révolutionné. On ne saurait le reprocher aux développeurs tant le jeu original était de qualité, et qu’il s’agit ici, on l’aurait presque oublié, d’un add-on. Les graphismes ne bougent pas, sauf pour les unités nouvellement créées évidemment. De même, les champs de bataille sont identiques. On pourrait sans doute reprocher le manque d’innovation de ce côté-là, et la pixellisation parfois trop criante. La bande-son n’a pas beaucoup évolué non plus, et reste d’une très grande qualité. Enfin, au niveau du gameplay, les connaisseurs du jeu d’origine ne seront pas déboussolés, puisque presque rien ne change. Signalons seulement la possibilté de choisir de nouvelles tactiques de défense, qui pourront certes s’avérer très utiles.
Rome Total War : Barbarian, en dépit de ces petits manques, fera le bonheur des amateurs du jeu original. L’add-on est sensiblement plus dur que le jeu normal, mais il s’adresse exclusivement aux possesseurs de ce dernier, qui sont donc déjà rompus aux techniques de Rome Total War. Un très bon add-on qui, sans révolutionner le jeu, donne un nouveau souffle à cette série.
