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Test Counter-Strike : Global Offensive (PC) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 21 Août 2012 , PC Sortie le 22 Août 2012 , Plus de tests sur PS3 , Xbox 360

Les +

  • Concept implacable
  • Gameplay nerveux
  • Le potentiel communautaire
  • Le molotov
  • Le prix

Les -

  • Cartes rapetissées et peu nombreuses
  • Hitbox étranges et absence de recul
  • Réalisation sommaire
  • Direction artistique tristoune
  • Armes plastiques, bruitages playskool
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
8.0

(362 votes)
Publiée le 23/08/2012 à 16:08, par Maxence

Test de Counter Strike : Global Offensive sur PC

Malgré quelques choix discutables, le nouveau Counter Strike s'impose comme un titre accrocheur. On est loin de la révolution, mais aussi de la catastrophe.

Le jeu multijoueur le plus populaire de l’histoire du PC revient enfin. Huit ans après un épisode Source qui n’aura pas su convertir tous les fans du mod initial d’Half Life, Valve dépoussière la licence ayant propulsé sa plateforme Steam vers ses sommets actuels. Si le jeu vidéo a énormément évolué depuis 2004, l’éditeur n’a de son côté pas cherché à bouleverser sa formule ni à révolutionner le genre. Une bonne nouvelle pour les nouveaux venus, qui découvriront la légende en douceur, mais une petite déception pour les autres.

1999-2012 : same old shitRetour au sommaire
Counter-Strike : Global Offensive
Cinq contre cinq. Quinze manches et on change de côté. La première équipe à 16 remporte la partie, donc gagner le « gun round » offre un gros avantage puisqu’il vous évite d’économiser pendant deux manches pour acheter des armes et s’équiper d’un kevlar. Une bombe à poser ou à désamorcer le cas échéant, mais la possibilité de massacrer l’ensemble de l’équipe adverse pour gagner le round : le vrai CS, c’est ça. Les modes Gungame, Zombie, Football, Surf et autres Kreedz, voire le FFA (Free For All) classique ne sont au final que le point d’accroche d’un concept ravageur qui a vu naitre la compétition eSportive à la fin du siècle dernier. Le dépouillement et la simplicité de cette mécanique ont forgé sa légende, incontestée à travers les âges ludiques.

Counter-Strike : Global Offensive
L’arrivée d’un nouveau Counter Strike est donc en soit un évènement, la série ne souffrant heureusement pas du syndrome de l’épisode annuel. Global Offensive reste ceci-dit une évolution timide, Valve ayant opéré la technique du « un pas en avant, deux en arrière ». Rien ne bouge du côté des maps, puisque l’on retrouve les indéboulonnables Dust 1 et 2, Nuke, Aztec, Train et Inferno dans des versions compactées voire remaniées (comme Dust, enfin équilibrée). On ne peut que déplorer le resserrement de tous les environnements qui, s’ils poussent aux affrontements directs, perdent un peu de leur puissance stratégique et de leur intelligence de design. Il n’y a qu’à voir Train et son site bombe à seulement quelques mètres du spawn terro pour s’en convaincre : Valve a voulu dynamiser les joutes de CS, qui perd un peu de sa temporalité atypique. Le tempo/rush se transforme bien vite en rush/rush.

Gameplay #2 : Dust, Inferno et Dust 2



Niveau gameplay, GO garde la souplesse et la nervosité de Source tout en se rapprochant un peu plus du jeu original au niveau de la dispersion des balles. Rendre caduques les fulls auto de porc aurait pu être l’idée du siècle si les hitbox foireuses des meshes (modèles 3D) en mouvement ne gâchaient pas systématiquement la fête. Il ne faut pas nécessairement viser la tête pour mettre un headshot (le nerf de la guerre de CS), les amateurs de la précision chirurgicale de 1.6 s’en trouvant du coup bien floués. Plus gênante est l’absence manifeste de recul lorsque l’on reçoit un impact (quelle que soit l'arme), permettant une riposte immédiate quasiment pas perturbée par les tirs adverses. De même, le jeu ne pénalise pas trop le tir en début de mouvement, sans doute afin d’aider les débutants à rentrer dans la grande danse de Counter Strike.

Counter-Strike : Global Offensive
Un phénomène que l’on retrouve dans d’autres compartiments du jeu, comme la présence d’un matchmaking en plus de la liste des serveurs, de modes de jeu simplifiés sur des maps restreintes ne nécessitant pas l’utilisation du système monétaire ou encore des armes plus en accord avec ce qu’il se fait dans la concurrence, même si les batteuses ou les différents pistolets mitrailleurs n’ont pas la puissance des éternels M4/AK. A part peut-être le FAMAS, encore plus efficace que dans les précédentes versions.

On aurait également à redire sur le lifting graphique, certes largement perceptible pour les habitués de la série mais bien loin des standards actuels du genre. La réalisation n’a certes jamais été le moteur de CS, mais la piètre qualité des animations et les ratés permanents du système de collision font vraiment de la peine pour une production de 2012. Le rendu plastoque de la plupart des armes et le bruit playskool de leur tir n’aident pas non plus à l’immersion, l’accent ayant pourtant été mis sur le « réalisme » au niveau du rendu graphique, avec une direction artistique austère faite de bleu et de jaune pisse. Bof.

Counter-Strike : Global Offensive
Counter-Strike : Global Offensive
Counter-Strike : Global Offensive
La mise à jour graphique de CS ne fait guère d'étincelles


Au moins le corps à corps est-il toujours aussi bien géré et les textures et autres effets de fumée/flamme relativement réussis, notamment pour la grenade incendiaire (attention aux chutes de framerate sur les PC modestes), l’un des nouveaux gadgets mis à disposition des joueurs. A la différence du taser qui apparait comme un petit plaisir fugace équivalent à un cut bien senti, le Molotov a un réel impact sur le déroulement de la partie. Il rend une large zone impraticable pendant quelques secondes, devenant de fait indispensable en cas de défense de zone (bombe posée ou point clé à couvrir).

Counter-Strike : Global Offensive
On est loin de l’inutile bouclier apporté par la version 1.6, qui avant d’être interdit sur la plupart des serveurs avait fait le bonheur des lamers les plus serviles. Valve a également eu la bonne idée d’inclure une grenade leurre, qui pourra détourner l’attention de l’ennemi suffisamment longtemps pour qu'on lui colle une balle entre les deux yeux. De petits ajouts sympathiques qui, s’ils ne font pas vraiment oublier le gameplay hybride, ne convainquent pas totalement d’un côté comme de l’autre de la balance mais montrent que la formule CS peut encore nous réserver quelques bonnes surprises.

Counter-Strike : Global Offensive
Comme s'il s'agissait toujours d'un mod, Global Offensive se paie également quelques joyeusetés malencontreuses, comme des lags intempestifs (absents de la version bêta, donc sans doute corrigés bientôt) ou des plantages divers : difficile d'utiliser le système de match entre amis à l'heure actuelle ou de rejoindre les maps et mods customs déjà disponibles sans assumer de plantage. Le fait qu'il n'y ait eu aucune mise à jour entre la dernière bêta et le lancement du jeu n'est sans doute pas étranger à l'affaire.

Gameplay #1 : gungame



Reste qu'à 1 vs 4, bombe posée, seul derrière sa caisse avec son D.Eagle, sortir son magic decal et enchainer deux hs et un MS (moule shot) avant de finir le dernier ennemi au couteau pour finalement désamorcer à la dernière seconde, c'est toujours aussi énorme. Riche en sensations, toujours orienté teamplay et tactique et assez austère (pas d'iron sight, impossibilité de courir), le nouveau CS promet de belles heures de plaisir ludique, entre les barres de rire avec ses potes en FFA et les moments tendus des matchs accrochés. Des sensations qui devraient figurer sur tous les CV des gamers qui se respectent.

Comme toutes les versions de CS, Global Offensive devrait essuyer pas mal de critiques des habitués de la série qui a n’en pas douter feront de la résistance sur les deux autres versions. Comme Source a mis cinq ans à dépasser 1.6 en nombre de joueurs, GO ne devrait pas s’imposer de suite comme le CS de référence, surtout que la concurrence est rude dans le milieu du FPS multi. Malgré une mise à jour graphique bien loin des standards actuels et des évolutions de gameplay discutables, CS : GO profite du concept en béton armé de la licence et d’une certaine nervosité dans le déplacement pour assurer l’essentiel, surtout pour les nouveaux venus saoulés des « full auto » permanents de Call of Duty. Pas le CS ultime que certains espéraient, mais un bon FPS multi pas cher à destination d'un public averti et volontaire.
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.0
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Acheter à bas prix, s'amuser sans limite ! Fun et l'esprit CS avec des graphismes et des nouvelles armes ! Le prix est en plus vraiment attrayant Les puristes préferont certainement la version toute pixelisée 1.6, pour ma part je recommande cette version très sympa et qui, pour les joueurs comme moi, apprécieront l'univers CS mis au goût du jour.
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
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