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Test Akaneiro (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr

Publiée le 11/02/2013 à 00:02, par Zick

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Test de Akaneiro : Demon Hunters

American McGee est un créateur de jeux vidéo très inconstant. Les joueurs et la presse ont retenu qu’il a réussi une fois à sortir un bon titre, Alice, et a raté tous les autres (Alice : Retour au Pays de la Folie, Bad Day L.A.). Pas découragé par ces dernières mauvaise expériences, le développeur américain a décidé de se lancer dans le monde merveilleux des jeux free- to- play avec Akaneiro : Demon Hunters, un hack and slash gratuit aux doux relents de pay-to-win. On y a passé quelques heures et on n’y reviendra certainement jamais. Explications.

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C'est un beau paquet de loup là.
Akaneiro : Demon Hunters, c’est l’histoire d’un Ninja/Samouraï incarné par le joueur qui va se lancer dans une longue quête initiatique et poétique aux énigmes variées et à la narration subtile qui amènera le joueur à réfléchir sur sa condition de spectateur/acteur et à mieux appréhender la vacuité du jeu vidéo. Bon, en fait Akaneiro c'est complètement l'inverse de tout ça, sauf en ce qui concerne la vacuité. Akaneiro c’est en fait un hack and slash tout ce qu’il y a de plus basique et de plus banal. Le scénario est censé nous envoyer dans un Japon médiéval-fantastique faisant face à une invasion de démons que l’on doit repousser. Dans les faits, il s’agit de prendre des quêtes auprès d’un vieux barbu dans un village rempli de PNJ vendeurs de trucs et d’aller casser la gueule en boucle à des centaines de loups et de gnomes pour passer à la mission suivante. Ici, tout est réduit à son minimum : aucun personnage n’est doublé, les missions se déroulent dans des cartes fermées et minuscules au level design plus pauvre qu’un niveau de rail-shooting de Call of Duty et l’aspect social ou coopératif est quasiment absent.

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On aurait en effet pu pardonner ce minimalisme si les mécaniques de jeu de Akaneiro avaient au moins un semblant de punch ou possédaient suffisamment de variétés pour nous inciter à continuer. Ce n’est pas vraiment le cas. Les premières missions sont une véritable tannée. Aller buter des loups, tuer trois mini-boss et explorer une carte-couloir remplie des deux mêmes ennemis font partie des missions les plus excitantes du jeu. On pourrait penser que la personnalisation de son personnage rendrait le tout un peu plus accrocheur ? Non plus. On a en fait le choix entre trois classes que l’on résumerait à tank, DPS et classe à distance, avec des pièces d’armures et des armes plus ou moins liées aux classes (le tank est spécialisé dans les armures lourdes, la classe à distance dans les armes à coups critiques, etc.). Sur le terrain, le gameplay est réduit à son minimum : on clique sur les ennemis pour les tuer et on vide sa barre de mana avec ses compétences quand il y en a beaucoup. Mais il n’y a ni impression de puissance, ni de variété dans les coups, c’est encore plus répétitif que n’importe quel autre hack and slash. Chacune des classes possède des affinités avec un arbre de talents (Prowess pour les attaques au corps à corps, Fortitude pour les sorts défensifs et Cunning pour les attaques à distances) mais le joueur peut décider d’apprendre n’importe quelle compétence de n’importe quel arbre de compétence pour diversifier un peu son jeu. A condition de posséder assez de cristaux de karma…

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Et c’est bien là le principal problème de Akaneiro. Pour pouvoir acheter des armes, des armures, des familiers de soutient ou simplement des compétences auprès des marchands il faut accumuler des centaines voire des milliers de cristaux. Et des cristaux, on n’en récolte pas beaucoup au fil des missions. A peine de quoi acheter un matériel décent et quelques nouvelles compétences au début de l’aventure. Là où c’est plus choquant, c’est que pour passer d’un chapitre à l’autre de l’aventure, il faut encore payer en cristaux. Et là où Akaneiro devient franchement gavant, c’est que la mort est pénalisée par la perte de cristaux. Certains passages, même dès les premières missions, ne laissent d’ailleurs pas le choix au joueur. Encerclé par des dizaines d’ennemis et bridé par ses faibles compétences de départ, il est obligatoire de mourir – et donc de perdre des cristaux – pour terminer la mission. Ho, qu’on se rassure, les développeurs ont pensé à tout. Sur l’écran de sélection de missions, un menu permet d’acheter à tout moment des milliers de cristaux pour faciliter la progression. 5 dollars pour 12 000 cristaux ou 20 dollars pour 50 000 cristaux, et voilà que le jeu devient beaucoup plus simple et tout d’un coup beaucoup plus plaisant à jouer. Difficile à avaler quand un Path of Exile est présent sur le même créneau et se permet d’être à la fois plus complet et n’incite presque pas à sortir la carte bleue.

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Alors que reste-t-il à Akaneiro pour attirer les joueurs et pour mériter autant d’argent sur Kickstarter ? Il reste son univers et sa réalisation. Le jeu d'American McGee est franchement mignon avec son univers cartoon et ses graphismes façon estampe japonaise. Dommage que les environnements soient aussi pauvres en détail et que l’univers soit dévoilé aussi lentement à cause du grind obligatoire pour accéder à de nouveaux niveaux. Dommage aussi que le jeu ne supporte pas toutes les résolutions (impossible de jouer en 1680 X 1050 par exemple) et que le netcode soit parfois capricieux. Et si les musiques s’avèrent relativement réussies et relaxantes, on regrettera que les bruitages soient aussi cheaps. Mention spéciale aux attaques de bases qui donnent l’impression qu’un ingénieur son a frappé un steak avec son poing pour retranscrire la « violence » des coups… Reste que Akaneiro peut aussi bien se jouer de façon classique en téléchargeant un client que dans un navigateur web avec un plug-in Unity. Mais encore une fois, ce n’est pas parce que c’est gratuit que c’est forcément bon.

Akaneiro possède un univers attachant et une direction artistique honnête. Et c’est à peu près tout, puisque le reste n’est que grind débilisant, gameplay archi-classique et lassant, et passage forcé par la boutique pour rendre le titre un tantinet plaisant. Alors, certes, le jeu est encore en bêta ouverte et n’est pas totalement terminé. Mais si c’est pour poursuivre dans cette voie, il existe des tonnes de hack and slashs gratuits et originaux qui proposent plus de contenu et incitent moins à sortir la carte bleue.
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