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Test Gorky 17 (PC) : 6/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie Février 2000 sur PC

Les +

  • Ambiance et mise en scène.
  • Combats très prenants.
  • Surenchère d’armes et de monstres.

Les -

  • Côtés aventure et RPG simplistes.
  • Devient rapidement trop facile.
  • Se termine en une quinzaine d’heures.
La note de jeuxvideo.fr
6.0
bon
Niveau d'attente
des lecteurs de Jeuxvideo.fr
Elevé
(Attendu par 100% des lecteurs)
(1 votes)
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Publiée le 09/10/2006 à 00:10, par Supernounours

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Test de Gorky 17

Assez méconnu, Gorky 17 est un jeu tactique post-apocalyptique mâtiné de quelques éléments de RPG. Il s'agit du premier bébé des polonais de Metropolis Software. De quoi partir avec un petit a priori négatif au vu des titres généralement proposés par les petits studios d’Europe de l’est... Distribué sur le marché français par Ubisoft, Gorky 17 serait-il l’exception qui confirme la règle ?

Jetons un œil au scénario, hum hum...Retour au sommaire
En 2008, la ville russe de Gorky 17 est bombardée par son propre gouvernement. La zone est rapidement bouclée. L’excuse officielle fournie à la presse est la suivante : épidémie de variole. En fait, il s’est avéré qu’une expérience militaire a mal tourné et que les hélicoptères ont finalement mis le feu à la cité, comme nous le montre la cinématique d’introduction. L’histoire commence l’année suivante en Rus... ah non, en Pologne. Etrange, ça, tiens. Un commando de trois soldats accoste en canot gonflable sur les côtes d’une cité déserte. L’officier du groupe, un dénommé Cole Sullivan au service de l’OTAN, n’en sait pas plus que vous sur la situation. On l’a envoyé en Pologne chercher un mystérieux laboratoire secret qui aurait un rapport avec la catastrophe de Gorky 17. .. Vraiment bizarre, cette affaire. Enfin, passons. Afin de l’aider dans sa tâche, Sullivan est accompagné du comique de service Jarek Ovitz et du scientifique pétochard Thiery Trantigne. Sachant que notre héros est canadien et que ses adjudants sont respectivement polonais et français, le début de l’aventure prend rapidement l’allure d’une histoire drôle Carambar... Bref, nos trois compères se retrouvent débarqués en territoire hostile avec des objectifs plus que vagues. Pas très rassurant, tout cela, surtout que les premiers mutants ne vont pas tarder à pointer le bout de leur nez. Le scénario se révèlera par la suite aussi farfelu que le démarrage le laissait imaginer. Toutefois, un effort de mise en scène a bien été réalisé et, malgré des ficelles un peu évidentes, on n’aura aucun mal à se sentir impliqué dans le destin des trois soldats, avec une forte envie de découvrir le pourquoi du comment de cette étonnante histoire.

Euh... et le gameplay, ça donne quoi ?Retour au sommaire
Mais, finalement, on se fiche un petit peu de la trame scénaristique : l’essentiel, c’est que l’ambiance soit au rendez-vous, n'est-ce pas ? Les musiques sont heureusement de bonne facture, renforcées par de multiples cinématiques, bienvenues en dépit de leur qualité moyenne et du bug laissant souvent apparaître le symbole de « Chargement » au centre de l’écran. En outre, tout notre périple se déroule d’une seule traite et la nuit, évidemment. On dirige les trois gaillards à la souris, sachant qu’on ne peut en sélectionner qu’un seul à la fois mais que les autres suivent le mouvement en file indienne, sans problème de pathfinding.

Premier regret, l’interactivité est vraiment très limitée. Toutes les issues ou les éléments avec qui le joueur peut interagir sont signalés par une vulgaire croix clignotante. De même, quand un objet de l’inventaire doit être utilisé sur un autre du décor, l’interface le précise immédiatement. Aucune réflexion n’est demandée. Les coffres à équipement clignotent eux aussi, mais sont parfois assez difficiles à dénicher. Vu le caractère touffu de l’environnement, l’exploration garde donc un certain intérêt, et puis il faut avouer que les décors sont plutôt jolis. Le scrolling de l’écran est volontairement limité et à « retour de force », de façon à pallier l’absence de brouillard de guerre. L’ensemble apparaît immédiatement assez statique, et ce ne sont pas les quelques animations décoratives ou les ombres portées qui y changeront quelque chose.

Qu’en est-il de l’aspect RPG évoqué en introduction ? Il est de fait tout simplement réduit à sa plus simple expression. Premièrement, chaque personnage est doté d’un inventaire segmenté en trois parties : armes, médicaments / armures et objets de quête, cette dernière section étant commune à toute l’équipe, évitant ainsi des pénibles échanges d’objets au moment de leur utilisation. C’est simple et efficace. Deuxièmement, nos soldats bénéficient d’un certain nombre de compétences (points de vie, chance, précision, riposte, calme et... c’est tout) pouvant être augmentées à chaque niveau. Et comment gagne-t-on de l’expérience ? En accomplissant de missions secondaires ? Que nenni, puisqu'il n’y a même pas de journal de quête.Pour développer la puissance de vos persos, c’est bien en combattant qu’il faudra vous y prendre.

De la baston, et encore de la baston !Retour au sommaire
Du fait de son manque d’interactivité, l’aspect aventure de Gorky 17 est minimaliste. En plus, le joueur ne peut en aucun cas agir sur les nombreux dialogues entre les membres de son groupe ou ceux, plus occasionnels, avec des PNJ.C’est d’autant plus dommage que les voix, en version originale sous-titrée, sont de très bonne facture, et contribuent grandement à donner vie aux discussions. Mais où se situe donc le réel intérêt de ce titre ? Dans les combats, pardi ! D’abord, il faut savoir qu’ils sont extrêmement nombreux et qu’ils se déclenchent sans crier gare, sans même que le joueur n’ait pu remarquer un monstre surgi du décor. On retrouve ce système dans un grand nombre de RPG sur console, sauf que cette fois leur déclenchement n’a rien d’aléatoire. Chaque affrontement ne se déclenche qu’une seule et une unique fois (on notera juste une exception à un moment du jeu, mais il s'agit d'un bug) à un moment et un endroit précis. Dès lors, une nouvelle zone de jeu apparaît en affichant le même décor, mais sous un angle différent. Sachant que l’environnement est dessiné en 2D, tout laisse à penser que cela revient pour les développeurs à tout recréer. N'aurait-il pas été plus pertinent de tout représenter en 3D ? Bref, le combat s’enclenche, et le jeu passe soudain en mode tour par tour.

La taille des zones de combats est variable, ainsi que le nombre et le placement des obstacles derrière lesquels on peut se replier. Les bons vieux barils explosifs sont parfois de la partie, et leur efficacité est indéniable. Les déplacements possibles des belligérants sont visualisés au sol par des carrés verts. De même, la portée et l’angle de tir des armes sont représentés en rouge, tandis que leur aire d’effet est en jaune. A titre informatif, le joueur peut aussi vérifier la puissance maximale de chaque instrument de mort, ainsi que le pourcentage de dégâts infligés en fonction du niveau d’armure de l’ennemi. On décompte presque trente armes différentes, allant du très classique (pistolet, fusil, bazooka, lance-flammes) au très exotique (lanceurs de napalm ou d’azote liquide). A côté de ses engins de guerre, on retrouve aussi divers gadgets et de quoi en découdre à corps à corps. Les munitions se faisant rares en début de partie, les poignards et autres hachettes ne sont pas à négliger. Surtout que leur puissance est loin d'être ridicule.

Afin de tester son armement, le joueur rencontrera une ribambelle de monstruosités. Le bestiaire est d’ailleurs d’une variété et d’une originalité surprenante. On découvre une nouvelle bestiole à chaque combat, ou presque. Pour parachever le tout, vous aurez à vider vos chargeurs sur une dizaine de boss différents. Il faudra néanmoins garder en tête que chaque monstre possède sa vitesse, ses attaques et ses résistances propres. Certains mutants seront véloces, immunisés au feu et dotés de crocs venimeux, alors que d’autres seront lents, insensibles au gel et armés de fusils. Cet exemple laisse entrevoir la richesse et la complexité des combats, au cours desquels il faut aussi tenir compte de l’environnement. Bien sûr, de nombreux éléments sont complètement irréalistes, mais c’est pour la bonne cause : l’équilibre tactique ! Concernant l’Intelligence Artificielle, elle fait son boulot à peu près correctement, mais il lui arrive de faire des bourdes complètements stupides, comme par exemple diriger un affreux en plein sur une dynamite. Pour les curieux, sachez qu’il sera possible d’enrôler jusqu’à deux alliés supplémentaires. En tout, cinq personnes pourront rejoindre votre équipe à différents moments de l’aventure.

L’amateur d’aventure ou de RPG sera peu gâté en jouant à Gorky 17. C’est plutôt l’aficionado de combats tactiques qui y trouvera son bonheur, pourvu que l’ambiance glauque à souhait ne le lui gâche pas. Plutôt bien réalisé, on reprochera plutôt à ce jeu modeste sa faible durée de vie et son manque d’ambition.
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