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Test Evolve (PC) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 10 Février 2015 , PC , Plus de tests sur Xbox One , PS4

Les +

  • Teamplay (vraiment) efficace
  • De bonnes sensations en chasseur
  • Des personnages différents et intéressants
  • Les cartes, variées et bien dessinées
  • Mode Evacuation réussi
  • Les futures cartes, gratuites

Les -

  • Action parfois brouillonne
  • La chasse aux icônes
  • Jouer le monstre manque de punch
  • Le Spectre, fumé
  • Modèle économique abscons voire absurde
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
5.7

(126 votes)
Publiée le 12/02/2015 à 17:02, par Maxence

Test de Evolve : la nouvelle star du multijoueur ?

Evolve tient sa promesse d'un gameplay asymétrique furieux et entrainant, mais non sans heurts.

Quand les développeurs de Left 4 Dead sortent un nouveau titre, forcément, il attire l’attention. Remis de la chute de THQ, qui a largement fragilisé le développement du jeu début 2013, Turtle Rock est parvenu à accrocher les joueurs par le pitch d’Evolve, jeu d’action multijoueur au gameplay asymétrique opposant quatre chasseurs à une bête monstrueuse et féroce. Si au départ, le tout fleurait bon la traque champêtre à la galinette cendrée extraterrestre, le trouble est rapidement jeté par l’offre de 2K, qui barde son titre d’options économiques différentes et de DLC cosmétiques, pour ne parvenir qu’à semer la confusion chez l’acheteur, plus vraiment certain de ce à quoi il a droit une fois ses cinquante ou soixante-dix (premiers) euros dépensés.

Le bon chasseur...
Evolve
Un système économique tellement absurde qu’il en pervertit l’image que l’on peut se faire du jeu. Pensez donc, entre le Season Pass ouvrant l’accès à un nouveau monstre et à quatre chasseurs (en plus des trois bestioles et des douze personnages déjà disponibles) au printemps, les bonus de précommande permettant d’outrepasser le système d’unlocking, et la cinquantaine de packs de skins proposés sur la boutique du jeu, il y a de quoi se perdre. Même si Turtle Rock et 2K, pour rattraper leur communication désastreuse, promettent de nouvelles cartes gratuites dans les semaines qui viennent, le mal est fait.

Evolve
L’arbre ne saurait néanmoins masquer complètement la forêt. Evolve, c’est surtout un concept en or, qui promet des affrontements acharnés entre un monstre capable de boulotter la faune qui peuple les différents niveaux pour gagner en puissance, et quatre chasseurs dont la coordination dans l’effort sera l’unique salut pour triompher. Au départ, la bête fuira pour éviter le contact direct, et c’est une fois au second niveau – voire au troisième et dernier, où elle est la plus forte – qu’elle osera enfin affronter ses opposants. De leur côté, les humains iront le plus vite possible pour débusquer le monstre, qui peut laisser des traces de son passage.

On imaginait guetter les buissons qui frissonnent, la bête tapie à quelques mètres. Si le monstre est bien doté d’une possibilité d’infiltration, qui laisse moins de traces, c’est avant tout la chasse aux icônes que les humains vont mener pendant les cinq premières minutes d’une partie. Turtle Rock n’a pas osé débarrasser son titre des indications de HUD – traces aux sols surlignées, oiseaux qui s’envolent au contact du monstre entourés – et ce que la traque gagne en rapidité, elle le perd en immersion et en intérêt. Avec toujours un train de retard et en étant plus lents, les chasseurs vont effectivement devoir ruser ou se séparer pour couper la route de la bestiole, et éventuellement la piéger.

La horde sauvage
Evolve
La classe Trappeur est pour cela dotée de différents gadgets. Piéger le monstre sous un dôme ou encore le harponner font partie de ses prérogatives, tout comme celle de le repérer. Griffin est doté de capteurs sonores à placer au sol, Maggie, d’un animal de compagnie qui repérera pour vous les traces laissées par la bestiole, et Abe dispose d’un lance-fléchettes qui marque les cibles pendant quelques dizaines de secondes. Une fois le monstre coincé, le joueur de la classe Assaut est chargé de l’avoiner un maximum, pour entamer sa carapace (l’équivalent d’un bouclier, à recharger avec le temps et en mangeant) puis sa barre de vie, qui elle, remonte très lentement. Pour ce faire, lance-roquettes, mini-gun, fusil à pompe, lightning-gun ou encore mines de proximités feront l’affaire.

Evolve
Pendant ce temps, le médic s’assure que tout le monde est en bonne santé, tout en soulignant d’un tir avisé les points faibles du monstrueux opposant. Classe essentielle, elle dispose suivant le personnage d’un pistolet soignant, d’une capacité de « raise » rapide ou d’un boost temporaire de la vitesse des alliés à proximité, entre autres. Des assistances bienvenues, tout comme celles du support : bouclier à distance, missiles air-sol, tourelles automatiques et amplificateur de dégâts sont au programme. Le panel est large, varié, et toujours intéressant, Turtle Rock ayant ici parfaitement réussi son pari d’offrir richesse et variété là où la seule différence des personnages de Left 4 Dead, c’était le skill de celui qui les contrôlait.

Les sensations sont bien au rendez-vous en tant que chasseur. Les armes ont un peu de répondant malgré leur versatilité et les niveaux parfois bien verticaux forcent une gestion ténue de l’énergie du jetpack dont tous les humains sont équipés. L’engouement collectif est réel quand se rapproche l’échéance du combat, offrant des sensations collectives nouvelles, comme celui « d’y être », de faire partie d’une bataille finale méritée et attendue dont l’un des deux camps sortira nécessairement en mauvais état. Même la faune et la flore locale peuvent représenter un sacré danger si l’on se balade un peu trop seul, requérant une attention de tous les instants pour ne pas se faire bêtement piéger par une plante carnivore, ou mettre au sol par une énorme bestiole sous-marine. La plupart du temps, c’est cool d’être un chasseur dans Evolve.

Replay Halloween #3 - La Rédac sur Evolve (Big ...



Il y a tout de même des moments moins funky. Face à un titan agile et malin, on aura tôt fait de s’ennuyer sec à courir après un fantôme durant de longues minutes, pendant lesquelles il ne se passe rien d’autre que l’émergence d’une intense frustration, que l’on essaie tant bien que mal de faire passer sur les petits animaux sans défense. Il n’est jamais plaisant de se faire avoir, surtout par un extraterrestre putride de quinze mètres de haut. L’action se veut parfois confuse, certaines attaques des trois monstres disponibles nous envoyant tournebouler dans tous les sens, sans que l’on comprenne vraiment ce qu’il se passe. Ce n’est pas autant le bordel que lorsqu’on incarne ladite bestiole, mais occasionne suffisamment de moments de gêne pour que cela nous épuise à la longue.

Monstre sans compagnie
Evolve
Les sentiments sont partagés aux commandes de Goliath, Kraken ou Spectre, les trois toutous monstrueux. On se sent forcément un peu puissant et terrifiant, sachant qu’il faut d’abord penser à évoluer pour espérer mettre à mal l’équipée humaine qui nous pourchasse. On alterne les grands sauts et les petites chevauchées silencieuses pour maximiser l’espace parcouru ou minimiser les traces laissées, dans le but d’avoir suffisamment de temps pour muter. Chaque palier franchi nous octroie trois points de compétences supplémentaires, à disposer comme on l’entend dans les quatre pouvoir disponibles. Au niveau trois, la barre de vie s’allonge copieusement et nos pouvoirs sont aiguisés : l’heure est venue d’aller tabasser du chasseur.

Evolve
Là encore, c’est la chasse à l’icône : en combat, sous la neige ou la pluie, on distingue assez mal les petits humains volatiles, ce qui nous pousse à scruter les barres de vie gracieusement dispensées à l’écran pour voir si nos attaques portent. On s’en prend tellement plein la tronche qu’il devient important de connaitre les noms des chasseurs par cœur, et ainsi se focaliser sur les plus dangereux. Le trappeur si l’on veut fuir, par exemple, sa mise au sol signifiant la disparition du dôme qui nous retient. Le médic sinon, sa mort définitive nous laissant deux bonnes minutes pour finir le boulot avant qu’un nouvel arrivage de chasseurs ne puisse changer la donne. Les trois monstres se jouent différemment : Goliath est dangereux au corps à corps, le Kraken fait pas mal de dégâts à distance quand le Spectre… et bien le Spectre, à vrai dire, il est relativement imbattable.

S’il n’est pas géré par un manchot, ce dernier monstre est particulièrement vif et insaisissable, avec son attaque créant une sorte de clone, son téléport fumé et ses attaques au corps à corps qui oneshot un humain non protégé. Si les chiffres fournis par Turtle Rock montrent un quasi 50/50 dans les affrontements en ligne depuis la sortie du jeu, c’est principalement parce que tout le monde n’a pas débloqué l’infâme bestiole (il fallait précommander le jeu). Nul doute que, s’il n’est pas rapidement nerfé, le Spectre se multipliera à l’avenir dans les parties tant il semble avantagé. C’est simple, on ne l’a fait tomber qu’une seule fois en une quinzaine d’oppositions, en 19 minutes d’une lutte acharnée, contre 3 à 10 minutes pour une partie « classique ».

Evolve
Evolve
Evolve
Quelle que soit la situation, le face à face est impressionnant


S’il est tout de même gratifiant de ruiner les barres de vie de quatre autres joueurs qui se démènent, et ainsi remporter seul le mérite d’une victoire en ligne, les combats manquent tout de même un peu de sensations dans ce versant de l’asymétrie. A la différence d’un Left 4 Dead, qui rétribue la bonne attaque de Hunter par un feedback assourdissant et punchy des dommages causés au survivant, le constat est ici différent. On sait si l’on touche ou non en voyant la jauge de santé adverse se vider, et non par un retour précis et violent du coup que l’on a porté. C’est une déception, l’intérêt de jouer cet énorme monstre venant principalement de son extrême brutalité, censée dégager un fort sentiment de puissance, bien matérialisé ici par les effets graphiques des différents pouvoirs, mais pas assez marqué niveau sensations.

Evolve vers le ciel
Evolve
Là où Evolve ne se plante pas, c’est sur l’importance et l’intérêt du mind-game. Ok, le tout devient nécessairement furieux et bordélique en fin de partie, mais c’est surtout le fruit d’un travail préalable : jeu en équipe côté chasseur, filouterie et esquive côté monstre impliquent dans les deux cas un certain sens tactique et une bonne maitrise des outils à disposition. Une attaque coordonnée, rondement menée par les chasseurs procure autant de plaisir qu’un superbe évitement de la créature : celui d’avoir dominé l’adversaire, ce qui fait tout le sel des affrontements en ligne quel que soit le genre de jeu. C’est là que le titre de Turtle Rock vient puiser son énergie et son intérêt, et c’est principalement là où on l’attendait.

Evolve
Evolve est, il est vrai, bien aidé par ses cartes vastes et variées, dans leur environnement comme leur structure ou les conditions climatiques qui les habillent. Contrairement à d’autres jeux d’action multijoueur, elles ne conditionnent pas nécessairement la façon de jouer des deux camps, mais les poussent à sans cesse s’adapter à la situation du moment, tout en tentant d’anticiper le prochain coup de l’adversaire. Ne pas poser un dôme dans un environnement à fort relief empêchera ainsi la bête de se cacher ou de trop disperser les troupes par ses attaques, tout comme éviter de muter en plein milieu de la map évitera bien des désagréments au monstre.

La grande question à propos d’Evolve concerne évidemment sa longévité. A l’heure actuelle, des milliers de joueurs squattent le matchmaking, en multi ou en coop (monstre géré par l’IA), sachant que le mode Evacuation vient apporter un peu de variété : il s’agit d’enchainer cinq missions différentes, victoire ou défaite entrainant un bonus ou malus sur la carte suivante. Détruire des œufs de monstre, secourir des civils ou protéger un générateur sont des prétextes pour déporter l’attention des cinq joueurs de l’affrontement de base, même s’il est de toute façon inévitable. Si l’on ajoute le système d’unlocking moins contraignant et rébarbatif qu’il n’y paraît au départ, et la variété offerte par les configurations de jeu possibles, on imagine que l’intérêt sera maintenu quelques semaines.

Plus ? Pas sûr que les joueurs suivent Turtle Rock jusqu’à la sortie du prochain DLC, même si le potentiel est là lorsqu’on joue avec trois amis. Seul, via le mode dédié ou le matchmaking random, on en verra certainement (très) vite le bout ; mais à condition d’avoir toujours quelques contacts disponibles, Evolve gardera certainement une place dans la catégorie « favoris » de son compte Steam.

Conclusion
Sans lancer de nouvelle révolution multijoueur, comme avait pu le faire Left 4 Dead en 2008, Evolve est bien l’alternative crédible aux parangons du FPS en ligne. Excellent avec trois potes et rafraichissant seul aux commandes de la bête, le titre de Turtle Rock se veut tantôt calme, tantôt furieux, alternant avec brio les moments de traque et les séquences d’action brute. Cet équilibre fragile n’est cependant pas toujours respecté, occasionnant parfois du bourrinage brouillon et des poursuites longues et ennuyeuses. C’est le lot de tous les jeux en ligne : l’intérêt s’envole dès lors qu’un camp prend trop le pas sur l’autre. Malgré ses petits soucis d’équilibre et son modèle économique d’une absurdité crasse, Evolve reste du bon côté de la ligne. Moins cérébral que Natural Selection et plus excitant que les simulations de guerre moderne, il mérite sa place dans la ludothèque de l’amateur d’action à la recherche d’un peu de nouveauté.

Tous les commentaires

  • Lineas
    22/02/2015 15:38:48

    Akalele GTX 970 ou équivalent AMD pour un prix autours des 350 euros :)

  • Akalele
    19/02/2015 15:57:57

    Je voulais savoir quelle carte graphique était nécessaire pour jouer . Le premier prix tout d'abord, et une pour en profiter confortablement.

  • Makkintoch
    17/02/2015 11:36:39

    Akalele mais c'est quoi ta question aussi ? ^^

  • Akalele
    16/02/2015 13:42:40

    J'aurai une question matos à propos de ce jeu, et le forum ne semble pour le moment pas proposer de sujet à priori. Quelqu'un  aurait il une âme charitable pour m'aiguiller ?

  • Misterhood
    14/02/2015 18:55:02

    Kaelkael Je joue sur pc :)

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 5.7
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
Pas parfait, mais bon jeu Un bon jeu en coop! Le jeu à 4 à la L4D (forcément) est franchement bon, et la complémentarité des membres est essentiel pour gagner. Les persos sont agréables à jouer, les maps sont franchement bien pensées, les graphismes sont beaux (sans non plus être transcendants pour ma part). Regret sur les monstres, qui comme dit dans le test manquent de punch lorsqu'on les jo suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
Toujours attente de serveur Ne pas acheter ce jeu, pour ma part je n'arrive plus à me connecter au multijoueur! Au début tout fonctionnait maintenant je vois juste attente de serveur pendant des heures (j'ai attendu 10H sans résultat) j'ai contacté le support 2K et steam sans résultat! aucune réponse utile...
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