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Test Etherium (PC) : 6/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 25 Mars 2015 , PC

Les +

  • Gestion de bases intéressante
  • Événements météo
  • Rythme, nervosité des combats
  • Conquête : une bonne idée...

Les -

  • Froid et impersonnel
  • Quelques plantages gênants
  • Symétrie trop systématique
  • ... mais par trop répétitive
La note de jeuxvideo.fr
6.0
bon
La note des internautes
5.9

(8 votes)
Publiée le 31/03/2015 à 17:03, par Nerces

Test d'Etherium : un STR intéressant, mais un peu austère

Pour son second projet, Tindalos Interactive abandonne le MOBA pour se tourner vers le jeu de stratégie temps réel... avec plus de succès ?

Etherium
En perdition, le genre de la stratégie temps réel (STR) ne survit que grâce à Blizzard et son StarCraft 2. Pourtant, Focus Home Interactive semble vouloir le remettre sur le devant de la scène : au travers de deux collaborations avec des studios français, l'éditeur cherche à convaincre les joueurs que ce genre n'est pas mort. En attendant Act of Aggresion d'Eugen Systems, prévu plus tard dans l'année, c'est donc Tindalos Interactive qui tente sa chance aujourd'hui avec Etherium.

Etherium Wars ?Retour au sommaire
Imaginé par les créateurs de Stellar Impact, Etherium n'est que le second projet de ce jeune studio parisien. Un projet qui repose sur les principes fondateurs du jeu de stratégie temps réel et tente de lui apporter quelques innovations. Pour le pitch, on va faire simple tant les choses ne sont pas particulièrement originales. Dans Etherium, nous avons trois factions - Consortium, Intari et Vectides - ; chacune se bat pour le contrôle d'une ressource rarissime qui donne son nom au jeu, l'Etherium donc. Ces trois factions ne seront pas sans rappeler les créations de Blizzard.

Etherium
Ainsi, le Consortium est à rapprocher des Humains. Ils utilisent l'Etherium comme source principale d'énergie. Plus mystiques, les Éveillés d'Intar ont un petit côté Protoss et, pour eux, l'Etherium est objet de vénération. Enfin, le peuple des Vectides ne ressemble pas esthétiquement aux Zergs, mais ils jouent eux aussi sur le « nombre » pour l'emporter sur leurs adversaires. Leur utilisation de l'Etherium n'est en réalité pas si différente de celle du Consortium : ils s'en servent pour alimenter de puissantes machines de guerre au sein desquelles on ne retrouve aucun pilote, la conscience des Vectides y a simplement été transférée.

Toute cette introduction pour aboutir à une campagne un peu décevante dans la forme. En effet, plutôt que de proposer une aventure et un scénario comme de nombreux autres jeux du genre, Tindalos a imaginé ce qu'il appelle la Conquête. Il s'agit d'inviter le joueur à se battre pour le contrôle d'une poignée de planètes. Chacune, de trois « points chauds » : la possession de chacun octroie des bonus qui vont crescendo dans le temps. Bien sûr, les autres factions en présence feront tout pour ralentir notre progression sachant que l'unique flotte dont on dispose - en début de partie - ne permet évidemment pas d'être présent sur tous les fronts.

Le mode Conquête en video de gameplay


De la gestion de ses basesRetour au sommaire
Etherium
Dès lors que l'on se bat pour garder un point chaud sous notre contrôle ou pour tenter d'en conquérir un, le jeu bascule vers une classique partie de STR sur laquelle nous reviendrons. Problème, ce mode Conquête n'est au final pas bien palpitant. S'il ressemble à un jeu de plateau, il ne nous laisse que peu de choses à faire. Des objectifs sont attribués et on se bat pour les remplir, mais les actions disponibles se limitent pour ainsi dire à : déplacer/réparer sa flotte, faire feu sur la flotte ennemie et envahir un point chaud adverse. En définitive, on subit presque cette partie du jeu en souhaitant au plus vite retourner sur le champ de bataille.

Lorsqu'une bataille est engagée, on bascule donc vers le STR à proprement parler. La carte est ici découpée en régions toutes organisées autour d'un « pylône » vert, sorte de point de contrôle permettant la construction d'une mini-base ou d'un avant-poste. Les factions engagées disposent toutes d'une première région sur l'un des quatre coins de la carte. Cette région est le berceau de leur armée et sa perte est synonyme de défaite. Le second moyen de gagner / perdre est de détruire le vaisseau adverse en orbite autour de la planète au moyen de puissants canons que l'on peut fabriquer dans notre base, dans les mini-bases et dans les avant-postes.

Etherium
Toute la subtilité d'Etherium repose sur ce découpage en régions et sur la gestion des bases. Un peu à la manière de Bataille pour la Terre du Milieu, on ne peut effectivement pas construire des bâtiments n'importe où. Chaque base dispose d'un certain nombre d'emplacements (1, 3 ou 5). Il convient bien sûr de les utiliser intelligemment, mais aussi de savoir s'adapter aux nouvelles situations. Certains modules permettent d'accélérer l'extraction d'Etherium et d'autres, d'accroître la limite de population. Il existe aussi des modules pour améliorer notre niveau de sciences, pour installer un canon planétaire ou pour réparer les unités alentours.

Le module de réparation est typique d'une construction sur une base proche du front. À l'inverse, on évitera de bâtir le module de production ou le starport proche des combats pour ne pas le perdre. Enfin, il existe un système d'approvisionnement qui implique que toutes les régions sous notre contrôle soient adjacentes. Si ce lien n'existe pas, il est possible de bâtir un module d'approvisionnement... mais, c'est un emplacement qui n'est pas disponible pour autre chose ! Certains modules peuvent être convertis pour rallier les mini-factions neutres que l'on trouve sur la carte. Le bonus de ralliement est intéressant, mais le module converti ne réalise plus sa fonction première !

Effets météo et chifoumiRetour au sommaire
Etherium
La notion d'adaptation est importante dans Etherium. En réalité, c'est même la principale subtilité du jeu avec la gestion d'effets météorologiques. Les développeurs ont imaginé une menace météo sur chacune des différentes planètes : cela va de la tempête de sable, à l'orage électromagnétique, en passant par l'épisode neigeux ou l'éruption volcanique. Ces événements peuvent considérablement handicaper une faction en bloquant ravitaillement et recrutement sur la zone concernée. Problème, il n'y a aucun moyen de savoir quand ils vont survenir... sauf pour les Éveillés d'Intar qui peuvent même utiliser leur don de prescience - et des points de commandement - pour les provoquer !

Les points de commandement constituent la seconde « ressource » du jeu. Il s'agit simplement d'activer quelques pouvoirs supplémentaires qui, utilisés à bon escient, peuvent considérablement changer le cours d'une bataille. C'est l'une des principales différences entre les trois factions, la seconde étant liée à leur « capacité spéciale ». Nous avons déjà parlé de celle des Éveillés. Le Consortium peut compter sur des unités moins coûteuses alors que les Vectides, eux, se reposent sur une défense en béton : ils peuvent construire quatre tourelles par zone sous leur contrôle quand les autres sont limités à trois.

Etherium
Hélas, nous avons pour ainsi dire fait le tour des distinctions entre les peuples. Si les combats reposent malgré tout sur la bonne utilisation de ces spécificités, des unités plus variées n'auraient par exemple pas été de refus. Pour ne rien arranger, certaines techniques semblent particulièrement efficaces et l'intelligence artificielle se borne à employer toujours les mêmes tactiques, toujours les mêmes schémas. Nous n'avons pas encore terminé pour les reproches puisque le mode Conquête mène assez souvent à refaire les mêmes batailles : on vient de prendre un point chaud et l'IA ne trouve rien de mieux que de le ré-attaquer le tour suivant. On se retrouve alors à mener exactement la même bataille, avec les mêmes factions, sur la même carte... Bonjour le renouvellement.

Cette situation est évidemment extrême, mais de manière générale, c'est le sentiment qui prévaut dans Etherium. On a toujours un peu l'impression de refaire les mêmes batailles, de construire les mêmes bases en se reposant sur des tactiques identiques. Heureusement, le mode escarmouche (1vs.1 / 2vs.2) renouvelle les choses grâce à l'imagination des adversaires humains, mais tout n'est pas parfait. L'application systématique du chifoumi ou la parfaite symétrie des batailles aseptisent les conflits alors que l'aspect technique limite l'implication : le rythme et la nervosité des affrontements sont bien là, mais difficile de vibrer pour ces unités sans charisme et cette froideur d'ensemble.

Malgré toute sa bonne volonté, le studio Tindalos Interactive ne se montre une fois encore pas totalement convaincant. Etherium n'est pas un mauvais bougre et le rythme qu'il impose aux affrontements entre joueurs devraient lui permette de convaincre quelques spécialistes du CPM (clic par minute). Hélas, la répétitivité de son mode solo, le manque de variété de ses cartes et la symétrie un peu trop systématique de ses factions risquent fort de détourner de nombreux joueurs. Un titre qu'il convient d'essayer avant de l'adopter.

Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 4 GHz, 16 Go de mémoire vive et GeForce GTX 780 Ti. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 3 GHz, épaulé par 4 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 560.

Etherium
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Tous les commentaires

  • hanandano
    03/04/2015 04:43:34

    mince j'en espérais mieux... Point de salut en solo si je comprends bien... même en jouant avec la difficulté ? Au passage, le remastered d'homeworld est loin d'être dégueux.

  • inu
    02/04/2015 11:43:34

    Philiiiippe!!!  N'est pas supreme commander qui veut. copié mais jamais égalé

  • Philiiiippe!!!
    01/04/2015 02:57:00

    C'est pas l'éternel vu et revu 3 factions, une ressource, ambiance futuriste qui me convaincra.

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