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Test Rocketbirds : Hardboiled Chicken (PC) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 19 Octobre 2011 , Plus de tests sur PS3 Sortie le 13 Février 2013 , Playstation Vita , Sortie Automne 2012 sur PC

Les +

  • La bande-son
  • Le design cartoon
  • L'humour
  • Le mode Coop
  • Coop en ligne (PC uniquement)

Les -

  • Très (trop) court
  • Scénario en retrait
  • Parfois un peu répétitif
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
-
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Publiée le 16/10/2012 à 17:10, par David

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Test de Rocketbirds : Hardboiled Chicken sur PC

Jeu d’action/plateforme 2D aux graphismes typés cartoon uniquement disponible en téléchargement sur Playstation 3 pour une dizaine d’euros, Rocketbirds propose une petite aventure sympathique en solo ou en coopération.

Successeur de Rocketbirds : Revolution, jeu d'action et de plateforme entièrement réalisé en Flash, Rocketbirds : Hardboiled Chicken reprend la même histoire décalée et développe le visuel aux graphismes stylisés donnant un aspect cel-shading à l’ensemble.

Rocketbirds: Hardboiled Chicken
Un régime totalitaire pingouin
fait régner la terreur sur Albatropolis. Hardboiled Chicken, notre héros, part en guerre contre Putzki le dictateur et sa garde personnelle constituée de poulets clonés. C’est sur ce maigre scénario que va se construire notre aventure.

Rocketbirds : Hardboiled Chicken
Celle-ci débute sur une introduction aérienne et l’osmose entre la bande-son et l'animation est poignante. Sur une musique du groupe New World Revolution, les dessins s’animent en rythme et l’impression de se trouver devant un clip musical est immédiate. Il en va de même pour le reste des cinématiques du jeu. Cohérentes, elles racontent l’histoire en musique sans jamais faire parler les personnages. Le rendu positif de ces scènes participe grandement à l’ambiance agréable du titre même si les dessins cartoon au design particulier ne plairont sans doute pas à tout le monde.

En effet, les traits épais et anguleux des personnages et des environnements ainsi que les couleurs ternes donnent un résultat sombre et les détails du décor se perdent quelque peu dans cette obscurité (une plateforme fondue dans l’arrière-plan ou un passage en hauteur invisible à l’œil). Malgré tout, les environnements sont assez détaillés bien que peu variés. Les constructions industrielles se ressemblent toutes et les cellules et couloirs traversés sont bien souvent identiques. Il faut attendre les derniers chapitres pour croiser un peu de diversité (une ville, un palais...).

Bande-annonce #3 - Lancement du jeu



L’iconographie propre au totalitarisme est omniprésente et corrobore la cohérence de l’univers. Drapeaux, emblèmes étoilés, affiches de propagande, complexes industriels et dirigeables donnent l’impression de traverser un pays européen mobilisé pour l’effort de guerre lors de la première moitié du XXe siècle. Cet univers adulte est détourné avec humour et les répliques des personnages font mouche. Outre les pingouins et les poulets, quelques perruches et pigeons peuplent ce monde en décalage avec les protagonistes. L’animation des personnages est propre mais tous les ennemis se ressemblent et le character design, bien que réussi, manque de variété.

La plume au fusilRetour au sommaire
Rocketbirds: Hardboiled Chicken
Côté gameplay, le jeu se divise globalement en trois parties. Les gunfights au sol, les chasses aériennes en jetpack et la résolution d’énigmes. Hardboiled Chicken peut courir, rouler, sauter, tirer et la simplicité des actions, bien utilisées par le level design, rend le parcours fluide. Les barres de vie et de munitions font office d’interface légère. La santé s’envole rapidement, tout comme les munitions mais des caisses sont disséminées généreusement à travers les niveaux avec pour conséquence une difficulté en retrait.

Rocketbirds : Hardboiled Chicken
Peu intéressants, les affrontements consistent à matraquer le bouton de tir afin d’abattre le plus rapidement vos adversaires, qui, une fois touchés, sont projetés dans les airs et y restent jusqu’à ce que mort s’en suive, ne pouvant pas se défendre. Plusieurs armes sont mises à disposition, consommant la barre de munitions plus ou moins vite selon leur puissance et plusieurs types d’adversaires vous barreront le chemin, du soldat pingouin lambda au poulet cloné en passant par le gros costaud à la matraque et au bouclier. Ces rencontres voulant apporter une dimension stratégique aux gunfights, force est de constater que la technique reste malheureusement la même : passer derrière l’adversaire avec une roulade pour lui tirer dans le dos quand on ne bourre pas bêtement.

Juste quand le jeu commence à devenir répétitif, les phases d’actions laissent place à de virevoltantes batailles aériennes en jetpack. Dynamiques, celles-ci consistent à éliminer plusieurs vagues successives d’adversaires volants tout en évitant les missiles importuns. L’ensemble est contrebalancé par une caméra lointaine qui rend les poursuites brouillonnes et la visée imprécise. Une fois encore, des caisses larguées en parachute éluderont une trop grande difficulté. Comme les cinématiques, les phases d’actions sont accompagnées de morceaux originaux composés par le groupe New World Revolution pour un rendu énergique.

Rocketbirds: Hardboiled Chicken
Enfin, les énigmes consistent, en grande partie, à déplacer des caisses sur plusieurs étages à l’aide d’ascenseurs pour les empiler et ouvrir un passage en hauteur, ou récupérer une carte d’accès. Pas très passionnant, et surtout redondant, cela devient vite agaçant. La bonne surprise vient de l’équipement appelé Brain bug qui permet de prendre le contrôle de n’importe quel adversaire. Souvent mis à profit une fois en notre possession, le Brain bug permet de débloquer bien des situations en permettant de se faufiler à travers les lignes ennemies dans la peau d’un soldat pingouin.

39/45 minutes au fourRetour au sommaire
Si la chasse au dictateur est courte, environ quatre heures, l’aventure peut être parcourue en compagnie d’un ami. Revisitant les tableaux déjà traversés dans la campagne solo, mais dans un but différent, les deux compères devront ramener la fille du général, kidnappée par les soldats ennemis. Le gameplay reste le même, si ce n’est que parmi les cinq personnages disponibles à la sélection, chacun à sa préférence d’armes (lourdes, moyennes etc…). En tant que demi-portions, les deux frères d’armes peuvent grimper l’un sur l’autre afin d’accéder à des endroits en hauteur et doivent s’aider pour résoudre les énigmes, souvent à base d’interrupteurs et de lasers, dans un environnement vertical. Plus attrayant et fun à deux, Rocketbirds : Hardboiled Chicken ne propose malheureusement que du multijoueur en local.

Rocketbirds: Hardboiled Chicken
Rocketbirds: Hardboiled Chicken
Rocketbirds: Hardboiled Chicken


D’ailleurs, seul le multijoueur encourage la rejouabilité du titre car bien qu’il y ait une paire d’icônes (à l’effigie d’un smiley) dissimulée dans chaque chapitre en solo, cela n’apporte rien au jeu. Comptez donc une petite dizaine d’heures, multijoueur inclus, pour faire le tour du titre. Les options sont relativement pauvres et assurent le strict minimum : la possibilité de revoir les cinématiques, de changer la langue et d’activer la 3D.

Pas de miracle sur PCRetour au sommaire
Sorti sur Steam près d'un an après la version PS3, Rocketbirds : Hardboiled Chicken est un portage sans génie du sympathique shooter de poulailler. Les options graphiques se limitent d'une part à la résolution et au plein écran, mais c'est surtout le gameplay pensé pour la manette qui s’accommode moyennement du couple clavier souris. Pourtant mis à contribution pour tirer et viser en jetpack, le mulot ne pourra curieusement pas être utilisé dans les menus, preuve que Ratloop Asia n'a pas passé beaucoup de temps à peaufiner la navigation au sein de son titre. On conseille quoi qu'il en soit d'aborder ce Rocketbirds à la manette, bien plus pratique pour enchainer les roulades/frags. Un an après, le jeu garde évidemment son style décalé assez drôle, ses superbes musiques et son gameplay simple et efficace. Les huit euros demandés seront largement rentabilisés en fun pour qui pourra jouer en coopération, cette fois possible en ligne. Le seul ajout de cette version PC n'est au moins pas anodin.

Pour une petite dizaine d'euros, Rocketbirds : Hardboiled Chicken est un jeu amusant qui remplit ses fonctions de divertissement. Affichant un monde adulte décalé, ponctué d’un humour omniprésent qui fait sourire et épaulé par un gameplay simple mais efficace, le titre de Ratloop Asia se laisse parcourir sans anicroches. Au final, le jeu est trop court pour être vraiment répétitif, l'équilibre des phases de jeu est bien balancé et les musiques amenées par New World Revolution sont très réussies.
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Playlist Rocketbirds : Hardboiled Chicken

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