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Test Fable : The Lost Chapters (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr PC

Sortie le 23 Septembre 2005 sur PC , Sortie Automne 2005 sur Xbox
Publiée le 28/09/2005 à 00:09, par Fury

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Test de Fable : The Lost Chapters

S’atteler à tester un jeu issu du monde obscur et peu attrayant de la Xboîte est exercice difficile pour un pur joueur pc. Il arrive cependant que certains transfuges de la dite console méritent notre attention, et Fable – The Lost Chapters en fait partie, d’autant que le nom à rallonge est là pour nous signaler qu’il ne s’agit pas ici d’une simple conversion du Fable original, mais bien d’une version propre à nos machines.
Le soft de Microsoft porte bien son nom. S’y plonger vous propulsera dans un monde résolument différent de ce que vous avez pu connaître en matière d’action-rpg (type Morrowind), avec les bons (très bons !) et les mauvais côtés que l’on peut imaginer, comme nous allons le voir tout de suite.

Commençons par ce qui vous marquera tout de suite dans Fable : la « patte » graphique. Dans un paysage vidéoludique où beaucoup de softs, notamment ceux de moyenne gamme, commencent à se ressembler dangereusement, nous devons un tirer un coup de chapeau aux développeurs pour l’effort réalisé en matière de graphismes : à l’instar d’un Morrowind ou d’un Guild Wars, Fable nous propose en effet un jeu ayant une touche graphique unique, à mi-chemin entre réalisme et bande-dessinée, qui présente un intérêt évident en matière d’immersion. Démarrer une partie donne dès les premières secondes la sensation d’entrer dans une nouvelle expérience, certes pas exempte de défauts (nous verrons cela plus tard), mais pour le moins attrayante.
Pour rester dans la question de l’ambiance générale, Fable présente également cet intérêt de nous présenter dès le départ un univers « vivant ». Je m’explique : tout commence dans un village, dans lequel vous trouverez de nombreux PNJ, avec cette particularité (comme dans Gothic 2) de les voir « vivre leur vie » : ils bougent, discutent entre eux, bref ne font pas attention à vous à moins que vous ne fassiez en sorte que ce soit le cas (en leur parlant ou en leur tapant dessus entre autres…). Se pourrait-il que l’époque des RPG où l’on déambule dans des rues bordées de PNJ ayant le regard fixé sur vous comme si vous étiez le centre du monde soit révolue ? Souhaitons-le, toujours est-il que c’est le cas dans Fable.
Toujours en matière d’atmosphère, un ensemble relativement riche de sons est produit par votre environnement (bruit du vent, discussions entre PNJ, etc…) qui, combinés à des musiques adaptées à la situation, accentueront juste comme il faut l’immersion déjà assurée par les graphismes. Comble du bonheur, les développeurs ont eu l’élégance d’ajouter des cycles jour / nuit, qui, outre le fait de vous permettre d’aborder un même lieu sous plusieurs aspects, donnent à l’ensemble une touche de réalisme mais aussi d’onirisme bien venue.
Onirisme, le mot est lâché et il convient parfaitement à l’ensemble du jeu. Attention, je ne parle pas d’un onirisme niais avec petites fleurs des champs mais bien d’immersion dans un monde résolument heroic-fantasy, pour le plus grand bonheur des fans.
Voilà pour l’ambiance.

Une bonne partie du chemin vers le classement en « RPG haut de gamme » est donc faite, mais l’essentiel n’est pas là. Parlons gameplay donc.

Malheureusement, parler du gameplay de Fable m’oblige à commencer par une mauvaise nouvelle, relative à la création de votre avatar. On va le dire tout de suite pour crever l’abcès, vous n’aurez pas le choix. On vous obligera à démarrer avec un avatar masculin, brun et pas forcément charismatique, dont vous ne choisirez même pas le nom : il n’en a d’ailleurs pas, ce qui m’a passablement choqué. Cela va évoluer par la suite, mais il aurait franchement été appréciable de pouvoir disposer d’un choix d’aspect et de sexes (homme, femme, escargot) disponibles, ne serait-ce que pour favoriser l’identification du joueur à son avatar, donc l’addiction au jeu en lui-même.
Vous commencerez votre partie à l’époque de votre enfance : vous serez un gosse déambulant dans un village ravissant, coulant des jours heureux avec vos parents pour veiller sur vous et votre sœur dont il ne faudra pas oublier l’anniversaire. Mais cela n’aura qu’un temps. Après quelques discussions et autres mini-quêtes (qui servent de tutorial pour la prise en main), le joli-petit-village-fleuri sera brutalement ravagé par des pillards sanguinaires, votre père massacré, votre mère et votre sœur enlevées. Vous ne devrez la vie qu’à un magicien passant par là très opportunément, qui vous prendra sous son aile et vous emmènera vivre dans une sorte d’académie, où vous apprendrez l’art de survivre dans un monde où la moindre guêpe fait 2 mètres de long, ce qui pourra être utile.
Votre formation à l’académie, qui s’étale sur de nombreuses années (jusqu’à l’âge adulte en fait) vous est présentée au travers de quêtes que vous aurez à accomplir à différentes époques de votre évolution, au cours desquelles vous apprendrez pêle-mêle le maniement des armes (épées, arc) ou de la magie. Au terme de votre formation, devenu adulte, vous serez lâché dans la nature pour accomplir toutes sortes de quêtes (aux objectifs parfois très répétitifs), tout en gardant l’académie comme camp de base.

Cette phase tutoriale a l’intérêt de vous montrer quelles sont les manières de jouer à Fable, et le défaut de mettre en évidence certains choix discutables en matière de gameplay.
Le combat à l’épée par exemple : le maniement est souple, les coups sont bien représentés, on peut enchaîner des combinaisons, parer les coups adverses ou les esquiver, faire des « bottes »… à partir du moment où l’on aura « verrouillé » son adversaire grâce à un système de « lock » auquel on se fait certes rapidement, mais qui reste très peu ergonomique compte tenu des possibilités du combo « clavier-souris ». L’héritage de la XBox est là, et c’est bien regrettable : on sent que le gameplay a été conçu pour faciliter un maniement au pad de la console, moins précis et moins vif que ce dont nous disposons sur PC.
L’utilisation d’un arc met elle aussi en évidence des défauts difficilement admissibles sur pc : il est en effet possible de « zoomer » sur les adversaires lointains, chose facile lorsqu’on maîtrise la combinaison « lock – armer l’arc – zoom – tchac ma flèche dans ton oeil», mais cela révèle une profondeur de champ ridiculement faible : en zoom maximum, non seulement les graphismes deviennent moches, mais en plus on peut voir nos flèches manquées se « planter » sur le décor, comme si on tirait sur un tableau.
Quoiqu’il en soit, les combats sont parfaitement gérables et se font à une cadence soutenue, renforçant le côté « action » du soft. Ajoutez à cela l’utilisation quasi instantanée de la magie (il suffit de maintenir enfoncée une touche pour passer en mode magie) et vous comprendrez aisément l’éventail de possibilités qui vous est offert.

Je vous ai dit que vous n’aurez pas le choix en ce qui concerne la création de votre avatar. Pas le choix au départ et jusqu’à ce que vous ayez achevé votre formation à l’académie, c’est vrai. Par la suite, les choses changent. En effet, tout ce qui touche aux modifications de votre avatar, que ce soit son aspect physique, ses vêtements ou même son nom sont des améliorations , que vous glanerez au cours de votre aventure.
Explication : vous n’avez pas de nom à proprement parler (cela restera valable pendant toute la partie), mais êtes connu au départ sous le sobriquet de « chasse-poulet ». Si votre but est de faire de votre personnage un pur guerrier puissant et musclé, vous distribuerez des points dans la compétence force, ce qui aura un impact direct sur l’aspect physique de l’avatar : celui-ci sera plus grand, plus costaud…
L’idée est pour le moins intéressante, à ceci près qu’il vous est imposé de retourner à l’académie pour attribuer les points d’expérience acquis au cours de vos pérégrinations, ce qui se fera tout de même facilement grâce à un sceau de téléportation qui vous sera donné dès le départ. La distribution des dits points, au même titre que la gestion de l’inventaire, se fait par ailleurs à travers une série de fenêtres entre lesquelles on a parfois du mal à naviguer, en tout cas pendant un moment.

Comme le vante l’intitulé du jeu, dans Fable chacune de vos actions à une conséquence directe. Frapper un gamin dans la rue sera considéré comme une « mauvaise action » tandis que sauver un groupe de pique-niqueurs de l’assaut d’un essaim de guêpes (les mêmes que tout à l’heure, celles qui font 2 mètres…) vous attirera la bienveillance de tous. L’ensemble de ces actions, bonnes ou mauvaises, est comptabilisé et donne une bonne idée de l’orientation de votre perso et aboutit in fine à un dénouement différent selon vos choix. Petite précision cependant : c’est sympa d’être pour une fois le méchant-sans-pitié-qui-ricane, mais il se trouve que les gardes dans les villes ont tendance à ne pas apprécier ce genre d’énergumènes, donc faites attention.

Au final, Fable – The Lost Chapters est donc un jeu profondément immersif, rempli de bonnes idées, apportant un concept relativement original et qui saura ravir sans nul doute tout fan d’heroic-fantasy à la recherche d’un jeu similaire à Morrowind, mais nettement plus orienté vers l’action. On regrettera longtemps les errances liées à l’héritage de la XBox, bien qu’il soit évident que c’est nous, joueurs pc, qui allons devoir nous adapter, tant il est probable que ce genre de transfuges (Xbox vers pc, pas l’inverse) vont se multiplier (voir Elders Scrolls 4 – Oblivion).

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.8
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Fable le premier d'une grande liqné ! Je vous conseil de joué a fable the lost chapters, car je le trouve super bien. Sublime, passionnant, hors du commun. Vraiment j'ai rarement été aussi envouté, du début à la fin, par un jeu pc. Quant au divers bugs ou problèmes d'installation, j'en ai pas eu un seul ! Tout a été parfait. L'univers est très très riche, on est tout de suite immergé et captivé. Les possibilité qu'on a sont énormes, suite ...
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
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