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Test Ghost Recon Phantoms (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 10 Avril 2014 , PC
Publiée le 17/08/2012 à 00:08, par Zick

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Test de Ghost Recon Online

Dans la course aux jeux basés sur le modèle free-to-play, Ubisoft fait parti de la queue du peloton. Il faut dire que l’éditeur français entretient des relations plutôt ambigües avec le PC, le piratage l’ayant peu encouragé à soutenir la plateforme. Mais tout ça, c’est du passé si l’on en croit les récentes annonces de la boîte de Yves Guillemot. Désormais Ubisoft va s’investir à fond sur le créneau, et Ghost Recon Online est le premier à mettre le pied sur la terre très concurrentielle des jeux gratuits-mais-pas-trop. Et pour une première incursion, on peut dire que Ghost Recon Online n’est pas un mauvais bougre. Disons qu’il souffre simplement de l’inexpérience de l’éditeur sur le créneau. Explications.

Ghosts vs GhostsRetour au sommaire
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Ghost Recon Online c’est basiquement deux équipes de Ghosts qui s’affrontent sur des cartes-couloirs à l’aide d’armes et de gadgets hi-tech. Sur le fond le jeu est d’un classicisme absolu, puisqu’une fois son profil créé et l’une des trois classes du jeu choisie (commando/assaut, spécialiste/soutien et éclaireur/sniper), on se lance le système de matchmaking pour trouver une équipe et des adversaires. Une fois sur le terrain, le joueur déplace son soldat futuriste dans une vue à la troisième personne avec la possibilité de se mettre à couvert derrière n’importe quelle surface plane et verticale d’une simple pression de la touche espace. On peut également épauler son arme pour viser plus précisément, et la caméra passe alors dans une vue à la première personne qui restreint considérablement le champ de vision. Voilà, vous avez bien compris, GRO, de son petit nom, ne réinvente pas la poudre. D’autant plus que les quelques cartes (cinq ou six actuellement) ne sont pas des exemples d’originalité. Il s’agit, pour les trois quart d’entre elles, de simples couloirs avec quelques embranchements et des points à capturer.

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Ce manque cruel d’originalité ne fait pas pour autant de GRO un mauvais jeu, puisque son gameplay se révèle très efficace une fois la souris en main. Il ne suffit que de quelques minutes pour prendre son ghost en main. Le système de couverture est instinctif, les contrôles répondent biens et sont – chose bien rare dans les jeux de guerre du moment – exhaustifs. Il est possible de s’accroupir, de s’allonger, de leaner lorsque l’on est à couvert, de glisser rapidement d’un point à l’autre en maintenant la touche espace enfoncée. Le tout est très plaisant à contrôler. Même constat pour les armes, réparties en sept classes allant du fusil d’assaut au fusil à pompe en passant par les mitrailleuses lourdes, qui possèdent un comportement très différentes les unes des autres, et permettent de s’adapter à différentes situations. Il est d’ailleurs possible de les personnaliser avec d’innombrables gadgets pour les rendre plus précise ou plus puissantes en engrangeant de l’expérience et des niveaux pour ensuite débloquer du nouveau matériel. La personnalisation de son ghost passe naturellement par la boutique d’objets virtuels, que l’on peut bien sûr débloquer avec de l’argent bien réel. On y reviendra.

Point Ghost-WinRetour au sommaire
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Une fois son avatar équipé des pieds à la tête, il est temps de se lancer dans une partie. Deux modes de jeu sont actuellement disponibles. Le premier, le mode Conquête, propose à une équipe de capturer trois points sur la carte, tandis que la seconde doit l’en empêcher. Une fois le point capturé, il n’est plus possible pour l’équipe en défense de reprendre le point. Il faut donc prendre soin de bien répartir ses forces sur les deux premiers points et de coopérer pour tenir les assaillants. Des quelques parties que nous avons pu faire, l’attaque gagne très souvent, la faute à un manque flagrant de coopération et de coordination des défenseurs. Le deuxième mode de jeu consiste là encore en une capture de points, mais avec la possibilité cette fois-ci de reprendre un point déjà capturé par l’équipe adverse. Sans être mauvais, ce dernier mode est souvent le plus pénible à jouer. La majorité des participants se foutent complètement des objectifs et cherchent avant tout le frag. Il n’est donc pas rare de voir des équipes bourrées de snipers des deux côtés camper patiemment autours des points en attendant qu’un pigeon vienne voler près de leur viseur. Malgré tout, quand on tombe sur une équipe équilibrée en termes de classes, il est possible de réaliser plus naturellement des actions coopératives, essentiellement grâce aux gadgets dont sont bardés les ghosts.

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Car les classes de ghosts ne sont pas uniquement présentes pour être plus rapide ou plus résistant, elles permettent surtout de débloquer des gadgets qui leurs sont associées. L’éclaireur pourra ainsi utiliser un radar capable détecter les ennemis à travers les parois, le commando utilisera un appareil pour désorienter toutes les cibles qui ne sont pas à couvert et le spécialiste déploiera un bouclier futuriste pour le rendre invincible un court instant. Pas aussi fumés qu’ils n’y paraissent, ces gadgets hi-tech permettent bien souvent de débloquer des situations de campe a priori inextricables, du moins quand les joueurs s’en servent efficacement. Car l’un des gros soucis de GRO actuellement, c’est que ses mécaniques de gameplay sont affreusement mal expliquées. Le seul tutoriel présent dans le jeu consiste en une petite vidéo YouTube d’introduction et quelques info-bulles dans les menus. On ne s’étonne guère ensuite que les parties entre débutants consistent uniquement en des assauts frontaux sans finesses. Rien n’est expliqué sur le fonctionnement exact ou les dégâts causés par les compétences de classe. Il faut découvrir tout cela par soi-même, ce qui est parfois gênant en plein match.

Du GRO son dans les oreillesRetour au sommaire
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Le constat est identique concernant l’interface de la boutique et de personnalisation de son personnage. Trop peu de choses sont expliquées, et il faut prendre le temps de fouiller de fond en comble les menus pas franchement ergonomiques. J’ai mis par exemple trois bonnes heures avant de comprendre qu’il était possible de rendre son gilet pare-balle plus résistant en cliquant dessus et en lui associant des modules de survie. Dans le même genre, on a du mal à comprendre où va exactement ce que l’on achète dans la boutique, et si le pointeur laser qu’on vient de prendre est désormais bien monté sur son arme ou non. Le tout est très fouilli et demande beaucoup trop de temps avant de devenir familier. Ce qui est fort dommage pour un jeu dont la montée en puissance est basée dessus. En ce qui concerne la boutique, il est possible d’acheter des Pièces Ghost (PG) allant de 4,99 € (885 pièces) pour le premier prix à 99,99 € (22 125 pièces) pour le plus cher. Quand on sait que les armes les plus chères coûtent plus de 8000 PG et que l’unique boost d’expérience (+ 50% de PG et d’XP pendant 7 jours) coûte 1160 PG, il est difficile de trouver tout cela bon marché. Surtout après avoir joué à Tribes Ascend par exemple. De fait, il est possible de débloquer l’intégralité des armes et des bonus seulement avec de l’expérience (et donc du temps), mais comme d’habitude avec les jeux free-to-play, il faudra y passer des mois.

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Et c’est d’autant plus dommage que les combats s’avèrent assez plaisant à jouer. Il ne suffit généralement que de quelques balles pour faire tomber un adversaire. Les escarmouches sont rapides et violentes, et la barre de vie fond très rapidement au moindre échange. Il existe bien un système de régénération de vie, mais celui-ci est très lent et demande de longues minutes avant de récupérer l’intégralité de ses PV. On le disait un peu plus haut, quand la coopération fonctionne, les combats de GRO sont un vrai bonheur. Avancer à couvert pendant qu’un support arrose les ennemis et prendre un groupe d’ennemi de côté est tout simplement jouissif. Mais ce genre de moments sont bien trop rare quand on joue sans amis ni micro. Car le plus gros point noir de GRO est actuellement son matchmaking absolument affreux. C’est bien simple, sur la grosse trentaine de matchs que nous avons pu faire durant le test, seule une poignée d’entre eux se sont révélés équilibrés. Les autres matchs étaient uniquement à sens unique avec une chance sur deux de se trouver dans une excellente équipe contre une très mauvaise ou inversement. On sent d’ailleurs qu’Ubisoft travaille sur le sujet (des questionnaires apparaissent régulièrement à la fin de chaque partie), mais c’est vraiment pénible à la longue. Le suivi du jeu semble toutefois satisfaisant, puisque les patchs tombaient régulièrement durant la bêta, avec des développeurs à l’écoute de la communauté. En l’état le jeu est jouable, mais il manque encore de quelques réglages pour en faire un free to play vraiment solide.

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D’un point de vue technique enfin, GRO est du genre docile. Quand bien même nous n’avons pas réussi à le faire tourner sur une machine dotée d’une Radeon HD 4870 (il était impossible de modifier la résolution), sur un PC équipé d’une carte Nvidia le jeu tournait en permanence à plus de 60 images par secondes. Sans être un modèle de beauté, GRO propose une modélisation des personnages très acceptable, des animations très soignées et des environnements honnêtes quand bien même ces derniers ont tendance à succomber à l’effet de mode shooter moderne (nuance de gris/jaune/bleu pâle). Ce qu’on retiendra en revanche, ce sont les bruitages d’excellente facture. Les armes ont chacune des bruits de tirs différents, et pour peu que l’on soit un peu éloigné d’un point chaud, on entend les balles claquer au loin, ce qui donne un cachet réaliste au jeu.

A défaut d’être original, Ghost Recon Online est un shooter multijoueur efficace. Rapide à prendre en main en dépit de son manque de véritable tutoriel, proposant assez de finesse dans les affrontements et quelques subtilités bienvenue avec les compétences de classe, le premier free to play d’Ubisoft possède suffisamment d’arguments pour séduire les joueurs fans du genre. On regrette en revanche que l’interface soit aussi peu intuitive et surtout que le matchmaking soit vraiment foireux. Des défauts qui seront certainement corrigés avec le temps, mais qui entachent bien trop le plaisir de jeu pour le moment pour qu’on s’y attarde plus d’une grosse dizaine d’heures. Les bases sont là, il reste maintenant à peaufiner le tout.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.4
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Très bon Pour profiter au maximum du potentiel de GRO, trouvez vous, ou fondez, une team. La communauté francophone très active organise de nombreuse chose notament un tournois europeen qui a débuté hier, et qui peux recevoir de nouvelles team et joueurs chaque semaine.
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
Au départ free to play et convivial, il est maintenant impossible de prendre le train en route sans payer pour faire fasse aux joueurs qui sont là depuis longtemps et qui ont payé pour avoir des équipements exclusifs
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
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