Un jeu affreux aux couleurs fades et au gameplay pauvre, bourré de bugs et d'incohérences. Vivisector se vante d'être une adaptation du roman d'H.G. Wells, mais il faut chercher bien loin pour trouver une ressemblance entre les deux œuvres. Le titre lui-même donne un aperçu de toute la subtilité du jeu. Vous progressez (lentement) dans une jungle maronnasse en allant d'un point à un autre sans savoir pourquoi (le jeu entier se résume à suivre des points sur la carte). Régulièrement, vous vous retrouvez enfermé dans un espace clos dont vous ne pourrez sortir qu'après avoir affronté un certain nombre d'animaux mutants mal fichus. En effet, quelle que soit l'armes que vous utiliserez contre eux, chacun de vos tirs leur arracheront d'énormes lambeaux de chair (sans pour autant qu'ils arrêtent de vous tirer dessus), jusqu'à le plus être que des squelettes animés qui continueront à vous tirer dessus sans se soucier de leur démembrement. Est-ce une tentative maladroite de justifier le titre, ou bien l'armée américaine est-elle dotée de nouvelles balles explosives ? Et bien sûr, malgré l'apparente puissance des munitions, il en faudra un bon paquet pour venir à bout de vos ennemis. Et au passage, le personnage qu'on incarne semble être un peu magicien, car tant qu'il a des munitions dans son inventaire il ne semble jamais avoir besoin de recharger. Le chargeur à la capacité illimitée, un rêve !
Contrairement à beaucoup d'autres (que je comprends), j'ai eu la patience de faire ce jeu jusqu'au bout, et je peux l'affirmer : il n'y a rien à sauver ! Je n'ai absolument rien compris au scénario tellement il est balourd et tordu (et en plus, ces sagouins n'ont même pas pris la peine de traduire les sous-titres dans la langue de Molière !). Notre héros arrive sur l'île avec un commando de soldats surentraînés et d'une femme dominatrice toute de cuir vêtue. Il ne s'écoule pas trois minutes avant que tout ce beau monde ne se fasse massacrer par un troupeau de hyènes électriques et que notre zéro ne se retrouve à parcourir tout seul l'île en long en large et en travers en massacrant l'équivalent de la population parisienne en ennemis de tous poils. En gros, comme ennemis nous avons des hommes-animaux avec des armes de science-fiction et des espèces de soldats dont on ne sait pas ce qu'ils font là. Et c'est asse déprimant de constater que si ces deux factions sembles ennemies, elles arrivent toujours à se mettre d'accord pour essayer de vous tuer. Pauvre héros mal-aimé ! Le boss final, je n'ai même pas réussi à le battre tellement il est dur, mais à cause d'un bug je suis soudain passé à travers le sol et me suis fait catapulter directement à la cinématique de fin (à laquelle je n'ai rien compris, sinon que la prostituée dominatrice du début a ressuscité). Ne dépensez pas le moindre centime dans ce jeu ! |