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Test Baldur's Gate 2 : Shadows Of Amn (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 10 Novembre 2000 , PC
Publiée le 19/06/2006 à 00:06, par Alex C.

Test de Baldur's Gate 2 : Shadows of Amn

L’attente pour Baldur’s Gate 2 ne fut pas des plus longues : un an et demi de développement pour un titre de cette envergure, ce n’est vraiment pas beaucoup. On pouvait craindre que Bioware, voulant surfer sur le succès mérité du premier épisode, bâcle un peu ce second volet, mais il n’en est rien. Cette suite de Baldur’s Gate possède tous les atouts d’un grand jeu, d’une épopée vidéoludique digne d’inscrire son nom au panthéon des meilleurs jeux de tous les temps. Récit d’un succès annoncé...

Un scénario béton, un univers passionnantRetour au sommaire
Suite direct du premier volet de la série, Shadows of Amn (BG2) reprend les principaux personnages qui ont accompagné le joueur dans Baldur’s Gate. Votre avatar, toujours fils d'un dieu malveillant se retrouve ainsi que deux de ses compagnons (Mincs et Jaheira) emprisonné dans les geôles d’un mystérieux sorcier. Pour vous sortir des griffes de votre bourreau (les tortures qu’il vous inflige sont l’occasion des premiers dialogues du jeu), l’aide d’Imoen, votre amie d’enfance, est des plus opportunes. Votre petit groupe constitué, la sortie de la prison n’est pas qu’une formalité. D’emblée, la difficulté se fait sentir, et les premiers monstres tués sont autant de soulagements. Mais à peine arrivé à la surface, votre geôlier, en plein combat avec une faction inconnue, se fait maîtriser par de mystérieux magiciens apparus tout à coup. Imoen, plutôt rancunière, se fait également arrêter par les magiciens et emmenée sans aucune sommation, par téléportation, dans un lieu inconnu. Imoen, votre sauveuse et amie, enlevée par de puissants mages ? Vous vous devez de la sauver.

Au menu des réjouissances, une ville gigantesque, Athkalta, et quelques provinces des alentours à sillonner en long, en large et en travers pendant des dizaines d’heures. Un monde plus sombre que celui décrit dans le premier épisode. On est toujours dans les contrées d’Amn, mais le plus gros de l’aventure se déroulant dans cette métropole glauque et dépravée qu’est Athkalta, où votre quotidien sera des plus mouvementés. Pas de campagnes ouvertes à visiter successivement par petites zones à notre guise : on est ici dans un système de localités accessibles uniquement lorsqu’une quête nous incombe de les rejoindre. Un monde sombre et morcelé, donc, mais un monde passionnant qui dissimule beaucoup de secrets…
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Un système de quêtes complexeRetour au sommaire
Si votre objectif est clair, retrouver Imoen, l’atteindre vous emmènera nécessairement dans une multitude de quêtes annexes. Des aventures secondaires qui sont extrêmement nombreuses, et pour la plupart très intéressantes. Imbriquées, entrelacées, les quêtes ne vous mènent jamais sur un parcours linéaire et simple. Elles s’emmêlent inévitablement entre elles et mélangent parfois leurs conditions de réussite ou d’accès. Une quête vous permettra par exemple d’enrôler un nouveau personnage, celui-ci ouvrant la porte à d’autres quêtes qui lui sont rattachées ou qui nécessitent ses compétences. A ce propos, tous les membres de votre équipe (et tous ceux qui peuvent potentiellement y rentrer) bénéficient désormais d’une histoire et d’une personnalité propre : ils discutent, expriment leur mécontentement à votre encontre, se disputent et, plus important, sont rattachés la plupart du temps à une ou plusieurs quêtes. De fait, vos compagnons ne sont pas que des bras supplémentaires vous épaulant lors des combats : ils ont une âme et un caractère propres. Ils participent plus activement à l’aventure, et cela enrichit indéniablement l’ambiance du jeu.

Plus de monstres, plus d'items, plus de sorts, plus de...Retour au sommaire
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BG2 reprend les grandes lignes de son prédécesseur en ajoutant une quantité impressionnante de contenu. Et la variété est au rendez-vous. Toujours dans le cadre de la seconde édition des règles d’AD&D, Shadows of Amn propose 3 nouvelles classes de personnages (sorcier, barbare et moine) et des spécialisations pour les anciennes. On commence au niveau 6 ou 7 avec 69 000 XP et l’on pourra arriver jusqu’au level 23 (2 950 000 XP, de quoi faire !). Evidemment, plus on monte de niveau, plus les personnages se spécialisent et deviennent puissants. Le nombre de possibilités et de variations de classes et sous-classes est tel qu’il est impossible de tout voir en une ou même deux parties. Une richesse qui n’est pas superflue, puisque chaque type de personnages possède ses caractéristiques et spécialités, et une utilité véritable pour l’aventure.

Du côté du bestiaire, Bioware s’en est donné à cœur joie. En plus de doubler le nombre de créatures présentes dans le jeu, passant ainsi de 60 à plus de 130 bébêtes plus ou moins méchantes à exterminer, ils ont aussi pris l’initiative de noircir l’aura des entités belliqueuses qui parsèment le chemin du joueur. Fini les voleurs, bandits et autres animaux sauvages : dans Baldur's Gate 2, la monstruosité est de rigueur, et l’au-delà semble avoir ouvert ses portes sur le pays d’Amn. Le quotidien sera alors parsemé de mort-vivants, squelettes, zombies et autres vampires, sans parler des golems ou des créatures plus informes tel que les Beholder, de grosses boules en lévitation qui scrutent les couloirs de leur antre à l’aide de leur dizaine d’yeux. Chaque créature nécessitera un traitement adéquat pour être vaincue, et le temps de trouver la meilleure tactique risque de vous coûter la vie : n’oubliez pas la sauvegarde rapide !

Le côté magie reste relativement classique. Un livre de sort, des parchemins à découvrir ou à acheter, on les copie, les mémorise en dormant, puis on récite une incantation et le tour est joué : c’est le cas de le dire. La panoplie des sorts est très vaste. De 120 dans Baldur’s Gate, on passe à plus de 300 dans ce second volet. De quoi ravir tous les aficionados de classes magiques, s’il en est. Mais une telle quantité de pouvoirs magiques pourrait cacher une redondance et une inanité de certains sorts. Il n’en est rien ici. Presque tous les sorts s’utilisent facilement et apportent quelque chose au gameplay. Evidemment, des préférences se font rapidement, mais la variété étant au rendez-vous, l’expérience de jeu en est d’autant plus enrichie au moment d’une nouvelle partie. Par ailleurs, les sorts gagnent en puissance et en efficacité, mais également en difficulté d’utilisation. Des contraintes sont imposées pour bénéficier des effets des magies les plus puissantes. Une invocation de très haut niveau nécessitera par exemple le lancement d’un sort de protection pour se prévenir d’une auto-annihilation idiote de son équipe…

Même chose du côté des objets : une ribambelle de nouveaux objets magiques viendra s’ajouter à tous ceux déjà présents dans le premier jeu de la série. Ainsi, on dénombre 100 objets magiques uniques à découvrir, et toujours une variation de puissance sur des dizaines de types d’items. En fin de compte, quelques centaines d’objets différents pourront prendre place dans l’inventaire du joueur, et la gestion de celui-ci est, comme dans tout jeu de rôle, une phase importante du gameplay. Choisir l’équipement de son personnage avant un combat s’avère véritablement primordial pour le bon déroulement de celui-ci et - chose rare - cette gestion de l’équipement dépasse le simple schéma de course à la puissance comme on peut le voir dans un Diablo. En effet, BG2 nécessite une gestion intelligente des items (armures, armes, anneau…) pour bénéficier des meilleures combinaisons possibles afin de se défaire des monstres les plus encombrants.

Physionomie d’ensemble : esthétique parfaite, reins solidesRetour au sommaire
Graphiquement, le jeu tient vraiment la route. En 3D isométrique, vu sous un angle fixe de trois quarts haut, Baldur's Gate 2 affiche des décors magnifiques. A ce titre, le travail des graphistes mérite le respect : les cartes sont grandes et variées, les couleurs parfaitement choisies, les détails pullulent, et les textures sont d'une finesse remarquable. Un vrai régal pour l’œil, qui dure toute la durée de l’aventure sans exception. Un sans faute à reconnaître et à imiter.

Le reste de la réalisation est du même acabit : les animations sont fluides et détaillées, les effets graphiques (lumières des sorts par exemple) suscitent l’admiration, et l’interface, en plus d’être relativement claire et simple d’accès, a le mérite de pouvoir disparaître. Dans un domaine différent, les musiques sont un régal pour l’ouïe, et à aucun moment elles ne deviennent répétitives ou insupportables. Chose relativement rare dans un RPG, et donc d’autant plus appréciable.
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Un avenir de classiqueRetour au sommaire
Baldur’s Gate 2 : Shadows of Amn est un RPG classique mais terriblement prenant. Aucun défaut majeur n’entâchera l’idylle vidéoludique qui liera le joueur à son nouveau partenaire de jeu. Le monde et le scénario de BG2 sont des valeurs sûres qui offrent la certitude d’intrigues passionnantes, de rebondissements fréquents et d’une aventure non linéaire des plus attractives. Le monde est plein de vie et de choses à faire, et on ne s’ennuie jamais - bien au contraire ! Une fois qu’on se lance dans la partie, on n’arrive plus à lâcher la souris, et les heures défilent sans que l’on s’en rende compte… Les nuits seront courtes si vous n’y prenez pas garde, et votre «baldurisation» n’aura de fin qu’une fois l’aventure parvenue à son terme - c’est-à-dire pas avant de très nombreuses heures de jeux.

Enfin, pour les néophytes qui n’auraient pas goûté au premier Baldur’s Gate, un tutorial plutôt bien fait est présent et vous permettra de vous familiariser avec le jeu et son interface. Et bien que BG2 soit plutôt difficile dans l’ensemble, il est toujours possible de baisser le niveau de difficulté des combats pour continuer à progresser dans l’aventure. Une difficulté qui ravira au contraire les vieux routards du genre, qui trouveront certainement en Baldur's Gate 2 un digne héritier de son prédécesseur : une réussite sous tous points de vue, un hit indiscutable.


Profond, gigantesque, jouissif, Baldur's Gate 2 attire tous les superlatifs. Il est le digne successeur de BG1, un jeu de rôle magnifique, une référence absolue.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.8
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : CoT_Banshee
Très bon
Le must du JDR Un jeu excellent, à la fois par son contenu (personnalisation de l'avatar, les nombreux items, sorts, capacités spéciales classes....), sa durée de vie (les nombreuses quêtes secondaires relativement intéressantes), son graphisme (à replacer à son époque bien évidemment), les challenges proposés, son scénario, son ambiance, ses personnages, le gameplay (règles AD&D).. suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
Bof Non. Ce jeu n'est pas ce qu'il pretend être, décevant. La license etait si belle .. Le jeu reste cependant potable si vous n'avez pas joué au précédent.
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