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Test Lionheart : Legacy Of The Crusader (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr PC

Sortie le 11 Septembre 2003 sur PC
Publiée le 22/05/2006 à 00:05, par Fabio

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Test de Lionheart : Legacy of the Crusader

Préjuger d’un bijou pour ce nouveau jeu de rôle sur PC ne serait pas une gageure. En effet, la première information que l’on pourrait donner sur Lionheart autorise un certain optimisme : c'est en effet Black Isle Studios qui est en charge de l’édition de ce titre. Pour les non avertis, cette société a aussi sorti Baldur’s Gate 1 et Baldur's Gate 2, des références du RPG sur PC. Ce nouveau projet fait-il aussi bien que ses illustres aînés ?

Une autre Histoire pour l’humanitéRetour au sommaire
Au XIIème siècle, après la fin de la troisième croisade et la victoire de Richard Cœur de Lion sur les troupes de Saladin, une malédiction s’abat sur la terre : la « déchirure ». De cette faille surnaturelle vont s’échapper des démons et esprits maléfiques venant tourmenter le monde des hommes. Richard Cœur de Lion et Saladin s’associent, et arrivent tant bien que mal à cicatriser la faille. Mais le monde n’est à présent plus tout à fait le même, car la magie s’est répandue dans le sang de l’humanité. Les hommes, abâtardis et corrompus, vont alors se livrer des guerres incessantes.

Quatre siècles plus tard, alors que l’humanité semble s’être adaptée à cette nouvelle donne, l’équilibre fragile est de nouveau menacé... A vous d'en déduire votre noble mission...
Tout au long du jeu, le scénario va continuer à mêler des éléments historiques - rencontre de Richard Cœur de Lion, allégeance à des groupes connus historiquement - et d’autres complètement mystiques - utilisation de la magie et d'un bestiaire principalement mythologique.

Vos premiers pas dans le jeu seront marqués par une série de questions. Qui suis-je ? Que dois-je faire ?
Pourtant, terré dans un cachot, vous n’aurez pas trop le temps d’y réfléchir puisque des gardes soupçonneux de votre « humanité » veulent vous faire comparaître devant l’Inquisition. C’est là qu’un esprit s’extirpe de votre corps et vous somme de vous enfuir. Il vous apprend aussi que vous avez des liens avec le roi Richard Cœur de Lion - c’est toujours bon à savoir. Sitôt sorti du cachot, Léo – Léonard de Vinci - vous enverra à Barcelone. Vous le retrouvez ensuite là-bas, et c'est là que commencera à proprement parler la partie.

Votre quête identitaire s'achèvera plus tard, quand vous devrez porter allégeance à l’un des quatre puissants groupes que sont les Templiers, l’Inquisition, l’Ordre de Saladin et les Détenteurs. Cette problématique fait partie intégrante du scénario dans les premières heures du jeu. Porter la bannière d’un groupe demandera plus qu’un simple serment : chaque faction testera en effet votre fidélité par une série de quêtes initiatiques que vous devrez résoudre. Une fois le cap passé, l’immersion dans l’histoire (individuelle et du groupe) se fait plus facilement.

La durée de vie du titre est conséquente, grâce à des environnements urbains et ruraux très vastes. Le scénario de la quête principale est de plus assez cohérent, et les quêtes annexes sont très nombreuses. Cela dit, elles n'offrent malheuresement pas toutes un le même niveau d'intérêt... ni de difficulté. Au sujet de ce dernier point, il est nécessaire de souligner que, dans les premières et les dernières heures du jeu, certains combats s'avèrent assez décourageants.
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L’esprit qui sommeille dans votre corps apportera de précieuses réponses sur votre destinée et la situation du monde dans les premiers moments de l’aventure.
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C’est une bataille d’influence que se livre les quatre groupes auxquels vous pouvez adhérer. Ici, c’est la prédication d’un membre de l’Inquisition.


La création de l’élu : entre exhaustivité et restrictions…Retour au sommaire
La première étape de l’aventure, tradition dans le RPG, est la création de votre personnage. Pour ce faire, vous devrez d’abord choisir une race. Il y en a quatre possibles, représentant les différentes altérations de l’humanité après l’immersion de la magie dans le monde terrestre. Les « Denom » sont les descendants des humains habités par un esprit malicieux ou vicieux. Les « Bestiom » sont affectés par un esprit bestial. Les « Elemon » sont touchés par la magie issue de la « déchirure ». Enfin, les « Purom » sont des humains non corrompus. Quatre orientations différentes, c’est tout de même peu, surtout que physiquement, votre personnage sera pratiquement identique quelle que soit l’orientation que vous avez prise. De la même manière, il n’y a aucun métier ou classe à choisir. Ceci donne l’impression d’un personnage qui tombe du ciel, sans histoire ou vie sociale.
On restera donc sur l’impression d’une création assez terne et peu charismatique, dont les différences avec d’autres possibles reposent plus sur des choix techniques que sur des choix de vie.

La construction des caractéristiques du personnage est par contre bien ficelée, et on sent vraiment la volonté des concepteurs de faire évoluer un personnage cohérent. Après le choix des attributs habituels (force, endurance, charisme, etc), vous devrez choisir des caractéristiques raciales, des compétences innées (dont certaines seront plus appropriées à votre profil), une voie spirituelle (divin, agressif ou spirituel) ou encore des caractéristiques diverses et non obligatoires. La chose est bien faite dans le choix de ces caractéristiques, qui accentueront la mesure que vous voulez donner à votre personnage. Chaque caractéristique propose en effet un avantage et un inconvénient. Choisir un « mauvais fond » par exemple, donnera un bonus pour les combats, mais un malus pour le marchandage.

Enfin, c’est avec l’expérience que vous gagnerez des niveaux. Elle s’acquiert avec les combats ou les quêtes résolues. L’arbre d’évolution se compose des domaines combat, vol et diplomatie, ainsi que les trois types de magie. A chaque niveau supplémentaire, vous distribuerez des points dans ces domaines, eux-mêmes proposant plusieurs capacités et aptitudes. Les développeurs ont d'ailleurs pris soin d'ériger une liste exhaustive de caractéristiques, d’aptitudes et de sorts magiques. La plupart sont utiles, d’ailleurs.
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On regrettera que quelle que soit la race choisie, seule votre tête changera d’aspect.
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Les compétences à développer sont très nombreuses. Il faudra faire des choix tranchés au lieu d’essayer de tout améliorer.


Un RPG classique, trop classique ?Retour au sommaire
La prise en main est très rapide. Votre esprit vous guide pendant les premières minutes du jeu pour le B.A.BA de ce qu’il faut savoir, et on comprend ensuite très vite pour le reste.
L’interface se veut intuitive, et on appréciera que la plupart des actions (aussi diverses que dialoguer, lancer un sort ou crocheter une porte) se fassent en un ou deux clics de souris. Pour les experts du RPG, il y a un raccourci clavier correspondant à toutes ces actions. Un net gain de temps quand il faut prendre une potion de santé en pleine combat.
Les menus ne dépayseront aucun joueur de RPG, même occasionnel. La carte, le journal des quêtes, l’inventaire ou les aptitudes du personnage sont facilement accessibles et compréhensibles.
Seul bémol : l’interface prend une place énorme dans le champ de vision. Certes, il est commode au départ de tout avoir à l’écran, mais, au bout de quelques heures, et après mémorisation des raccourcis clavier, on aimerait volontiers qu’elle disparaisse.

Graphiquement, Lionheart ne bousculera pas l’ordre établi. Les environnements sont en 2D, et les personnages en 3D. Même si les décors sont assez bien détaillés et plutôt jolis, l’impression générale est moyenne. Sombre et terne sont deux mots qui reviennent assez souvent pour qualifier les décors. Certes, on ne peut qualifier les graphismes de catastrophiques, mais on ne peut s'empêcher d'éprouver un sentiment de déception, alors que d’autres jeux du même type, plus vieux, tels Neverwinter Nights ou Dungeon Siege, sont passés avec succès à un univers tout en 3D.

Les animations sont également assez pauvres, et l’interactivité avec l’environnement est faible (cela se résume aux coffres, aux portes et aux dialogues avec les autres personnages). Autant, dans les forêts hostiles ou dans les sombres égouts, ce n’est pas dérangeant, mais dans les lieux animés comme la ville de Barcelone, c’est quand même bien triste.

Enfin, pour la partie dialogue, le mécanisme est bien pensé. La plupart du temps, des icônes jalonnent les choix possibles à une question ou à une réponse. Ainsi, une petite épée précédera toute réponse conduisant à un affrontement avec votre interlocuteur, un livre désignera l’intérêt pour une quête, etc.
Petit bémol toutefois (encore ?), on regrettera que seul les dialogues avec des personnages importants soient audibles.
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Défendre, attaquer, guérir, protéger, invoquer… : les sorts disponibles se conjuguent à tous les temps.
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Une jauge rouge pour la vie, une bleue pour les réserves magiques : cela ne vous rappelle rien ?


Un gameplay ambivalent peu réussiRetour au sommaire
Voilà un point très important qu’on se doit d’aborder, puisqu'il est l’essence même du jeu. On se demande si les développeurs de Reflexive Entertainment n’ont pas hésité entre du pur JDR et quelque chose de plus Hack n’slash.
Au fur et à mesure de la partie, les combats se densifient et se multiplient, si bien qu’on se croirait parfois dans un ersatz de Diablo. Est-ce que la chose était vraiment voulue par Black Isle Studios ? Il en ressort en tout cas que cela peut s’avérer décevant pour les puristes du JDR comme pour les amateurs de Diablo. La dimension stratégique dans le combat (que l’on retrouvait sur Baldur’s Gate) n’est plus présente. Exit aussi la gestion de groupes, dont on avait dit tant de bien dans ce même jeu. Il faut certes garder à l’esprit que Lionheart n’est pas une suite de la fameuse saga, mais c’est souvent râlant de posséder des compagnons de route peu utiles. Aucun moyen de les contrôler, et une Intelligence Artificielle frisant parfois le ridicule.
Les joueurs plus tournés vers du Diablo ne trouveront pas non plus leur compte, car les combattants sont plus amorphes que survoltés, et les premières heures du jeu sont terriblement ennuyantes en terme de combats.
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Bien souvent, on se croirait en Finlande un soir d’hiver…
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Payer, se battre ou discuter : le joueur connaît à l’avance les conséquences de ses palabres grâce à un système de dialogue bien pensé.


conclusion
En dehors des zones urbaines, attendez vous à des combats incessants contre toutes sortes de bêtes.
Lionheart souffre clairement d’un manque d’ambition par rapport aux autres titres proposés par Black Isle. Facile de prise en main et doté d’une histoire séduisante, Lionheart reste un jeu de rôle comestible autant pour les néophytes que pour les plus expérimentés - mais ils n’en abuseront sûrement pas.

Les avis des internautes

1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Mediomatrici
Bon
J'ais lu pas mal de commentaire est apparemenet aprés barcelone, le jeux ne serais plus "asser développé", c'est probable, mais je ne suis encore qu'a barcelone est rien que pour le plaisir que j'ai avec ce jeux j'usqua maintenant, je l'ai noter "bon" car il est vraiment rentable pour 5 euro ;).
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