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Test Darwinia (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 06 Septembre 2006 , PC
Publiée le 17/11/2005 à 00:11, par Charles-Louis

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Test de Darwinia

[6 septembre 2006] Fort de son succès sur Steam, Darwinia débarque aujourd'hui dans nos linéaires en version packagée. L'occasion de remettre en avant le test de ce discret bijou vidéo-ludique...[/i:] Développé par Introversion Software, Darwinia est un véritable bijou, un OVNI dans le monde du jeu vidéo. Sa touche graphique lui confère une ambiance résolument rétro, faisant penser au film Tron. L'univers est ultra-cohérent, et on se retrouve rapidement embarqué dans un scénario passionnant au sein d'un parc virtuel de recherche sur l'intelligence artificielle infesté par des virus. Dans un univers à deux doigts du réel, vous serez guidé au départ par un certain Docteur Sepulveda, personnage fictif ayant créé Darwinia. A cet effet, le manuel renforce ce sentiment de réalité, en insérant des extraits d'articles parlant de ce personnage ingénieux. Disponible pour Windows, Linux et Mac, ce superbe jeu est vendu en ligne sur le site du développeur. De plus, Introversion Software a annoncé récemment avoir trouvé un accord en vue de la distribution du titre sur Steam, ce qui lui permettra de toucher un plus large public.

Sepulveda est de retourRetour au sommaire
Près de vingt ans après le fiasco des Protologic 68000, la console soi-disant révolutionnaire qui fut un fiasco complet (pas une seule unité vendue), le Professeur Sepulveda a récemment repris contact avec la presse afin de nous exposer ses travaux actuels sur l'intelligence artificielle.

Un peu sceptique au vu de la réputation du dit Professeur (lors de la présentation du Protologic 68000 à la presse en 1986, la console refusa résolument de démarrer, et explosa lors de la démonstration), je n'ai pas répondu tout de suite au premier mail d'invitation, reçu il y a environ un an.

Puis la presse généraliste s'est mise à reparler du Professeur, et surtout de ses travaux. En reliant les Protologic invendus, il a créé un environnement virtuel, dans lequel il a pu effectuer des recherches sur l'intelligence artificielle. Après quelques années, il fut capable de créer une entité (qu'il appelle affectueusement Darwinien) capable de réfléchir et de réagir à certains événements. Une entité vivante, quoi.

Ces entités sont encore assez basiques, mais chaque Darwinien est unique, et possède une empreinte digitale (que le Professeur appelle âme) qui, à sa mort, retourne au centre de l'environnement virtuel, afin d'être réutilisée pour un nouveau Darwinien.

La semaine dernière, j'ai donc répondu au mail d'invitation que le professeur m'avait envoyé pour visiter le parc. En m'excusant pour mon retard, je lui expliquai mon intérêt pour ses recherches, car l'intelligence artificielle est une composante essentielle d'un bon jeu vidéo. Et c'est ainsi qu'il y a deux jours, je reçois le code personnel, ainsi que le CD qui me permet d'entrer dans ce monde virtuel.





Ce qui devait arriver arriva... en entrant dans le domaine virtuel, vous remarquez très vite que quelque chose ne tourne pas rond. La communication est entrecoupée de textes bizarres, et en arrivant à l'entrée du parc, vous vous retrouvez devant une île vide, sur laquelle ne se trouve qu'une dizaine de Darwiniens, alors que des créatures inconnues (sortes de serpents rouges constitués de triangles) les attaquent.

Tout à coup, vous recevez un message à travers l'interface du jeu : c'est Sepulveda. Il parle d'une catastrophe, d'un virus qui aurait réussi à entrer au sein de son univers virtuel, et qui serait en train de tout détruire. Il vous demande alors de l'aider à éradiquer le virus de l'intérieur pendant qu'il tentera de son côté d'améliorer les Darwiniens afin qu'ils puissent se défendre face à l'envahisseur. Heureusement, l'interface est très intuitive, puisque le déplacement dans ce monde virtuel s'effectue dans une sorte de caméra libre, qu'il est possible de déplacer à l'aide des touches Z,Q,S,D, et peux diriger ma vue à l'aide de la souris, comme dans les jeux vidéos!

Il vous explique ensuite qu'en dessinant un triangle à l'aide de la souris, il est possible de créer un programme « squad », composé de guerriers équipés de lasers. Un autre symbole permet de créer des programmes « ingénieurs » qui tenteront de récupérer des bâtiments, afin que les Darwiniens puissent se déplacer d'île en île pour tenter de reconstruire leur monde.

Au fil du temps, Sepulveda vous en apprend un peu plus sur son monde. Et notamment le fait que même s'il n'est pas possible de diriger les darwiniens directement, ils sont capable de réaliser de grandes choses : utiliser des machines présentes dans leur monde afin de construire de nouvelles armes, ou encore gérer la population de darwiniens. De son côté, Sepulveda travaille sur l'amélioration de son univers, en développant de nouveaux types d'armes (grenades, roquettes...) ou en améliorant les programmes existants (le squad de base comporte trois guerriers, et il peut y avoir jusqu'à six guerriers dans un squad version 4.0).

Evidemment, chaque programme créé par vos soins (squad ou ingénieur) consomme de la mémoire. Or, dans sa configuration de base, le gestionnaire des tâches de l'univers de Sepulveda n'accepte que trois programmes à la fois. On peut passer de l'un à l'autre en tapant , et terminer l'exécution d'un programme en appuyant sur . Ces raccourcis clavier renforcent le sentiment d'immersion, et il faut féliciter Sepulveda d'avoir gardé ces raccourcis classiques, plutôt que d'inventer des combinaisons de touches inhabituelles.

Après avoir passé de nombreuses heures dans Darwinia, force est de constater qu'on n'en ressort pas indemne ! Ce jeu est un véritable bijou, qui sera en mesure de vous scotcher devant votre écran des heures durant.

L'univers et le scénario sont tout à fait en phase, et on sent que les développeurs ont passé du temps à nous pondre quelque chose de cohérent dans un nouvel univers, plutôt que de tomber dans les créneaux archi-utilisés tels que le médiéval-fantastique ou la Seconde Guerre Mondiale. Ici, on se trouve à l'intérieur d'un supercalculateur bricolé à partir d'une série de consoles, et qui contient un univers virtuel, dans lequel évoluent des entités dotées d'une intelligence artificielle propre. Au fil du temps, on suit les améliorations de ces programmes grâce aux travaux de Sepulveda. On découvre des anecdotes liées aux travaux du Docteur, et la façon dont les Darwiniens ont réagi lorsqu'un jour il remplaça par mégarde la texture du ciel par une photo d'identité... autant de petits détails qui rendent cet univers cohérent et attachant.

Les graphismes sont tout à fait en phase avec ce dernier. Dans les années 80-90, on imaginait des parcs de réalité virtuelle comme un univers de formes basiques, constituées de triangles. Les couleurs sont similaires à celles que l'on voit dans le film Tron, ou dans le jeu Tron 2.0. Pourtant, le moteur graphique utilise la technique des shaders afin de donner plus de « réalisme » au jeu, pour un résultat final magnifique. Les graphismes ne plairont peut-être pas à tout le monde, mais collent tout à fait à l'esprit du soft.

Le Docteur Sepulveda joue non seulement le rôle du narrateur, mais est aussi là pour fournir une aide en fonction de vos actions. L'aide est parfaitement intégrée, et il est possible de la désactiver si nécessaire. La phase d'apprentissage est tout à fait correcte, même si on peut parfois regretter que les premières missions se ressemblent un peu. En revanche, dès qu'on a repris le contrôle de plusieurs machines, cela devient un véritable plaisir que d'éradiquer tous ces virus.

A ce sujet, précisons que la version actuelle de Darwinia n'utilise plus par défaut les dessins de symboles pour créer des unités. Heureusement, il reste possible de choisir la configuration gestuelle à partir du menu des options.

Darwinia est donc une petite bombe, un OVNI vidéoludique, qui plaira non seulement aux amateurs de RTS, mais aussi aux joueurs qui veulent redécouvrir pourquoi ils jouent : pour le fun, pour se retrouver face à un jeu original, et pas pour rejouer aux mêmes clones chaque année.

Où trouver une démo ou l'acheter ?Retour au sommaire
Comme Introversion Software est un studio britannique indépendant, ils ont uniquement publié le jeu dans leur pays, mais il est possible de le commander via leur site. A l'heure où ces lignes sont écrites, un communiqué vient de tomber pour annoncer une partenariat entre Introversion Software et Valve afin de distribuer le jeu sur Steam à partir du 14 décembre. Nos amis anglais continueront néanmoins en parallèle de vendre le jeu sur leur site. Les versions Mac et Linux ne sont pas concernées par la distribution via Steam.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 9.0
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : erwan-gicquel
Bon
Un jeu très sympathique pour de nombreux points : - artistique (il suffit de voir les captures pour s'en rendre compte) - simple (donc bien pour les enfants - peu gourmand en ressources et léger (moins de 50 Mo d'espace disque occupé; à côté d'un 'UT2004' ou d'un 'Elder Scroll', c'est une fourmi!) - référencé (la 'génération AMSTRAD' sait de quoi je parle... pour suite ...
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1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : DIehuman
Très bon
Tout simplement génial Comment j'ai pu passer à coté d'un tel jeu si longtemps ? Un jeu de stratégie à la TRON / Lemings vraiment innovant. Certes cela change de graphismes à la BioShock mais on ne perds rien, bien au contraire, ce jeu est tout simplement génial. Mérite d'être dans le pantéon des jeux vidéo au côté d'autres jeux tels que Lemings, Worms, et bien d'autres old school, bien que récent.
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