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Test Call Of Duty : Black Ops 2 (PC) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 13 Novembre 2012 , PC , Plus de tests sur Xbox 360 , PS3 Sortie le 30 Novembre 2012 , Wii U

Les +

  • Mi 80's, mi futuriste
  • Un poil d'ouverture (level design, strike force)
  • Gameplay nerveux
  • Multijoueur complet et addictif
  • Les missions annexes...

Les -

  • ...plus bourrins que tactiques
  • Campagne courte
  • IA à la rue
  • Multijoueur assez frileux
  • Graphiquement daté
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
6.3

(17 votes)
Publiée le 13/11/2012 à 09:11, par Maxence / Nerces

Vidéo-Test de Call Of Duty : Black Ops 2

L'heure n'est pas à la révolution avec Call Of Duty : Black Ops 2, aussi efficace et rythmé qu'assez peu surprenant. Du bon Call Of, comme d'habitude.

Moi, Call Of Duty, je n’y joue pas, et pourtant tous les ans je l’achète le jour de la sortie. C’est obligatoire. Le producteur de NBA 2K13, par cette phrase anodine au détour d’une présentation de son jeu de basket, met le doigt sur quelque chose : depuis le premier Modern Warfare, la franchise Call Of Duty est devenue un phénomène commercial aussi hallucinant que régulier : avec près de 30 millions d’exemplaires vendus, Modern Warfare 3 a définitivement sacralisé la licence d’Activision, plus que jamais symbole d’une génération de consoles aujourd’hui à son crépuscule. Pour son dernier Call Of Duty sur PlayStation 3 et Xbox 360, l’enjeu n’est pas tant commercial que ludique pour le studio Treyarch, qui après avoir prouvé qu’il pouvait rivaliser avec Infinity Ward dans les charts doit maintenant s’émanciper de son modèle avec Call Of Duty : Black Ops 2.

Vidéo-Test de Call Of Duty Black Ops 2



Back in blackRetour au sommaire
Call Of Duty : Black Ops 2
David Mason n’a pas vraiment eu le temps de connaitre son père, Alex, militaire pour la CIA entre les années 60 et 80. Il faut dire que le héros du premier Black Ops a disparu en 1989, lors d’une opération au Panama alors que le petit n’avait pas dix ans : largement de quoi pousser le rejeton à suivre sa trace au sein de l’armée américaine. C’est donc au gré des échanges entre le jeune David et Frank Woods, ancien coéquipier d’Alex, que le joueur sera trimballé des années 80, pour des opérations flashback, à l’an de grâce 2025. Le méchant reste le même quel que soit l'époque : le narco-terroriste Raul Hernandez, notamment aidé par le « vil » Manuel Noriega (l'ex-président du Panama, un temps emprisonné à Paris et toujours vivant), attise les tensions entre Américains et Chinois dans le but de terrasser les deux puissances. « Une pierre, deux coups » que l'on sera évidemment chargé de contrecarrer.

Call Of Duty : Black Ops 2
Le parti pris scénaristique est des plus alléchants, puisqu'il promet deux ambiances diamétralement opposées (guerre froide / futur proche) et devrait donc à priori multiplier les gameplay. Ce n'est au final qu'en partie vrai, puisque si l'équipement et les environnements sont en effet bien différents d'une époque à l'autre, le fond de jeu reste identique : il s'agit évidemment d'aligner des centaines de pantins immobiles entre deux scripts. La formule a fait ses preuves et si elle a ses détracteurs, son côté spectaculaire la rend forcément un minimum sympathique. Dans Black Ops 2, la truculence est à chercher du côté de la promenade en cheval, où l'on élimine hélicos et chars russes à dos de canasson, sur le porte-avions USS Barack Obama (véridique) lors d'un remake jouissif de Pearl Harbor ou encore entre les buildings de Los Angeles à bord d'un jet. Comme d'habitude, on ne s'ennuie pas une seconde si on aime la formule, surtout lors d'un dernier tiers particulièrement enlevé.

Toujours un peu plus témoin qu'acteur de la grandiloquence des évènements, le joueur ne pourra pas trop compter sur les gadgets futuristes pour transcender un gameplay qui n'a pas vraiment évolué depuis le premier Modern Warfare. Pour le meilleur, puisque l'aventure est très rythmée et le gameplay toujours aussi nerveux, mais pour le pire aussi, l'omniprésence des scripts et l'absence totale d'improvisation reléguant bien souvent le joueur au rang de spectateur. C'est flagrant lors de la séquence de varappe ainsi que lors des moments infiltration, qui s'ils ont le mérite de calmer un peu le jeu, sont absolument inintéressants à jouer. Treyarch ne s'est heureusement pas cantonné à appliquer le guide du bon petit Modern Warfare à la lettre, même si la grande majorité de la campagne se cantonne à empiler des moments de bravoure comme la franchise en compte des dizaines.

Des infidélités à Call Of Duty ?Retour au sommaire
Call Of Duty : Black Ops 2
D'une, les plus aguerris remarqueront les quelques tentatives d'ouverture des environnements. On ne parle pas ici d'une carte digne de Far Cry, mais simplement de possibilités de bifurcation aussi bienvenues que timides. Cette petite complexification du level design, loin d'égarer le joueur dans un dédale complexe, offre parfois un (tout) petit sentiment de liberté dont sont totalement dépourvus les précédents volets. Ce n'est pas grand-chose, mais découvrir une plateforme surélevée au détour d'un chemin de traverse permettant de sniper les ennemis bien à l'abri apporte un plus sympathique à l'avancée systématique qui caractérise la progression habituelle. On apprécie également l'intervention régulière des Claw, robots à quatre pattes ultra-puissants dont on peut aiguiller la visée, les affrontements contre les ennemis équipés de camouflages optiques ou encore les Dragonfire, ces AR Drones équipés de mitrailleuses qui « verticalisent » un peu les affrontements. Le futur peut avoir du bon.

Call Of Duty : Black Ops 2
Aussi surprenante et bienvenue est l'utilisation de choix « moraux » revêtant cette fois une importance certaine dans l'aboutissement de l'histoire. Tuer ou non un individu comme éviter qu'un coéquipier ne se blesse changeront ainsi le déroulement de l'intrigue, sans que l'on puisse cependant parler d'embranchements. La campagne est toujours la même quoi qu'il arrive, mais les différentes fins inciteront les amateurs à se replonger plus volontiers dans le mode solo une fois celui-ci bouclé. D'ailleurs, Treyarch a joué à fond la carte de la « rejouabilité » en permettant à tout un chacun de personnaliser son équipement en début de mission (avec armes, atouts et gadgets à débloquer) et en affublant sa campagne d'un système de scoring, avec leaderboards pour les plus acharnés. On peut légitimement douter de l'efficacité d'une telle pratique, mais on se gardera bien de critiquer la démarche qui plaira aux complétistes de tous bords.

Gameplay #2 : Strike Force



Dans le même temps, le studio californien a ajouté des missions annexes, appelées Strike Force. Il s'agit, sur des cartes piquées au mode multijoueur, de diriger une escouade dans un but précis : défendre et attaquer une base ou encore récupérer un VIP font ainsi partie des objectifs de ces quatre missions supplémentaires au déroulement légèrement stratégique. On peut prendre un peu de hauteur avec la vue tactique dans le but de donner des ordres aux hommes, tourelles et Claw à notre disposition, tandis qu'il est possible d'incarner n'importe laquelle de nos unités à tout moment en un seul clic. Que les amateurs de Company Of Heroes gardent leur calme : aussi rafraichissant que soit le concept, le résultat est au final très bourrin compte tenu des problèmes de pathfinding et du manque d'initiative qui caractérise nos troupes. On en vient obligatoirement à tout faire soi-même alors que la difficulté n'est pas vraiment au rendez-vous . L'idée était bonne, mais elle tombe un peu à plat faute d'enjeu.

Scripts envahissants, IA débile et réalisation vieillotte : bienvenue chez CoDRetour au sommaire
Call Of Duty : Black Ops 2
Puisque l'on évoque ce qui ne marche pas, difficile de pardonner à Black Ops 2 son intelligence artificielle d'une indigence rare. Si le comportement de nos alliés a été correctement ajusté par rapport au premier opus, celui des ennemis est d'autant plus criant de bêtise que les quelques chemins de traverse évoqués précédemment en soulèvent les failles. Statiques, aveugles et suicidaires, les ennemis que l'on embroche par dizaines ne gagnent une fois encore pas en QI en mode Vétéran : ils sont simplement beaucoup plus meurtriers, faisant de ce mode de difficulté le seul un minimum digne d'intérêt pour les habitués du genre. Il devient un peu usant, alors que la franchise souffle sa neuvième bougie, de terrasser les hommes de main des milices du monde entier sans que ceux-ci n'offrent un semblant de cohésion ou quelques traces de jugeote. Restera-t-on condamné à headshoté des pécores toute notre vie ?

Call Of Duty : Black Ops 2
On pourrait se poser la même question concernant les scripts. Si Treyarch l'a joué à l'économie sur les QTE, bien présentes mais en nombre relativement limité comparé aux précédents épisodes, les petits ratés des séquences « prévues à l'avance » prêteraient à sourire si elles n'étaient pas monnaie courante dans la licence depuis 2007. Le joueur reste prisonnier du script, quoi qu'il advienne : impossible de devancer nos coéquipiers quand ceux-ci mettent des plombes à déverrouiller la porte suivante, de tuer un ennemi avant qu'il n'ait effectué son action spécifique prévue par le jeu ou encore de prendre un raccourci en jet pour rattraper les cibles principales. Les studios actuels ont beau user de tous les artifices pour masquer cette sale habitude, le joueur en est tout de même victime dès qu'il a le malheur de sortir des clous. Et on ne parlera pas des murs invisibles et autres décors infranchissables alors même que notre G.I se jette dans le vide en wingsuit en pleine tempête. Aucune suite dans les idées dans la famille Mason.

Gameplay #3 : un peu de multi



Il faut dire que le moteur de Call Of Duty, aussi optimisé soit-il, accuse le poids des ans. Les textures sont toujours aussi sommaires vues de près et si les développeurs ont multiplié les caches-misère pour masquer la technique datée, le résultat n'est pas vraiment à la hauteur des standards actuels. Les conditions climatiques ou le brouillard nous empêchent de voir trop loin, les explosions too much réduisent le nombre d'étapes d'animation, les particules qui s'agitent en permanence à l'écran détournent l'attention, mais rien n'y fait : malgré un excellent travail sur les visages lors des cinématiques utilisant le moteur du jeu (plus jolies que les CGI, allez comprendre) et quelques fulgurances de design qui font passer la pilule, Black Ops 2 reste un jeu visuellement vieillot. Au moins sa fluidité n'est jamais prise en défaut.

Habituellement solide sur la duréeRetour au sommaire
Call Of Duty : Black Ops 2
Diablement rythmée comme à son habitude, la campagne n'en oublie pour autant pas d'être courte. Bouclé en sept heures grand maximum (toutes les missions annexes terminées), le solo cède rapidement sa place au multijoueur compétitif, qui comme chaque année cristallise les attentes de millions de joueurs. Les avancées sont aussi timides et discutables sur le champ de batailles que réelles et inventives dans l'interface. Commençons d'abord par le système de création de classe, entièrement revu. Un combattant ne peut désormais s'équiper que de dix éléments. Arme principale/secondaire, ajouts d'armes, perks, grenades : chaque item utilise un slot, limitant de fait la puissance des combinaisons. Sympathique dans la théorie, puisque cela nous force à faire des choix - se blinder d'atouts mais limiter ses armes à leur plus simple appareil, créer un personnage équilibré ou au contraire forcer sur les grenades et autres viseurs craqués avec wallhack intégré - le système a déjà montré quelques failles puisqu'il est déjà possible de se créer un combattant surhumain avec quelques combinaisons judicieuses de perks. Le temps montrera si le système est si déséquilibré qu'il en a l'air.

Call Of Duty : Black Ops 2
Bien vues sont les nouvelles possibilités communautaires, qui nous permettent de participer à des ligues classées ou encore de streamer ses parties en live. Il faudra évidemment trier les perles des déchets qui vont inonder Youtube dans les mois à venir, mais la possibilité est à saluer. L'arrivée des Scorestreaks en remplacement des Killstreaks est plus anecdotique, puisque le résultat reste très proche du système en vigueur sur Modern Warfare 3 ; les bonus alloués marquent quand même un certain retour au grand n'importe quoi des Modern Warfare (sans le Nuke, ceci dit), ce qui ne manquera pas de faire rager les moins skillés qui mourront très rapidement en fin de partie, surtout si leur équipe est dominée. Le premier Black Ops nous avait réjoui par sa relative sobriété à ce niveau, ce n'est clairement pas le cas de sa suite.

Call Of Duty : Black Ops 2
Call Of Duty : Black Ops 2
Call Of Duty : Black Ops 2

Modifié par petites touches, le multijoueur de Black Ops 2 ne fera pas que des heureux

La magie Call Of Duty demeure néanmoins intacte grâce au rythme effréné qui caractérise les affrontements en ligne depuis cinq ans déjà. La progression est permanente, les armes et gadgets se débloquent à un rythme parfait nous laissant à croire que l'on en a jamais terminé. La recette a fait ses preuves. Si les sensations de combat sont strictement identiques aux précédents volets, ce sont les cartes disponibles (et celles à venir en DLC onéreux) qui détermineront le succès multijoueur de Black Ops 2. Comme d'habitude, Treyarch a pensé à tout le monde en livrant une composition variée, tant dans les environnements utilisés que dans l'agencement de ceux-ci. Du yacht façon Nuketown à la gare ferroviaire en passant par la carcasse de l'avion, on a parfois l'impression de jouer à de vieilles cartes « re-skinnées », mais certaines se détachent néanmoins du lot en proposant des agencements non symétriques. Comme d'habitude, chacun aura ses préférences parmi les quatorze maps disponibles.

Call Of Duty : Black Ops 2
Un Call Of Duty par Treyarch ne serait évidemment rien sans sa partie coopérative contre les zombies, repensée pour ce neuvième Call Of Duty. Les trois zones de jeu se partagent chacune en deux modes : la première carte est jouable en Tranzit, où il s'agit de se frayer un chemin jusqu'à la sortie à l'instar des campagnes de Left 4 Dead, ainsi qu'en survie, qui correspond peu ou prou au mode classique. Les deux autres proposent cette seconde possibilité mais aussi des affrontements entre deux équipes de quatre joueurs. Le tout ne convainc que partiellement, la faute à des aires de jeu réduites et divers bugs (collision, scripts, précision) qui pourraient ceci dit être corrigés rapidement. Cette partie du jeu n'a d'intérêt qu'entre potes, et devrait donc une nouvelle fois combler les « amis du net », mais le système d'indices du prometteur Tranzit et ses évènements contextuels le rendent quelque peu indigeste.

Le cas de la version PCRetour au sommaire
Traditionnellement, les joueurs PC aiment à critiquer le travail de Treyarch qui souffre clairement de la comparaison avec les dernières productions DICE par exemple. Pourtant sur PC, le moteur graphique vieillissant utilisé sur Black Ops 2 parvient davantage à faire illusion que sur consoles pourvu que l'on mette à profit les nombreuses options de filtrage de nos cartes graphiques. Ainsi, l'activation de techniques avancées comme le TXAA ou - dans une moindre mesure - le MSAA permet d'affiner sensiblement les choses. Notons également que la prise en charge de la 3D stéréoscopique (testée en 3DVision) est une fois encore parmi ce qui se fait de mieux dans le domaine du FPS.

Call Of Duty : Black Ops 2
Hélas, ces améliorations techniques ne suffisent pas à changer véritablement la donne et même si la version PC est un net cran au-dessus des moutures consoles, on doit encore faire avec des textures très approximatives (plus visible de jour) et des environnements taillés à la serpe. Heureusement, les animations sont souvent de qualité et la fluidité d'ensemble est encore plus irréprochable sur PC que sur consoles. Terminons en évoquant un point sur lequel s'est enfin décidé à agir Treyarch : le FOV pour field of view ou champ de vision. Au travers de la dernière mise à jour, il est maintenant possible de régler ce FOV de 65 à 90, ce qui ne sera pas suffisant pour tous, mais va tout de même dans le bon sens.

Coincé entre les envies de changement de Treyarch, manifestes dans le level design comme dans les missions Strike Force, et le très strict cahier des charges d’Activision, Call Of Duty Black Ops 2 se retrouve un peu à l’étroit. Le moteur graphique daté fait ce qu'il peut pour mettre en valeur la grandiloquence des séquences de jeu, mais le gameplay ne se déploie pas toujours autant qu’il le devrait. Souvent spectateur des moments épiques de la campagne solo, on souffre réellement de l’intelligence artificielle très sommaire et des scripts contraignants qui gâchent les volontés d’ouverture du jeu.

Le parallèle passé/futur fonctionne pourtant bien, les deux dernières heures de la campagne sont excellentes et le gameplay toujours aussi nerveux : tout en tirant parti des forces canoniques de la licence, Treyarch n’a, malgré une bonne volonté évidente, pas totalement réussi à se débarrasser des mauvaises habitudes de la série. Comme un symbole, le multijoueur compétitif se veut finalement assez avare en réelles nouveautés en dépit d'une refonte culottée du système d’équipement et de possibilités communautaires étendues. Le contenu reste évidemment appréciable, avec quatorze nouvelles cartes, un système de progression toujours aussi addictif et de la coopération en guise de grosse cerise sur le Type 95. Cette année encore, Call Of Duty offre ce que l'on attend de lui. Ni plus, ni moins.


Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 18 Go de mémoire vive et GeForce GTX 680. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 3 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce 9800 GTX.
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