flechePublicité

Test Civilization 5 (PC) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 24 Septembre 2010 , PC

Les +

  • Un concept toujours aussi prenant et limpide
  • Nouveau système de combat passionnant
  • Découpage en hexagones, ressources spéciales
  • Plus accessible, plus attrayant

Les -

  • Des manques inacceptables (religion, pollution...)
  • Intelligence artificielle inconstante et paranoïaque
  • Gestion très étrange des frontières, des doctrines
  • Une révolution de Civilization IV mal maîtrisée
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
7.9

(636 votes)
Donner votre avis
Publiée le 04/10/2010 à 16:10, par Nerces

Partager ce test

Test de Civilization 5 : renouveau pour le meilleur ou pour le pire ?

Firaxis a décidé de prendre le taureau par les cornes et de revoir de nombreux éléments qui ont fait le succès de Civilization IV.

Depuis 1991 et la sortie de Civilization premier du nom, j'ai passé des centaines d'heures à découvrir de nouveaux continents, bâtir de puissantes cités et établir des relations diplomatiques parfois tendues avec mes voisins avant d'employer la méthode forte pour imposer mes vues et - parfois - faire usage de l'arme nucléaire afin d'atomiser toute résistance. Après pratiquement 20 ans donc, Firaxis a décidé de refondre une bonne partie du concept de sa plus célèbre licence... pour le meilleur ou pour le pire ?

« Difficile de résister au syndrome du encore un tour »
Si Firaxis avait promis de gros changements pour Civilization V, il n'était pas possible de révolutionner l'intégralité du concept et ce cinquième opus propose donc le même concept que ses prédécesseurs : prendre en main la destinée d'un peuple qu'il faut conduire - sur plus de 6000 ans d'histoire - des premières cités à la conquête spatiale. Les choses se déroulent toujours en manipulant quelques dizaines d'unités sur une carte figurant le monde - imaginaire ou réel - et en construisant des villes, véritables centres de notre empire. Alors qu'une partie débute avec une unité de guerriers et une unité de colons, il faut se dépêcher d'utiliser cette dernière pour établir notre capitale.

Gameplay #2 - On joue avec la Russie

Quelques extraits d'une de nos parties aux commandes de la fière nation russe...

Dans Civilization, les villes sont effectivement les instruments à tout faire du dirigeant que nous sommes : de leur puissance / taille dépendent les ressources collectées, les progrès scientifiques et la production d'unités. Ce sont également elles qui délimitent plus ou moins les frontières de notre empire et c'est à ce niveau que les premiers changements imprimés par Civilization V se font sentir. Tout d'abord, il n'est plus question de découper le monde en cases carrées, mais en hexagones. Cela influence la forme de notre empire, mais aussi les possibilités de déplacement des unités, l'ascendant culturel de nos cités et - nous le verrons plus tard - le fonctionnement des combats.

Civilization 5
Autre changement que le vétéran de Civilization remarquera d'entrée : le choix de la civilisation conditionne largement la façon que l'on aura de jouer. Il est effectivement impossible de mener une véritable politique culturelle avec les Aztèques alors que leurs bonus insistent sur l'aspect militaire des choses. Au contraire, les Égyptiens et leur énorme bonus de construction de merveilles sont tout indiqué pour se la jouer dirigeant des lumières. Cette relative rigidité est liée à deux des plus importantes nouveautés que l'on découvre au fur et à mesure des parties et que l'on ne maîtrise pas avant plusieurs heures de jeu : les doctrines et les ressources spéciales.

Les premières sont destinées à remplacer les décisions sociales de Civilization IV. En dix arbres (tradition, honneur, piété, commerce, autocratie, égalité...) les développeurs regroupent ainsi différentes orientations de gouvernement. Il n'est plus question de choisir un type de gouvernement précis, mais plutôt de s'engager dans différentes voies qui vont définir plus finement les choses... sur le papier. Dans la réalité, le système est aussi bancal qu'il est peu satisfaisant. Les habitués regretteront déjà de ne pouvoir revenir sur une décision prise et ainsi montrer que l'histoire d'un peuple n'est pas un long fleuve tranquille.

Civilization 5
Après quelques heures de jeu on regrette surtout l'aspect parfois gadget de certaines doctrines alors que d'autres ont des effets surpuissants. Si la sélection de certains arbres en interdit d'autres (piété / rationalisme et autocratie / égalité), on regrette également qu'au sein d'un même arbre se trouvent de drôles de mélanges : on peut ainsi avoir les doctrines communisme, fascisme et monarchie actives en même temps... un peu bizarre, non ? En définitive, ce nouveau système réduit considérablement l'importance de la religion, élimine purement et simplement les questions d'espionnage et d'écologie tout en étant moins flexible que l'ancien : on y perd vraiment au change.

« Chaque unité prend la mer dès qu'elle en a besoin, mais devient incroyablement fragile, nécessitant le déploiement d'une escorte digne de ce nom »
Heureusement, du côté des ressources spéciales, le changement est autrement plus convaincant. Il s'agit toujours de ressources représentées - sur la carte du monde - par des icônes spéciales, mais cette fois elles sont de deux types : les stratégiques et les luxueuses. Ces dernières ne servent qu'au bien-être de la population / aux échanges alors que les premières sont vitales pour l'armée. Chaque gisement de fer, chevaux, charbon, pétrole ou encore uranium octroie un certain nombre de points que les unités (et quelques bâtiments) consomment. Ainsi, lorsque l'on possède trois points de chevaux, impossible d'avoir plus de trois chevaliers : il faut donc se battre pour ces ressources.

Civilization 5
Civilization 5
Civilization 5

Inévitable, la guerre est sans doute l'aspect le plus abouti de Civilization V qui surclasse largement son ancêtre à ce niveau

L'aspect stratégique de la carte du monde, la quête des ressources et les tensions qui en découlent donnent un petit côté géopolitique très agréable à ce Civilization V, et ce, d'autant que cela complète merveilleusement bien le nouveau système de combat. À ce niveau, il n'est effectivement plus question d'empiler à l'infini ses unités sur une seule case (la fameuse « pile de la mort ») et de tout écraser sur son passage. Maintenant, un hexagone ne peut contenir qu'une seule unité et il faut également tenir compte des possibilités de tir à distance de certaines troupes (archers, artillerie). Le fait est que les combats imposent de beaucoup mieux gérer la position de ses troupes.

Civilization 5
Il est donc vital de faire attention à la configuration du terrain, au relief et à la double gestion de sa ligne de front / ses troupes en renfort. En effet, un combat ne se termine plus par la mort systématique d'une des deux unités engagées et il est possible de remettre des troupes fraîches le temps que les fatiguées se remettent. Enfin, il faut faire avec la sur-puissance des unités navales : quelques destroyers bien placés peuvent avoir un effet dévastateurs d'autant que maintenant les transports maritimes n'existent plus. Chaque unité prend la mer dès qu'elle en a besoin, mais devient incroyablement fragile, nécessitant le déploiement d'une escorte digne de ce nom.

L'un dans l'autre, nous sommes plutôt ravis des changements militaires opérés sur Civilization V, mais nettement moins en ce qui concerne les autres aspects du jeu. Nous avons déjà parlé des doctrines, il nous faut maintenant mentionner la question de la diplomatie. Celle-ci devait être plus humaine aux dires de Firaxis, mais dans les faits, c'est plutôt consternant et le seul point véritablement positif est la possibilité - bien réelle - de faire des propositions et des contre-propositions. Il est intéressant de voir que l'intelligence artificielle ne campe plus sur ses positions comme ce fût le cas pendant des années sur les précédents opus.

Civilization 5
C'est hélas à peu près tout ce qu'elle sait faire correctement. Ainsi, l'IA ne prend absolument pas en compte nos actions passées et libérer la capitale d'un peuple de l'ordinateur ne procure aucun bonus particulier : il se peut même que ce voisin nous fasse comprendre qu'il stresse à la vue de nos armées et qu'il refuse donc de nous accorder un droit de passage sur ses terres ! De manière générale, l'IA est toujours aussi inconstante et paranoïaque : il est donc difficile de construire quoi que ce soit sur le long terme alors que la solution des cités-états - qui devait permettre de représenter les nations mineures - est plus source d'ennuis qu'autre chose.

« Beaucoup de petites choses contribuent à accentuer le côté bêtement automatique que peut avoir Civilization quand notre empire prend de l'importance »
Ces cités-états ne contrôlent qu'une seule ville. Elles ne s'étendront jamais au cours d'une partie, mais cherchent à forger des alliances avec les peuples majeurs et - en retour - leur octroient des bonus intéressants quoique difficiles à prévoir. Une cité-état militariste alliée nous donnera de temps en temps une nouvelle unité : c'est sympa, mais ne tombe pas forcément quand on en a besoin. En plus, là encore l'IA est assez particulière et le système d'influence sur ces cités (à coup de dons monétaires ou de missions basiques) est un peu simpliste. Enfin, peut-être que les parties à plus haut niveau nous feront mentir, mais il semble plus directement intéressant d'écraser ces cités-états que de les aider.

Civilization 5
Civilization 5
Civilization 5

Jolie et épurée, l'interface souffre de grosses lacunes au niveau de l'organisation des options les plus utilisées

Autre nouveauté qui s'avère un peu déroutante : l'interface. Celle-ci a été largement remaniée afin de dégager l'espace de jeu et c'est évidemment une bonne chose. Hélas, ce n'est pas toujours bien fait et pour certaines options, il faut maintenant passer par trois ou quatre clics (le résumé des villes par exemple) alors que l'écran présentant la situation géopolitique mondiale est absolument imbuvable ! Alors que l'accessibilité semble avoir été le maître mot des développeurs, on ne comprends pas également qu'il ne soit plus possible de définir simplement un taux d'imposition / recherche pour l'ensemble de notre empire : on est obligé de gérer la production ville par ville.

Civilization 5
Cet élément - ainsi que beaucoup d'autres petites choses - contribuent à accentuer le côté « bêtement automatique » que peut avoir Civilization quand notre empire prend de l'importance. Il est trop compliqué de gérer précisément chaque ville et on se limite donc à faire ça approximativement. Autre regret, la simplification à la limite de la stupidité des frontières et de la culture. Maintenant, l'évolution se fait case par case - pourquoi pas - mais il n'apparaît plus possible de faire reculer des frontières qui ne semblent donc ensuite pouvoir bouger que par la voie des armes : un peu dommage de favoriser ainsi la guerre.

Alors bien sûr, nous parlons en tant que fan de la série Civilization et nous sommes donc assez durs avec les écarts de Firaxis, mais il en va un peu de même pour l'aspect technique des choses. Incontestablement, Civilization V est beaucoup plus beau que ses prédécesseurs, mais à mesure que la partie avance et pour peu que vous ayez choisi une grande carte, il faut alors faire avec un monstre de puissance (quadruple-coeur, 4 Go de mémoire) sous peine de voir le jeu ralentir grandement... Une gourmandise qui est d'autant plus regrettable que la finition n'est pas parfaite et que subsistent quelques bugs de textures.

Civilization 5
Malgré cette succession de reproches, de critiques et de doléances, il nous faut toutefois souligner que l'effet Civilization est toujours au rendez-vous et que même après plusieurs dizaines d'heures, il est toujours aussi difficile de résister au syndrome du « encore un tour ». Seulement voilà, après l'excellence de Civilization IV : Beyond The Sword, ce cinquième opus fait davantage penser à une évolution imparfaite, limite maladroite. Pour en finir avec un dernier exemple et alors que le mode multijoueur est pour ainsi dire identique à celui de Civilization IV, on se demande bien pourquoi les développeurs ont supprimé le mode hotseat ?! Comme pour les autres manques, sans doute que les mots extensions / DLC nous apporterons bientôt la réponse à ces questions.

Conclusion

En fan indécrottable de la saga Civilization, j'aurais aimé pouvoir dire - comme à la sortie du quatrième opus - que ce cinquième volet est le meilleur de la série. J'aurais aimé pouvoir conclure cet article en indiquant qu'il s'agit du volet à ne pas manquer. Hélas, ce n'est pas tout à fait le cas et tout en dépoussiérant avec bonheur certains des plus anciens mécanismes de jeu, les développeurs ont fait l'impasse sur certaines des caractéristiques les plus intéressantes du précédent opus : l'écologie n'existe plus, la religion est à peine effleurée et la diplomatie est finalement plus opaque que jamais. Reste heureusement de nombreuses améliorations d'interface, une gestion des combats plus fine et une utilisation très intéressante des cases en hexagones. Civilization V est à n'en pas douter l'un des must du genre de la gestion / stratégie et l'association richesse de jeu / réalisation graphique réussie devrait suffire à convaincre de nombreux joueurs, mais les vétérans risquent d'avoir du mal à abandonner Civilization IV... En attendant les DLC, mods et autres extensions ?

Civilization 5
Civilization 5
Civilization 5
Civilization 5
Civilization 5
Civilization 5
Chargement des commentaires...
( les afficher maintenant )

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.9
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Moyen
Peut mieux faire Franchement, il y a des options que j'aurais préféré garder, le faite d'avoir une seule unité sur une case est vraiment bien ! mais attendre 5 min que le jeu charge (je n'exagere pas.) attendre 1 min que la demo soit finit. Et enplus pour que le jeu lag a la fin ! franchement limite !
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui (1) / non
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bof
Fan de Civ, je suis très déçu ! Grosse déception pour ce cinquième volet. Niveau accessibilité et jouabilité je suis très déçu. J'ai joué une dizaine d'heures et verdict : Je cherche sans cesse mes unités, étant un peu daltonien, je n'arrive souvent pas à apercevoir la focus qui permet de cibler l'unité. il n'y a aucun feedbacks sur ce que réalisent les ouvriers et de plus ils peuvent être cachés de suite ...
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
flechePublicité

LES OFFRES

Partenaires Jeuxvideo.fr

Idées cadeaux JV

Tests

flechePublicité
flechePublicité