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Test Les Rebelles De La Forêt (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr

Sortie le 21 Décembre 2006 sur Nintendo Wii , Sortie Octobre 2006 sur PC, Nintendo DS, GameCube, Gameboy Advance, PS2, PSP, Xbox, Xbox 360
Publiée le 24/10/2006 à 00:10, par strikerjd

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Test de Les Rebelles de la Forêt

Les portages de grosses productions du cinéma sont rarement gages de qualité, et quand il s’agit de films d’animation, les développeurs semblent faire encore moins d’efforts. Sony Pictures Animation, nouveau venu sur le secteur, a confié à Ubisoft le soin d’adapter son film Les Rebelles de la forêt. Présent sur toutes les plateformes (PC et consoles), ce jeu est-il plus qu’un simple produit marketing ? Il reste surtout un jeu pour enfants.

Ce matin, un lapin…Retour au sommaire
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La mouflette : les ours ont des armes chimiques
Les Rebelles de la forêt raconte l’histoire de Boog, ours apprivoisé et heureux de son confort urbain, dont la paisible existence auprès de la ranger Beth va être troublée par sa rencontre avec un cerf à un seul bois, Elliot, chantre de la vie sauvage. On retrouve donc une des grosses ficelles du cinéma dans cette histoire : le gros balèze taciturne et le faiblard bavard …
Suite au pillage d’une superette, les deux compères sont héliportés au fin fond de la forêt, au cœur de la vie sauvage… à trois jours de l’ouverture de la chasse !!! Boog cherchera donc à rentrer à Timberline, sa ville, et quitter ce monde qu’il ne comprend pas. Elliot et les autres animaux de la forêt, aideront Boog à réveiller ses instincts pour combattre les chasseurs.

Du cinéma au PC...Retour au sommaire
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Pas de surprise, c’est un classique jeu d’action-aventure à la troisième personne qui s’offre à nous. On y retrouve des personnages emblématiques (Beth la ranger, le shérif, Shaw le chasseur fou, McSquizzy l’écureuil caractériel, les moufflettes, giselle la biche…) dans un scénario fidèle au film mais qui s’en éloigne parfois pour faciliter les transitions ou ajouter des phases d’action. Le fan ne sera pas dépaysé.
La progression est assez linéaire et chaque niveau est la suite directe du précédent. Les missions à accomplir sont assez répétitives. Il s’agit d’aider un animal de la forêt à retrouver quelque chose (des bébés mouflettes, des vers, des fleurs, un appeau à canard…) ou faire peur à des chasseurs. C’est assez répétitif, voire ennuyeux à la longue…
On a aussi droit à des niveaux spéciaux où nos héros sont emportés à bord d’un chariot dans une mine, ou se transforment en boule de neige dévalant les pentes… Ces phases sont plutôt réussies malgré leur grand classicisme. On accumule des points au cours des niveaux permettant de débloquer des mini-jeux en mode Concours Sauvage et d’acheter des bonus pour améliorer les compétences des personnages (lancer plus loin, plus vite…). On doit également collecter des badges qui donneront accès à des conseils simples sur l’écologie dans le menu Album de Beth. Une initiative à encourager pour un jeu destiné aux enfants.

On dirige tour à tour Boog ou Elliot en fonction des niveaux (On ne choisit malheureusement pas). Chacun a ses spécificités :

L’ours est lent, il peut se cacher (en se déguisant en arbuste !), lancer différents animaux (dont Elliot et les hilarants lapins) et surtout faire peur aux chasseurs en leur hurlant dessus. Concrètement, il faut s’approcher de l’un d’eux, une jauge de furtivité apparaît et se vide selon la proximité de la cible. Lorsqu’on est assez proche, on appuie sur un bouton pour lancer le hurlement. Une jauge se remplit, et il faut valider au moment où elle arrive dans la zone rouge. Alors, Boog fera ressortir toute sa puissance animale dans un cri qui fera fuir définitivement le chasseur. Il faut noter que lorsque l’on perd, on recommence le niveau du début, mais les chasseurs effrayés ne reviennent pas. Pourquoi ne pas avoir fait des points de sauvegardes intermédiaires ? Courir sur tout un niveau vide d’ennemis pour perdre de nouveau face aux derniers adversaires se révèle très frustrant !

Le cerf quant à lui est rapide, il peut narguer les chasseurs pour les amener à marcher sur un piège à loup et faire des sauts (Boog ne peut pas le faire). Il participe aussi à des courses (contre Ian, le chef des cerfs à l’humour moisi) et sert donc de projectiles à Boog. Mais surtout, il lui sert de guide et lui explique quoi faire au cours de cinématiques (utilisant malheureusement le moteur du jeu). Ces interruptions incessantes cassent vraiment le rythme du jeu, même si elles permettent de replacer l’action dans l’histoire. Elles sont parfois amusantes, on retrouve l’humour du film (à condition de l’avoir vu… et apprécié).

Aussi beau qu’au cinéma ?Retour au sommaire
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Les graphismes sont moyens. Les développeurs ont sans doute voulu leur donner un caractère enfantin et coloré, mais on remarque surtout des décors carrés et les textures pauvres en pixels, comme souvent dans les portages de films d’animation. Les personnages sont plutôt bien animés et font des mimiques amusantes… dommage !

La musique est la même que dans le film. C’est pas mal dans l’ensemble à condition d’aimer les ballades pop et country nasillardes. Le changement de musique en fonction des phases normales ou d’action (quand on se fait repérer) devient assez pénible à la longue.

Gameplay ou Game Plaie ?Retour au sommaire
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Le tir de lapin : Visez…
Le vrai point faible du jeu se situe dans la maniabilité des phases de plateformes (les plus fréquentes). Les mouvements de caméra rendent le contrôle difficile avec une manette et mal aisé au clavier. On se bat pour faire avancer droit le personnage et maintenir la vue à la 3e personne derrière soi. On s’y fait au fil du jeu mais c’est assez pénible au début. De plus, la configuration des touches se fait hors du jeu et brille par sa complexité. Il vaut mieux s’adapter aux touches proposées par défaut que de les changer. Avant chaque niveau, Miss Plume, la chouette, explique comment jouer les différentes phases en précisant quelles touches du clavier sont utiles.
L’IA des ennemis est proche du néant. Outre le fait qu’ils ne nous voient pas à un mètre lorsque l’on se déguise en arbuste (ça fait partie du jeu), il ne nous repère pas mieux à cinq mètres et nous oublient bien vite si l’on va se cacher.

Multi-joueurs ?Retour au sommaire
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… touchez !!
Le mode Concours Sauvage propose sept mini-jeux, dont cinq à déverrouiller dans le mode Aventure. Ils sont assez courts mais permettent de passer quelques minutes amusantes avec ses amis mais pas plus. On regrette qu’il n’y en ait pas au moins cinquante de plus pour donner un attrait supplémentaire et significatif à l’ensemble.

Ubisoft signe là un jeu aux fins commerciales qui ne trompe personne mais qui n’est pas dénué de certaines qualités : On retrouve l’ambiance du film, certains niveaux sont assez sympa à jouer (chariots, boule de neige…), l’humour est très présent. Mais ses côtés répétitifs dans la phase la plus courante (on avance et on fait peur à tous les chasseurs sans cervelle) et le faible nombre de mini-jeux rebuteront sans doute la majorité des joueurs, qui n’y reviendront certainement plus après l’avoir terminé. Sa durée de vie ne devrait guère dépasser les trois semaines pour un enfant de dix ans ayant eu la patience d’aller jusqu’au bout. Inutile de préciser pour quelqu’un de plus âgé… Pour cinquante euros, c’est un peu court.

Les Rebelles de la Forêt ne feront pas plus date dans l’histoire du jeu vidéo que dans celui du cinéma. Le jeu reste un divertissement sympathique mais trop moyen et répétitif pour que le joueur reste scotché devant son écran bien longtemps. A réserver aux fans du film et aux parents sans idée de cadeaux…
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