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Test Domination (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr

Sortie le 17 Mai 2005 sur PC
Publiée le 23/06/2005 à 00:06, par Arnaud M.

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Test de Domination

Contrairement aux Wargames en temps réel comme les séries des Warcraft ou des Age of Empires qui font à peu près l’unanimité, les jeux de stratégie au tour par tour ciblent un public beaucoup plus restreint, qui privilégie la réflexion à la vitesse de jeu. Tout le monde n’est pas près à se prendre la tête sur un jeu, c’est pourquoi, bien que certains comme les excellents Heroes of Might and Magic soient devenus des références mondiales, ce type de jeu a souvent du mal à trouver son public, à moins de proposer quelque chose de vraiment nouveau, un univers prenant et un gameplay sans faille. Add-on de Massive Assault (mais qui ne nécessite pas de posséder le titre original pour jouer) Domination appartient à cette catégorie de jeux. Quels arguments a-t-il donc à faire valoir pour s’imposer ?

L’histoire tout d’abord : très classique, elle se résume en l’affrontement pour la domination de l’univers de deux factions humaines rivales dans un monde futuriste : l’UNL (Union des Nations Libres) et la Ligue Fantôme. Après des années d’une guerre acharnée, la première croit avoir vaincu la seconde, mais cette dernière revient, plus puissante que jamais, et entame sa conquête des terres de sa grande rivale, qui bien sûr ne l’entend pas de cette oreille. A vous de choisir votre camp...

Vous connaissez le jeu de société « Risk » ? Eh bien Domination est un peu son adaptation en jeu vidéo, dans un cadre futuriste. La carte est en effet scindée en différents territoires répartis entre UNL, Ligue Fantôme et territoire neutres, dirigés chacun par une capitale et délimités par des frontières. Chaque territoire sous votre contrôle vous fournit automatiquement à chaque tour une certaine quantité de ressources afin de développer votre armée, le but final étant bien évidemment de s’emparer des territoires ennemis et neutres afin d’accroître votre puissance.

La prise en main est très facile et se réalise progressivement eu cours d’une dizaine de missions d’entraînement détaillant chacune un aspect particulier du jeu : déplacement et tir des unités, signification et fonctionnement des différentes phases de jeu (notamment la phase de guérilla, très importante à maîtriser), défense de son territoire contre une attaque ennemie, invasion d’un territoire adjacent, utilisation des transports de troupes amphibies permettant de réaliser des attaques par mer, initiation aux attaques aériennes… Ce véritable didacticiel, très bien fait, permet à n’importe quel novice de comprendre rapidement le principe de fonctionnement de Domination, ce qui est d’autant plus simple du fait de l’absence de gestion de base et de ressources dans le jeu (il est impossible de construire de nouveaux bâtiments ou des améliorations, seulement de nouvelles troupes de combat, de même qu’il est impossible de récolter des ressources : tout se joue sur la capture des autres territoires, mettant ainsi l’action au premier plan).

Le gameplay en lui-même est relativement simple, mais très efficace : la carte représentant les territoires sur lesquels ont lieu les combats est divisée en « cases », chaque véhicule peut se déplacer d’un certain nombre de cases par tour (selon ses capacités propres) et possède une portée de tir, elle aussi chiffrée en cases. Une case ne pouvant accueillir qu’un seul véhicule à la fois, toute la stratégie repose dans la planification à l’avance des mouvements de l’ensemble de vos troupes afin d’optimiser le nombre d’unités à portée de tir de l’ennemi, tout en vos troupes les plus fragiles (et les plus précieuses) hors d’atteinte de ses canons. La victoire ou la défaite lors d’un combat repose souvent sur un bête placement de troupe non optimisé : il suffit que l’un de vos véhicule soit mal placé (d’une seule case) pour empêcher certaines de vos troupes de participer au combat ou de choisir la meilleurs cible, ce qui se traduit invariablement par une défaite. Il faut donc faire constamment attention, car la moindre petite erreur se transforme souvent en catastrophe. La compréhension de la stratégie à adopter sur ce système de case n’est pas forcément intuitive, mais c’est ça qui fait de Domination un jeu hautement stratégique. Le positionnement optimal sera souvent obtenu après plusieurs essais, technique facilitée par le bon goût qu’ont eu les concepteurs du jeu d’y inclure une fonctionnalité permettant d’annuler les dernières actions effectuées à chaque phase. Ainsi, si une fois que tous vos mouvements sont faits vous vous rendez compte que votre lance missiles est hors de portée de tir (chose rare compte tenu de sa portée mais néanmoins pas impossible), pas de problème : vous n’avez qu’à cliquer sur un bouton pour annuler vos derniers déplacements et repositionner votre lance missiles. Le terrain vient également s’ajouter aux difficultés tactiques : vos troupes iront plus vite sur certaines surfaces (routes…) que sur d’autres (sable, bois…) : à vous d’exploiter au mieux le terrain pour ralentir les attaques ennemies et optimiser les vôtres.

De même, le choix de l’achat d’un type de véhicule plutôt qu’un autre peut s’avérer crucial. Au début de chaque tour, chaque territoire que vous contrôlez vous fournit une certaine somme d’argent (libellée en dollars) que vous pouvez dépenser afin d’acquérir de nouvelles troupes pour étoffer votre armée. Sans être impressionnant, le nombre d’unités différentes pour chaque armée est tout à fait correct (sachant que vous aurez sans doute à apprendre plus ou moins par cœur les caractéristiques de toutes ces unités afin d’optimiser le placement de vos unités par rapport à celles de l’adversaire, mieux vaut qu’il n’y en ait pas trop…) et chacune d’entre elles dispose de capacités air-sol-mer différentes. Cependant, à cause du système de cases, le choix de deux véhicules de combat légers à la place d’un char plus lourd par exemple peut, pour le même prix, vous faire perdre ou gagner une bataille. Explication : comme il ne peut y avoir qu’une seule unité par case, deux unités légères occupent deux cases contre une seule pour un char et, même si elles périssent plus facilement, leurs carcasses restent en jeu pendant un tour, empêchant l’ennemi de progresser sur la case nouvellement libérée (comme s’il y avait toujours une unité dessus en fait), retardant sa progression et, si le combat est transfrontalier, ce qui est souvent le cas lors d’une attaque de territoire, maintenant son armée hors de votre territoire un tour de plus (ce qui est crucial puisqu’un territoire sur lequel ne serait-ce qu’un seul ennemi a pénétré ne vous fournit plus d’argent : maintenez les hors de votre territoire et vous pourrez acheter des troupes supplémentaires pour vous défendre dans ce combat).

Et c’est là qu’intervient toute la stratégie. Le jeu entier est une recherche d’un positionnement stratégique optimal qui fonctionne véritablement sur le mode d’un jeu d’échecs : réfléchir à ses mouvements plusieurs coups à l’avance en tenant compte des déplacements potentiels de l’adversaire. Ajoutez à cela quelques petits plus qui viennent complexifier les stratégies à mettre en œuvre. Les alliés secrets par exemple : certains territoires que vous croyiez neutres peuvent se révéler subitement être des alliés cachés de votre adversaire et déclencher une attaque contre votre territoire alors que votre armée est en train de tenter d’en conquérir un autre plus loin. Mieux vaut donc couvrir ses arrières. La phase de guérilla est également un élément avec lequel il faut compter : lorsqu’un territoire ami, ennemi ou neutre est attaqué, il génère automatiquement une certaine quantité de troupes pour le défendre, qui représentent les forces de la guérilla locale se dressant contre l’envahisseur. De plus, si vous attaquez un territoire neutre, outre de générer sa guérilla, ce territoire passe automatiquement sous le contrôle de l’adversaire sans que ce dernier ait besoin de faire quoi que ce soit, et il y reste définitivement, ou jusqu’à ce que les forces d’invasion soient victorieuses. Envahir une territoire n’est donc pas une action à mener à la légère, car en cas d’échec votre ennemi récupère automatiquement le territoire attaqué. Enfin, l’IA est particulièrement agressive et opportuniste, attaquant toujours les objectifs et bases laissés avec peu de surveillance, et elle peut se révéler être un ennemi particulièrement coriace par rapport à la plupart des autres jeux de stratégie. Elle est également intelligente : les transports de troupes ennemis pleins, par exemple, essayent de rester hors de portée des troupes qui pourraient les détruire avant qu’ils ne débarquent leur chargement, contrairement à beaucoup d’autres jeux (comme Warcraft III par exemple, où les Zepplins gobelins foncent allègrement au milieu de vos chevaucheurs de griffons. Bilan : 3 héros et 5 abominations tués avant d’avoir pu débarquer ? c’est dommage…). Tout cela fait de Domination un jeu réellement stratégique, contrairement aux RTS traditionnels où la seule stratégie efficace est finalement celle du nombre et de la puissance brute : dans Domination, vous serez obligés de vous creuser les méninges pour survivre.

Dernier point fort, Domination propose, en plus de l’entraînement et du mode multijoueurs, pas moins de 6 modes de jeu solo différents : Assaut (parties rapides, tournées vers l’action, sans base ni phase de recrutement mais uniquement une force initiale contre une autre), Scénario (mission unique avec introduction explicative), le classique mode de campagne (succession de missions sur une trame narrative), Carrière (triomphez de toutes les armées ennemies afin de monter en grade) et Guerre Mondiale (Deathmatch). Si vous n’arrivez pas à trouver votre bonheur dans tout ça…

Cependant, c’est dans sa conception et son principe même que se situent les principaux défauts du jeu.

Tout d’abord, du fait de l’absence d’action en temps réel, Domination reste un jeu relativement statique même si, bonne initiative, de nombreuses petites séquences animées viennent s’intercaler dans le jeu, afin de montrer les exploits de vos troupes (ou de celles de l’ennemi….) au combat. Il est normal pour un jeu au tour par tour d’être statique, mais ceci se ressent fortement dans le jeu.

D’autre part, même pour les joueurs qui recherchent la réflexion et la stratégie plus que le dynamisme, Domination risque de se révéler un peu frustrant à la longue : une stratégie qui consiste à continuellement tout calculer afin de choisir s’il vaut mieux envoyer telle troupe sur telle ou telle case peut vite se révéler fatigante et gâcher le plaisir du jeu, on a parfois l’impression de se trouver devant un exercice de mathématiques. C’est pourquoi, même si la durée de vie effective du jeu est assez longue (plus de 150 heures selon les publicités), la plupart des joueurs risquent de perdre le plaisir du jeu nettement avant la fin et, de ce fait, la durée pendant laquelle le joueur moyen va effectivement jouer à Domination est sensiblement inférieure à la durée de vie théorique.

Au niveau pratique, bien que Domination possède de nombreux modes de jeux différents, les missions ne sont malheureusement pas très variées, se résumant souvent en une attaque ou défense de territoire (la comparaison avec le jeu de société Risk n’est pas anodine…) : dommage, il aurait été intéressant de voir un peu autre chose et cela aurait permis d’éviter le léger sentiment de répétition ressenti au fur et à mesure du jeu. Autre défaut : les dialogues et les voix, qui oscillent entre le ridicule et le pathétique, sans parvenir toutefois à gâcher le plaisir du jeu et l’attention portée aux graphismes des différentes cartes, assez réussis et variés.

En conclusion, Domination est un excellent jeu pour tous ceux qui aiment réfléchir et qui cherchent quelque chose de plus stratégique que les RTS traditionnels, même s’il finira sans doute par décourager ceux-là aussi, à cause de son manque de variété (mais ça prendra du temps et entre temps vous vous serez quand même bien amusé). Si c’est votre cas, jetez vous dessus les yeux fermés. Sinon, passez votre chemin : les RTS classiques vous défouleront nettement plus…

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 5.5
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
ce serait un jeu génial s'il n'y avait cette infame boite de dialogue de merde : " La partie est corrompue " surtout quand celle-ci apparait et nous vérole la partie, de plus, crême de connerie : nous vérole la partie lorsque l'on gagne !!! car le logiciel se plante une fois sur deux il faut être crétin pour programmer une boite qui interromp la partie du joueur ( n suite ...
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