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| | Simon the Sorcerer (1993) - Des Valkyries en tenue légère buvant à la bouteille... Classique. |
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| | Simon the Sorcerer (1993) - Géants, trolls, ogres, guerriers, bûcherons magiciens et autres, marquent le jeu du sceau de la parodie Heroic Fantasy. |
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Comme bien d’autres durant la fin des années 1980, Mike Woodroffe développait des jeux d’aventure selon la mode des jeux écran graphique de son époque. Après quelques réalisations pour feu le Spectrum, le premier jeu significatif de cet anglais voit le jour en 1990 sur Amiga. Il s’agit d’une adaptation ludique d’un personnage de film, le soft se nomme Elvira : The Mistress of the Dark et connaîtra une suite en 1991. Bon autant être honnête ce jeu là n’a pas marqué les foules, mais on distingue dans sa réalisation un schéma commun à celui de Simon the Sorcerer, à savoir un jeu inspiré d’une œuvre, adapté au style et aux supports de son temps, l’image parfaite de cette illustration étant le jeu Call of Cthulhu d’après le roman phare d’HP Lovecraft.
En 1990 le monde du jeu d’aventure reçoit de plein fouet la claque de Lucas Art, une claque portant le nom de Monkey Island. Mike Woodroffe prend bonne note des atouts de la concurrence et planche sur une riposte. Les capacités maîtrisées de l’Amiga et la puissante entre aperçue des PC, sonnent le glas de l’aventure en écran graphique au profit du nouveau point & click, à la fois plus simple, clair et intuitif. Le changement d’interface est une nécessité.
Au final, Mike Woodroffe créera Simon the Sorcerer en s’inspirant deux personnages cultes : Guybrush Threepwood et Rincevent respectivement issus du monde de jeu vidéo et de la littérature. Il est facile de comprendre les raisons qui poussent à imiter le premier qui avec son humour absurde régnait d’une main de fer sur le jeu d’aventure, mais le second est plus flou. En fait, pour ceux qui (honte à eux !) ne connaîtraient pas Rincevent, rappelons qu’il est le héros des Annales du Disque Monde de Terry Pratchett. Rincevent est mage, mais n’en porte en fait que le titre et le costume, mais à ce titre est amené a côtoyer l’occulte et les puissants, devant lesquels sa parfaite ignorance de la magie prête toujours à sourire. On dit que Rincevent n’a pas de pouvoir, en fait c’est partiellement faux, disons qu’il n’a aucun pouvoirs magiques en tant que tels, mais qu’il possède un talent inné pour fuir la mort et pour placer les gens face à leurs propres contradictions.
Adventure Soft n’a pas de droit d’exploitation de l’œuvre de Pratchett, peu importe, l’idée du héros magicien malgré lui suffit. La preuve ultime du bien fondé de cette démarche est que, deux ans après le succès de Simon the Sorcerer, Perfect Entertainement adaptera Pratchett en jeu vidéo avec Discworld. En 1993, le magicien de Mike Woodroffe portant le prénom de son frère (Simon Woodroffe également développeur du soft) fait parler de lui par sa qualité, et est reconnu à la fois par la presse et le public.