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Preview Dirty Bomb (PC) : sur JeuxVideo.fr



Sortie Juin 2015 sur PC

Preview

  • Dans l'imaginaire de nombreux joueurs - moi le premier - le nom de Splash Damage est associé à Wolfenstein : Enemy Territory. Bien qu'il soit âgé de près de 12 ans, le FPS reste l'une des valeurs sures du multijoueur sur Internet et l'un des titres les plus joués encore aujourd'hui. Sans surprise, sa gratuité est pour beaucoup dans son succès et c'est cette absence de droit d'entrée que cherche...
La note des internautes
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Publiée le 26/03/2015 à 17:03, par Nerces

Preview de Dirty Bomb : les auteurs de Brink la jouent free-to-play

Fidèles au genre du FPS multijoueurs par équipes, les développeurs de Splash Damage tentent de se faire une place au soleil du free-to-play : ce n'est pas gagné.

Dans l'imaginaire de nombreux joueurs - moi le premier - le nom de Splash Damage est associé à Wolfenstein : Enemy Territory. Bien qu'il soit âgé de près de 12 ans, le FPS reste l'une des valeurs sures du multijoueur sur Internet et l'un des titres les plus joués encore aujourd'hui. Sans surprise, sa gratuité est pour beaucoup dans son succès et c'est cette absence de droit d'entrée que cherche à retrouver le studio aujourd'hui avec Dirty Bomb, un FPS free-to-play réalisé pour le compte de Nexon, un puissant éditeur sud-coréen qui tente de percer en Occident.

« London calling »Retour au sommaire
Dirty Bomb
Trois ans après une mystérieuse attaque terroriste jamais revendiquée, Londres n'est plus que l'ombre d'elle-même. Rapidement évacuée, la ville ne compte plus d'habitants à proprement parler : trop dangereuse avec ces nuages toxiques qui subsistent ça et là ! En revanche, la population civile a laissé place à d'innombrables mercenaires employés par d'aussi nombreuses sociétés paramilitaires. Leur objectif est simple : s'approprier les secrets que renferme encore l'ancienne capitale et, pourquoi pas, faire fortune. Un double objectif évidemment contrarié par la concurrence effrénée que se livrent ces multiples sociétés.

Maintenant que nous avons planté le décor, vous admettrez sans peine que l'originalité n'est pas vraiment le point fort de Dirty Bomb qui, au final, oppose simplement deux équipes de cinq ou huit joueurs. Deux équipes qui s'affrontent au travers de deux modes de jeu très proches : il s'agit toujours de remplir des objectifs précis avec une équipe dans le rôle de l'attaquant, et l'autre dans celui du défenseur... la seule différence étant que le Stop-Watch est chronométré, et le mode Objective, non. Réparer un blindé, placer du C4 sur un mur, récupérer des flacons d'une drogue mystérieuse : voici quelques-uns des objectifs proposés. Heureusement, l'intérêt de Dirty Bomb est ailleurs...

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Conception des cartes : Connu de tous les amateurs de FPS pour la qualité de ses level designers, Splash Damage ne trahit pas sa réputation, et ce, même si nous n'avons pu découvrir que deux cartes : Terminal et Bridge. Dans un cas comme dans l'autre, nous avons particulièrement apprécié les nombreuses options offertes aux joueurs, la présence de points de surveillance pour ravir les snipers sans qu'ils ne soient indélogeables. Des recoins, des corridors, des balcons et des zones plus ouvertes... rien ne manque pour se faire plaisir et trouver bon nombre de stratégies.

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Jeu en équipes réussi : Splash Damage est également reconnu pour sa maîtrise du jeu en équipe et Dirty Bomb nous le prouve une fois encore. Le principe d'objectifs successifs n'est certes pas novateur, mais il est parfaitement maîtrisé par le studio de Bromley qui met toujours sous pression les deux camps en imposant des missions antagonistes, et surtout, entremêlées : la remise en état du blindé de Bridge impose de bien gérer la zone alentour afin que les ingénieurs puissent opérer tranquillement... Zone alentour qui contient évidemment son lot de spots pour viser en toute décontraction ces infortunés mécanos !

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Variété des situations : Enfin, Dirty Bomb se caractérise par la variété des situations liées au nombre de classes de personnages. Chaque mercenaire est en fait une classe à part entière et, pour le moment, il en existe une douzaine. L'astuce de Splash Damage réside dans le fait que le joueur doit faire avec un personnage prédéfini par une carte de loadout. Celle-ci peut appartenir à cinq niveaux (plomb, fer, bronze, argent, or) et implique donc un armement, ainsi que des compétences spécifiques. Vous souhaitez contrôler Vassili le sniper avec un fusil, un pistolet et un couteau spécifiques ? Il vous faudra dénicher la carte correspondante.

Ces cartes, on les obtient en jouant, ou en achetant des coffres avec les crédits du jeu ou du véritable argent... Free-to-play oblige ! Afin d'assurer une montée en puissance, pour ceux qui n'auraient pas la chance de dénicher des cartes bronze par exemple, un système d'échanges de cartes a été imaginé : trois cartes (peu importe le personnage dessus) de même valeur peuvent être échangées contre une carte du niveau supérieur. On choisit la classe de la carte obtenue... mais pas son loadout ! Deux Vassili « fer » ne seront pas équivalents, mais reste maintenant à voir si les échanges / la vente de cartes entre joueurs seront permis.

Bande-annonce #2 : les ajustements de l'alpha


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Peu de sensations : Hélas, tout n'a pas été rose durant notre longue session de prise en main. Au premier chef, les armes de Dirty Bomb souffrent incontestablement d'un manque de sensations. Cela faisait bien longtemps que l'utilisation d'un fusil à pompe ne nous avait pas laissés aussi dubitatifs : c'est bien simple, il n'y a rien de brutal, de viscéral dans son maniement. En réalité, on ressentait exactement la même chose à manier un fusil de précision qu'un pistolet-mitrailleur. Le recul est pour ainsi dire inexistant et même s'il est encore temps de revenir sur ce problème, cela nous a pas mal gâché les parties !

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Pas le choix des armes ? Nous avons évoqué le principe des cartes de loadout dans les points positifs pour la variété que cela apporte. Les affrontements y gagnent en rejouabilité, tandis que les joueurs, eux, y perdent en contrôle. Il est déjà frustrant d'avoir besoin de cette carte précise pour embarquer l'équipement souhaité, mais il y a pire. Dès lors que l'on obtient une carte bronze, on se dit qu'on va pouvoir profiter de ses bonus (un perk de plus que les inférieures) et échanger nos plomb / fer... Sauf que cette carte vient avec une pétoire dont on ne veut pas : il faut donc choisir entre compétence supplémentaire et arme adéquate. Merci pour la frustration !

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Modèle économique peu rassurant : Autre problème à signaler, celui du modèle économique. En effet, Nexon a déjà confirmé que les crédits ingame pourront être achetés avec de l'argent véritable. Nous connaissons même les tarifs : 6 euros pour 30K crédits, 10 euros pour 50K, 14 euros pour 70K alors qu'un match octroie 100 à 120 crédits selon vos exploits. Les crédits permettent d'acheter des caisses (1000 crédits l'unité) et en ouvrant ces dernières, on peut obtenir - au hasard - une carte loadout. Les caisses peuvent aussi être obtenues en match, mais on dépassera rarement les deux caisses par partie... Même si les cartes ne font pas le joueur, Nexon pousse à la dépense !

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Un peu terne tout ça : De manière générale, Dirty Bomb ne parvient jamais à nous convaincre complètement. La réalisation - ni vraiment cartoon, ni vraiment réaliste - n'impressionne pas. Le manque de sensation des armes n'est évidemment pas là pour aider, mais on se surprend surtout à le comparer à une sorte de Team Fortress 2 sans une once d'humour. Les scénarios un peu débiles des différentes missions proposées n'aident pas non plus à l'immersion et on se demande pourquoi il faut réparer ce fichu blindé alors que l'on a la puissance de feu pour défoncer le mur du complexe sans ses obus ! Plus gênant et toujours dans cette mission, il est impossible pour l'équipe B d'endommager le blindé tant qu'il n'a pas été complètement réparé par les adversaires : la justification gameplay est évidente, mais mon esprit cartésien ne peut s'empêcher de trouver ça... complètement con.

Puisque le jeu est encore en plein développement, nous n'apportons pas toujours de conclusion à nos previews. Celle de Dirty Bomb fait exception car malgré tout le talent de Splash Damage en matière de FPS compétitif par équipe, le jeu ne nous inspire pas plus que cela. Non seulement il ne réinvente pas la roue, mais ses armes ne dégagent rien alors que les affrontements manquent d'un petit « je-ne-sais-quoi » pour les rendre plus fous, plus funs. Sortie prévue en juin, exclusivement sur PC.

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