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Test Cold War (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 28 Octobre 2005 , PC , Sortie Septembre 2005 sur Xbox
Publiée le 08/12/2005 à 00:12, par Warrer3

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Test de Cold War

Vous vous souvenez tous de Splinter Cell, premier du nom ? Ce jeu avait fait plus de 6 millions de ventes. Cold War, développé par le tout nouveau studio Mindware, s’en inspire fortement, pour le meilleur et pour le pire…

Tout d’abord cernons ensemble le contexte du jeu. En effet celui-ci à le mérite d’être original puisqu’il traite de l’époque de la guerre Froide ( Cold War ), une époque très peu présente dans notre monde vidéoludique il faut l’avouer, surtout pour un jeu d’infiltration. Cela peut en effet faire un excellent scénario : l’époque du KGB, de la CIA, des complots internationaux, des secrets militaires et d’Etat…


Vous êtes Matthew Carter, journaliste américain à son compte, envoyé par son ami Sergueï en U.R.S.S pour un reportage. Malheureusement pour lui, et heureusement pour nous, cette expédition va vite tourner au vinaigre. Vous êtes accusé à tort d’être un espion de la CIA qui, en plus, a tenté d’assassiner le dirigeant de l’U.R.S.S. Votre mission sera donc de vous sortir de là afin de faire la lumière sur cette sombre histoire de complot.

Côté gameplay les développeurs ont fort à faire. Les mouvements et les interactions sont très limités. Pas question ici de mouvement à la Sam Fisher comme se pendre par les pieds ou des descentes en rappel le long de falaises sauvagement gardées. Non, notre petit journaliste brun est modeste sait courir (enfin trotter), marcher, sauter, s’accroupir et se cacher sous des bancs (original me direz-vous). L’interface est quasiment la même que celle de Splinter Cell, un indicateur de discrétion, une barre de santé et le nombre de cartouches/objets restants. Les interactions sont limitées, vous pourrez juste bidouiller les systèmes de sécurité et ouvrir des portes, n’espérez rien d’autre. L’un des points originaux du jeu intervient dans la fabrication d’objets : en effet, notre ami Matthew s’improvise Mac Gyver et nous fabrique des balles en caoutchouc, des bombes à éther, des cadeaux surprises… avec toutes sortes d’objets qu’il ramasse, soit par terre soit sur les corps. Plus vous acquérez des points de technologies, en découvrant des plans de montages par exemple, plus vous pourrez construire d’objets.
A noter qu’il est possible aussi de droguer les corps inertes des ennemis pour prolonger leur sommeil.

L’Intelligence Artificielle est, comment dire, inexistante. En effet s’il était possible d’avoir un QI d’huître alors vos ennemis en seraient dotés. Vous pouvez courir derrière eux, ils n’entendront rien, vous pouvez abattre au pistolet un garde, et son collègue posté quelques mètres plus loin ne réagit même pas. Un soldat vous vise et vous tire dessus ? Pas de soucis, mettez vous derrière un obstacle pare-balle, il tirera sur ce dernier jusqu'à ce que vous en sortiez sans chercher à vous toucher. Pour assommer un ennemi, et encore quand on dit assommer c’est donner un gros coup de poing très discret derrière la tête, il suffit de courir jusqu’à son dos, il dira « qui est là ? » mais ne se retournera même pas, s’il vous repère, appeler du renfort ne lui viendrait pas à l’esprit. Bref, vous l’aurez compris, l’IA est pitoyable surtout pour un jeu d’infiltration.




Les graphismes sont corrects. Bien que les réglages vidéos soient très limités (seule la résolution est paramétrable), le moteur graphique est acceptable. Ce n’est pas une bombe, et ce n’est pas Tetris, mais même si les textures sont à revoir, l’ensemble est harmonieux.
Les bugs, il y en a toujours, mais ici en plus du niveau de l’IA cela n’arrange pas les choses. Placez-vous derrière un buisson, accroupi, et guettez au pistolet un ennemi, visez-le et tirez. Surprise, les balles de 9mm sont arrêtées par 2 feuilles d’arbustes. Malheureusement, ce n’est pas la seule chose qui les arrête et vous en paierez le prix plusieurs fois. Certaines innovations viennent un peu élever le tout, l’appareil photo à rayon X ( oui, dans les années 60 c’était fashion ), malgré son irréalisme risible, donne un effet sympathique permettant de voir tout ce qui se trouve derrière un mur en faisant apparaître son squelette. Même le squelette des rats dans les égouts est visible. Pratique donc pour esquiver et assommer vos ennemis qui malheureusement sont des larves sur pattes.

Un point original du jeu vient de ses modes de jeu. Ici pas question de mode de difficultés traditionnelles. Vous aurez droit à 4 modes : le mode normal où vous faites votre campagne normalement, le mode pacifiste où il ne faut tuer personne (pas dur quand on voit les PNJ qu’il y a en face), le mode « contre la montre » où il faut finir le jeu en temps limité, et pour finir le mode fantôme où déclencher une alarme revient à tout recommencer.
Chaque péripétie est séparée par une animation style bande dessinée qui se veut originale mais peu réussie. Les sauvegardes automatiques sont absentes du jeu donc il faut bien penser à sauvegarder régulièrement car finir Cold War requiert pas mal de patience compte tenu de tout ce qui a été évoqué plus haut.

Ainsi, si Cold War est un jeu qui s’inspire fortement de Splinter Cell, même le premier opus de ce dernier n’aurait rien à craindre. En effet, même si le scénario est bien tourné, le nombre de bug couplé à une Intelligence Artificielle déplorable rendent le jeu presque énervant, ce qui est le contraire de ce que l’on recherche en priorité dans un jeu.
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