flechePublicité

Test Penumbra : Black Plague (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 26 Juin 2008 , PC
Publiée le 14/02/2008 à 00:02, par Alex C.

Partager ce test

Test de Penumbra : Black Plague

Innover en matière de jeux d’aventure ne semble pas la préoccupation de la plupart des développeurs. Ce n’est pas le cas de Frictional Games, un petit studio suédois qui a eu le mérite de proposer avec Penumbra : Overture, un titre, certes pas parfait, mais véritablement original. Penumbra : Black Plague en est la suite directe. Au lieu de reprendre telle quelle la recette fraichement dessinée pour leur premier jeu, l’équipe a su en affiner les meilleurs ingrédients pour en tirer un plat encore plus savoureux.

Poser l'ambianceRetour au sommaire
poser-ambiance
Plein d'humour, le titre ose même la mise en abyme à la manière de MGS2. Ne cherchez pas le rapport avec l'image, il n'y en a aucun.
Quand on parle d’aventure, en matière de jeu du moins, on pense à l’immobilisme lancinant des écrans fixes et de décors inertes des point and click. Penumbra bannie ce postulat « vieux jeu » en empruntant le système de déplacement des FPS. Vue à la première personne, touches zqsd pour diriger son personnage, souris pour orienter son cheminement et fouiller les environnements du regard, on reste dans de l’archi classique. Un jeu d’énigmes, de réflexion, où l’ambiance et le scénario prévalent sur l’action pure et dure, quasi inexistante. En ce sens, on pense à Portal, auquel Penumbra n’a pas grand-chose à envier.

Les rapprochements entre les deux titres ne s’arrêtent d’ailleurs pas là. Emprisonné dans un complexe mystérieux, le héros de Penumbra va chercher avant tout à s’en sortir. Mais lui connaît la raison de sa présence : retrouver son père dont le dernier email alarmant semblait indiquer de grosses difficultés… La suite, c’est à vous de la découvrir. Entre un virus intelligent, des bouffées psychotiques fréquentes et surtout une tendance ouverte à la schizophrénie pernicieuse, le scénario réserve bien des surprises. Ambiance suffocante et délirium frénétiques enrobent le fil narratif plus qu’appréciable d’une aventure torturée et intelligente.

Mais si le background demeure assez sombre, le jeu ne cherche pas particulièrement à nous faire peur. Pas de scripts pour nous effrayer, ou de créatures à faire pâlir un prêtre vaudou jamaïcain, Penumbra joue la carte de la sobriété. L’essentiel est d’avancer et d’explorer l’environnement à la recherche d’indices qui nous permettront de progresser. Les quelques entités belliqueuses que l’on croise ne peuvent pas être affrontées, ou alors que de manière indirecte. De fait, les combats brouillons du premier opus ont été tout bonnement supprimés. La fuite étant inéluctable, on chassera le poids de la menace par un bon sprint. Et puisque la couardise et l’ingéniosité restent les atouts majeurs du héros de Penumbra on devra utiliser notre tête pour mettre sur la touche certains opposants gênants. Et sur ce plan, le jeu brille par sa logique et par sa cohérence.


Tout dans la physiqueRetour au sommaire
tout-dans-physique
Décors sombres, lumières vacillantes, l'ambiance est posée.
Outre son angle de vue particulier, Penumbra offre comme son aîné un gameplay basé sur l’interaction avec le décor. Et par interaction, on ne songe pas au clic basique sur l’élément mis en surbrillance par le pointeur de votre souris mais bien à l’action de notre personnage sur les objets de son environnement. C’est de physique dont on parle bien sûr et de la manière dont le jeu en use dans ses énigmes. Ouvrir une porte, regarder dans un tiroir, tourner une manivelle, autant d’action que l’on effectue des centaines de fois dans les jeux trouvent dans Penumbra une dimension réaliste qui participe grandement à l’immersion. En effet, il ne suffit plus de cliquer, il faut faire le geste adéquat avec sa souris pour agir sur l’objet. Mieux, le jeu reproduit la dynamique de notre geste. Un coup sec, un mouvement rapide de la souris et le jeu reproduit tant bien que mal l’inertie que l’on a souhaité donner.

Le système de Frictional se montre non seulement très bien pensé, mais aussi parfaitement calibré. Saisir une planche à son extrémité ou en son milieu en déterminera la manœuvrabilité. Déplacer une étagère ou une caisse assez lourde restera possible, mais uniquement en les trainant ou les poussant de manière lente. En ce sens, l’environnement de Penumbra fait très réaliste et les énigmes qui sont posées sur le chemin du joueur ne résultent jamais de l’imaginaire de développeurs en mal d’inspirations. Ouvrir une grille bloquée par la rouille ne demande donc pas de vaines recherches dans toute la pièce mitoyenne, il suffit de saisir un bâton et de s’en servir pour faire levier et le tour est joué. Un placard électrique fermé à clé ? Un petit coup de pierre dessus et le panneau cède sans difficulté. La simplicité même.

La plupart du temps donc, les énigmes proposées par Penumbra ne pose pas de problèmes. La progression n’offre que rarement de réel challenge intellectuel, et en cela on peut lui reprocher un parcours un peu trop facile. Les habitués des jeux d’aventure seront peut-être désorientés par cette simplicité au départ mais dès qu’ils auront pris le pli, ils boucleront sans doute le jeu en quelques heures… Mais Penumbra, de par sa maniabilité et sa prise en main plus abordables, attirera un public plus large, avide d’ambiances et d’histoires travaillées et d’un gameplay calme, plus basée sur la réflexion que sur les réflexes.

Enfin, quelques mots sur l’aspect technique. Penumbra : Black se veut plus abouti graphiquement que son prédécesseur. Cela se ressent clairement au niveau des textures et des effets de lumières, bien plus travaillés. L’ensemble reste bien entendu largement en dessous des moteurs actuels, mais le jeu aura au moins le mérite de tourner plutôt bien sur des configurations vielles de 2 ou 3 ans. Le titre se permet même quelques effets psychédéliques originaux au sein des délires du personnage principal. Associé au nombre relativement faible de bugs et à une gestion de la physique sans erreur, on peut assurément affirmer que ce Penumbra s’avère très solide techniquement parlant.


Vidéo d'illustrationRetour au sommaire
[S][S][S][S][S][S][S]



Penumbra : Black Plague s’affirme comme un jeu d’aventure de premier ordre. Sa progression en vue subjective et son interactivité prononcée permettent une immersion et un réalisme jamais vue dans le genre. On apprécie la simplicité des énigmes et l’ambiance travaillée du titre d’autant plus qu’il ne s’encombre pas d’agréments inutiles. Le jeu nous narre son histoire avec une sérénité déconcertante pleine d’humour et d’émotions et se révèle ainsi, au même titre que Portal et malgré ses maladresses, une œuvre originale à essayer.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 9.2
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
penumbra Apres un Penumbra Overture assez stressant voici Penumbra : black plague. Ce jeu vous fait flipper du début a la fin, l'ambiance est la, la musique est genial, un scenario plutôt sympas. Un vrai survival horror et non un "semi jeu de tir survival"
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
flechePublicité

LES OFFRES

Playlist Penumbra : Black Plague

Partenaires Jeuxvideo.fr

Idées cadeaux JV

Tests

flechePublicité
flechePublicité