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Test FIFA 14 (PC) : 9/10 sur JeuxVideo.fr PC, PS3, Xbox 360, Nintendo 3DS

Sortie le 27 Septembre 2013 sur PC, PS3, Xbox 360, Nintendo 3DS

Les +

  • Nouvelle interface intuitive
  • Des licences par centaines
  • Ambiances et commentaires
  • Le collectif au cœur du jeu
  • Équilibrage physique/technique
  • Physique du ballon plus crédible
  • IA plus maligne et débrouillarde
  • Mode en ligne fiable

Les -

  • Pas d'évolution graphique
  • Collisions parfois fantasques
  • Quelques tirs improbables
  • Pas de GameFace en manager
  • Carrière de joueur avec des objectifs parfois absurdes
La note de jeuxvideo.fr
9.0
tres bon
La note des internautes
7.6

(36 votes)
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Publiée le 03/12/2013 à 18:12, par Guillaume C.

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Test de FIFA 14 : le cas des versions next-gen

Après avoir dominé de la tête et des épaules le football virtuel sur PS3 et 360, FIFA nous livre l'une de ses dernières prestations sur cette génération de consoles, le PC et la génération à venir.

Depuis maintenant six ans, FIFA est le leader incontesté et incontestable du football sur consoles de salon. Si certaines évolutions sont plus anecdotiques que d'autres, la série d'EA Sports se bonifie avec le temps en s'appuyant sur les bonnes bases des épisodes précédents, tout en de gommant autant que possible les défauts qui reviennent le plus souvent dans les reproches des joueurs. FIFA 14 sur PS3 et 360 est particulier car il marque la fin d'une ère sur une génération de consoles. À ce titre, les développeurs ont eu a cœur de nous rendre LA copie parfaite après des années de travail afin de finaliser la dernière refonte en date initiée par FIFA 12. Et ils y ont mis le paquet : nouvelles animations, nouvelle physique du ballon, nouvelle gestion collective, etc. Il ne reste plus qu'à vérifier si l'ensemble tient toutes ses promesses.

EA Sports presque au sommet de son artRetour au sommaire
FIFA 14
D'entrée, les habitués de la licence remarqueront le chamboulement d'interface opéré par ce nouvel opus. Au lieu d'avoir un menu classique avec différentes listes qui se succèdent et des sous-menus à n'en plus finir, FIFA nous propose un écran d’accueil avec des blocs munis de sliders qui permettent de passer directement à la zone de jeu, ou de configuration, qui nous intéresse. Une fois passées les premières minutes - déroutantes - d'utilisation (beaucoup d'informations accessibles simultanément), cette façon de naviguer devient vite rapide et instinctive. Pour preuve : lorsque l'on réinsère FIFA 13 dans sa console, on a l'impression de perdre un temps fou à naviguer dans différentes interfaces qui nous semblent dorénavant anti-ergonomiques au possible. Avec FIFA 14, l'accès est toujours direct, sans écran intermédiaire.

Afin de ne pas trop chambouler les joueurs, les menus tactiques (formations, titularisations, etc.) restent les mêmes. Une petite nouveauté permet néanmoins, à celui qui aura préparé ses différentes compositions en fonction des scénarios de match, de passer rapidement d'une formation à une autre grâce au slider situé sur le bloc de composition du menu pause. Une façon intelligente de gagner du temps en cours de rencontre sans être un professionnel de la tactique pré-enregistrée. Concernant les mini-jeux d'entraînement, qui proposent de se familiariser avec les commandes, le titre d'EA Sports propose 13 ateliers techniques différents (5 de plus que FIFA 13) composées de 4 étapes. Soit un total de 52 épreuves, dotées d'objectifs de score et/ou de temps, pour parfaire sa maîtrise du football virtuel.

Vidéo-Test de FIFA 14


« Les éclairages comme les textures sont rigoureusement identiques à ce qui est présent dans la licence depuis FIFA 12 »
Au niveau du contenu, FIFA 14 revendique 26 championnats nationaux - transferts estivaux inclus - dont 5 contiennent les divisions inférieures (Allemagne, Angleterre, Espagne, France, Italie) et 47 sélections nationales. 15 équipes supplémentaires (Shakhtar Donetsk, Galatasaray, Palmeiras, Olympiakos, etc.) complètent ce casting. Si l'on déplore que la Süper Lig (Turquie) et la Superleague Elláda (Grèce), autrefois présentes, ne fassent pas leur come-back virtuel, les amateurs de football sud-américain vont être aux anges en apprenant que les championnats argentin, chilien et colombien s'ajoutent désormais à celui du Brésil. Les stades, eux, sont au nombre de 62 (32 réels et 30 fictifs). C'est beaucoup par rapport à la concurrence, mais compte tenu du nombre d'équipes présentes (plus de 500 !), on a envie d'en demander davantage (les nouveaux stades internationaux du LOSC et de l'OGCN) avec des enceintes à jour (le Stade Vélodrome dispose désormais d'un toit !).

FIFA 14
Mais la vraie carence relève de l'absence d'évolution esthétique majeure. Le moteur graphique n'a pas daigné évoluer d'un pouce ces trois dernières années. Les éclairages comme les textures sont rigoureusement identiques à ce qui est présent dans la licence depuis FIFA 12. Si les graphismes ne font pas tout, cette stagnation n'est pas digne du mastodonte qu'est EA, qui dispose bien évidemment des moyens financiers permettant de faire mieux. Éditeur et développeurs sont manifestement tombés d'accords pour réserver cette plus-value graphique aux versions à venir sur PS4 et Xbox One. Fort heureusement, l'ensemble n'est pas moche pour autant, et les ambiances dans les stades, avec les chants de supporters et les broncas, tiennent toujours autant aux tripes. À noter aussi que les commentaires bénéficient de pas mal d'ajouts qui viennent diversifier encore un peu plus les interventions d'Hervé Mathoux et de Franck Sauzée.

Ça joue comme sur du billardRetour au sommaire
FIFA 14
Disons-le d'entrée au moment d'aborder le gameplay : FIFA 14 est, de mémoire de footeux virtuel, le titre qui chamboule le plus les habitudes des joueurs. Le rythme semble simultanément plus lent et plus rapide dans la mesure où il n'est plus possible de tracer sa route à une allure de locomotive avec la balle au pied, alors que le ballon fuse plus volontiers sur le gazon. EA Sports veut nous forcer la main en nous focalisant plus sur le jeu collectif et la passe fatale, que sur le raid en solitaire ponctué de tricotages et de courses à rallonge. La refonte des animations, plus décomposées qu'auparavant, donne aux rencontres un aspect plus télégénique. En outre, comme les mouvements disposent d'un plus grand nombre d'étapes intermédiaires, les changements d'appuis, de vitesse et de direction sont plus naturels et instinctifs une fois la prise en main assimilée.

La conduite de balle s'avère bien moins scriptée que dans les opus précédents. Les modifications brutales de trajectoire nécessitent d'avoir le ballon dans les pieds, car ce dernier n'est plus systématiquement collé entre nos pattes. Si l'on se précipite, le joueur s’emmêle les crayons et perd bêtement sa « baballe » : rageant mais réaliste ! La circulation du ballon dépend également du mouvement en cours. Pour tomber juste, les passes ont besoin d'être assurées surtout avec les joueurs aux statistiques moyennes. Les prodiges du ballon sont moins soumis à ce diktat de l'application, car ils sont capables de diriger la balle avec maîtrise dans des positions plus variées et avec une surface du crampon plus importante. Hé oui mon bon monsieur, tous les joueurs ne peuvent pas réussir une passe en profondeur sans contrôle, de l'extérieur du pied, avec le corps désaxé par rapport à la course d'appel de son partenaire.

FIFA 14
Au niveau des contacts, le moteur physique a fait des progrès, mais il subsiste encore des collisions un peu farfelues qui, assez rarement, ressemblent à des prises de catch. En outre, les joueurs ont encore toutes les peines du monde à enjamber proprement un coéquipier ou un adversaire tombé au sol. Après 30 heures de jeu sur deux versions différentes de FIFA 14, avoir eu affaire à deux séquences façon Benny Hill où l'enchaînement absurde de chutes succède au cafouillage, ça énerve un chouïa bien que le phénomène soit anecdotique. En revanche, les duels à l'épaule ont gagné en authenticité et en crédibilité. D'ailleurs, il n'est plus utile de marteler le bouton X/carré : ce dernier est désormais dédié à l'accentuation sournoise du mouvement d'épaule ainsi qu'au tirage de maillot. Pour prendre l'avantage au physique sans faire faute, il suffit de se servir proprement du gabarit, de la position et de la vitesse de son avatar.

« Qu'il soit flottant, enroulé, écrasé, etc. le cuir réagit avec une authenticité jamais atteinte par EA Sports jusqu'à présent »
Cette mise en avant du physique des joueurs permet de rééquilibrer le jeu qui était, jusque là, bien en faveur des sportifs dotés d'une technique supérieure à la moyenne. Ainsi, un défenseur qui ne se livre pas et contient son attaquant avec le corps, tire plus facilement son épingle du jeu en se mettant dans une position qui lui permet d'intervenir (parfois de façon acrobatique) dans un plus grand nombre de situations. Il en va de même pour l'avant-centre un peu lent, mais costaud, qui devient capable d'arracher un tir (ou une passe décisive dans un rôle de pivot) en résistant aux charges de son escorte défensive. Le pressing a également gagné en intensité dans le but de ne pas tomber dans l'excès de construction collective et d'endormir le match. De la sorte, EA Sports impose subtilement une limite à la confiscation du ballon.

FIFA 14
Les frappes de balles, passes ou tirs, confirment l'amélioration de la physique du ballon. Qu'il soit flottant, enroulé, écrasé, etc. le cuir réagit avec une authenticité jamais atteinte par EA Sports jusqu'à présent. Toutefois, si FIFA a perdu le vilain symptôme du pied d'appuis qui glisse pour millimétrer les scripts de tir, il l'a remplacé par des transitions hors sol, discrètes, mais improbables, destinées à faire coller la frappe à l'animation. L'intelligence artificielle, elle, s'avère redoutable en difficulté maximale : la ligne défensive est mieux organisée, allant parfois jusqu'au regroupement cadenassé à l'italienne. Les coéquipiers, eux, proposent beaucoup de solutions en phase offensive et laissent désormais filer le ballon quand ils sont hors-jeu, mais qu'un copain lancé en profondeur peut l'exploiter. En phase défensive, les espaces sont bien couverts malgré quelques incompréhensions au moment de récupérer le ballon.

Un mode carrière qui évolue enfin de façon notableRetour au sommaire
FIFA 14
EA Sports a procédé à quelques ajustements afin de rendre l'environnement encore un peu plus crédible lorsque l'on incarne un manager. La gestion du recrutement s'opère désormais avec des statistiques masquées lorsque l'on procède à une recherche manuelle. Pour en savoir plus sur le niveau des joueurs ciblés, il faut demander à nos recruteurs de les observer jouer afin d'estimer leurs capacités. Plus ils sont qualifiés et plus ils coûtent cher, mais moins ils se trompent dans leurs rapports. Les recruteurs peuvent également scruter un pays afin d'y dénicher des joueurs qui correspondent à un profil que l'on aura établi au préalable. Cet outil permet de maintenir le réseau de recrutement en alerte en dehors des périodes de transfert et ainsi d'affiner ses recherches dans le but de préparer le prochain mercato. La gestion du centre de formation, elle, ne change pas.

FIFA 14
Les objectifs du manager sont, dans l'ensemble, plutôt logiques en fonction de notre réputation et du club pour lequel on travaille. Toutefois, quelques incohérences sont à noter notamment avec les coupes d'Europe où les objectifs sont clairement surévalués (atteindre au moins la finale alors qu'il s'agit de la première participation du club à la compétition, par exemple). Les joueurs, eux, sont moins enclins aux caprices invraisemblables que dans l'opus précédent. Les envies de départ sont toujours motivées par des propositions de clubs huppés, de belles offres salariales ou encore un temps de jeu supérieur. L'arrivée d'un nouvel élément ne va plus systématiquement mettre en doute son alter-ego dans l'effectif. Ce dernier prend désormais en compte sa situation avant de geindre : s'il est replacé, mais toujours titulaire, il ne va pas se plaindre.

« L'évolution des joueurs s'avère trop générique : dans les clubs gérés par l'IA, aucun jeune talent n'explose malgré de bons matchs »
La carrière de joueur, elle, évolue aussi avec un nouveau système d'objectifs à remplir. La cible principale est saisonnière : être impliqué dans X buts, avoir contribué à X occasions, avoir un bon ratio de passes / d'interventions / de tirs réussis, etc. lors de l'année de compétition. Lorsque l'on débute, ces objectifs sont plutôt faciles à atteindre et, si l'on a choisi de commencer avec une grosse équipe, l'entraîneur nous suggère même d'être prêté une saison à un club moins huppé afin d'avoir un cadre tranquille et plus propice à l'épanouissement des statistiques. En effet, c'est la répétition des gestes réussis qui fait progresser notre poulain. Les objectifs mensuels, eux, sont plus exigeants (parfois absurdes) et il est plus difficile de les remplir, surtout lorsque le temps de jeu est réduit. Mais les atteindre permet de gagner la confiance du coach et d'obtenir des bonus de compétences.

FIFA 14
Cependant, que l'on soit joueur ou manager, le mode carrière souffre encore de quelques tares difficilement justifiables. Par exemple, le Game Face d'EA ne peut toujours pas être appliqué à notre manager (qu'il s'agisse d'une reproduction de nos traits ou de ceux d'un entraîneur réel recréé par nos soins sur le site d'EA Sports). Fort heureusement, ce visage personnalisé reste utilisable pour une carrière de joueur, mais l'âge de ce dernier demeure verrouillé à 18 ans lors de la création. Moralité, il est impossible de jouer quelques saisons avec un avatar sportif qui se découvre sur le tard avant de se reconvertir manager. Enfin, dans tous les cas, l'évolution des joueurs s'avère trop générique : dans les clubs gérés par l'IA, aucun jeune talent n'explose malgré de bons matchs et, dans notre club, les joueurs âgés dépérissent très vite, trop vite, même quand ils réalisent de bonnes prestations.

Comment débuter dans FUT


Une team ultime qui progresse et un online solideRetour au sommaire
Le mode de jeu FIFA Ultimate Team dit FUT fait partiellement peau neuve en ajoutant à son contenu quelques petites subtilités à un système de jeu déjà bien rôdé. Chaque sportif est jaugé en fonction de six catégories qui résument les statistiques globales : vitesse, passe, dribble, défense, tir et tête. Chaque carte possède six atouts de style au total, répartis par défaut sur chaque catégorie. Personnaliser les styles (trois atouts maximum par catégorie) permet de renforcer l'archétype des joueurs, ou de compenser leurs points faibles. Par exemple, un Messi avec 3 atouts en dribble et 3 en vitesse sera intenable, mais il perdra un peu du reste de son jeu. C'est un choix qui doit correspondre au rôle que l'on veut lui donner. Cet ajustement des forces individuelles permet de se créer plus facilement une équipe à partir de compétiteurs qui ont déjà des affinités ensemble, sans constamment repasser par la case des transferts ou de l'achat direct.

FIFA 14
La boutique ne change pas : les packs de cartes qui contiennent les meilleurs joueurs sont les plus chers, mais ne constituent pas nécessairement le meilleur choix pour la note collective. Le marché d'achat et de vente des cartes directement entre joueurs est inchangé dans le fond, mais il progresse sur la forme. Il s'inspire désormais de l'outil de transfert qui officie dans la carrière en solo de manager. Afin de trouver le joueur qui manque au collectif, les critères de nationalité, de championnat, de niveau, de poste et de style peuvent être signifiés dans un moteur de recherche. Il est également possible d'entrer manuellement le nom du poulain qui nous intéresse. Si les progrès sont notables, les possibilités de manipulations individuelles et collectives rendent les joueurs un peu trop performants. À ce titre, le FUT s'avère un peu à contre-courant de la philosophie de jeu de FIFA 14, qui privilégie la construction, car il est plus facile de la jouer personnel dans ce mode.

« EA, comme Socrate en son temps, nous suggère de nous connaître nous-mêmes avant d'avoir la moindre prétention en coop' »
Que l'on évolue avec les équipes classiques ou les équipes FUT, le jeu en ligne de FIFA 14 s'impose comme une référence du genre. Bien rôdé, le système propose à chacun de grimper de la 10e à la 1e division en atteignant un objectif de points à atteindre en 10 matchs. Plus l'on se rapproche de l'élite et plus cet objectif est élevé pour être promu et remporter le titre. Évidemment, le spectre de la relégation fait son apparition dès la 9e division. Pour éviter de redescendre, il y a un minimum de points à atteindre. Si jamais l'objectif est atteint avant l'utilisation des 10 matchs, le jeu procède immédiatement à la promotion. Il en va de même pour la rétrogradation en division inférieure s'il n'est plus possible de se maintenir. Rien de neuf, mais pourquoi changer une recette qui marche ? Mieux encore : cette formule est appliquée à la nouvelle saison online en 2 vs. 2 où il faut venir à bout de 5 divisions exclusivement dédié aux matchs doubles.

FIFA 14
Cette nouveauté, réclamée par les joueurs depuis des années, ne déçoit pas. Chaque binôme, constitué avec des amis, possède ses propres résultats et changer de partenaire peut s'effectuer à n'importe quel moment. Une mauvaise collaboration n'entache donc pas les statistiques obtenues avec une autre coopération plus efficace. Atteindre les sommets implique donc une collaboration régulière avec le pote qui nous correspond le plus : EA, comme Socrate en son temps, nous suggère de nous connaître nous-mêmes avant d'avoir la moindre prétention en coop'. Seul petit hic : la salle de match ne peut être gérée que par un seul des deux joueurs, désigné capitaine pour l'occasion. Le premier des deux joueurs qui se connecte (à partir du menu principal ou après une rencontre en ligne) hérite du capitanat sans pouvoir le céder manuellement. L'autre ne peut ni agir sur la compo, ni voir ce que fait son équipier sur cette dernière pour, au moins, en discuter.

Que l'on effectue une saison en ligne tout seul ou en binôme, le matchmaking est très rigoureux. À chaque fois que l'on lance la recherche d'un adversaire, l'ordinateur se charge de retrouver dans les serveurs le joueur, ou le duo, qui a les statistiques les plus proches (nombre de matchs joués, de victoires, de nuls, de défaites), évoluant dans la même division et utilisant une équipe de niveau similaire. Testé dans la semaine qui suivait la sortie du jeu, le mode en ligne s'est montré très fluide. Les seules fois où l'action est restée en souffrance, c'est lorsque l'adversaire disposait d'une connexion vraiment trop légère. Et même dans cette situation, aucune téléportation de joueur ou de ballon n'est à signaler, ni même de freeze intempestif. Seuls quelques ralentissements, qui n'avantagent personne, viennent perturber le match. Lorsque le débit est bon, les matchs sont aussi agréables qu'en versus local, même lorsque quatre consoles sont connectées sur la même rencontre.

Le cas de la version PCRetour au sommaire
FIFA 14
Depuis quelques années, les joueurs PC se sont habitués à disposer d'une version sensiblement identique à celles du duo PS3 / Xbox 360. Cela n'avait toutefois pas toujours été le cas et il a fallu des années pour qu'EA Sports propose un moteur graphique commun aux trois plateformes : avant cela les pécéistes devaient se contenter d'une technique du niveau de la PS2. Pareil « affront » semble aujourd'hui se reproduire et alors qu'une version next gen s'apprête à pointer le bout de son nez, nos machines Windows ne profiteront pas de ce lifting PS4 / Xbox One. Les possesseurs de configurations haut de gamme seront évidemment déçus de ne pas avoir droit à cette refonte graphique, mais il n'y a tout de même pas de quoi crier au scandale dans la mesure où ce FIFA 14 old gen reste de qualité.

Côté consoles, nous avons déjà évoqué la refonte réalisée au niveau de l'interface, mais il nous faut souligner le changement que cela suppose sur PC où il est de nouveau possible d'utiliser clavier / souris sans pester toutes les dix secondes contre une navigation pensée avec les pieds : les choses répondent maintenant correctement aux sollicitations du joueur qui n'a pas de manette. Il en va de même durant les matchs, même s'il reste préférable de brancher un gamepad. Sur le plan technique en revanche, il n'y a pas grand-chose à dire : textures et modélisations des joueurs sont identiques à ce que l'on trouve sur PS3 / Xbox 360 et seules les hautes définitions d'image que l'on trouve sur PC permettent d'avoir quelque chose de plus fin, un crénelage moins visible.

Et sur next-gen ?Retour au sommaire
FIFA 14
Sorti un peu plus tard sur PS4 et Xbox One, Fifa 14 devait montrer la puissance du moteur Ignite d'EA et nous donner envie de passer à la prochaine génération de consoles. Ce que l'on peut dire, c'est que la plus-value n'est pas incroyable d'emblée notamment du fait de la vue par défaut, assez lointaine en match. Il faut rentrer plus dans les détails et zoomer sur l'action (ou passer dans le mode Ralenti) pour mieux distinguer l'évolution. Car oui, il s'agit d'évolution et non de révolution. Le jeu est un peu plus beau et fin visuellement grâce à une meilleure définition et à une plus grande somme de détails sur les joueurs (grain de peau, barbe, éclats dans le regard), les maillots et la pelouse - plus touffue / dense - mais ne livre pas vraiment de claque ; les modèles 3D des athlètes paraissant globalement similaires à ceux des versions PS3/X360/PC.

Pour autant, ces versions "next-gen" sont clairement les plus agréables à regarder, avec une fluidité accrue durant les parties comme dans les menus ou les ralentis et davantage d'étapes d'animations dans les mouvements (déplacements, touches de balles, etc.) rendant l'ensemble un peu plus crédible et précis. Les joueurs ont quant à eux un poil plus d'inertie, avec un poids ainsi qu'un centre de gravité davantage perceptibles, et disposent de frappes un peu plus lourdes. On apprécie également un effort au niveau de l'ambiance dans les stades, un peu plus soignée, vivante et immersive : présence des ramasseurs de balle et autres protagonistes annexes, supporters désormais en 3D, chants un peu plus présents, ralentis plus classieux... Au niveau du gameplay pur, pas de révolution non plus ; on note du mieux sur les collisions (disparition des chutes cumulées) mais avons encore constaté quelques bizarreries au niveau des contacts. De plus, nous n'avons perçu aucun progrès du côté de l'arbitre ou même au niveau des têtes toujours un peu trop assassines (synonymes de but).

FIFA 14
Le contenu, lui, est également très proche de celui de la génération actuelle et donc très copieux... à quelques détails près. En effet, on retrouve le même (grand) nombre d'équipes et stades à disposition mais le mode de création de compétitions a disparu, de même que les rubriques Compétitions (permettant de jouer librement à des championnats, tournois et coupes nationales de bon nombre de pays), Face à Face, Arène EA Sports, Salons Match, Deviens Pro Joueur et Gardien). Cela dit, pas de panique : le mode Carrière nous mettant dans le rôle d'un manager ou joueur pro, les saisons/matchs en ligne réalisables seul ou en coop' et les matchs à 11 contre 11 demeurent de la partie.

Ensuite, les plus narcissiques verront que l'on ne peut plus enregistrer ses replays de match ; une absence compensée en bonne partie par les fonctions de partage de chaque console, mais pas totalement, car les actions enregistrées par le jeu sur PS3/X360 avaient le mérite de nous permettre de changer d'angle de caméra ou de joueur à volonté et en temps réel. D'aucuns diront qu'il s'agit là de manques minimes, d'options ou de modes certainement très peu utilisés... Nul doute qu'EA a gardé quelques billes pour les prochains opus, sûr des grandes qualités de son titre et n'ayant aucun concurrent à l'heure actuelle sur ces nouvelles machines. Car oui, FIFA 14 est un jeu très plaisant, la crème de ce qui se fait à l'heure actuelle en matière de simulation, suffisamment riche pour nous occuper de longues heures durant.

Les versions Xbox One et PS4


Citons aussi les quelques spécificités de chaque console. Outre une compatibilité avec Smartglass, la version Xbox One dispose d'un pack exclusif de joueurs de légende pour le mode Ultimate Team, proposant des monstres d'hier comme Pelé, Maldini ou encore Matthäus. En tout, cela fait pas moins de 42 joueurs, c'est toujours ça de pris. Par contre, la moitié d'entre eux étaient encore actifs il y a 10 ans et on déplore de ne pas avoir certaines stars incontournables comme Maradona ou Platini. Autre bonus de cette version : les ordres vocaux disponibles via Kinect nous offrant la possibilité de changer de stratégie, de joueur (« Remplacement Benzema ! ») ou de caméra... ou même de prendre éventuellement un carton parce que l'on conteste un peu trop les décisions de l'arbitre - option désactivable pour les holligans virtuels -. Cela marche plutôt pas mal et constitue un petit plus appréciable, mais les habitués du pad passeront probablement outre... de même que ceux qui n'ont tout simplement pas confiance en leurs amis (une autre personne ayant réussi à initier un changement de joueur à l'insu de votre humble serviteur durant la phase de test).

La version PS4 paraît moins bien lotie en termes de contenu ; elle ne possède en exclusivité qu'une fonction de Remote Play permettant de contrôler le jeu sur l'écran de la PS Vita via Wi-Fi. C'est assez cool et fonctionnel dans l'absolu, cependant, on regrette que l'animation soit nettement moins fluide que sur l'écran de la TV (précisons que le jeu tourne à 60ips au même moment sur la TV). De plus, le remplacement des touches L2 / R2 / L3 / R3 par les deux surfaces tactiles de la portable ne nous paraît pas forcément très confortable sur la durée... notamment pour les joueurs pointus. Il s'agit simplement d'une solution de dépannage - qui fait tout de même son petit effet - permettant de s'amuser occasionnellement si son salon / téléviseur est occupé. Terminons sur la mouture PS4 en évoquant que le pavé tactile de la manette DualShock 4 permet seulement de changer de caméra.

Au final, le jeu se montre globalement similaire sur Xbox One et PS4 dans le fond comme dans la forme, donc tout à fait recommandable. Et même si l'on sent qu'EA n'a pas eu trop à forcer pour nous convaincre, cette déclinaison next-gen de FIFA 14 demeure indéniablement la version la plus agréable à regarder et à manipuler.

FIFA 14 est un jeu de foot complet où il faut faire preuve de rigueur et de discipline sur la pelouse, tout en profitant de temps à autres d'un petit moment de folie et de spontanéité sans calculs. Le jeu d'EA Sports incarne à ce titre la fameuse - et glorieuse - « incertitude » du football. Le style de jeu semble, cette année, plutôt bavarois : la bonne façon de jouer consiste à privilégier le collectif, sans stéréotype, tout en étant capable de profiter pleinement des qualités individuelles de chaque type de joueur, qu'il soit physique ou technique. S'il est encore victime de quelques défauts qui font tiquer, FIFA 14 reste un jeu de foot sur lequel on ne peut s'empêcher de revenir faire ses matchs quotidiens car, malgré une prise en main renouvelée, l'ensemble reste fluide et instinctif. Qu'il s'agisse de la sensation grisante de l'emporter dans la difficulté, ou de la rage de perdre dans la domination, FIFA emporte son joueur de bout en bout.

Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 18 Go de mémoire vive et GeForce GTX 680. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 2,6 GHz, épaulé par 4 Go de mémoire vive et une GeForce 9800 GTX.

FIFA 14
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.6
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
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