Test de FIFA Football 2005
La sortie d’un nouveau FIFA est un événement que les amateurs de foot sur PC attendent avec anxiété. C’est que souvent, la frustration est au rendez-vous. Les promesses techniques ou ludiques ne sont pas toujours tenues et les nouveautés apportées fleurent bon l’arnaque commerciale. C’est qu’une position de leader du marché, en quasi monopole, libère les instincts mercantiles les plus vils dans le monde du jeu vidéo comme dans le reste du milieu. Après un relativement décevant FIFA 2004, c’est donc au tour du millésime 2005 de se présenter, trompettes sonnantes et tambours battants, devant les fans du monde entier. La première impression est plutôt bonne.
Dans le précédent opus, on remarquait d’emblée le manque de finition de l’ensemble, déplorant le caractère hideux des menus. Cette fois, un travail soigné remplace l’impression bâclée. On s’y retrouve tout de suite mieux. Bien entendu, après les réglages d’usage, on lance une petite session d’entraînement, histoire de voir comment a évolué le gameplay depuis l’année dernière. A onze contre un gardien, on se focalise sur la circulation du ballon et les combinaisons. Le tout est fluide et ne manque pas de qualités graphiques. Le gardien est toujours aussi mauvais que dans les versions précédentes, mais il ne s’agit peut-être que de l’entraînement, pas de conclusions hâtives.
On se sent donc prêt à relever le défi du premier match amical. On sélectionne deux équipes parmi celles proposées (18 championnats, ce qui n’est pas un record, 38 équipes nationales, ce qui est ridicule, et les onze mille joueurs qui les accompagnent) et c’est parti. On retrouve aux commentaires les deux habitués de la série, mais on s’est habitué à leurs remarques plates et on ne se formalisera donc plus. Dès le coup d’envoi, on se souvient de FIFA 2004. La filiation est évidente, mais pourquoi en aurait-il été autrement ? Sur les configurations moyennes, les premiers ralentissements se feront sentir, c’est que les détails pullulent à l’écran. De près, pourtant, les tribunes et supporters ne sont pas très jolis et certains drapeaux agités semblent plantés sur la tête des supporters…
La difficulté de la rencontre dépendra bien entendu du niveau de jeu choisi, de la qualité de l’adversaire et de votre maîtrise des commandes. Celles-ci sont paramétrables mais identiques aux précédentes. Alors, intéressons-nous plutôt aux nouveautés annoncées. Au niveau du contrôle de balle, une nouvelle fonction permet de jouer plus facilement en un temps, en maintenant la touche MAJ enfoncée et en dirigeant l’impact du ballon pour, par exemple, se défaire d’un marquage trop strict ou jouer en profondeur. Cela fait encore une touche supplémentaire et on peut s’en passer facilement. Cela n’apporte pas grand-chose. Et question gameplay…. C’est déjà tout. Les animations sont globalement satisfaisantes, si ce ne sont les courses des joueurs, où on les voit se plier en deux pour fendre le vent… A mourir de rire.
Passons donc en mode carrière, le précédent ayant été un fiasco avec seulement cinq saisons à jouer et des possibilités trop réduites. Ici, on vous parlera de quinze saisons, ce qui est nettement mieux. Vous pouvez choisir un club parmi ceux présentés dans la zone de votre choix. Qu’est-ce qu’une zone ? Il s’agit plutôt d’un groupe de championnats répartis par niveau global. Il vous sera donc impossible de passer du plus petit club au plus grand, sauf dans le cadre des compétitions britanniques, plus fournies dans les divisions inférieures. Impossible donc de commencer au Mexique pour terminer à Manchester United. Dommage. On croyait que le football était un village global. Détail intéressant, on peut créer son entraîneur. Outre le nom, une jolie photo le représentant sera sélectionnée.
On choisit la D1 belge et le club de Charleroi en particulier. Les noyaux sont actualisés mais ne tiennent pas compte des dernières petites retouches et certains joueurs ne se ressemblent pas. Mais on se doute que la Belgique a reçu moins d’attention que l’Espagne ou l’Italie. En cours de saison, l’indice de confiance jouera le rôle d’épée de Damoclès au dessus de votre tête. S’il descend trop bas, après une série de revers, vous serez limogé. Dans un pareil cas, la saison se poursuivra sans vous et vous vous choisirez un autre club au terme de celle-ci. Votre but ? Outre briller et prendre du plaisir, ce sera de totaliser cinq étoiles en quinze ans et d’inscrire votre nom dans la légende du football. Encore un jeu pour mégalomanes. Vous pouvez faire progresser votre équipe en investissant des points dans les différents secteurs de jeu, mais aussi dans des cellules comme les soins, la préparation physique, le recrutement ou les finances.
Le mode carrière n’est pas inintéressant et s’il n’atteint pas encore un vrai jeu de simulation, ce qui n’est pas sa prétention, d’ailleurs, il ne rivalise toujours pas avec… SWOS. Mais seuls les nostalgiques saisiront. On nous annonce également, rayon nouveautés, l’intégration d’un centre de création, étrangement absent de l’édition 2004. Là, on navigue entre joie et déception. Joie parce qu’il est possible de créer un joueur de A à Z en modifiant la courbe de son nez, l’espacement de ses yeux, la fourniture de ses sourcils, la forme de sa bouche, la taille de ses lèvres… Une trentaine de paramètres rien que pour le visage de l’intéressé, c’est impressionnant. Déception parce que l’on ne peut que créer de nouveaux joueurs, en aucun cas modifier ceux qui existent. Et comme tous les championnats n’ont pas été créés avec autant de fidélité, on ne peut que s’en plaindre.
Il est possible de créer ses propres compétitions mais pas de Coupe du Monde ou d’Euro, par exemple. Sans doute parce que EA Sports sort également des jeux pour ces tournois majeurs. Enfin, la « boutique FIFA 2005 » vous permet d’investir des points gagnés en jouant dans l’achat de nouveaux maillots, de nouvelles chansons, de nouveaux ballons ou stades… Un gadget qui ravira les habitués des jeux sur console mais qui ennuiera au plus haut point les joueurs sur PC. Voilà. On en a fait le tour. FIFA 2005 est meilleur que FIFA 2004, mais n’est pas encore le jeu de foot parfait. Trop difficile à prendre en main pour un débutant, pas assez novateur pour les experts, pas assez riche, il propose tout de même quelques améliorations notables, dont le mode carrière. A réserver à ceux qui n’ont que FIFA 2004 ou qui n’ont pas encore de FIFA.
Dans le précédent opus, on remarquait d’emblée le manque de finition de l’ensemble, déplorant le caractère hideux des menus. Cette fois, un travail soigné remplace l’impression bâclée. On s’y retrouve tout de suite mieux. Bien entendu, après les réglages d’usage, on lance une petite session d’entraînement, histoire de voir comment a évolué le gameplay depuis l’année dernière. A onze contre un gardien, on se focalise sur la circulation du ballon et les combinaisons. Le tout est fluide et ne manque pas de qualités graphiques. Le gardien est toujours aussi mauvais que dans les versions précédentes, mais il ne s’agit peut-être que de l’entraînement, pas de conclusions hâtives.
On se sent donc prêt à relever le défi du premier match amical. On sélectionne deux équipes parmi celles proposées (18 championnats, ce qui n’est pas un record, 38 équipes nationales, ce qui est ridicule, et les onze mille joueurs qui les accompagnent) et c’est parti. On retrouve aux commentaires les deux habitués de la série, mais on s’est habitué à leurs remarques plates et on ne se formalisera donc plus. Dès le coup d’envoi, on se souvient de FIFA 2004. La filiation est évidente, mais pourquoi en aurait-il été autrement ? Sur les configurations moyennes, les premiers ralentissements se feront sentir, c’est que les détails pullulent à l’écran. De près, pourtant, les tribunes et supporters ne sont pas très jolis et certains drapeaux agités semblent plantés sur la tête des supporters…
La difficulté de la rencontre dépendra bien entendu du niveau de jeu choisi, de la qualité de l’adversaire et de votre maîtrise des commandes. Celles-ci sont paramétrables mais identiques aux précédentes. Alors, intéressons-nous plutôt aux nouveautés annoncées. Au niveau du contrôle de balle, une nouvelle fonction permet de jouer plus facilement en un temps, en maintenant la touche MAJ enfoncée et en dirigeant l’impact du ballon pour, par exemple, se défaire d’un marquage trop strict ou jouer en profondeur. Cela fait encore une touche supplémentaire et on peut s’en passer facilement. Cela n’apporte pas grand-chose. Et question gameplay…. C’est déjà tout. Les animations sont globalement satisfaisantes, si ce ne sont les courses des joueurs, où on les voit se plier en deux pour fendre le vent… A mourir de rire.
Passons donc en mode carrière, le précédent ayant été un fiasco avec seulement cinq saisons à jouer et des possibilités trop réduites. Ici, on vous parlera de quinze saisons, ce qui est nettement mieux. Vous pouvez choisir un club parmi ceux présentés dans la zone de votre choix. Qu’est-ce qu’une zone ? Il s’agit plutôt d’un groupe de championnats répartis par niveau global. Il vous sera donc impossible de passer du plus petit club au plus grand, sauf dans le cadre des compétitions britanniques, plus fournies dans les divisions inférieures. Impossible donc de commencer au Mexique pour terminer à Manchester United. Dommage. On croyait que le football était un village global. Détail intéressant, on peut créer son entraîneur. Outre le nom, une jolie photo le représentant sera sélectionnée.
On choisit la D1 belge et le club de Charleroi en particulier. Les noyaux sont actualisés mais ne tiennent pas compte des dernières petites retouches et certains joueurs ne se ressemblent pas. Mais on se doute que la Belgique a reçu moins d’attention que l’Espagne ou l’Italie. En cours de saison, l’indice de confiance jouera le rôle d’épée de Damoclès au dessus de votre tête. S’il descend trop bas, après une série de revers, vous serez limogé. Dans un pareil cas, la saison se poursuivra sans vous et vous vous choisirez un autre club au terme de celle-ci. Votre but ? Outre briller et prendre du plaisir, ce sera de totaliser cinq étoiles en quinze ans et d’inscrire votre nom dans la légende du football. Encore un jeu pour mégalomanes. Vous pouvez faire progresser votre équipe en investissant des points dans les différents secteurs de jeu, mais aussi dans des cellules comme les soins, la préparation physique, le recrutement ou les finances.
Le mode carrière n’est pas inintéressant et s’il n’atteint pas encore un vrai jeu de simulation, ce qui n’est pas sa prétention, d’ailleurs, il ne rivalise toujours pas avec… SWOS. Mais seuls les nostalgiques saisiront. On nous annonce également, rayon nouveautés, l’intégration d’un centre de création, étrangement absent de l’édition 2004. Là, on navigue entre joie et déception. Joie parce qu’il est possible de créer un joueur de A à Z en modifiant la courbe de son nez, l’espacement de ses yeux, la fourniture de ses sourcils, la forme de sa bouche, la taille de ses lèvres… Une trentaine de paramètres rien que pour le visage de l’intéressé, c’est impressionnant. Déception parce que l’on ne peut que créer de nouveaux joueurs, en aucun cas modifier ceux qui existent. Et comme tous les championnats n’ont pas été créés avec autant de fidélité, on ne peut que s’en plaindre.
Il est possible de créer ses propres compétitions mais pas de Coupe du Monde ou d’Euro, par exemple. Sans doute parce que EA Sports sort également des jeux pour ces tournois majeurs. Enfin, la « boutique FIFA 2005 » vous permet d’investir des points gagnés en jouant dans l’achat de nouveaux maillots, de nouvelles chansons, de nouveaux ballons ou stades… Un gadget qui ravira les habitués des jeux sur console mais qui ennuiera au plus haut point les joueurs sur PC. Voilà. On en a fait le tour. FIFA 2005 est meilleur que FIFA 2004, mais n’est pas encore le jeu de foot parfait. Trop difficile à prendre en main pour un débutant, pas assez novateur pour les experts, pas assez riche, il propose tout de même quelques améliorations notables, dont le mode carrière. A réserver à ceux qui n’ont que FIFA 2004 ou qui n’ont pas encore de FIFA.
