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Test DEFCON (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr

Sortie le 29 Septembre 2006 sur PC
Publiée le 28/09/2006 à 00:09, par funambelle

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Test de Defcon

Larguer la Bombe, c’est finalement si simple. Un clic de souris, et voici 9.6 millions de New Yorkais qui s’envolent en fumée. Un autre clic de souris, et c’est toute la population de Bombay qui disparaît dans un grand éclair blanc. Bien à l’abri des conflits extérieurs, dans le local le plus retranché de la rédac, on croirait presque que tout ceci n’est qu’un jeu. Une sorte de wargame en temps réel au design assez hype, pondu par un studio de dévelopement indépendant. Introversion Software aurait pu développer ça par exemple. Oui, ça serait tout à fait dans leur genre, quand on y pense…

Après la bombe ...Retour au sommaire
apres-bombe
Un filtre permet d'afficher la distribution de la population sur la planète.
Le principe est simple : détruire la population civile sur les continents adverses, en protégeant la sienne. C'est la seule manière de marquer des points à Defcon, et l’on ne va pas s’en priver. Le jeu se joue exclusivement en multijoueur, jusqu’à six simultanément et se présente sous la forme d’une carte en cylindre où chacun a le contrôle d’un continent : Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Asie, Afrique et Caucase.

Visuellement, cela ressemble à du Risk designé par Stark. De la représentation des pays et des villes à l’aspect des unités militaires, un minimalisme froid et élégant domine à l’image. Chacune des unités mises à votre disposition est représentée à l’écran sous la forme d’une îcone. Un triangle pour les silos. Un simple logo de bateau pour les porte-avions. Une forme fuselée et quelques traits pour un missile en déplacement. Associées à ces formes pures, les couleurs vert fluo et rouge fluo finissent de donner au soft un côté psychédélique, façon tube de néon, qui ne peut passer inaperçu. Defcon est donc un titre à forte identité, reste à voir s’il assure également question gameplay.


Pour un battleship un peu trop près des côtes.Retour au sommaire
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Plus que cinq minutes avant Defcon 1 : ça va irradier dans les chaumières !
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La distribution des ordres se fait très efficacement.
Comme précisé plus haut, Defcon se joue exclusivement en ligne. Pour les sans-amis, Introversion Software a cependant prévu quelques bots, histoire de combler les trous. L’IA de ces derniers est d’ailleurs particulièrement redoutable. Sachez cependant que le plaisir de jeu en sera grandement réduit, car l’un des grands intérêts de Defcon est de former des alliances pour mieux les briser ensuite. Les joueurs sont en effet libres de conclure des pactes comme de les rompre. Il est également possible d'exclure un joueur d'une alliance par un système de vote. Quant aux adeptes de la trahison, ils seront ravis d'apprendre la présence d'unités furtives (les sous-marins), idéal quand on souhaite s'approcher en katimini de son allié du moment et lui envoyer quelques missiles là où il s'y attend le moins. Dans Defcon, la paranoïa prend rapidement le dessus sur la rationalité et vous pousse à canarder sur votre meilleur allié pour un battleship un peu trop près des côtes. Bref, voici un jeu idéal pour briser des amitiés vieilles de vingt ans.

Le gameplay du jeu se laisse assez rapidement assimiler : chaque partie se divise en cinq phases appelées Defcon, chacune limitée par un compte-à-rebours. Dans la première (Defcon 5), on dispose le plus judicieusement possible ses unités : les silos, les radars, les forces navales et les aéroports militaires. Les silos ont pour fonction de protéger les populations civiles des attaques adverses et contiennent également un lot de missiles nucléaires très longue portée. Les radars permettent de détecter les unités ennemies dans un large périmètre. Les aéroports contiennent deux types d’avions : les combattants (fighters) et les bombardiers (bombers). Enfin, les unités navales se répartissent en trois catégories : sous-marins nucléaires, les porte-avions (carrier) et les croiseurs (battleships). A Defcon 4, les radars commencent à fournir des informations sur la position des unités ennemies. Il est possible de mettre ses unités en mouvement durant ces deux premières phases, mais pour l'offensive, il faut attendre que le compte à rebours annonce le Defcon 3.


slow-motion
Une solution efficace au problème de la surpopulation.
slow-motion
malgré la multiplicité des infos affichés à l'écran, tout cela reste très lisible.
C'est alors que les choses sérieuses commencent : traquer les sous-marins ennemis, éliminer les radars en envoyant quelques avions et lancer quelques bombes mer/sol ou air/sol sur les villes les plus isolées. Tous les ordres se font d'un simple clic de souris, que ce soit pour les déplacements d'unités ou leur paramétrage. Que ce soit pour les bombardiers, les porte-avions, les sous-marins ou les silos en Defcon 1 (on y revient plus bas), plusieurs modes sont en effet disponibles. Pour prendre l'exemple des porte-avions, ceux-ci peuvent torpiller les sous-marins, lancer des avions, ou combattre comme n'importe quel autre navire de guerre.

Ce qui surprend au début, c'est le rythme des affrontements. Tout se passe en effet au ralenti, même s'il est possible d'augmenter sensiblement la vitesse du jeu. Au-delà d'un effet esthétique certain, on pourrait alors craindre que le jeu ne soit qu'un screensaver interactif. Il n'en est cependant rien, et cela pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce que Defcon est prévu pour se jouer à six, et qu'à six, beaucoup, beaucoup d'évènements peuvent se produire simultanément. Le côté "jeu en ralenti" est de ce point de vue un excellent compromis entre la réactivité d'un rts classique et le côté statique d'un wargame tour par tour. Par ailleurs, Defcon peut ainsi se jouer au boulot l'air de rien. Cela n'a rien d'un détail anecdotique, car le titre d'Introversion Software a été conçu dans cet esprit. Un double Echap, et voici Defcon discrètement dissimulé dans la barre des tâches windows. Une manip' qui ne flanque pas en l'air la partie, vos unités continuant à suivre vos ordres en votre abscence. Idéal pour les tirs au flanc et les fonctionnaires en puissance.

cornelien
Bye bye, Sao Polo.
cornelien
Defcon comprend un didacticiel assez bien réalisé. Passage obligé pour bien prendre les choses en main.
Ces seuls aspects suffiraient à faire de Defcon un bon jeu, original et doté d'une jouabilité très confortable. Mais c'est oublier la dernière phase, Defcon 1, moment-clef d'une partie où l'on peut enfin employer les missiles nucléaires longue portée. Et c'est là où Defcon révèle tout son fun. Rien n'est plus jouissif, en effet, que de lancer un bombardement massif sur les plus célèbres villes du monde, dans le but de faire descendre le score de son adversaire en dessous de la barre des zéro.

Rien n'est plus stressant que d'hésiter entre mettre ses silos en mode lauch pour éradiquer toute vie sur le continent voisin ou continuer à protéger les villes voisines du silo grâce à son système SAM, au risque de le perdre avant d'avoir pu lancer tous ses missiles. La dernière phase du jeu est la plus dynamique de toute, celle où se produisent les plus grands rebondissements. C'est aussi celle où se déchaîne toute la tension accumulée par les joueurs et où se révèlent les tempéraments fourbes comme les loyaux. A noter par ailleurs que le nombre contingenté de missiles et d'unités, ainsi que l'impossibilité d'en reconstruire ou de les réparer, pousse les joueurs à la précaution. On ne lance pas inconsédérément huit bombes A sur San Franscico, si trois devraient suffire à nettoyer la zone. Mais à l'inverse, être trop économe, c'est condamné à voir chacun de ses missiles se faire intercepter une à une.

On se retrouve souvent devant des choix assez insolubles et qui se règlent souvent sur un coup de tête dû au stress. Car paradoxalement, Defcon est bien un jeu stressant. Le temps y passe lentement certes, mais l'apparente inertie des combats. En complément du jeu standard, différents modes sont proposés. Ceux qui voient les choses en grand pourront opter pour des parties où l'armement est prodigué en plus grande quantité. Les adeptes des coups bas choisiront le mode diplomatie, où tous les joueurs commencent en alliés jusqu'au moment où un joueur croira avoir mieux positionné ses unités et trahira les siens.

Le massacre de masse est un art subtilRetour au sommaire
le-massacre-masse-est-art-subtil
image 1
Avec Defcon, l'attaque massive de populations civiles devient un art raffiné. Elégant dans son gameplay comme dans son esthétique, il s'agit d'un très bel objet vidéoludique au fort potentiel. On comprend facilement comment le titre d'Introversion Software a pu briller à la dernière cérémonie des Indie Games Awards et ne pouvons que lui souhaiter le succès qu'il mérite : devenir la manière la plus en vogue de chômer au bureau.

Pour 15 pauvres petits euros (10 en pré-commmande), il serait vraiment dommage de se priver de ce titre fun, élégant et racé.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.1
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Moyen
une bombe une petite perle à jouer sans attendre, déjà auteur de darwina les gars d'IS remettent ça avec defcon, un jeu de stratégie en temps réel vous mettant à la tête d'un arsenal atomique sur une carte du monde. le style graphique très épuré est absolument une merveille à jouer, le gameplay est efficace et les parties très instables jusqu'à la dernière seconde. Le tout sur une musique douce discrète qui suite ...
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1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Vraiment très bon ! Jel'achète cet aprem, la démo est trop courte :P ! Une esthétique hyper simpliste qui permet de faire tourner le jeu à peu près n'importe où, une toute petite musique pas dérangeante pour un sou, et de la stratégie ! P'tites révisions de la guerre froide avant le bac blanc xDDD !
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