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Test Farming Simulator 2011 (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 20 Janvier 2011 , PC
Publiée le 22/02/2011 à 00:02, par

Test de Farming Simulator 2011

Ah la campagne ! La tranquillité, l’air pur, les petits villages plein de charme... et ses agriculteurs. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les simulations agricoles ont le vent en poupe : il n’y a qu’à voir le succès de jeux comme Farmville sur Facebook. Farming Simulator 2011 est donc déjà la troisième édition de la série à voir le jour, et rencontre un franc succès en magasins. Il y a pourtant de quoi être perplexe...

Adieu veaux, vaches, cochons, couvée...Retour au sommaire
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Farming Simulator 2011 vous place donc dans la peau d’un jeune et ambitieux agriculteur céréalier qui a soif d’entreprendre. Vous commencez donc la partie dans votre nouvelle ferme avec tout le nécessaire pour débuter correctement : une moissonneuse batteuse, deux tracteurs, les principaux accessoires (laboureur, cultivateur, machine d’ensemencement...) et un petit stock de graines pour démarrer vos cultures. Première mauvaise surprise : le lieu dans lequel se déroule notre aventure est vaste, mais surtout vide et sans vie. Il y a bien quelques voitures dépourvues de conducteurs et quelques passants aux visages éteints mais rien qui puisse donner l’impression de ne pas être seul. Graphiquement, la modélisation de l’univers reste sommaire, pour ne pas dire carrément grossière par moments : le moteur de rendu y met également de la mauvaise volonté, avec une distance d’affichage assez ridicule.

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Mais qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ! On s’installe ainsi dans son tracteur et l’on prend la route du champ le plus proche afin de planter ses premières cultures. Ou du moins, on essaie. Car la conduite est tout simplement catastrophique. Les véhicules sont en effet peu maniables mais on peut aisément le comprendre dans la mesure où il s’agit d’engins agricoles. Le problème c’est qu’à cela s’ajoute un moteur physique tout simplement aberrant, qui complique encore plus la tâche. La moindre collision avec un élément du décor fait faire des pirouettes incontrôlables à votre tracteur, de même qu’un virage un peu trop serré à vitesse élevée (soit environ vingt kilomètres/heure...) vous fera tanguer dangereusement. Quant à la conduite avec un accessoire ou une remorque attachée à l’arrière de votre engin, préparez-vous à affronter des situations physiquement improbables. Vous pouvez, par contre, gravir sans difficultés les pentes à 70° des montagnes environnantes...

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On l'a vu, conduire ses engins relève du parcours du combattant. C’est assez problématique dans la mesure où la totalité des activités du jeu implique d’être juché sur ces derniers. Après avoir choisi parmi l’une des quatre cultures proposées (blé, orge, maïs ou colza), il faut labourer son champ, le rendre cultivable, le semer et enfin, épandre une bonne dose d’engrais dessus. Pour effectuer ces quatre opérations basiques, comptez une bonne heure, rien que pour le plus petit champ de la carte situé juste à coté de la ferme : le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est assez laborieux. On notera qu’ensuite, il n’y a plus rien à faire, si ce n’est regarder sa récolte pousser. La météo, les saisons, les éventuelles maladies : rien de tout cela n’est géré par le jeu. Dès lors que vous semez dans les règles de l’art, vous êtes sûr que ça finira par pousser, et vous pourrez replanter immédiatement après. Les aspects simulation sont donc très limités et le jeu vise clairement un public de jardiniers du dimanche plutôt que les chercheurs en agronomie.

Le courage de déléguerRetour au sommaire
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L’essentiel du jeu consiste donc à préparer ses champs et à les semer, puis à attendre la récolte. Vous en conviendrez, c’est franchement répétitif. Il est heureusement possible d’engager des ouvriers gérés par l’intelligence artificielle pour effectuer ces opérations redondantes mais, là encore, c’est loin d’être parfait. Si les ouvriers savent à peu près se débrouiller sur des terrains carrés (et encore, ils iront assez lentement), n’espérez pas les voir esquiver un obstacle ou prendre la moindre initiative. Par exemple, si vous chargez un de vos sous-fifres de labourer le champ où se trouve un épouvantail, il restera immanquablement bloqué derrière ce dernier. Autre exemple, si vous chargez un de vos hommes de récolter du blé, ne comptez pas sur lui pour aller décharger la moissonneuse-batteuse une fois celle-ci pleine : il se contentera de rentrer chez lui. Pour tout ce qui est transport, il faut se débrouiller soi-même.

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Et c’est là que l’on est confronté au dernier gros défaut du jeu : les interminables trajets pour aller vendre ou stocker sa récolte. Plusieurs endroits sont susceptibles d’acheter le fruit de votre dur labeur : le moulin, le port ou la brasserie. Logiquement, certains endroits paieront plus cher certaines denrées que d’autres, il faut ainsi garder un œil sur le cours de ces dernières afin de maximiser ses bénéfices. Mais surtout, il faut veiller à ne pas s’endormir en route : les vieux engins dont on dispose en début de partie sont en effet d’une lenteur effroyable. Chaque trajet dure de longues minutes dans des décors vides et laids pendant lesquels il faut veiller à ne pas rentrer en collision avec quoi que ce soit. Et il est totalement impossible de les automatiser. On passe donc l’essentiel de son temps à micro-gérer ses ouvriers neuneus (il est possible, pour cela, de se téléporter d’un véhicule à l’autre en pressant TAB), tout en fonçant à deux à l’heure d’un bout à l’autre de la carte pour vendre ses récoltes. D’accord, on a toujours quelque chose à faire, mais de là à s’amuser...

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Par rapport à son prédécesseur, les principaux ajouts de Farming Simulator 2011 sont, d'une part, la possibilité d’élever des vaches. Ces dernières consomment la paille qui vous reste sur les bras après la moisson et produisent du lait, que l’on peut vendre pour arrondir ses bénéfices, et de l’engrais, c’est toujours ça d’économisé et c’est mieux pour l’environnement que les pesticides. Cela implique encore plus d’allers-retours ennuyeux mais cela permet de donner un petit coup de pouce à son business. L’aspect gestion n’est pas très développé pour autant. Oublier de nourrir ses vaches n’a aucune conséquence : celles-ci ne meurent pas, elles arrêtent juste de produire du lait tant que vous ne leur donnez pas de foin. L’autre grosse nouveauté de cette version 2011 est l’ajout d’un mode multijoueur collaboratif. Dans ce dernier, vous pouvez rejoindre la ferme d’un autre joueur afin de l’aider à développer son exploitation, ou bien recevoir d’autres joueurs dans votre ferme afin d’être aidé plus efficacement que par l’IA à cultiver vos parcelles. Pour peu que l’on tombe sur des joueurs sympas, la partie devient alors plus agréable et la progression s’en trouve facilité. Il n’est malheureusement pas rare de croiser des joueurs qui préfèreront jeter dans le fleuve tous vos engins... Le jeu dispose néanmoins d’une communauté solide, créant pas mal de mods et offrant de jolies parties aux aficionados du jeu.




Difficile de comprendre l’engouement suscité par Farming Simulator 2011, même en se détachant de tout a priori. Graphiquement peu abouti, injouable, très répétitif et manquant cruellement de profondeur au niveau de l’économie et de la gestion, le jeu de Giants Software se vautre quasiment sur tous les aspects. Le thème est pourtant original et il suffirait de quelques améliorations pour offrir une expérience de jeu plus agréable. En l’état, même vendu vingt euros, le jeu est trop insatisfaisant sur des points pourtant clés pour être recommandé.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.5
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
super bien!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Moi qui habite à la campagne avec vu sur les champs:j'suis dans le jeu !!!!!!!! coooooooooooooooooooooooollll!!!!!!!!!!! par bapt29
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
NUL Ne surtout pas acheter. On s'ennuie de bout en bout, en vue extérieure on a l'impression que les machines glissent sur la route et qu'elles ne roulent pas
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