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Publiée le 11/07/2008 à 00:07, par jika

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Les jaquettes les plus laides du jeu vidéo

Amis de la sobriété, du bon gout et de l’esthétisme raffiné : passez votre chemin. Eloignez vous de ces pages si vous ne souhaitez pas être contaminés par l’horreur graphique qui hante ce dossier. Car ici, nous sommes entre connaisseurs ! Votre serviteur, amateur de visuels nanardesques, vous apporte sur un plateau ce qui s’est fait de plus flashy/kitsch/ringard (rayez la mention inutile) en matière d’illustration vidéoludique et ce, depuis près de trente ans. Car réussir une pochette de jeu n’est pas une mince affaire. Si, aujourd’hui, certains artistes reconnus illustrent de leur talent de meilleures productions, il en était tout autre jadis. De l’illustration minimaliste d’un Black Belt sur Master System, au massacre involontaire d’un Megaman sur NES, ce dossier est garante 100% jaquettes hideuses. Allez, oubliez un instant votre amour-propre et jetez vous avec délectation dans cet ouragan de mauvais gout, vous ne le regretterez pas.

Les plus « viriles »Retour au sommaire
Du muscle saillant, du corps huilé, du biceps entretenu… Autant de critères de « beauté » que certaines jaquettes aiment exhiber.

A une certaine époque, la mode était au barbare viril et testostéroné. En ce sens, la mythique série de jeux baston Barbarian est le parfait exemple de ce culte du corps. Admirez-moi ces guerriers au regard vif et intelligent, sans oublier le monstre en plastique et la bimbo qui va avec ! Mais Barbarian n’est pas la seule preuve du mauvais gout viril qui existe dans les jeux vidéo. Si Iron Sword donne dans la repompe « medfan » mal inspirée, il serait criminel de ne pas admirer à sa juste valeur les illustrations de Joe Blade II (avec le sosie officiel de Freddie Mercury) ou Street Warrior et ses « bad guys » complètement difformes.

Les pochettes de l’excellent Dynamite Duke et du moins bon American Gladiators paraissent presque sobres en comparaison. Mais le top de la virilité est sans doute atteint avec Cowboy Kid (featuring les Village People) et surtout Cho Aniki, shoot’em up surréaliste sorti à l’origine sur Turbografx.
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Barbarian, Atari ST, 1987
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Barbarian II, Spectrum, 1988
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Ironsword, NES, 1989
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Joe Blade 2, Commodore 64, 1988
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Street Warrior, PS2, 2007
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Dynamite Duke, Megadrive, 1990
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American Gladiators, Megadrive, 1992
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Cowboy Kid, NES, 1991
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Choaniki Hijiri naru Protein Densetsu, PS2, 2003


Les classiques massacrésRetour au sommaire
Il y’a des titres que l’on chérit, que l’on adule. Des classiques instantanés, que l’on ressort régulièrement pour un petite partie et pour se rendre compte que, malgré le poids des années, le plaisir reste le même.Alors, forcément, quand on tombe sur ces jeux, accompagnés d’une pochette hideuse, il ne nous reste plus qu’à pleurer et appeler la police du gout. Sans doute crées par un stagiaire aveugle et sourd, enfermé dans une cave au sixième sous sol, les pochettes ci-dessous témoignent d’une époque où le jeu vidéo n’était, vraiment, pas pris très au sérieux.


Que dire devant ce Bomberman atrocement humanisé, ce Megaman totalement ringard (qui se bat avec un pistolet ! Hérésie !) ou ce Pac-Man doté de jambes ( ?!).Le comble de l’horreur étant, selon moi, atteint par cette couverture ignoble de Bust A Move 2 (Puzzle Bubble) sur Saturn et par le massacre total de Out of this world (titre US d’Another World), alors que l’illustration originale d’Eric Chahi est juste splendide (voir plus bas). Strider et Super Street Fighter II Turbo, quant à eux, se « contentent » d’une jaquette kitsch au possible.


Pour finir en beauté, notons cette hallucinante pochette de Donkey Kong sur Colecovision, avec un singe monstrueusement laid et un jumpman/mario ressemblant à Burt Reynolds. Priceless…
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Bomberman, Turbografx, 1990
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Megaman, NES, 1987
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Megaman 2, NES, 1988
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Pac Man, Atari 400, 1979
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Bust A Move 2, Saturn, 1996
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Out of this World (Another World), PC, 1991
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Another World, PC, 1991 (jaquette originale, bien plus belle)
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Strider, Megadrive, 1990
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Super Street Fighter 2 Turbo, PC, 1995
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Donkey Kong, Colecovision, 1982


Les grands incomprisRetour au sommaire
Attention, les images qui suivent risquent de choquer les amateurs de bon sens et de logique. La vie est faite de mystères et le jeu vidéo répond parfois à certains préceptes obscurs. Repousser une invasion d’extra-terrestre communistes ? Apercevoir Bill Clinton et Saddam Hussein se serrer la main et préparer la troisième guerre mondiale ? Participer à une compétition de sports « redneck » ? Seuls les jeux vidéo peuvent nous offrir ces expériences aussi variées qu’improbables et c’est aussi pour cela qu’on les aime.


Personnellement, ma préférence va à Bible Buffet, un Party Game alimentaire qui, contrairement à ce que son nom suggère, n’a rien de religieux. Allez comprendre… Mais on peut toujours se régaler avec Irritating Stick dont le titre suggestif ne laisse absolument pas supposer l’adaptation d’un jeu télévisé japonais populaire. Les amateurs d’émotion et de grands sentiments préféreront sans doute Jounetsu Nekketsu Athletes Nakimushi Coach no Nikki (à vos souhaits), avec ses deux jeunes asiatiques enlacés regardant le ciel et émus aux larmes.

Bref, il y’a en a pour tous les (mauvais) gouts et l’on n’hésitera pas à s’achever avec Bravoman (et son méchant à forte moustache), She vampires (et ses vampirettes lesbiennes/nymphos/gothiques/moches), Phalanx (qu’est ce que ce vieux barbu et son chien fichent sur la jaquette d’un shoot’em up futuriste ?!) ou Haunting Starring : Polterguy (la famille Soprano harcelée par un ersatz de Beetlejuice). Que du bonheur.
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Communist Mutants From Space, Atari 2600, 1982
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Third World War, Mega CD, 1993
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Calvin Tucker's Redneck Jamboree, Wii, 2008
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Bible Buffet, NES, 1993
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Irritating Stick, PSone, 1999
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Jounetsu Nekketsu Athletes Nakimushi Coach no Nikki, PSone, 2000
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Bravoman, Turbografx, 1990
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She Vampires, C64, 1983
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Phalanx, NES, 1991
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Haunting, Megadrive, 1993


La Master System à l’honneurRetour au sommaire
Je vous vois venir : « pourquoi une section entière consacrée à la Master System ? ». Tout simplement parce que cette fantastique machine (m’ayant procuré mes premiers émois vidéoludiques), s’est aussi illustrée par des pochettes de jeux la plupart du temps totalement « cheap », se limitant à un pauvre dessin crayonné quinze minutes avant l’envoi à la presse.


Délectez-vous donc de ce catcheur portant sa propre tête dans ses bras (encore une fois : ?!) ou encore de ce punk tatoué d’une tête de mort, se prenant dans la figure un poing sorti de nulle part. Si My Hero et Pro Wrestling brillaient par leurs qualités, leurs jaquettes ne leur faisaient absolument pas honneur. Autre exemple : Black Belt. Ca vous fait envie, vous, une pochette illustrant un pied de judoka apparaissant on se sait comment (appartenant sans doute au propriétaire du poing de My Hero) ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Sega ne s’embarrassait pas, à l’époque, d’une quelconque recherche. Même Alex Kidd et Wonder Boy, les deux mascottes des débuts, étaient aussi charismatiques qu’un pneu. Heureusement que Sonic est venu remettre tout ça en ordre…
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My Hero, MS, 1985
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Pro Wrestling, MS, 1986
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Black Belt, MS, 1986
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Alex Kidd, MS, 1986
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Wonderboy, MS, 1987


Back to the 80’sRetour au sommaire
Ah, les années 80 ! Quelle faste période pour la laideur. Entres les groupes de Hardrock ringards, les bandanas fluos et les cheveux permanentés, il y avait de quoi faire. Les jeux vidéo n’y ont pas échappé et certains titres disposaient d’une jaquette définitivement ancrée dans cette époque.

En témoignent ces magnifiques jeunes jambes s’exhibant sur California Games (sans doute un des titres les plus furieusement 80’s/American Dream que l’industrie ait engendré) ou encore cette jaquette de Contra mixant sans vergogne Predator et Alien. Pour se remettre de ces émotions, on pourra toujours compter les pixels d’un Mario jouant au golf ou les mandales distribuées par les héros de Renegade (Fear ! comme le précise la jaquette). Mais la trêve sera de courte durée et les couleurs vomitives de Slam City et Skiing and Snowboarding, ainsi que le faux X-Or d’Electrocop auront vite fait de vous achever.
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California Games, NES, 1988
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Contra, NES, 1988
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Golf, NES, 1986
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Renegade, Amstrad CPC, 1987
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Slam City, Mega CD, 1994
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Skiing and Snowboarding, Jaguar, 1994
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Electrocop, Lynx, 1989


Ninjas en forceRetour au sommaire
Chez nous, à Tom’s Games, les Ninjas c’est notre passion. Bien que l’on puisse préférer les pirates, bien plus cools à mon gout, ces soldats de l’ombre font rêver petits et grands et l’on a tous, un jour, rêver de manier le shuriken à la perfection.


Seulement, quand un Ninja se met à faire du Golf ou conduire un scooter, rien ne va plus. Car Atari et Commodore ont osé ce sacrilège et le résultat fait peur à voir. Ninja Golf et Ninja Scooter Simulator : de bons gros délires de développeurs ayant abusé de l’absinthe ? Sans doute.


Heureusement que quelques vrais Ninjas subsistent et s’illustrent dans des chefs d’œuvre tels que Bad Dudes Vs Dragon Ninja (accompagné de son pitch surréaliste « the president has been kidnapped by ninjas. Are you bad enough dude to rescue the president ? ») ou encore le classique Shinobi (encore une jaquette Master System, mais au dessus de la moyenne tout de même). The Ninja quant à lui, c’est un peu mon petit coup de cœur. Un titre simple et classe à la fois, une illustration toujours aussi minimaliste et surtout : un jeu qui m’en a fait baver…
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Ninja Golf, Atari 7800, 1990
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Ninja Scooter Simulator, Commodore 64, 1988
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Bad Dudes Vs Dragon Ninjas, Amstrad CPC, 1988
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Shinobi, Master System, 1988
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The Ninja, Master System, 1986


Monstrueuses mais vraiesRetour au sommaire
Des tentacules dégoulinants, des bouches béantes et baveuses, des monstres à quatre yeux… Autant de cauchemars hideux dont chaque enfant (et adulte, parfois) sont victimes un jour ou l’autre. Encore une fois, grâce aux jeux vidéo, ces mauvais rêves prennent parfois forme et les premières victimes de ces monstruosités sont les pochettes des titres dans lesquelles ils s’illustrent.


Alors, bien sûr, dans le cas présent, les créatures font plus remuer les zygomatiques qu’hérisser les poils et c’est tant mieux. Comment rester de marbre face à Zombie Dinos From Planet Zeltoid, jeu d’aventure vous demandant de remonter le temps pour empêcher un savant fou de zombifier les gentils dinosaures de la planète Terre ? Comment résister à ce charismatique Dr Jekyll, dont le grimage en Mr Hyde semble consister à étaler du roquefort sur la moitié de son visage ?

Mais ce n’est rien en comparaison de Killing Time (très bon FPS de la 3DO) et Alien Crush (un jeu de…flipper, si si !), dont le mauvais gout semble éclater au visage du lecteur, tel un cocon alien. On pourra toujours se réconforter en admirant la jaquette d’Alien Storm et son héros tout de vinyle vêtu. Lutter contre des monstres immondes oui, mais toujours avec classe !
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Zombie Dinos From Planet Zeltoid, Cdi, 1992
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Dr Jekyll and Mr Hyde, NES, 1988
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Killing Time, 3DO, 1995
monstrueuses-mais-vraies
Alien Crush, Turbografx, 1988
monstrueuses-mais-vraies
Alien Storm, Megadrive, 1991


Nos amis les animauxRetour au sommaire
Pour clôturer ce dossier et terminer en beauté, quoi de mieux que de s’attarder sur nos amis les bêtes ? Cette fois-ci, nous opérons un petit retour à l’ère moderne, puisque les jeux DS sont essentiellement à l’honneur.


Loin de moi l’idée de dénigrer les titres mettant en scène chiots, chats, chevaux et autres canidés, mais il semble que la notion de bon gout soit incompatible avec le genre. Un bulldog coiffé d’un béret violet fluo ? Des patients tous dotés d’un fort strabisme attendant patiemment qu’un gentil véto vienne ausculter leur animal de compagnie ? Des couleurs criardes ? Une gamine pas très gâtée par la nature ? Autant de petits bonheurs irremplaçables offerts par Pet Pals, Fashion Dogz, Ma Pension d’animaux ou Puppy Luv.

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Pet Pals, DS, 2008
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Fashion Dogz, DS, 2008
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Ma pension d'animaux, PC, 2005
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Puppy Luv, DS, 2008
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