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Test Divinity : Original Sin (PC) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 30 Juin 2014 , PC

Les +

  • Univers vaste et cohérent
  • Richesse de l'artisanat
  • Durée de vie remarquable
  • Combats tour par tour réussis
  • Évolution ouverte des héros
  • Campagne jouable en coop
  • Pas le moindre DRM !
  • Éditeur de niveaux fourni

Les -

  • On peut être vite débordés
  • Interface un peu frustre
  • Objets au sol peu lisibles
  • Localisation imparfaite
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
8.9

(114 votes)
Publiée le 07/07/2014 à 17:07, par Nerces

Test de Divinity Original Sin : le RPG old-school trouve son maître

En s'inspirant de références telles que Baldur's Gate, Larian Studios fait très fort : Divinity Original Sin risque bien de faire date.

Financé au travers de Kickstarter et disponible depuis une semaine, Divinity : Original Sin est déjà le succès le plus rapide de ses créateurs, les Belges de Larian Studios. Il s'agit en fait du sixième opus de la franchise Divinity, lancée en 2002, et il permet une sorte de retour aux sources en nous offrant un prélude au titre fondateur, Divine Divinity. Pas question cette fois de verser dans le hack & slash ou d'ajouter une dimension stratégique, Divinity : Original Sin s'inspire - entre autres - de Baldur's Gate pour nous convaincre.

« Aventure, camaraderie, et acier sur acier, les ingrédients légendaires »Retour au sommaire
Un peu old-school sur les bords, Divinity : Original Sin s'ouvre sur l'inévitable phase de création de personnages. Au pluriel, car nous avons effectivement à imaginer deux héros qui constitueront le cœur d'une équipe autorisant un maximum de quatre aventuriers. Différentes options cosmétiques sont accessibles, mais on retient surtout la présence de dix classes de personnages et la possibilité de personnaliser complètement les caractéristiques / talents de départ pour aboutir à quelque chose de plus original : magicien de combat, enchanteur, gredin, chevalier, ranger, ecclésiastique... les choix ne manquent pas et, au final, il semble que l'important est surtout d'avoir un duo équilibré.

Cette phase terminée, on peut débuter l'aventure. Nos deux héros sont engagés pour enquêter sur le meurtre d'un notable de la ville de Cyseal, un certain Jake. Logiquement, nous nous rendons donc sur les lieux du crime - la taverne du Crabe Royal - pour y découvrir la « boucherie » : on ne peut pas dire que le meurtre ait été fait de manière chirurgicale ! Problème, alors que l'on décide de jeter un œil sur la tombe du défunt, on se rend compte que le cadavre dans le cercueil est celui... d'un mouton. Forcément, il ne s'agit plus d'un « simple » meurtre, et l'hypothèse d'un complot prend forme. Nous n'en dirons cependant pas plus à ce niveau, vous laissant le choix d'aller interroger Esmeralda, l'inconsolable veuve.

Press Start : Création des personnages et ...


Des dizaines de choses à faireRetour au sommaire
Ces premières minutes passées dans Cyseal peuvent toutefois prendre des formes bien différentes car ce qui frappe au premier coup d'œil, c'est l'immense liberté d'action qui est laissée au joueur. Bien sûr, de par ses limitations techniques, le gameplay du jeu ne permet pas toutes les fantaisies, mais à aucun moment le joueur n'est tenu par la main, n'est guidé de quelque manière que ce soit. Exclusivement textuel, le journal de quêtes ne fait qu'enregistrer notre progression sans donner la moindre piste, sans afficher la moindre flèche pour nous indiquer dans quelle direction aller. À nous d'aller discuter avec les habitants de la ville, de recueillir des indices pour recoller les morceaux du puzzle.

De fait, on ne manque pas d'activités dans Cyseal et on a tôt fait de se laisser déborder par les innombrables quêtes annexes qu'il est possible de réaliser. À notre entrée dans la ville, on peut ainsi être recruté pour éteindre un navire en feu, prêter main forte à l'interrogatoire musclé d'un orque, s'engager auprès des Cinq Fantastiques, traiter avec divers marchands, partir à la recherche de tel ou tel disparu, j'en passe et des meilleures ! Le « problème » dans Divinity : Original Sin est donc de ne pas se laisser submerger, d'autant que de nombreuses quêtes impliquent de sortir de la ville : les dangers y sont particulièrement nombreux pour deux jeunes aventuriers.

L'union fait la forceRetour au sommaire
Il semble donc préférable de prendre son temps pour découvrir la ville, ses habitants et, par exemple, faire la rencontre des deux autres personnages susceptibles de compléter votre groupe : Jahan est magicien et Madora guerrière... deux compagnons tout à fait valables pour bien débuter. Par la suite, d'autres personnages peuvent être recrutés, mais on ne peut jamais dépasser les quatre membres. Sachez qu'il est aussi possible de se passer de compagnon, mais cela ne présente guère d'intérêt. En effet, l'expérience n'est pas partagée entre les différents personnages (chacun gagne toujours la même chose, seul ou à plusieurs) et vous vous priveriez de nombreuses compétences : un seul héros ne peut pas tout faire.

Puisque nous évoquons la notion d'expérience, précisons que là aussi, Divinity : Original Sin fait dans le old-school en nous laissant libres de la progression des héros. À chaque passage de niveau, on gagne quelques points à répartir comme bon nous semble. Compétences et spécialisations sont nombreuses aussi, en début de partie, on est un peu perdus et les choix ne sont pas toujours les plus judicieux. Rien de rédhibitoire heureusement et même si les premiers combats ne sont pas évidents, on apprend à maîtriser nos personnages ainsi qu'à compenser leurs imperfections au fur et à mesure des niveaux. On opte pour certaines écoles de magie, on optimise les compétences de combat et on en apprend un peu plus sur l'artisanat.

Top-chef ou top-forgeron ?Retour au sommaire
Parfaitement facultatif, l'artisanat est malgré tout un élément très intéressant de Divinity : Original Sin alors que l'on ramasse quantité d'objets. Pourvu que l'on dispose des outils et des compétences nécessaires, il est ainsi possible de transformer des épis de blé en farine puis en pâte, que l'on va garnir de tomates réduites en sauce pour obtenir une pizza particulièrement revitalisante. Du minerai de fer peut, lui, être fondu pour obtenir des lingots que l'on travaillera ensuite, pour former une masse que l'on pourra améliorer en utilisant une meule. Les exemples ne manquent pas et les « recettes » remplissent des dizaines de livres que l'on se fera un plaisir de collecter.

Petit regret, l'interface d'artisanat aurait mérité meilleur traitement : il n'est pas toujours très pratique de faire glisser les différents objets sur les outils (meule, fourneau...) que l'on trouve dans le décor. On peut aussi regretter le fait qu'il ne soit pas toujours évident de s'y retrouver : l'interface ne permet pas de catégoriser très efficacement les choses alors que l'on compte plusieurs dizaines d'objets utiles à l'artisanat. Des objets que l'on récupère en explorant tous les recoins du monde, en faisant - sans le moindre scrupule - les poches des personnages non-joueurs, mais aussi, bien sûr, en se livrant à d'innombrables combats : Divinity : Original Sin n'est pas un jeu de rôle pour rien.

Avoir l'esprit d'initiativeRetour au sommaire
Côté combats donc, Larian Studios adopte un classique système de tour par tour basé sur une barre d'initiative. Toutes les créatures du jeu - héros compris - disposent d'une valeur d'initiative qui permet de les classer. À tour de rôle, tous les personnages vont dépenser leurs points d'action pour se déplacer, lancer un sort, utiliser un objet, porter un coup... Bien sûr, les actions n'ont pas toutes le même coût et il est possible de « patienter » afin de se retrouver plus tard sur la barre d'initiative : une astuce qui permettra par exemple d'utiliser la boule de feu de notre sorcier pour allumer la flaque d'huile déposée par notre géomancien !

Des astuces de ce type, les combats de Divinity : Original Sin en sont remplis et même s'ils peuvent paraître un peu mous aux yeux des fans de Diablo 3, nous avons été conquis par la variété offerte. Il faut également faire attention au « tir ami » et à ne pas envoyer un éclair lorsqu'un de nos compagnons a les pieds dans l'eau ! Nous regretterons tout de même que l'intelligence artificielle semble incapable de « patienter » et que les magiciens soient à ce point supérieurs aux autres personnages : une équipe versée dans les multiples arcanes avancera beaucoup plus vite qu'un groupe de gros-bras... Un reproche toutefois bien léger au regard du plaisir que l'on ressent lorsque l'on se défait des différents boss.

Coopératif sur toute la ligne...Retour au sommaire
Le monde imaginé par Larian Studios s'étale sur d'imposantes cartes que l'on peut arpenter à loisir sans jamais être contraint par quelque pirouette scénaristique que ce soit. L'histoire évolue évidemment en fonction de nos propres progrès et on rate parfois des quêtes - secondaires - parce que nous avons décidé d'aller voir ailleurs. Cette impression d'un monde qui vit sans nous reste imparfaite, dans la mesure où il ne semble, par exemple, pas possible d'attendre la nuit pour se livrer à quelques activités que la morale réprouve. Dans le même ordre d'idées, il paraît difficile d'utiliser certains membres du groupe pour faire diversion même si on peut les séparer temporairement pour activer différents mécanismes, par exemple.

Compte tenu de sa conception old-school, Divinity : Original Sin souffre d'une autre tare qu'il convient d'évoquer ici : les limites de sa localisation française. Celle-ci est amenée à évoluer, mais quelques dialogues n'ont pas été traduits alors que d'autres sont tout juste compréhensibles. Cette lacune que l'on va qualifier de technique est heureusement contrebalancée par l'excellence graphique et sonore du jeu. Quelques zones sont moins réussies, mais dans l'ensemble, les paysages sont magnifiques et la bande-son donne vie au monde sans jamais faire dans l'excès. Mention spéciale pour les voix (exclusivement en anglais) agréables et parfois même amusantes.

Enfin, impossible de terminer notre article sans souligner l'excellence du mode multijoueur imaginé par Larian Studios. Un mode qui vient en complément du solo et qui permet de jouer - en local ou via Internet - à toute l'aventure en coopératif. Ainsi, deux des membres du groupe passent sous notre contrôle (les deux autres restent gérés par l'I.A.). La dimension tactique des combats profite alors des échanges entre les joueurs, même si nous ne sommes évidemment pas à l'abri de quelques mémorables engueulades ! Notez que solo et multi partagent le même scénario : choisissez donc bien lequel a votre préférence avant de commencer... d'autant qu'il faut compter sur au moins quarante heures de jeu pour qui explore un minimum et qu'un éditeur de niveaux est déjà fournit par le studio.

Quelques combats... tôt dans la partie


À bien des égards, Divinity : Original Sin nous est apparu comme l'aboutissement du travail réalisé depuis douze ans par Larian Studios. Les plus pointilleux des joueurs lui reprocheront son interface un peu frustre, sa localisation perfectible ou son intelligence artificielle qui ne sait pas exploiter toutes les ressources du module de combat. Nous préférons retenir l'excellence d'un univers qui se vit plus qu'il ne s'explique, de quêtes aussi nombreuses que variées et, en définitive, d'un jeu qui ne passe pas son temps à expliquer aux joueurs ce qu'ils doivent faire et comment le faire. Divinity : Original Sin fait honneur à ses innombrables références et se place d'emblée comme l'un des tout meilleurs jeux de rôle de ces dernières années.

Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 4 GHz, 16 Go de mémoire vive et GeForce GTX 780 Ti. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 3 GHz, épaulé par 4 Go de mémoire vive et une GeForce GTX560.

Divinity : Original Sin
Divinity : Original Sin

Divinity : Original Sin

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.9
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
genial Fan de rpg a l'ancienne c'est que du bonheur...seul bémol la traduction tardive et incomplete en Français Mis a part cela c'est un régal graphique et le scénario est bien ciselé. Difficulté progressive..parfois on en cassera le clavier mais ou serait le plaisir d'une victoire aisée.
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Le retour du tour par tour version 2014 Une perle rare ce Divinity car son système de combat au tour par tour est sans aucun doute le plus fun et innovant qu'il m'ait été donné de voir depuis belles lurettes. Ajouté à ça de l'humour made in Pratchett/Lorian et sans doute les plus beaux graphismes vu pour un jeu de ce genre et vous obtenez le rpg de l'année... Enfin du old-school fun et qui met le genre en a suite ...
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