flechePublicité

Test Out There : Omega Edition (PC) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 02 Avril 2015 , PC Sortie le 27 Février 2014 , Plus de tests sur iPad , Android

Les +

  • Des nouveautés bienvenues
  • Excellente ambiance
  • Système de jeu riche et équilibré
  • Ergonomie au poil
  • Hautement rejouable
  • Mise à jour gratuite sur mobile (à venir)

Les -

  • Le prix sur PC
  • L'aléatoire, parfois cruel
  • Redondance des évènements à long terme
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
6.0

(7 votes)
Publiée le 08/04/2015 à 11:04, par Maxence

Test d'Out There : Omega Edition, les étoiles sans la guerre

Plus d'un an après sa sortie sur mobile, Out There s'offre une Omega Edition bienvenue sur PC.

Après de longues années de cryogénisation, le héros d’Out There se réveille dans sa navette spatiale, perdu et seul. Pour retrouver la trace de la civilisation humaine, il va devoir naviguer de galaxie en galaxie, en prenant garde de gérer ses ressources tout en cherchant à améliorer les capacités de son vaisseau. Forer le sol pour trouver des métaux ou sonder les planètes gazeuses à la recherche de carburant seront ses premières préoccupations, de nombreux évènements venant aléatoirement et régulièrement pimenter le voyage. Rencontrer d’autres formes de vie et changer de vaisseau seront également au programme, chaque partie ayant un caractère unique grâce à la part de hasard régissant la progression.

Out There : Ω Edition
Omega Edition : étrange position tarifaire que celle d’Out There Omega Edition, qui voit le titre de Mi-Clos arriver pour la première fois sur PC. Si la mise à jour sera gratuite sur le support d’origine (smartphone/tablette, iOS et Android), le jeu de gestion très narratif est proposé à 9,99 € (8,99 en promotion temporaire) sur Steam. C’est plus de deux fois le prix d’origine sur mobile, ce qui pourra refroidir ceux qui attendaient cette version pour se lancer : Mi-Clos justifie ce choix par le changement de moteur nécessaire au portage du jeu, à la création des nouveaux contenus (races aliens, vaisseaux, décors) et à l'ajout de 20 pistes musicales supplémentaires. Autant d'investissements que le studio se doit de rentabiliser un minimum, d'où le choix du tarif.

Quoi qu’il en soit, Out There n’a rien perdu de son intérêt un an plus tard : le dénuement spatial vient toujours autant frapper l’âme du joueur, qui se démènera malgré tout pour maximiser ses ressources (carburant, oxygène, bouclier) dans une lutte pour la survie qui semble perdue d’avance. Apprendre les langues extraterrestres en multipliant les rencontres, passer des trous noirs pour warper sur la carte galactique et apprendre de nouvelles technologies sont toujours autant de petits plaisirs qui, accompagnés des évènements contextuels tombant au hasard de nos pérégrinations, composent un voyage unique à chaque partie.

Les nouveautés de cette Oméga font mouche : les fonds d’écran des planètes visitées au hasard gagnent en variété, beauté et animation, des évènements sont ajoutés aléatoirement à leur visite, les vaisseaux supplémentaires posent de nouveaux dilemmes et le nouvel embranchement scénaristique poussera même les aficionados de l’original à s’y replonger avec délice. Il ne faut pas longtemps pour appréhender les mécaniques de jeu pourtant nombreuses, et comprendre que tous les chevaux ne peuvent être courus en même temps. Toujours aussi ergonomique à la souris, Out There minimise un maximum les affres de l’aléatoire, rendant parfois belle et mélancolique la frustration occasionnée par la défaite. Aussi « élevé » que soit son prix sur PC, Out There reste un titre tristement enchanteur que les amateurs d’expérience narrative et/ou de gestion se doivent de posséder.

Out There : Ω Edition
Out There : Ω Edition
Out There : Ω Edition
L'Omega Edition est (bien) plus jolie que l'originale, entre autres nouveautés bienvenues

Like jvfr
fleche orange
Out There
Système de jeu riche et malin, interface impeccable : Toutes les actions d’Out There ont un coût. En combustible, en oxygène ou en défense, il faut surveiller les jauges en permanence, et surtout penser à collecter les ressources adéquates (hydrogène, oxygène, fer) pour ces besoins primaires. Viennent ensuite les possibilités secondaires, relatives au vaisseau : un téléscope pour savoir où l’on va mettre les pieds, une foreuse pour les métaux et une sonde pour le gaz, mais aussi tout un tas d’ajouts améliorant la protection ou baissant la consommation. On apprend à maitriser ces technologies au hasard de notre voyage, de nombreux types de matériaux étant nécessaires à leur fabrication.

Chaque type de ressource mais également chaque équipement occupe un slot dans l’inventaire, assez limité au départ. Il faudra rapidement changer de vaisseau pour espérer avoir un peu plus de place, les choix cruciaux s’enchainant de plus en plus vite. Basé sur le hasard mais très équilibré malgré tout, le système de jeu d’Out There est diablement bien pensé, mettant en permanence le joueur en face de ses choix, aux conséquences souvent dramatiques. Le tout se fait de manière simple, grâce à une interface d’une grande clarté principalement basée sur le glisser/déposer. Un modèle du genre, malgré le nombre assez énorme de possibilités.

fleche orange
Excellente ambiance : Léché visuellement, Out There dispose d’une ambiance particulièrement réussie. Une sacrée performance puisque la majorité des actions se passent en écran fixe, de bêtes boites de texte venant informer le joueur des évènements du moment. La fine couche musicale qui accompagne le jeu renforce l’impression de solitude, instaurée par des textes soignés qui alternent entre les réflexions personnelles du personnage principal et les curieuses rencontres éphémères qui jalonnent son cheminement.

Out There
Out There
Out There
Recontres impromptues et plus ou moins amicales, évènements hasardeux : vos choix ont des conséquences qu'il faut assumer

On apprend même les dialectes extraterrestres au fil de nos rencontres, nous permettant de mieux interagir avec les espèces rencontrées sur les planètes habitées. Au final, chaque partie conte une histoire unique, qui s’appuie autant sur les saynètes textuelles que sur l’émergence de situations tendues issues de nos choix. Chacune à sa propre saveur, du run poissard où toutes les merdes s’enchainent à la partie pépère où l’on est blindé de ressources, jamais une session ne ressemble à une autre. La rejouabilité est donc excellente.

Dislike jvfr
fleche orange
Out There
La part d’aléatoire : Bien qu’Out There soit particulièrement bien équilibré, vous permettant à tout moment de vous sortir des situations les plus tendues, la part d’aléatoire du système de jeu aura forcément ses détracteurs. Il est par exemple un peu rageant de perdre au bout de cinq minutes à cause d’un mauvais choix de galaxie, ou de tomber sur deux évènements dramatiques consécutifs. Jamais injuste, Out There peut s’avérer dur malgré tout, ce qui pourra décourager les moins gaillards même si la valeur des bons runs se définie à la lumière des mauvais.

fleche orange
La redondance à moyen terme : Après quelques dizaines de parties, on retombe forcément sur des évènements déjà connus, et même si certains sont assez drôles, l’impression d’avoir fait le tour du jeu peut survenir. Signalons néanmoins que la multiplicité des objectifs comme le système de scoring poussent tout de même à « en refaire une petite ». Les différentes fins vous pousseront donc à y revenir, pour des sessions de jeu durant entre cinq et quarante-cinq minutes.

Sous ses airs de rogue-like spatial complexe, Out There est un titre principalement narratif, qui utilise autant les mots que le gameplay ou les choix du joueur pour raconter ses histoires. Son système de jeu, très équilibré malgré son fonctionnement basé sur l’aléatoire, investit sans coup férir le joueur de cette mission désespérée et mélancolique. Plutôt que le concurrent de FTL, auquel il est souvent comparé, le jeu de mi-clos en est surtout un parfait complément, substituant l'histoire au combat pour un résultat assez proche d'un livre dont vous êtes le héros numérique. Ne cherchez plus, les 3,59 € les mieux dépensés de votre semaine sont dans Out There.

fleche orange
Télécharger Out There sur iOS
fleche orange
Télécharger Out There sur Android

Out There
Out There
Out There
Out There
Out There
Out There
Out There
Out There
Out There

Tous les commentaires

  • Resh
    08/04/2015 20:55:16

    J'ai acheté l'original sur android, je le referais bien sur PC, mais pas en payant plein pot... J'espère que ca passe encore avec bluestacks

  • kyuubi34800
    08/04/2015 19:40:44

    Je confirme les propos de Kevin durant le live et le - de Max, l'aléatoire peut vraiment être la pire des g*rces, mais mes débuts restent très agréables (oui j'aime être puni par ma poisse :D ). Encore merci à toi FibreTigre et bonne continuation :)

  • PoulpiTHEPoulpe
    08/04/2015 13:02:18

    Je l'avais pas fait quand il est sorti sur smartphones mais là ça me donne assez envie et je vais peut être bien me laisser tenter ^.^

  • Max*
    08/04/2015 12:45:04

    Mi-Clos vient de m'envoyer un mail pour répondre à la problématique du prix que j'évoque dans le texte. L'augmentation a évidemment une justification : le jeu a été entièrement refait sur un nouveau moteur, ce qui a un coût, tout comme la production des nouveaux contenus (races aliens, vaisseaux, nouveaux décors...). Enfin, la bande-son passe de 5 à 25 pistes, ce qui a également couté de l'argent, d'où le nouveau prix de vente. Le studio précise également que si la mise à jour de la version mobile sera gratuite pour les joueurs possédant déjà l'original (pour les remercier d'avoir fait le succès du jeu), il n'est pas exclu que le prix de vente de l'Omega Edition sur mobile soit plus élevé que l'original. Il n'y aurait donc pas une différence si grande entre l'Omega sur PC et la prochaine version mobile. Voilà qui méritait d'être éclaircit.

flechePublicité

Playlist Out There : Omega Edition

Partenaires Jeuxvideo.fr

Idées cadeaux JV

Tests

Grand Theft Auto 5

Grand Theft Auto 5

Joueurs confirmés | Xbox 360 , PS3 , PS4 , Xbox One
flechePublicité
flechePublicité