Test de Age of Mythology : The Titans
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Fidèle à leurs politiques commerciales et créatrices, Microsoft et Ensemble Studios nous dépêchent leur traditionnelle extension, un an après la sortie de l’opus de base, ici Age of Mythology. Intitulée très pertinemment The Titans, cette seconde salve de Mythologie stratégique se compose d’une nouvelle civilisation – les Atlantes -, d’une nouvelle unité – l’impressionnant Titan – et d’une myriade d’innovations dites de gameplay. Même si l’extension ne s’avère pas titanesque (ha-ha..), elle ravira sans aucun doute les aficionados de la version de base, et de nos jours, c’est malheureusement tout ce qu’on demande à une extension digne de ce nom.
Le peuple Atlante, 4ème faction jouableRetour au sommaire



Les dieux Atlantes sont connus dans la mythologie grecque puisque Ouranos, un de leur trois dieux majeurs, serait le fondateur du monde et le mari de Gaia, la terre, autre dieu majeur des Atlantes. Le troisième dieu majeur, Cronos, est le fils d’Ouranos et père de Zeus. Des dieux aux pouvoirs plutôt séduisants, comme la « Porte du Tartare » d’Hécate qui ouvre un passage souterrain vers le Tartare d’où s’échappent des créatures maudites. Certains sortilèges sont d’ailleurs réutilisables plusieurs fois à l’image de la « Forêt de Gaia » (4 fois utilisables) qui crée sur une zone vierge une forêt dense et touffue, faisant office de mur ou de ressource naturelle. Globalement, le peuple Atlante est assez polyvalent. C’est un peuple qui ne nécessite que peu de villageois – la gestion économique est donc réduite – et qui militairement s’en sort très bien dans les premiers âges.
Le Titan, c’est « choc » !Retour au sommaire


Au menu des gros apports de contenu, nous trouvons ensuite la nouvelle Campagne. Vous y incarnerez le peuple Atlante et traverserez les contrées Egyptiennes ou Scandinaves. Le niveau est assez relevé, l’intérêt, moins. Du contenu toujours, The Titans offre 5 nouvelles technologies et autant de cartes aléatoires (marais, îles, montagnes, toundra et autres).
Ensemble Studios s’est ensuite attaqué à de nombreux éléments de gameplay.Des éléments destinés à plonger le joueur dans l’action plus abondamment et plus rapidement. Vous bénéficierez à présent d’une unité mythologique (celle du dieu choisi) gratuitement au début de chaque âge. Plus marquante est la possibilité de construire des forums dès l’âge classique (et archaïque pour les Atlantes). Il y a tout de même un point qui fâche, c’est le concept de l’ « autoqueue » censé au départ alléger la gestion de productivité. L’ « autoqueue » permet, d’un simple clic sur un bâtiment, de produire automatiquement une unité (économique ou militaire) à l’infini. Ce point a remué beaucoup la communauté de joueurs, énervé par ce trop plein d’allégements. C’est finalement assez paradoxal ! Un outil qui facilitera néanmoins le travail des débutants, l’intention est donc bonne au départ.
Limites et intérêt de l’Add-onRetour au sommaire

Les fans d’AOM par contre, seront dans un premier temps ravi par les quatre nouveautés majeures de cet opus : la civilisation Atlante, la nouvelle campagne, la possibilité de construire les forums un âge plus tôt et l’avènement du Titan. Les deux derniers points vont d’ailleurs permettre un réassort des stratégies, et la création de nouveaux ordres de développement. Mais il faut également préciser qu’autant de changements et l’ajout d’une 4ème faction est un lourd fardeau à porter pour ES dans le domaine de l’équilibrage. Les titans feront rapidement état d’une trop grande puissance, et même rengaine pour certaines stratégies Atlantes.
AOT reste tout de même d’un intérêt inévitable pour les fans d’Age of Mythology ne serait-ce que pour suivre la communauté de joueurs sur Internet. Pour les autres, l’achat se voudra plus réfléchi.


Le verdictRetour au sommaire
AOT est une extension qui ravira les possesseurs d’AOM. La quatrième civilisation et les Titans sont des vitrines très séduisantes au menu des apports de cet Add-on. On regrettera que la Campagne solo ne soit guère convaincante et que les serveurs multijoueurs n’aient pas été retravaillés un peu plus en profondeur.
