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Test Civilization 5 : Gods And Kings (PC) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 22 Juin 2012 , PC

Les +

  • Plus de cohérence dans les parties
  • Intégration réussie de la religion
  • Légère refonte des combats

Les -

  • Toujours rien quant à la pollution
  • Espionnage par trop limité
  • Intelligence artificielle loupée
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
7.7

(79 votes)
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Publiée le 22/06/2012 à 12:06, par Nerces

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Test Gods & Kings : religion et espionnage débarquent dans Civilization 5

À l'écoute des innombrables critiques, Firaxis s'est lancé dans la conception d'une extension qui remet la religion et l'espionnage au coeur de Civilization 5 :

Il y a bientôt deux ans, Firaxis tentait une refonte en profondeur de son titre phare, l'illustre Civilization. Le cinquième opus de la série innovait sur de nombreux points et si certains éléments ont été salués comme de vraies bonnes idées, d'autres ont été longuement discutés depuis la sortie de ce Civilization 5. À tel point qu'aujourd'hui Firaxis fait un peu machine arrière en proposant une première extension baptisée Gods & Kings. Comme son nom l'indique, elle revient sur certaines décisions passées et réintègre des concepts abandonnés tels que la religion ou l'espionnage.

De l'importance de la foiRetour au sommaire
Civilization 5 : Gods And Kings
Mamelles de Gods & Kings, la religion et l'espionnage sont donc les deux composantes que nous allons d'abord passer en revue. Du côté de la religion, il s'agissait pour Firaxis de l'intégrer sans bouleverser l'équilibre des parties et, pour ce faire, les développeurs ont imaginé une nouvelle ressource - la foi - qui permet d'avancer. On obtient cette foi en la produisant dans nos villes bien sûr (via quelques bâtiments), mais également en explorant le monde et en nouant des liens avec certaines cités-états. Ce faisant, nous atteignons assez vite un premier seuil de foi permettant de débloquer le Panthéon. Il s'agit d'une sorte de pré-religion donnant accès à certains bonus (le Culte des Anciens augmente l'efficacité des Autels).

Le Panthéon n'est qu'une première étape et passé un nouveau seuil, le joueur se voit attribuer un Prophète illustre qui permet de fonder une religion. Ici, un regret, car de nombreuses religions ont été intégrées, mais aucune caractéristique spécifique ne leur est associée : on choisit le bonus accordé au fondateur et un bonus pour les villes - même ennemies donc - qui se convertissent. Il est possible de renommer la religion histoire de personnaliser les choses, mais du coup, il aurait été intéressant d'associer le Christianisme ou l'Islam à quelques bonus prédéfinis afin d'ajouter un parfum supplémentaire à la chose. Notons au passage qu'une religion évolue en cours de partie et que d'autres bonus peuvent lui être attachés au travers de nouveaux Prophètes illustres.

Making-Of #2 - Extension et Culture (VO)


Essoufflement historique ?Retour au sommaire
À la manière de ce que proposait Civilization 4, tout l'intérêt d'une religion réside dans sa diffusion à l'échelle de la planète. Du coup, les points de foi ne sont pas oubliés dès lors que la religion est fondée : accumulés, ils donnent accès à quelques unités comme le missionnaire (chargé de propager la religion) et l'inquisiteur qui lutte pour sa part contre les implantations d'autres religions. De fait, les débuts de partie gagnent nettement en animation alors que la course à la religion occupe souvent plusieurs nations dans une même partie. Une course qui ne détruit d'ailleurs pas la Piété : cette doctrine de Civilization 5 est donc bien présente et se lie maintenant davantage aux points de foi, afin de permettre leur optimisation.

Civilization 5 : Gods And Kings
Hélas, tout n'est pas parfait dans cette intégration de la religion et le premier problème que nous voyons est l'impossibilité de fonder plusieurs religions. De fait, Civilization 5 relie d'un peu trop près religion et nation, un mélange pour le moins regrettable dans un jeu qui doit nous permettre de réécrire l'Histoire à notre sauce. Plus gênant encore, le fait que la religion s'essouffle de manière pratiquement systématique avec la Renaissance. Nombre de bonus tombent alors en désuétude et les différents leaders préfèrent généralement se tourner vers d'autres moyens d'asseoir leur domination. Firaxis se calque ici un peu trop sur le modèle de développement occidental et ne nous permet, une fois encore, pas de réécrire complètement l'Histoire.

Espion... malgré lui ?Retour au sommaire
Civilization 5 : Gods And Kings
Afin de compenser cette moindre importance de la religion à mesure que la partie avance, les développeurs ont imaginé le concept d'espionnage. Il ne s'agit toutefois pas d'une intégration ordinaire et la gestion de nos Mata Hari ne se fait pas depuis la carte principale du jeu, mais depuis un « bête » menu. En effet, à chaque ère chronologique (renaissance, période industrielle...), les joueurs reçoivent un nouvel espion qui prend place dans ce menu spécifique. De là, il est possible de le « déplacer » vers une ville du monde et de lui donner des missions. Cela peut aller du vol de technologie au sabotage en passant par des actions beaucoup plus subtiles et pas forcément liées aux peuples ennemis : il est ainsi possible de protéger ses propres villes ou d'influencer les cités-états.

Dans ce dernier cas, on peut alors trafiquer des élections pour s'attirer les faveurs de la cité-état. Hélas, cette « déconnexion » de la carte générale n'est pas sans poser quelques problèmes et, assez rapidement, on oublie l'espionnage pour se focaliser sur « ce qui importe ». Pour ne rien arranger, Firaxis ne permet pas d'embaucher d'espions quand on le souhaite et il est impossible de vraiment lancer sa civilisation sur l'espionnage comme on pouvait le faire autrefois. Tout cela est bien dommage, car l'espionnage introduit quelques concepts intéressants comme le repérage de forces d'invasion en route vers un voisin. Des options qui limitent l'espionnage au seul mode simple joueur, mais qui ajoutent un peu de piment aux échanges diplomatiques.

Making-Of #1 - Comment mener sa civilisation au ...


Diplomatie en (léger) progrèsRetour au sommaire
Des échanges diplomatiques qui ont souvent été considérés comme le point noir de Civilization 5. Il faut dire que les options disponibles sont relativement limitées, et ce, en solo comme en multijoueur. En multijoueur, on manque un peu d'options pour pimenter les choses, mais c'est surtout en solo que les lacunes sont criantes et malgré les petits plus de Gods & Kings, on ne peut pas dire que ce soit encore la fête. Ainsi, on doit toujours se fader des leaders complètement apathiques dans les niveaux les plus faibles et qui virent littéralement au schizophrène par la suite. Le plus gênant à ce niveau n'est sans doute par le côté traitre sans vergogne qui pollue déjà pas mal les parties, mais plutôt les réactions sans queue ni tête qui ne manquent pas d'émailler les parties.

Civilization 5 : Gods And Kings
L'intelligence artificielle s'avère ainsi incapable de planifier ses actions, d'organiser une véritable stratégie sur le long terme et il n'est pas rare de voir une civilisation déclarer la guerre à une autre alors qu'une troisième est à ses portes. On voit aussi régulièrement des peuples nous déclarer la guerre alors qu'ils ont signé un traité de paix très largement défavorable 30 tours plus tôt et qu'ils restent en net retrait. Cela dit, ces problèmes sont à l'image des lacunes de l'intelligence artificielle en général. Prenons ici l'exemple du système de combat, légèrement remanié afin d'être plus en phase avec les besoins des joueurs : la santé des unités est par exemple passée sur une échelle de 100 points afin de faire davantage durer les combats.

Une intelligence artificielle aux fraisesRetour au sommaire
Civilization 5 : Gods And Kings
Hélas, l'intelligence artificielle s'avère toujours aussi nulle dans la gestion du « nouveau » système de découpage des cases en hexagones. Pire, elle appréhende très mal la gestion de la portée de tir et se laisse consciencieusement éliminer par des unités boostées capable de tirer à trois cases de distance. Elle ne sait pas plus utiliser ses archers et se retrouve complètement perdue dès lors que les combats se déroulent en mer. À ce niveau, c'est bien simple, les océans sont presque totalement désertés par les peuples de l'intelligence artificielle, même les plus maritimes d'entre eux. Problème, la maîtrise des mers est un énorme atout pour lancer des invasions, soutenir des attaques et mener des opérations de guérilla sur les côtes.

De fait, on se rend compte que certains des principaux problèmes de Civilization 5 ne trouvent pas de réelle solution avec Gods & Kings. Cela dit, on prend un réel plaisir à enchaîner les parties, et ce, bien plus qu'à la sortie du jeu de base. Pour quelle raison ? Tout simplement pour ces innombrables petits changements opérés par les développeurs ces 20 derniers mois. De multiples patchs sont ainsi parvenus à rééquilibrer les choses et à compenser certains problèmes dans la gestion des combats, dans le système de garnison, dans la gestion du bonheur. L'un dans l'autre, on abouti à un jeu plus cohérent et plus intéressant qu'à sa sortie en septembre 2010, mais on regrettera toujours divers choix de la part de Firaxis, des choix qui continueront donc à diviser les « civfans » entre défenseurs du 4e opus et fervents du 5e.

Bande-annonce #1 - Sortie du jeu


Gods & Kings est une réponse que certains trouveront tardives et insuffisantes aux lacunes ressenties sur Civilization 5. D'autres joueurs considéreront au contraire qu'il s'agit de la consécration pour un opus en constante évolution depuis sa sortie, il y a vingt mois de cela. Impossible cependant de dénigrer le travail de Firaxis qui est parvenu à révolutionner certains concepts établis depuis des années sans dénaturer complètement Civilization. Après avoir goûté au cinquième opus, il est ainsi très dur de revenir au système de combat de Civilization 4. Avec Gods & Kings, Firaxis corrige certains manques, ajuste divers paramètres et enrichit de nombreux secteurs (unités, peuples, bâtiments) : s'il ne répond évidemment pas aux critiques des plus conservateurs, le studio ne fait pas la sourde oreille... en espérant, sans trop y croire, qu'une refonte de l'intelligence artificielle et de la diplomatie arrive un jour.



Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 6 Go de mémoire vive et GeForce GTX 580. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 2,4 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce 9800 GTX.

Civilization 5 : Gods And Kings
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Civilization 5 : Gods And Kings
Civilization 5 : Gods And Kings
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.7
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Retour aux fondamentaux Avec cet add-on, on a surtout l'impression que l'éditeur a remis dans civilization 5 tout le contenu de civilisation 4 qu'il avait préféré retirer entre les deux opus. De là à se demander si ils ont suivi les avis des consommateurs, ou bien si tout était prévu de longue date, il n'y a qu'un pas, que je franchis sans scrupule. Il n'en reste pas moins que cette extension donne une nouvelle profonde suite ...
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
jeu pas finalisé et incomplet 2 ans que l'opus est sorti, j'ai suffisament de recul pour donner mon avis : c'est une béta qui a ete commercialisé et le developpement a continué sur le dos des pauvres 'acheteurs'. Rempli de bug 'crétins' (essayez de faire tourner le jeu sur un proco amd simple coeur ... et bin ca marche pas.... faut allez trifouiller un obscur parametre mal documenté dans un fichie suite ...
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