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Test Nexuiz (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr

Sortie le 11 Mai 2012 sur PC Sortie le 29 Février 2012 sur Xbox 360

Les +

  • Le principe et la variété des mutateurs
  • Plusieurs modes de jeux

Les -

  • Temps de chargement trop longs
  • Musiques agaçantes
  • Seulement 9 cartes
  • 8 joueurs maximum
  • C'est vraiment le CryEngine 3 ?!
  • Des textures qui "pop"
  • Pas d'ambiance
La note de jeuxvideo.fr
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La note des internautes
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Publiée le 03/01/2007 à 00:01, par Ty

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Test de Nexuiz

Steve Urkel, lead designer et fan de QuakeRetour au sommaire
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Qu'elle semble loin l’époque épique où des passionnés d’informatique créaient de leurs propres mains, parfois dans leur garage, parfois dans leur chambre d’étudiant, des petits jeux de quelques Ko à peine, tenant sur une cassette ou une disquette vierge. Malgré un gameplay souvent simpliste, ces bouts de codes savaient tenir le joueur en haleine de longues heures, délaissant, contrairement à nombre de jeux actuels, la prouesse visuelle au profit du plaisir de jeu. En souvenir de cette « bonne vieille époque », il était temps de vous parler de Nexuiz, sorte de pied de nez à la situation actuelle du marché du jeu, qui veut qu’amusement maximum rime avec PC de la Nasa et jeu à 500 balles (OK, ça rime pas, mais l’idée est là). Comme son nom de voiture japonaise ne l’indique pas, Nexuiz est un FPS résolument orienté multijoueurs, développé par Alientrap et disponible depuis l’été 2005. Là où ça devient carrément intéressant, c’est que le jeu se révèle être complètement et totalement gratos, et que les ptits gars d’Alientrap ne font pas des courses de trottinette dans leurs locaux de Malibu, mais sont en réalité une team virtuelle composée d’une vingtaine de programmeurs binoclards aux doigts agiles qui bossent sur le projet depuis 2002. Des mecs bénévoles qui codent un jeu gratuit dans leur coin, ça vous rappelle rien ?

C’est donc avec ce bon vieux team spirit, cher à la licence GPL, qu’a été développé Nexuiz, clone de Quake 3 réalisé avec l’unique ingrédient indispensable à la réalisation d’un bon titre : la passion. En s’attelant à Nexuiz, Lee Vermeulen (initiateur du projet) et ses copains d’Alientrap avaient un cahier des charges à la fois simple et difficile à mettre en œuvre, à la fois au regard de leur éloignement géographique mais également du budget du jeu, proche du zéro absolu. Revenir aux sources du FPS, aux règles simples qui ont donné au genre ses lettres de noblesse. En deux mots, destruction = distraction. Du Deathmatch, du vrai, avec des roquettes qui volent et des tripes qui giclent, sans otages crétins à sauver et autres bases improbables à infiltrer.

Le railgun, l’arme du justeRetour au sommaire
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N’allez cependant pas croire que le gameplay du jeu, basique au demeurant, ait été sacrifié sur l’autel de la facilité. Proposant plusieurs modes de jeu allant du Team Deathmatch au Capture The Flag en passant par le mythique Last Man Standing, Nexuiz se fait fort d’être jouable sur près de 24 maps créées au format .pk3 - celui de Quake 3. Si les maps ne sont pas (encore) compatibles entre les deux titres, la communauté croissante qui suit le développement de Nexuiz propose déjà des dizaines d’aires de jeu, téléchargeables librement et légalement. Copie conforme de son glorieux grand frère made in Id Software, le jeu dispose également d’une campagne solo où il s’agira d’affronter de plus en plus de bots dans des Deathmatchs aussi sanglants qu’ardus. Et oui, contrairement à ce qu’on pourrait penser au vu de la gratuité du titre, l’Intelligence Artificielle de Nexuiz n’est pas si mauvaise que ça. En témoigne cette partie contre 63 bots (on est gamer ou on ne l’est pas) en difficulté Very Dumb (on ne l’est pas), où la victoire s’est jouée à un frag contre une espèce de Space Marine aussi laid que vicieux. Une défaite amère (oui, j’avoue, j’ai perdu !) qui a permis d’effectuer une subtile transition vers le mode Online, où chacun peut affronter des adversaires à sa mesure (et retrouver sa dignité perdue contre un vil bot en harcelant des noobs au point de respawn).

D’un point de vue sensations de jeu, nul doute que les programmeurs de Alientrap ont réussi leur coup. Qui a déjà posé ses mains de fragueur sanguinaire sur Quake 3 retrouvera ses marques au premier coup de railgun. On passe son temps à sauter comme un lapin dans un champ de mines, les projectiles volent de toutes parts, et le « Boing » des élévateurs comme le « Splash » de la cervelle épendue au sol rappellent avec bonheur le temps où on claquait 50 balles pour un « p’tit Q3 » à la salle du coin de la rue, juste avant le cours d’allemand de mademoiselle Schtrapplemeier (53 ans, une tête de berserker sur un corps de strogg). Copies conformes de celles du hit d’Id, les armes sont fun et bien équilibrées mais pâtissent cependant d’un design peu original. Il en va de même pour les personnages qui, osons le dire, sont complètement ratés et manquent cruellement de polygones. Un écueil vite oublié par l’ajout du très laid mais très utile grappin, outil plaisant pour qui aimera aller se tâpir en fourbe sur les hauteurs des maps en extérieur, devenant ainsi le prédateur implacable des plus vilains modèles de persos vus depuis cette grosse blague nommée Daïtakana (et payant, lui).

De loin j’ai vu qu’elle était moche de prèsRetour au sommaire
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Question technique, tout ce bazar tourne sur le Darkplaces Engine, moteur 3D libre (très) dérivé de celui de Quake 1. Doté des derniers raffinements en matière d’éclairage dynamique (HDR, bloom) et d’un jeu d’ombres et de lumière proche de celui de Doom 3, le Darkplaces fournit des graphismes à mi-chemin entre deux époques, a priori incompatibles. Le jeu tournera donc sur une toute petite configuration (P3 800 et Geforce 1) avec des graphismes au minimum, mais nécessitera la dernière bête de guerre à la mode si vous choisissez d’activer tous les effets. Le résultat est assez étonnant. On retrouve bien tous les effets annoncés, Bump Mapping et compagnie, avec un eclairage (presque) digne d’un Thief, mais avec des décors légèrement carrés qui trahissent les origines bancales du bestiau. Tout gratuit qu’il est, Nexuiz a bien évidemment été porté sous Linux, mais également sur les machines d’un certain constructeur mangeur de pommes dont nous ne citerons pas le nom. Les trois versions sont inter-compatibles entre elles et prouvent, s’il fallait encore le démontrer, l’esprit communautaire du jeu. Un esprit que l’utilisateur pourra soutenir via un système de don disponible sur la page officielle du jeu, s’il est content du travail de Alientrap et souhaite financer le projet (serveurs de jeu, machines de développement, pizzas aux anchois, etc…).

Alors que la fin de ce test approche, difficile de juger Nexuiz. Le jeu est très fun, gratuit et l’esprit « fais tourner » du projet fait plaisir à voir en ces temps de suites faciles et autres blockbusters sans saveur. De plus, le développement se faisant en continu, de nouvelles fonctions et améliorations graphiques devraient bientôt voir le jour, perfectionnant encore davantage cette copie de Quake 3 bien sympathique. Seulement voila, la majorité des « gamers », public visé par Nexuiz, a déjà usé et abusé de Quake en son temps et est depuis probablement passé par FEAR Combat, lui aussi gratuit et plus abouti. La note que vous trouverez en bas de page n’est donc qu’indicative, et ne reflète que le plaisir de jeu d’un vieux de la vieille heureux de pouvoir à nouveau fragger à tout va en faisant « Boing ! ».

Si vous avez idolâtré Quake 3 en son temps et que vous rêvez de vous refaire un petit "rail", n'hésitez pas à tester Nexuiz. Si en revanche vous aimez l'infitration et les gameplays complexes, passez votre chemin : vous n'y gagnerez qu'un mal de tête et 190 Mo en moins sur votre disque dur.
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