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Test Monkey Island 3 : The curse of Monkey Island (PC) : 8/10 sur JeuxVideo.fr

Sortie 1998 sur PC

Les +

  • L'humour
  • Les graphismes
  • Les musiques
  • Les doublages
  • Un vrai cartoon
  • Simplicité de l'interface

Les -

  • Certaines énigmes sont tordues
  • Des cinématiques ont été coupées par rapport à la version US
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
Niveau d'attente
des lecteurs de Jeuxvideo.fr
Elevé
(Attendu par 100% des lecteurs)
(4 votes)
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Publiée le 03/07/2006 à 00:07, par Hoopy

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Test de Monkey Island 3 : The curse of Monkey Island

Astiquez vos bottes, ressortez votre cache-oeil, et affûtez vos sabres autant que votre répartie : le pirate le plus gaffeur de la galaxie est de retour avec The Curse of Monkey Island. Le point & click le plus déjanté de toute les Caraïbes reprend du service, mais non sans nous épargner une petite appréhension : Sieur Ron Gilbert, l'homme qui a inventé l'île au singe, ne fait pas partie du fier équipage qui a amené Guybrush à bon port au terme de quatre années de développement. On pourrait craindre que le grog n'ait pas la même saveur, voire même que les singes à trois têtes viennent pointer aux espèces en voie d'extinction à la SPA... Rassurez vous, il n'en est rien : si l'appel du sabre ou de l'artisanat capillaire retentit à vos oreilles, prenez la mer !

Amour, rhum et piratesRetour au sommaire
amour-rhum-pirates
Le centre ville de Puerto Pollo, ses couleurs pastels et ses airs de paradis.
Il avait déjà tué Lechuck le pirate sanguinaire quand il n'était qu'un zombie dans The Secret of Monkey Island, il lui avait fait mordre la poussière dans un souterrain de métro dans Lechuck's Revenge, et bien ça ne suffit apparemment pas, puisque la phobie des corsaires, le pirate au nom imprononçable, la terreur des comiques de métier alias Guybrush Threepwood est de retour. Après avoir cherché le fabuleux trésor Big Whoop - qui s'est avéré n'être qu'un ticket donnant un accès illimité au parc d'attraction de l'île au singe -, le pirate le plus naïf de l'archipel a tout de même réussi sa plus noble quête, puisqu'il s'est fait aimer d'Elayne Marley, le gouverneur de l'île. Après une brève introduction au cours de laquelle on apprend comment Guybrush arrive à s'échapper de Big Whoop, l'histoire commence comme elle aurait pu finir, c'est à dire par une demande en mariage.

On pouvait légitimement craindre que l'absence de Ron Gilbert nuise à l'esprit de la série qui a rendu Monkey Island célèbre : heureusement, l'une des premières scène du jeu nous rassure avec brio. Puerto Pollo (lire le port du poulet en espagnol) est sous le coup d'un siège, des morts-vivants attaquent un fort, les canons tonnent, des navires éclatent... Un journée classique dans les Caraïbes, pourrait-on dire, mais tout ce tapage à une raison : Lechuck le pirate zombi décharné est revenu faire la cour à la belle Elayne à coups de boulets de canon, puisque celle-ci le repousse par amour de Guybrush le flibustier gaffeur. Ce dernier revient d'ailleurs plein de bonnes intentions, puisqu'il demande la jeune femme en mariage... Avec une bague superbe, volée et maudite. Votre aimée, flattée d'une demande touchante et attendue depuis trois épisodes, se retrouve changée en statue d'or, sur une île pleine de pirates, bien en vue sur la plage, avec pour seul espoir un anti-héros dont la maladresse est devenue légendaire... Autant dire que l'aventure sera longue.

Dès le départ donc, le trio amoureux qu'on croirait tout droit sorti d'un théâtre de boulevard met le joueur à l'aise à grand renfort d'humour et de déclarations d'amour ratées. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'entre les canons et les malédictions, Elayne n'a pas de chance avec ses prétendants. The Curse of Monkey Island commence très fort, et les fans comme les non-initiés y trouveront leur compte.

Une production hollywoodienneRetour au sommaire
une-production-hollywoodienne
"Elayne, veux-tu m'épouser ?"
C'est bien connu l'amour se mesure à la taille du diamant.
Cinq années se sont écoulées depuis Monkey 2, et il est agréable de voir qu'elles n'ont pas été passées à se prélasser au soleil : ce troisième volet constitue pour la série une révolution technique.
Les développeurs ont ici entièrement revu leur moteur SCUMM qui servait jusque là à tous les jeux d'aventure Lucasfilm Games. Le résultat est bluffant : les graphismes entièrement en 2D font très cartoon et la liberté du dessin est totale, un peu comme dans Day of Tentacle, mais en bien plus loufoque. Les nuages moutonnent dans un ciel rose, les bâtiments et les meubles perdent toute rigidité esthétique... A l'heure où la tendance est au passage à la 3D, The Curse of Monkey Island prouve bien que la 2D a encore de beaux jours devant elle, car le jeu est superbe et le dessin très inspiré. Guybrush n'aura jamais l'air aussi cool et nonchalant que dans cet opus, et les expressions dont l'ont affublé les développeurs sont toujours réussies - et parfois même hilarantes (attendez de voir sa tête à l'instant de se faire gober par un serpent géant...).

Les dialogues sont maintenant entièrement doublés, ce qui rend bien sûr le jeu très vivant, alors même qu'il était déjà comique quand il était statique. C'est la voix française de l'Aladdin de Walt Disney qui double Threepwood et qui colle tout à fait à la fois à l'univers acidulé du jeu et au personnage de Guybrush, le gentil héros raté.

Du côté de la musique, on retrouve Micheal Land, qui travaillait déjà sur le premier et second volet. La variété des morceaux est, support CD oblige, bien plus importante, et donne vraiment envie de boire du rhum sur une plage de sable fin. Et puis il faut dire que le midi n'est plus à l'ordre du jour, alors ne boudez pas votre plaisir : vous pouvez monter le volume sans crainte.

On pointe, on clique, et c'est toutRetour au sommaire
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Lechuck, malgré un physique ingrat, ne manquera pas de faire (encore) la cour à votre promise.
on-pointe-on-clique-c-est-tout
Se faire enterrer vivant arrive souvent dans les Caraïbes, surtout quand on s'appelle Guybrush Threepwood...
L'interface des jeux d'aventure Lucasfilm était déjà très simple, puisqu'il suffisait d'associer un verbe à un objet, du genre "prendre" et "pomme", ce qui, vous l'aurez deviné, suffisait à vous faire prendre une pomme. Avec ce nouvel opus, exit la barre inférieure qui servait à gérer l'interaction avec l'environnement : désormais, 100% de l'écran est dédié au jeu et aux décors. Un bouton de la souris est dédie au actions, un autre à l'inventaire graphique. Quand on passe le curseur sur un objet, un simple clic suffit donc pour faire apparaître le choix des actions possibles.

Elles apparaissent sous la forme de trois dessins :
- une bouche qui sert à parler, manger, goûter, sucer, mâcher...
- une main qui sert à pousser, tirer, prendre, taper, menacer...
- un oeil qui sert à regarder

Selon que vous combiniez la bouche avec un bonbon ou un personnage, vous mâcherez le bonbon ou parlerez au personnage. Mais, là encore, des distinctions se font, car selon que ce personnage vous soit agréable ou pas, vous lui parlerez ou le mordrez (par exemple).
L'interface entièrement graphique est universelle et n'a jamais été aussi simple.

L'univers dans lequel le joueur doit évoluer est au départ assez restreint : un bout de forêt, un centre-ville et une plage. L'essentiel du jeu consiste en fait à élargir les zones accessibles à votre personnage. En débutant l'aventure, Threepwood est sur l'île de Puerto Pollio, mais les composants nécessaires pour lever la malédiction qui a changé votre aimé en or sont dispatchés sur un peu tout l'archipel avoisinant. Il vous faudra dans un premier temps trouver un bateau ainsi qu'un équipage sans ordre imposé.
Le jeu n'est donc pas linéaire, mais il se décompose en chapitres qui tissent l'histoire. Un chapitre se déroule en général dan un lieu clos et possède un objectif, comme par exemple arriver à prendre la mer, trouver un diamant... Les nombreuses énigmes qui mènent à l'accomplissement de ces quêtes n'ont pas d'ordre imposé. Mais il faut savoir que l'on peut revenir sur ses pas, que le monde s'agrandit sans cesse pour le joueur, et que résoudre une énigme implique de plus en plus de voyages, de rencontres... De temps, tout simplement.

Parvenir à libérer votre future femme sera long, et mettra vos méninges à l'épreuve. D'autant que certains dilemmes sont coriaces, et qu'il faut vraiment avoir bien saisi l'état d'esprit du soft pour chercher dans la bonne direction. Fort heureusement, deux modes de difficulté sont proposés (les modes Monkey et Super Monkey) : pas tant pour rallonger la durée de vie du jeu que pour permettre à tous d'avancer sans se lasser, semble-t-il. L'un propose ainsi de sauter des étapes dans le chemin qui mène à la cinématique finale.

Pirates, marins d'eau douce et coiffeurs... Parfois même les trois à la foisRetour au sommaire
pirates-marins-d-eau-douce-coiffeurs-parfois-meme-trois-fois
Rien de tel que de faire parler la poudre sur une aire de lancer de troncs...
The Curse of Monkey Island reprend le flambeau de ses prédécesseurs et offre au joueur un univers unique dans lequel il faut une carte d'identité pour boire un grog parce qu'on a pas de barbe, dans lequel des pirates désertent la mer pour s'adonner à la coiffure, dans lequel les morts rêvent d'amour, et où on s'enlise dans un humour parfois douteux. Les personnages sont hauts en couleur et leurs aspirations étranges, comme ce cuisinier fantasmant d'attraper un poulet légendaire pour faire revivre son commerce, ou ce metteur en scène qui joue du Shakespeare avec des singes.
On croise plusieurs personnages incontournables de la série : Stan le célèbre vendeur des bateaux/cercueil revient faire fortune dans les assurances, les cannibales devenus végétariens prennent soin de leur volcan en le nourrissant aux agrumes...

Le jeu se pare d'un nombre incroyable de références cinématographiques ou vidéoludiques et multiplie les anachronismes. Tout est basé sur l'humour, et Monkey Island 3 est drôle jusque dans ces options, qui permettent en principe d'activer le moteur Scumm 3D dans un jeu en 2D. En cliquant sur le bouton en question apparaît le message suivant : « C'est un blague ? Ce jeu n'a pas de moteur 3D, vous pouvez cliquez ou vous voulez, ça ne changera rien ».
Ajoutez à cela les duels d'insultes en mer et des répliques cultes, et vous obtenez un jeu à l'ambiance soignée et captivante. Une vraie réussite.

Retour gagnant pour le troisième opus des Monkey Island. The Curse of Monkey Island, un jeu d'aventure à l'ambiance superbe, aux graphismes 2D chatoyant et à l'humour corrosif, reprend avec classe la succession d'une prestigieuse série. La ballade proposée dans l'archipel des Caraïbes fourmille d'énigmes savoureuses, qui pourraient néanmoins rebuter les moins patients, mais qui ne manquera pas de charmer les fans et les apprentis pirates de tous horizons.

Attendu au tournant suite au départ du créateur fétiche de la série, The Curse of Monkey Island ne déçoit pas, et se montre clairement à la hauteur de ses illustres prédecesseurs. Une référence du jeu d'aventure à la Lucas Arts, qu'il faut prendre le temps de savourer.
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