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Test Dark Horizon (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 26 Septembre 2008 , PC
Publiée le 31/10/2008 à 00:10, par Gilles D.

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Test de Dark Horizon

Après un premier épisode (Tarr Chronicles) plutôt réussi, on pouvait espérer un bon space shooter en essayant Dark Horizon. Malgré quelques éléments d’originalité, cette préquelle ne s'avère pas des plus convaincantes. Reste à savoir si le plaisir de jouer est au rendez-vous...

Un scénario fainéantRetour au sommaire
scenario-faineant
Des couleurs aussi chatoyantes que flamboyantes.
Alors que le Mirk, une sombre force cosmique dévoreuse d’étoile, s’étend dans tout l’univers, le peuple dont vous êtes l’un des gardiens prépare ses défenses en fabriquant le Light Core. Ce générateur de rayon est le seul moyen d’empêcher l’anéantissement de toute forme de vie. Dès la première mission, le chantier de construction du Light Core est attaqué par des vaisseaux pilotés par les "anti-beings". Vous voilà obligé de le défendre coûte que coûte pour permettre son achèvement. Ce qui aurait pu être un scénario ouvrant sur de multiples possibilités se révèle en réalité un prétexte pour effectuer la plupart des missions dans le même environnement, avec la même station orbitale au milieu du champ de bataille et la même nébuleuse en background tout au long du jeu.


Si cette paresse avait permis aux développeurs d’enrichir le gameplay d’une manière significative, on aurait pu passer l’éponge. Oui mais voilà, le seul point positif qui vient relever le niveau de Dark Horizon, ce sont les effets de lumière et la qualité graphique du background (toujours le même je vous le rappelle). Ce petit plus devient donc très rapidement anecdotique devant la frustration que provoquent la jouabilité désastreuse et la répétitivité des combats. Entre crampes et mal de crâne, il est difficile de déterminer ce qui vous poussera en premier à ne plus jamais jouer à ce jeu. La configuration d’un joystick reste très limitée. Il est en effet impossible de configurer plus de quatre boutons et la rotation du vaisseau sur son axe ne sera possible qu’avec les touches du clavier. La maniabilité des vaisseaux souffre entre autre d’une inertie qui rend laborieux tous les mouvements. Aligner un ennemi dans son viseur tient alors de la gageure. On en vient à préférer tirer tout son stock de missiles, lorsqu’ils veulent bien accrocher une cible. In fine, il faut terminer les derniers vaisseaux au laser dans d’interminables mouvements de va et vient pour stabiliser son appareil.

Il y avait de l’idée pourtantRetour au sommaire
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Le système de customisation des vaisseaux s'avère des plus anecdotiques.
Dark Horizon joue la carte du mélange des genres. Space shooter avant tout, il intègre des éléments de stratégie en permettant de donner des ordres basiques (attaque, couverture, dispersion…) à ses ailiers. Mais ces derniers ne semblent en faire qu’à leur tête et ne vous diront jamais qu’ils ont bien reçu votre ordre. On retrouve aussi des éléments de RPG, puisqu’il est possible de customiser son vaisseau avec des éléments (boucliers, coques, armes…) glanés au fil des missions. Toutefois, on ne revient au hangar que toutes les trois ou quatre missions. Il est donc difficile de prévoir une configuration adéquate pour chaque mission. D’autant que les briefings sont très sommaires et indiquent rarement les classes d’ennemis que l’on s’apprête à affronter. Un mode automatique permet de choisir entre trois équipements types (chasseur, chasseur lourd ou bombardier), mais là encore la déception est au rendez-vous puisque les configurations proposées par l’ordinateur ne sont pas toujours valables au regard de la capacité de la coque à porter des éléments ou de celle du moteur à fournir l’énergie nécessaire à l’alimentation des systèmes installés.


Petit élément de gameplay qui ajoute du piquant à cette sauce insipide, le système de contrôle de la température du vaisseau. Voilà qui pourra éventuellement vous amuser une dizaine de minutes. En refroidissant le moteur, on peut passer en mode furtif en perdant de la puissance de feu. A l’inverse, en le réchauffant, on accélère la cadence de tir des armes mais la protection du bouclier est réduite. Il faut donc jongler avec et penser régulièrement à refroidir le système après une salve nourrie de tir ou une utilisation prolongée du booster de son vaisseau. Finalement, ce petit plus ne s’avère qu’un gadget sans réelle utilité puisque toutes les missions peuvent être terminées sans s’en soucier.


Pour finir de dépeindre ce tableau peu flatteur, ajoutons que Dark Horizon ne dispose pas de mode multijoueurs, que l’IA est bêtement agressive au point de préférer vous rentrer dedans plutôt que de vous tirer dessus et que le jeu plante régulièrement en pleine partie ou à chaque retour sur le bureau de Windows.

Dark Horizon échappe de justesse au zéro pointé grâce à ses graphismes plutôt agréable bien que manquant de diversité, et à quelques éléments d’originalité tels que la customisation des vaisseaux et le système de gestion de la température du vaisseau. Si vous avez de l’argent à mettre dans ce jeu, vous aurez plus de plaisir à en faire don à une œuvre caritative.
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