The saboteur, Solo, mode moyen, win7-64 bits. Note 10,5/20. Un "Batman" retro. Inutile de vouloir chercher du suspense : il n 'y en a pas !, les missions se succédent comme une suite d' exercices de gymnastique notés, en partie, sur les enchainements à effectuer entre chaque mouvement...Et la vengeance servira de fil rouge. Ces enchainements se font, ici, par des passages obligé dans des QG de la résistance, éparpillés aux quatre coins de la capitale. Le QG initial étant à Montmartre, dans un cabaret, genre maison close ... donc très ouverte, et accueillante de la cave au grenier. Un demi-lupanar de luxe bien garni (y compris, par des stands de jeux très (trop ?) convenables)) et fréquenté autant par des résistants que par des soldats qui ignorent où il mettent - pas seulement - les pieds. Un autre QG est situé dans les abattoirs de la villette, et un autre encore, dans les catacombes, etc.... On passe ainsi du 7 ème ciel aux sous-sols de l 'enfer après des péripéties inégales, et agrémentées de détails -hélas- tellement récurrents qu'ils nous amènent aux prémices de l' ennui. Chaque objectif devra être rempli après un parcours, fléché ou non, selon les missions ou sous-missions à effectuer. Le joueur évoluera sur une vaste superficie, artificiellement rétrécie par des "raccourcis géographiques" surprenants : trois minutes pour aller de Montmartre au Jardin des Plantes... quatre minutes pour rejoindre le Havre). Pas trop grave cependant, car les transitions visuelles sont fluides et plutot réussies. A l 'image des graphismes tout aussi soignés, malgré un aspect "carton-pâte" à peine trop marqué. On pourra, en fait, emprunter le trajet que l 'on veut , histoire de se balader dans la capitale avant de passer à l 'action. A notre disposition : nos jambes ou un véhicule, soit acheté, soit volé à l'arrachée... Un seul impératif et un seul comportement à adopter : la discrétion, et la furtivité, par tous les moyens. Notre Irlandais, élevé au whisky sur-vitaminé et sans glaçons, ne manque pas de souffle, bien que fumeur invétéré. Infatiguable grimpeur de façades d' immeubles , Il est en outre l 'éternel(?) amoureux d'une résistante, suffisament farouche pour être attirante. Mais, c' est le seul "ouvrage" qu' il ne poura pas investir... De fait, les frémissement qu 'il éprouvera ( dans la colonne vertébrale) seront dûs à la présence d' allemands parfois très " regardants" et suspicieux comme des serpents devant un défilé de mangoustes en mal de reptiles venimeux. La lassitude qui finit par nous atteindre en cours de jeu, peut s 'expliquer par à une trop grande répétitivité des mêmes actions à l'intérieur de chacune des missions proposée..(Rares exceptions : les compétition automobile ou l 'attaque du siège de la Gestapo, dont incidemment, la façade est ornée d' une "croix gammée" curieusement improbable. On devra, dans un ordre (presque) immuable : marcher, courir, ou prendre un volant, repérer des caches secrètes, il peut même s 'agir d' une pissotière au coin de la rue, ben voyons !)Nous aurons à pratiquer l 'escalade, encore et toujours, à nous débarrasser de quelques snipers perchés sur leur mirador et dotés d' yeux de faux-cons (en deux mots, car malgré leurs airs d' abrutis mal dégrossis, ils visent juste et loin). Il nous faudra ensuite revêtir l 'uniforme d' un nazi préalablement assommé...mais surtout pas empoisonné au plomb : les trous de balles seraient trop visibles et donc suspects. Ce hors d' oeuvre terminé, droit sur l' objectif, et élimination des ennemis et de leur commandant.. Puis sabotage ou récupéreration d' objets ou de prisonniers. Puis, enfin, esquive des représailles ( y compris à la nage), tout en fonçant vers des zones-refuge ou les hordes allemandes sont aux abonnés-absentes. Crédible tout cela ? Dans l 'esprit, peut-être, mais pas dans la forme. Même si le marché noir,(éternelle soupape économique pour temps difficiles) n 'est pas oublié. Le ravitaillement (moyennant finances et selon les bonus-malus obtenus au long du jeu), se fait auprès d' un préposé, cynique comme un billet de banque dévalorisé , ou bien avare comme un assureur sournois. C' est selon nos vécus personnels. Dans ce mélange de "Splinter Cell" (solitaire habile), de farCry2 (grands espaces, aller-retours incessants), de "grand theft auto" (pour l' immoralité civique) plus un zeste de "death to spy"( pour l' infiltration), on trouvera quand-même de bonnes idées, des subtilités de comportements amusantes et des situations épineuses trop rares (épisode du train, voyage en ballon, etc..) On éprouvera aussi du plaisir à conduire rapidement, lors des courses-poursuite -façon stocks-cars-, des vieux tacots, des berlines de luxe, des bolides, des chars, un zeppelin, un side-car militaire, etc... Restent une mise en oeuvre, pour le présent, plus qu' imparfaite ... et une réalisation inachevée, par des développpeurs apparemment pressés d' en finir ! Bref, un peu de bâclage... On souhaiterait , en vrac, des enchainements plus dynamiques, un ajout de quelques grosses poignées de vrai suspense. Et pour le fun, la présence de chevaux ou d' ânes comme moyen de transports alternatif (le Paris de 1941 en était encore rempli) ,ainsi que de pouvoir monter sur la Tour Eiffel. On aimerait également , plus de rythme, plus de vraisemblance dans les tactiques offensives ou défensives des nazis, des dialogues plus authentiques et plus savoureux, Ainsi qu 'un renforcement d' une ambiance plus pesante, à faire planer jusqu' à l' obsessivité(?), sur la Ville en désarroi, telle une imaginaire, mais dense nuée, de corbeaux affamés, par exemple. Ici, on n' est jamais angoissé, mais parfois seulement un peu gêné. Nettement insuffisant, donc, pour une reconstitution fidèle de l' atmosphère de l 'époque. Enfin, côté bugs, citons le système de sauvegardes (à quoi sert, notamment, la touche F5 ?), le défilement trop rapide des aides ponctuelles et autres renseignements à l 'écran, la synchronisation labiale désastreuse, le fonctionnement étrange de la boussole, (pour le coup, un peu " à l' Ouest"). Tout comme ce jeu , pourtant prometteur, mais qui pour l 'heur, ne nous fait pas perdre le Nord , n 'arrivant pas à nous convaincre totalement.
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