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Test Gratuitous Space Battles (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr

Publiée le 05/01/2010 à 00:01, par Geaz

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Test de Gratuitous Space Battles

Un nom ingrat et des graphismes en 2D n’augurent pas a priori un titre qui va marquer son genre. Pourtant, dans le petit monde des jeux de gestion/stratégie qui nous transportent dans une galaxie lointaine, Gratuitous Space Battle (GSB de son petit nom) a les arguments nécessaires pour séduire.

Commandeur IntersidéralRetour au sommaire
commandeur-intersideral
Les lasers sont peu efficaces contre les boucliers les plus puissants
Pour 20 euros (le jeu et son extension Tribe), Positech Games propose un jeu à petit prix mais au contenu assez costaud. En effet, il est préférable de se plonger dans la notice du jeu, très bien faite par ailleurs, avant de se lancer dans l’aventure. D’une part, parce que le jeu n’est disponible qu’en anglais, d’autre part, il faut en appréhender les mécanismes originaux. Un menu austère et une musique clinquante vous accueillent dès le lancement du titre, mais il faut savoir pardonner les faiblesses inhérentes des jeux indépendants tels que ce GSB. Ne reste plus qu’à pousser les graphismes ainsi que la résolution au maximum, ce n’est que de la 2D après tout, avant de décoller vers l’infini et l’au-delà.

N/A
On se retrousse les manches et on construit un vaisseau qui a de la gueule s'il vous plaît!
En tant que Commandeur en chef de la flotte spatiale de votre faction, parmi cinq en tout – Alliance, Rebelles, Empire, Tribu et Fédération – il est de votre devoir de mener les vôtres à la victoire. Pour se faire, un passage au hangar de conception et nécessaire. Il existe trois types de vaisseaux, les figthers, les frégates et les croiseurs. Votre objectif est simple, à partir de plans de ses engins spatiaux, il vous faut sélectionner des modules d’équipement offensif, défensif et de fonctionnement pour armer au mieux votre armée face à l’ennemi. Si les vaisseaux préconçus seront suffisants pour votre première escarmouche, il deviendra rapidement vital de concevoir vous-même les nouveaux fleurons de votre légion spatiale. Cette aspect « bac à sable » est vraiment une bonne idée, car on se prend vite au jeu de comparer les pièces entre elles pour construire la frégate longue portée ou le croiseur indestructible parfaits.

N/A
Choisi la quantité et la qualité de votre armada avant de passer à l'assaut. Placez vos unités avec soin.
Cependant, on ne peut pas en dire autant de la partie stratégique du soft, qui laissera plus d’un amateur de RTS sceptique. Une fois votre armada positionnée par vos soins sur la carte stratégique, la bataille se lance … ou plutôt le film de la bataille ! Il est ici tout bonnement impossible de donner des ordres, qu’ils soient d’attaques, de diversion, de retraite ou que sais-je encore, une fois l’ennemi engagé. Tout au plus peut-on donner des cibles prioritaires à ses capitaines en amont. Les hostilités se déroulent sans contrôle direct de votre part, aucune micro-gestion de ses unités n’est donc au rendez-vous. Un choix que les développeurs assument, car selon eux l’intérêt du titre est ailleurs. Une fois vainqueur ou vaincu, vous accédez à l’écran exhaustif des statistiques de la bataille. Son but est de voir ce qui a pu marcher ou non et, en cas de défaite, de refaire le match avec une armée revue et corrigé. GSB est en fait un jeu de dominos dans l’espace, où il faut jauger l’adversaire, sentir le terrain et tenter de tout prévoir avant de déclencher le premier coup de feu, à partir duquel tout est déjà écrit.


Space Opérette ?Retour au sommaire
space-operette
Et le titre n'est pas dénué d'humour, à voir le nom de ce croiseur
Ce système de jeu un peu bâtard serait ennuyeux si l’ensemble ne se montrait pas aussi addictif. Effectivement, en plus de flatter votre ego, vos victoires vous procurent de l’honneur, véritable sésame nécessaire à l’acquisition d’une flopée de nouveaux modules et de schémas de vaisseaux, qui démultiplieront les possibilités de créations. Le studio britannique nous offre là un titre vraiment complet, car on a toujours envie de créer – pour mieux diriger – le bataillon galactique de ses rêves. Puissance des boucliers, équipage, vitesse de pistage des tourelles, robots réparateurs, portée minimale et maximale etc.… il existe en tout et pour tout une vingtaine de paramètres à gérer. Et si en mode normal il est facile d’aligner des vaisseaux grossiers pour s’assurer une domination sans éclat, revenez-y en difficile ou en expert pour tenter d’arracher la victoire.

N/A
Les missiles et explosions partent dans tous les sens.
La réalisation des affrontements dans l’espace est pour sa part extrêmement réussi pour de la 2D. Bien sûr, on peut objecter que le tout aurait eu sûrement encore plus de gueule avec une dimension supplémentaire, mais les résultats sont là. Les chasseurs engagent le combat à une vitesse folle, tournoient puis s’évanouissent dans une dernière explosion kamikaze. Les énormes croiseurs, flanqués de frégates armées jusqu'aux dents, balancent leurs missiles dans de vives explosions tandis que les boucliers déflecteurs repoussent l’assaut incessant des tourelles lasers ennemis. Avec un petit zoom avant au bon moment, on s’y croirait. Cela fait même plaisir de savoir qu’avec si peu de moyens, on peut arriver à un tel résultat. Seule la musique est un peu en retrait, principalement à cause des mêmes thèmes qui reviennent en boucle et des bruitages, qui pourraient impressionner davantage. Mais quel souci du détail ! Par exemple, les modules sont placés à l’exact endroit que vous avez choisi lors de la conception du vaisseau. Mieux encore, en cas de destruction de ce dernier, une myriade navettes de sauvetages viendra emplir la vastitude de l’espace, le temps de la retraite.

N/A
Des astuces bien utiles pendant les chargements.
Le gros reproche que l’on pourrait adresser à GSB est son manque de cartes jouables, seulement 16 malgré l’extension. C’est assez peu, et on aurait aimé que les développeurs se creusent la tête pour nous surprendre avec des champs de batailles plus variés. Signalons la présence d’un mode multijoueur, qui permet de savoir qui a la plus grosse … armée. Il s’agit en effet de créer la meilleure flotte possible et de proposer à d’autres joueurs de la défaire. Sympa. Et si Positech Games peut souffrir d’une image trop discrète voire pas franchement flatteuse (Democracy 1 & 2), voilà l’occasion pour lui de gagner en reconnaissance.

Gratuitous Space Battle est une bonne surprise. Son gameplay osé mais finalement réussi, ainsi que ses graphismes séduisants, lui permettent de s’en tirer plus qu’honorablement. De quoi s’occuper sainement, entre une partie d’Haegemonia ou d’Homeworld.
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