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| TOM'S GAMES > JEUX VIDEO PC > ARTICLES > Les séries cultes du jeu vidéo : Civilization | ||
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Pour comprendre le succès d’une série, c’est parfois tout simple, il faut commencer par regarder le nom du créateur. Ce nom, c’est ici Sid Meier, le phénomène américain. Sachez que Civilization n’est pas sa première idée de génie, et avant d’accrocher la série à son palmarès des réussites, il avait d’abord contribué à l’avènement de RailRoad Tycoon, un titre qui gravite autour de la gestion d’une compagnie ferroviaire. Premier opus (1990) d’une longue liste, les nombreux jeux de cette série font encore aujourd’hui référence dans la gestion économique. Mais revenons à notre sujet et, en 1991, Microprose sort Sid Meier's Civilization, un nom mégalo pour un jeu de stratégie au tour par tour. Développement scientifique, économique et culturel, diplomatie, gestion urbaine et militaire : tout doit être décidé par le joueur, qui devient pour l’occasion le chef d'Etat suprême. Le tout pour 2.6 MO sous DOS (d’ailleurs à présent disponible gratuitement en téléchargement), c’est le début d’une grande histoire… Mais où ces personnages de génie trouvent-ils toutes ces idées novatrices ? Pour Sid Meier, il semble que les sources d’inspiration soient nombreuses. Certains citent en premier lieu le jeu de plateau Civilization, publié en Grande Bretagne en 1980 par Hartland Trefoil. L’idée de rebâtir une telle fresque de l’humanité lui est peut-être également venu des travaux d’Henrik Van Loo et Arnold Toynbee, des historiens qui ont traité, avec le gigantisme de circonstance, l’épopée de l’humanité. Il en ressort en tout cas que combinant stratégie, gestion, liberté d'action et multitudes de choix, la série Civilization est une œuvre vidéo-ludique importante dans le paysage actuel. Quinze ans après le premier volet, la série apparaît comme la base structurelle de tout un genre. Une série qui jouit de critiques unanimes de la part des différents acteurs du petit monde des jeux vidéo. Les critiques de la presse d’abord, ont toujours été positives, et chaque volet de la série est auréolé d’un oscar officieux décerné par quelques magazines de la presse spécialisée. Jeu de stratégie de l’année pour plusieurs canards d’outre manche en ce qui concerne les 3ème et 4ème opus de la série ; et même, meilleur jeu de tous les temps sur PC pour l’opus originel selon Computer Gaming World. Deuxièmement, les critiques du public, reconnaissance non mois importante, sont aussi excellentes. La santé et la fidélité des communautés se distinguent grâce aux créations incessantes de mods, de cartes ou de scénarios et même, de jeux gratuits inspirés directement de la série officielle. Nous pensons notamment à Freeciv ou à C-evo. Des idées qui ont également été reprises dans des titres commerciaux, à commencer par Alpha Centauri, du même Sid Meier. Sorti en 1999, le jeu repose sur une hypothétique colonisation humaine de la planète Chiron, située dans le système d’Alpha du Centaure, En 2100. Un Civilization futuriste si vous préférez. Civilization : Call to Power (Activision, 1999) est de la même veine, mais c’est une franchise qui s’est acquittée des droits d’auteurs de la série bien connue. Enfin, petite anecdote, même des scientifiques se sont intéressés au phénomène et à tous les stéréotypes et idées que le jeu pouvaient véhiculer ; c’est le cas de l’historien et anthropologiste Matthew Kapell, qui a d’ailleurs publié un essai sur la série. Troisièmement et pour finir, le succès est bien entendu également commercial puisque ce sont des millions de boites qui se sont vendues à travers les quatre volets et leurs nombreux Add-ons. |
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La tache qui consiste à présenter les principes de base de la série est ardue, tant il y a un incalculable nombre d’aspects à traiter. Pour faire simple, imaginez-vous parmi les premiers des hommes, sans autre bagage qu’un instinct de survie, sans science, sans culture. Tout est à faire ! Du 5ème millénaire avant J-C à un futur proche - 2050 - c’est tout le développement de l’humanité qui vous sera confié. Civilization se déroule au tour par tour comme dans un jeu de société ; une condition sine qua none pour prendre le temps de réfléchir à la stratégie la plus efficace. Comme dans un jeu de société donc, votre carte sera divisée en cases et vos actions décomptées d’un total de points virtuel. Par exemple, vos unités ne pourront se déplacer que de quelques cases par tour, et la construction d’un bâtiment pourra prendre plusieurs tours avant d’être achevée. Le début de chaque partie sur Civilization est déjà crucial. Choisissez de préférence un emplacement sûr et le plus fertile possible, loin des obstacles naturels et des voisins malintentionnés. Avec un explorateur et une poignée de colons, vous y installerez vos premières infrastructures. Ensuite, à vous de faire grandir votre microcosme, de construire des bâtiments, de développer des technologies. Les technologies justement, sont un peu la marque de fabrique de la série. C’est un développement exhaustif, qui touche à tous les domaines, mais qui se fait suivant un ordre logique. Au départ donc, il vous faudra obligatoirement développer des techniques indispensables à la civilisation humaine, mais ensuite, l’arborescence technologique s’étirera énormément, ce qui impliquera de faire des choix stratégiques à tout moment ! Puisqu'on ne peut rechercher qu'une technologie à la fois, il faudra choisir des priorités entre l’économie, le militaire, le social ou le culturel. Petit à petit, les découvertes se cumulent et en permettent de nouvelles alors que d’autres ne servent plus, dépassées par le temps et les nouveaux progrès de l’humanité. Civilization est un jeu de dilemmes où chacun doit trouver son propre équilibre, suivant la voie de développement qu’il a décidé d’emprunter. Deuxième aspect fondamental de la série, celui des interactions avec les autres peuples. La diplomatie, un domaine à ne pas négliger pour espérer bâtir un empire digne de ce nom. Les premiers contacts sont en général décisifs, et il faudra se positionner le mieux possible pour ne pas avoir à essuyer une guerre un peu plus tard dans la partie. Traités de paix, cadeaux et offrandes, autant d’outils à prendre en compte dans votre gestion diplomatique. Mais il faudra aussi observer avec attention les régimes politiques des différents acteurs en présence et peaufiner le votre en fonction. Les derniers volets de la série (le 3 et le 4) offrent une expérience inédite de ce coté là. En plus des nombreux régimes politiques possibles (de la démocratie à la dictature en passant par la monarchie), vous pourrez mélanger différentes doctrines pour un cocktail aussi saugrenue qu’efficace. Enfin – mais la liste ne se veut (peut) pas exhaustive – vos soucis se voudront également d’ordre social, avec la prise en compte du moral de votre population. Ne perdez pas de vue qu’une population productive et calme, c’est une population heureuse. Un peuple bien nourri et ayant accès à de nombreuses distractions sera aussi moins disposé à renverser le régime en place. C’est un aspect que l’on voit d’ailleurs repris dans la plupart des jeux de gestion actuels, comme dans CivCity : Rome ou Anno 1701. Pour s’acquitter de cette tâche difficile, vous disposerez de nombreux bâtiments pour sécuriser ou approvisionner votre population. Plus encore, la construction des merveilles (Pyramides, Muraille de Chine) ou des temples jouera sur le prestige de votre Empire, qui n’en sera que plus fier et heureux. |
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Là aussi, difficile de se lancer dans la chose tant le gameplay de chaque opus jouit d’une opulence provocante. Toutes les arborescences - technologiques, bâtiments, unités – sont gigantesques. Prenons Civ 4 par exemple, qui compte 86 technologies différentes de la poterie à l’alphabet en passant par la roue, le polythéisme et le monothéisme, le vol dans l’espace, la robotique, la chimie, la démocratie ou la méthode scientifique. Même refrain avec le nombre de civilisations présentes, qui dépassent la trentaine (contre 7 dans le premier opus) ; des indiens aux français en passant par les iroquois et les égyptiens, avec chacune des caractéristiques bien personnelles et non exemptes de préjugés (les chinois sont militaristes et industrieux par exemple). Chacune des civilisations possèdent aussi ses figures (animées à l’écran), de Genghis Khan à Napoléon ou Roosevelt. Ces derniers pourront contrôler quelques unes de la cinquantaine d’unités militaires disponibles sur Civ 4, des guerriers de l’Antiquité aux missiles nucléaires. L’exhaustivité trône à tous les étages et contrairement à d’autres jeux de stratégie, ce ne sont pas forcément vos velléités guerrières qui seront mises en valeur et qui vous permettront d’emporter la mise. Dans Civ 4 encore, il y a plus de cinq façons différentes de remporter une partie. Ce peut être par lscore, par les voies belliqueuses, par la course à l’espace, par diplomatie, par conquête territoriale ou encore par une victoire culturelle. Graphiquement, la série n’a jamais été à la pointe de ce qui se fait, mais après tout, quelle importance ? Les améliorations au fil du temps sont tout de même notables. Civ 2 bénéficie par exemple de traits beaucoup plus fins et de textures plus colorées que son prédécesseur. Mais le bond graphique s’est fait comme bien souvent, il y a peu, avec l’apparition de la 3D sur Civ 4. Un moteur graphique très moyen qui ne fera pas des émules mais la jouabilité n’en pâtit pas, c’est ce que nous retiendrons. |
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Civilization est une grande épopée vidéo-ludique. Une idée de base qui est née matériellement en 1991 grâce à la vista de Sid Meier. 15 ans plus tard et quelques opus de plus, les principes sont les mêmes. Mais comment changer un concept aussi abouti à la base ? Un concept qui a séduit, et qui séduit encore, des générations différentes. C’est cela, le propre d’une série réussie. |
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Commentaire anonyme déposé
le 30/11/2007 à 18:01 :mom |
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Commentaire anonyme déposé
le 15/04/2007 à 12:23 :c énorme cette série ! |
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Commentaire anonyme déposé
le 05/09/2006 à 00:00 :Peut-on parler de référence ? Doit-on parler de référence ? Oui ; Civilization en est une dans le jeu de stratégie, et plus précisément dans un genre que la série a elle-même institué. Prendre en main la destinée d’un peuple quelques millénaires avant Jésus-Christ pour l’amener dans une galaxie sociétale du 21ème siècle encore inconnue, voilà la perspective que vous propose Sid Meier. A mi-chemin entre gestion, stratégie et réflexion, la série Civilization a marqué plusieurs générations de joueurs, du premier opus en 1991 jusqu’à l’Add-on The Warlords, sorti il y a deux mois. Quand on y repense, l’aventure est partie de loin ; à 28 ans, Meier réussit à se convaincre qu’il pourrait simuler un vol d’avion sur ordinateur, et 10 ans plus tard… --> Lire l'article --> [url= |
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| Cet article est associé à la série de jeux Civilization. | |
Liste des jeux faisant partie de cette série :
Civilization 4
(27 octobre 2005)
Civilization 2
(1996)
Civilization 5
Civilization 3
(12 avril 2002)
Civilization 4 : Warlords
(28 juillet 2006)
[ Voir tous les jeux de cette série ] |
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