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Test Battlefield 2142 (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 19 Octobre 2006 , PC
Publiée le 19/10/2006 à 00:10, par Zick

Test de Battlefield 2142

Nous sommes en 2142. Il fait froid, très froid, et la planète se couvre peu à peu d’une calotte glacière géante. Plutôt que de donner les pleins pouvoirs à l’arrière petit-fils de Nicolas Hulot et de se tendre la moufle, les hommes, séparés en deux camps (l’Union Européenne d'un côté, et l’armée pan-asiatique, la CPA, de l'autre) préfèrent plutôt se taper dessus. Tant mieux pour nous, car si ce gros patch pour Battlefield 2 manque clairement d’innovations, il est heureusement toujours aussi bon de faire la guerre avec DICE.

Battlefield 2 virgule 142Retour au sommaire
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Habituez-vous à voir cet écran souvent quand vous débutez...
Etrange, tout de même, cette sortie d’un nouveau Battlefield à la veille de la sortie de Ennemy Territory : Quake Wars. Le titre a été annoncé en début d’année, et on sent un peu la précipitation chez DICE pour tenter de court-circuiter le plus vite possible son concurrent le plus menaçant… Mais qu’importe ! Ce nouveau cru n’est pas des plus mauvais, il faut bien l’admettre, même si le gameplay reste dans les grandes lignes totalement identique à Battlefield 2.

Passons tout de suite le mode solo, complètement imbitable. Les bots sont toujours aussi idiots, ne savent pas se servir des véhicules et sont finalement bien trop « froids » pour permettre au jeu de posséder cette ambiance si particulière, mélange de coopération et d’actes héroïques propre au multijoueurs entre bons et vrais humains de Battlefield. Il n’y a de toute façon pas de campagne solo à proprement parler, juste des cartes (et pas toutes en plus, car il faut les débloquer) pour jouer tout seul quand la connexion Internet tombe en rade. De toute façon, le solo n’a jamais été l’objectif de DICE. Passons donc dans le vif du sujet, celui qui se déroule sur la toile…

Par rapport à BF 2, donc, très peu de choses ont été modifiées pour ce nouvel épisode. L’interface est similaire à celle de l’opus de 2005, le principe des points de captures et des tickets est toujours présent, avec une petite variante, le mode Titan (on y reviendra). Le système de classe et les véhicules sont eux aussi au rendez-vous. Vous vous souvenez de tout ça dans Battlefield 2 ? C’est la même chose dans Battlefield 2142. Mais DICE n’a quand même pas chômé durant ces derniers mois, et quelques innovations (en plus d'un bon coup de peinture d'ensemble) appréciables font leur apparition.

De la chair à canon fraîcheRetour au sommaire
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Les classes tout d’abord ont été complètement remaniées. Fini les 7 classes différentes (plus une avec le commandant) de BF 2 : ici, quatre classes seulement sont au choix. Mis à part le sapeur qui ne bouge presque pas (il répare, pose des explosifs et tire des roquettes anti-véhicules), les trois classes restantes synthétisent les classes expulsées de BF 2. La classe assaut par exemple fait office de médecin et de troupe d’assaut légère. Le sniper remplace les troupes d’opération spéciales, avec la possibilité de poser des pains d’explosifs et autres petites mines vicelardes, mais fait également office de tireur embusqué du groupe. Enfin, le soutien est le bourrin de base, avec ses grosses mitrailleuses puissantes et précises, mais aussi celui qui réapprovisionne ses camarades en munition et installe les défenses nécessaires pour tenir une position. Ces quatre gaillards identiques dans les deux camps (seule l’apparence des armes change), forment finalement une équipe complémentaire et surtout très bien équilibrée. Actuellement, sur les serveurs, aucune classe ne semble être préférée par les joueurs. Enfin, le commandant est toujours bel et bien présent. Elu par les joueurs de son équipe, il possède une vue globale de la carte des opérations et peut, grâce à un balayage satellite, voir pendant un court instant toutes les unités, amies comme ennemies, lancer des salves de missiles sur un point bien précis (salves qui ne proviennent plus de tir d’artillerie, mais de relais orbitaux, bien plus rapides et précis), lancer des drones révélant tous les ennemis sur une petite étendue aux membres de l’équipe, et enfin, unique nouveauté de son côté, balancer des décharges de plasma, toujours du ciel, permettant d’immobiliser temporairement les véhicules.

Pas de grandes nouveautés, donc, mais comme dans BF 2, on débloque des upgrades spécifiques à chaque type de soldat en réalisant des actions propres à sa classe.Ainsi, un soldat assaut spécialisé en médecine peut se retrouver dans le haut du classement sans tirer un coup de feu, et recevoir ainsi de nombreux points pour débloquer de nouveaux upgrades. L’apparente pauvreté des classes est alors compensée par les nombreux upgrades à débloquer : nouvelles armes plus puissantes, trousse de médecine et de munition plus efficace, grenades en tout genre ou tourelles portatives. Les chefs de squads possèdent eux aussi leurs items propres, comme les balises de renfort permettant aux membres de son escouade de respawner à l’endroit où il l’a lancé, ou des grenades offensives spéciales. Enfin, pour terminer sur l’infanterie, notons que certaines cartes sont plus orientées vers la chair à canon que les véhicules. Une masse d’objets bloquant l’accès aux plus gros engins, les combats en squad deviennent réellement tactiques, et les classes très complémentaires (qui n’a jamais été heureux d’être ressuscité par un médecin ?). Du tout bon au niveau des classes, donc, DICE ayant bien bossé sur leur équilibre et leur complémentarité.

Mech aux hormonesRetour au sommaire
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Les véhicules quant à eux sont sensiblement identiques à BF 2, si ce n’est que le Mech (ou bipède dans le jeu) fait une entrée remarquée. Pas facile à prendre en main, avec le torse qui se dirige à la souris et les pattes au clavier, il se révèle extrêmement meurtrier au combat. Composé de deux postes, un pour le contrôle et la mitrailleuse basse, et l’autre à la tourelle du haut pour les attaques aériennes, il peut se faufiler partout grâce à ses longues jambes lui permettant de franchir à peu près tous les obstacles. Il n’est pas à lui tout seul le véhicule ultime, mais pour peu que le conducteur assure un minimum, c’est un excellent soutien à une offensive composée d’infanterie. Son look futuriste et ses animations superbes font de lui, à raison, l’emblème de ce nouvel opus. Pour le reste, pas grand chose de neuf, si ce n’est que les véhicules de transport disposent maintenant de capsules de sauvetages expulsant en l’air les occupants. Pas très pratique en mode conquête des points, elles permettent tout de même d’échapper à une mort précoce, mais surtout de prendre d’abordage la plus grosse innovation du jeu : les Titans.

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L'abordage du Titan ennemi va commencer d'ici peu...
Les modes de jeu n’ont eux non plus quasiment pas changé dans cette nouvelle engeance. Il s’agit toujours de prendre les différents points de la carte pour faire baisser plus rapidement les billets de l’équipe adverse (à chaque mort, l’équipe se voit enlever un billet, et quand une équipe possède plus de la moitié des points de la carte, les billets adverse descendent plus vite et plus régulièrement). Toujours aussi efficace, ce mode se voit maintenant adjoindre un nouveau mode de jeu : le mode Titan. Les Titans, ce sont d’immenses forteresses volantes, avec une puissance de feu énorme qui servent de base principale. Dans ce mode, la partie se déroule en deux temps. Dans un premier temps, les deux équipes doivent aller conquérir des silos à missiles disséminés sur la carte, comme les points dans le mode conquête, et les reprogrammer pour lancer les missiles sur le Titan adverse. Au fur et à mesure de la partie (naturellement entrecoupée de revirement de situation, comme dans le mode conquête), ces missiles vont ébranler puis détruire le bouclier du Titan, pour arriver à la deuxième phase de jeu. A partir de ce moment, l’assaut du Titan commence. Soit les joueurs débarquent en hélicoptères à l’arrière de ce dernier, soit ils utilisent les nacelles des véhicules de transport pour se faire éjecter sur l’énorme tas de ferraille. Une fois dans le Titan ennemi, il faut alors détruire les quatre consoles permettant d’accéder au noyau énergétique du Titan pour le faire exploser.

Si la première phase du mode Titan est somme toute très proche du mode conquête, les fins de parties sont en général plus rythmées. Une fois le bouclier du Titan percé, on assiste alors à des assauts effrénés des attaquants et une défense acharnée des défenseurs. Car, bien souvent, les boucliers des Titans cèdent en même temps, et il faut alors garder en permanence à l’esprit que le temps gagné à défendre son propre Titan est autant de temps accordé aux attaquants du Titan ennemi. On assiste alors à des sièges longs et meurtriers, jusqu’à ce qu’un des Titans cède. L’impression d’avoir mené à bien une mission Commandos se fait immédiatement ressentir, avec la jubilation qui l'accompagne…

L’héroïsme facileRetour au sommaire
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Car, au-delà des nouveautés et des reprises par rapport à BF2, il faut bien admettre que la sauce prend toujours aussi bien. L’ambiance est indéniablement le point fort de BF 2142. Une fois dans les batailles opposant jusqu’à 64 joueurs en même temps, on se voit complètement pris dans l’enfer jouissif et ludique de la guerre. On rampe lentement vers le champ de bataille, en sachant qu’on risque de retourner la situation si on arrive à prendre à revers les soldats qui bloquent un point depuis 10 minutes ; on serre les fesses quand un tir orbital fait rage alors qu’il est vital de tenir la position. Les exploits individuels ou en équipe, les héros d’un jour, les manœuvres incroyables et ingénieuses sont le quotidien de ce BF 2142, comme ils le furent sur BF2. Le son y participe beaucoup aussi, car les bruitages sont toujours aussi excellents : entre les différentes mitrailleuses, les moteurs des véhicules et les impacts de balles au-dessus de sa tête, tout est fait pour que le joueur se croie à tout moment sur un champ de bataille futuriste.

Les graphismes contribuent également à cette immersion incroyable. C’est le moteur graphique légèrement amélioré de BF2 qui fait tourner la bête, et, s’ils ne sont plus aussi impressionnants qu’en 2005, ils ne sont pas désagréables à regarder. BF 2142 se permet en plus de très bien tourner sur une configuration d’il y a un an (notre 6600 GT de test n’a pas vraiment souffert). Les véhicules et les armes ont bien entendu eu droit à un gros relifting, réussi dans l’ensemble. Seuls les décors sont la véritable déception du jeu. Le futur est bien terne chez DICE. Les maps ne sont pas très colorées : la plupart du temps, on est dans des tons gris-blanc, et plus rarement dans du jaune sableux pas vraiment éblouissant lui aussi. Les décors sont également un peu vides, surtout sur les grandes cartes.

Enfin, au niveau des défauts, on retrouve les inévitables boulets qui viennent pourrir le jeu. Ceux qui campent dans les bases, ceux qui prennent du plaisir à tirer pour le plaisir sur leur coéquipiers - et ne parlons même pas de ceux qui n’ont pas compris que les véhicules de transport servaient justement à transporter autre chose que leur personne. Rageant, ces boulets sont la plaie de Battlefield. Enfin, mention spéciale au browser de parties, toujours aussi archaïque. Impossible de multiplier les filtres pour trouver les bonnes parties, comme le fait par exemple très bien F.E.A.R Combat

Doit-on craquer pour Battlefield 2142 ? Le nouvel épisode futuriste de DICE n’est dans les faits qu’un énorme mod, extrêmement bien réalisé, certes, mais qui n’innove en rien ou presque par rapport à BF 2. Malgré tout, l’ambiance est belle et bien présente et réussie. Pour ceux qui n’ont jamais touché à du Battlefield, foncez ! Pour les autres, sachez que BF 2142 n’apporte aucune révolution au genre, mais qu’il réussit le pari d’accrocher.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.2
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Azaziel
Bon
Savoir ce que l'on veut et savoir l'écrire ! Excellent, c'est LE FPS dédié multijoueurs ! Et ça tient grave la route si on a une bonne config. On est scotché par l'ambiance saisissante rarement atteinte dans ce type de jeu. Nuits blanches, crampes et douleurs articulaires à prévoir. Bon c'est sûr, en solo, c'est moins attrayant... L'IA est un peu...euh.. enfin c'est toujours bien pour débuter ou s'entraîner. Et suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
EA pompe à fric, trouvez la preuve par vous même : Une seule et unique explication suffit amplement à expliquer que EA nous a bel et bien arnaqué avec ce jeu : BF2142 n'est qu'un "petit" mod de BF2, et oui! Vous pourrez dire que non, qu'il y a un véritablement changement, bla bla bla, et bien figuré vous que non... Si vous ne me croyez pas vous pouvez vérifier par vous même, grâce à un exemple très simple et que tou suite ...
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