Test de Battlefield Vietnam
Sorti début 2004, Battlefield Vietnam (BFV) fait suite à l’excellent Battlefield 1942 qui proposait de placer le joueur au centre d’un champ de bataille aux dimensions bien plus grandes que ce que nous avions l’habitude de voir. BFV nous plonge, comme son nom l’indique, dans la guerre du Vietnam avec son lot de batailles urbaines et de luttes dans une jungle aussi dépaysante qu'envahissante.
Hey JoeRetour au sommaire


BFV ne rompt absolument pas avec les bases de son prédécesseur. Seul le contexte et les unités diffèrent - les M-16 et F4 Phantom ont remplacé la Thomson et les Spitfire -, mais le principe reste strictement identique.
Sur BFV, les deux forces en présence sont les américains et les vietcongs.
Le choix des véhicules a été modifié pour s’adapter à l’armement de l’époque, mais les catégories sont sensiblement les mêmes que sur Battlefield 1942 puisqu’on retrouvera chars, véhicules de transport blindés (amphibies pour le coup), jeeps, artillerie lourde, petites vedettes de reconnaissance, chasseurs à réaction et les petits nouveaux : les hélicoptères.
Plus que des gadgets, les véhicules sont véritablement des engins indispensables ; d’une part, pour parcourir plus rapidement l’immensité de certaines cartes, et d’autre part, pour apporter un soutien à l’infanterie quelquefois un peu légère. Ces véhicules sont tout de même en nombre limité, dispatchés à certains points de la carte et réapparaissant une fois détruits. Certains sont relativement faciles à piloter (les véhicules terrestres), alors que d’autres demandent une bonne dose d’entraînement, voire même un joystick - vivement recommandé. C’est le cas par exemple pour les avions et hélicoptères.
Ride of the ValkyriesRetour au sommaire


Battlefield Vietnam va encore plus dans ce sens grâce aux hélicoptères. En effet, ces engins - à condition d’être bien utilisés - peuvent embarquer jusqu’à cinq joueurs : idéal pour débarquer derrière les lignes ennemies. La présence de mitrailleuses latérales sur les hélicoptères de transport permet en outre de se rejouer quelques scènes mythiques de Full Metal Jacket ou autres films du genre, même s’il faut avouer que réussir à toucher quelqu’un en plein vol relève d’un sacré défi !
Gare toutefois aux missiles ennemis ou aux batteries de 20mm anti-aériennes, car quelques coups bien ciblés suffiront à envoyer l’hélico au tapis. Même s’il est possible de sortir de celui-ci en plein vol - les développeurs ont même pensé à assigner une touche pour le parachute -, abattre un de ces engins pénalisera l’équipe adverse en accélérant son compte à rebours.
En effet, contrairement à un Counter Strike, chaque joueur réapparaît dans une des bases qu’il contrôle une fois qu’il a été tué - il n’y a que 15 secondes de latence - mais cela a un prix : chaque mort diminue le nombre de points qu’il reste à l’équipe, la rapprochant ainsi du fatidique 0, synonyme d’échec.


Dans le jeu, cela ne change rien, les deux camps ont le même nombre de joueurs, ce qui est normal vu les conditions de victoire.
Question armement, pas de surprise non plus : M-16 ou AK47 suivant votre camp pour le soldat de base, lance-roquettes des deux côtés… Chaque arme a son équivalent dans le camp adverse. Seule la classe de sapeur se démarque. L’américain pourra démonter des véhicules ou installer des mines à effet dirigé alors que celui de l’ANV (les vietcongs) pourra installer des pieux ou piéger des véhicules.
Un effort certain a été fait par les gars de chez Dice concernant l’ambiance générale du soft. Une atmosphère qui se rapproche largement des films qui ont traité le conflit, et s'avère une vraie réussite ! Par exemple, dès que vous entrez dans un véhicule, on vous donne la possibilité d’écouter quelques musiques célèbres qui seront diffusées à tous les occupants de l’engin. Rien de tel qu’une « Chevauchée des Valkyries » en hélico ou un bon « Surfin’ Bird » pour revivre des scènes de grandes intensité !
En sus de cela, chacun pourra ajouter ses fichiers Mp3 à cette liste s’il préfère écouter sa propre musique – qui ne sera toutefois pas diffusée à vos collègues.
Wild thingRetour au sommaire


La bande musicale est, comme nous l’avons déjà dit, vraiment sympathique. Quant aux bruitages, ils sont très bons, sans toutefois atteindre l’excellence d’un Vietcong. Certains sont très réussis et participent pleinement à l’immersion, à commencer par les nord-vietnamiens qui, dans les combats urbains, diffusent des messages destinés à saper le moral des G.I. et à les inciter à se rendre !
Bien qu’un mode Escarmouche jouable contre des bots soit disponible, il faut considérer BFV comme un jeu clairement orienté multijoueurs. En effet, le niveau de l’I.A. est assez lamentable et les bots, qu’ils soient alliés ou ennemis, n’ont guère de stratégie. C’est bien dommage !
En multijoueurs justement, il existe trois modes de jeu : le classique - et le plus joué –, le mode capturer le drapeau, et un mode évolution. Le moteur de jeu réseau a été un tantinet optimisé depuis la sortie de Battlefield Vietnam, mais il reste tout de même des problèmes de lags intempestifs.
Born in the USARetour au sommaire

Toutefois, il ne faut pas se tromper, Battlefield Vietnam reste un Battlefield, et recrée un champ de bataille opposant deux armées conventionnelles. Ceux qui recherchent l’ambiance d’une guerilla avec une vraie campagne solo se tourneront plutôt vers un Vietcong, fantastique à ce niveau là. Quant à ceux qui n’ont jamais joué à un Battlefield, ils leur faudra peut-être avant tout tester la démo afin de se faire une idée par eux-mêmes tant cette série est un style à elle seule.


Le verdictRetour au sommaire
Battlefield Vietnam est un exellent choix pour ceux qui ont aimé BattleField 1942. Les optimisations techniques ne sont pas légions mais l'environnement et l'atmosphère de la guerre du Vietnam ont été parfaitement retranscris.
