Jeux
S´identifier    |    S´inscrire
 TOM'S GAMES > JEUX VIDEO PC >  ARTICLES >  Les séries cultes du jeu vidéo : Hitman Imprimer cette page  Faire suivre cette page à un ami  Ajouter JeuxVideoPC.com à vos favoris  Mettre JeuxVideoPC.com en page de démarrage  Accéder à nos flux RSS
Accès direct :

Les séries cultes du jeu vidéo : Hitman




Contrairement à nombre de séries cultes du jeu vidéo dont la carrière a débuté dans les années 90, la série Hitman est une jeune série, dont le premier épisode est sorti en France en décembre 2000. Une jeunesse qui prouve que les Danois de Io Interactive ont réussi à accrocher un public fidèle et friand du gameplay si particulier qui caractérise les Hitman.

Hitman, pourtant, ce n’était pas un pari gagné d’avance. Comment donner à un tueur à gage froid et a priori peu charismatique autant d’aura et de classe dans toutes ses actions ? A cela plusieurs éléments de réponse qu’on peut retrouver dans les différents épisodes de la série dont le gameplay n’a cessé de s’affiner au fur et à mesure des épisodes.


Par Zick, le 1er septembre 2006.


Un Hit, man !


Hitman : Tueur à gages n’était pas vraiment un chef d’œuvre de finition : buggué, possédant une maniabilité hasardeuse et un moteur 3D mal optimisé, la critique lui reproche alors un trop grand nombre d’imperfection pour devenir un incontournable du genre. Pourtant, le jeu possède un potentiel de fun énorme : les joueurs se remettent à peine de la baffe de Deus Ex et sont demandeurs de ce type de gameplay où le joueur, lâché dans le niveau doit trouver lui-même les solutions pour atteindre ses objectifs. En temps que Hitman (tueur à gage en français) au sombre passé, vous devez exécuter des contrats pour l’Agence, une organisation criminelle spécialisée dans l’élimination professionnelle. Le jeu débute dans un asile, dans une chambre capitonnée. Vous ne savez ni qui vous êtes, ni pourquoi vous êtes ici et encore moins pourquoi il y a un code barre tatoué derrière votre nuque. Mais une chose est certaine : vous savez tuer et vous le faites bien. A peine sortie de l’asile, vous êtes embauchés par l’Agence qui vous expédie aux quatre coins de la planète exécuter des contrats. Bien sûr, les cibles à tuer ne sont pas vraiment innocentes. Trafiquants de drogues, proxénètes, assassins en tous genres, chef de la pègre, l’Agent 47 descend une bonne partie du gratin de la racaille mondiale.
On s’aperçoit en fait bien vite que les contrats qu’exécute l’Agent 47 dans cet épisode sont passés par Otto Wolfgang Ort-Meyer, le « père » de l’Agent 47. 47 est en effet le produit de la recherche de ce docteur complètement fou qui tente de créer des clones à partir des gènes de quatre anciens légionnaires : Lee Hong, un chef de triade chinoise, Pablo Belisario Ochoa, un dealer colombien, Frantz Fuch, un fasciste d’Europe centrale et Arkadij Jegordv (ou Boris), un nationaliste recherché par le pouvoir communiste. Dans Hitman : Tueur à gage, vous devez tuer vos géniteurs, et ce n’est qu’au fur et à mesure des missions que la vérité se fait jour. L’agent 47 se rend compte que ses victimes se connaissent et qu’il a été créé de toutes pièces par Ort-Meyer (un mini-journal de Ort-Meyer sur la jeunesse de l’Agent est d’ailleurs disponible ici). La dernière mission vous ramène à l’asile où la confrontation finale avec 20 de vos frères et Ort-Meyer se termine sur la mort de celui-ci et la liberté de 47.
Le gameplay de Hitman est novateur pour l’époque. Les jeux d’infiltrations n’en sont alors qu’à leurs débuts et jouer un tueur à gages silencieux est quelque chose d’encore inédit. La nouveauté provient des déguisements que peut porter l’Agent 47 : il peut enfiler les costumes de tous les personnages qu’il a abattu, et celui-ci défini l’accès à des lieux bien gardés. Il sera par exemple impossible de rentrer dans les cuisines d’un restaurant si l’on ne possède pas le costume de serveur. De même, il faudra tuer le plus silencieusement possible les victimes pour ne pas attirer l’attention sur soi. Malheureusement, dans ce premier épisode, le jeu n’est pas totalement axé sur cette phase d’infiltration et de nombreuses séquences bourrines cassent le rythme et la cohérence de l’ensemble. De fait, si ce premier épisode ouvre la voie au gameplay si particulier de la série, la difficulté et maniabilité en feront un jeu réservé aux plus acharnés des joueurs.





A un cheveu de la perfection


Deux ans plus tard sort le deuxième épisode de la série, sobrement intitulé Hitman 2 : Silent Assassin. Les développeurs de Io Interactive ont bien entendu les reproches des fans du premier Hitman et sortent un deuxième épisode totalement axé sur la discrétion et les déguisements. L’histoire reprend un an après la fin du troisième épisode (que l’on aborde plus bas). 47 s’est tourné vers la religion pour oublier son passé de tueur. En Sicile, il est jardinier pour une chapelle près de Palerme et y coule des jours tranquilles avec son unique ami, le père Vittorio. Mais un certain Sergueï Zavoratko, frère de Arkadij Jegordv, au courant des expériences de Ort-Meyer, enlève le père Vittorio et demande une rançon à 47. Celui-ci, obligé de se remettre au travail, reprend contact avec l’Agence et exécute sans s’en rende compte les contrats du perfide Zavoratko. Rien de très original dans l’histoire donc, mais le gameplay marque un tournant dans la série.
A partir de maintenant, un briefing en début de mission explique sommairement quelles sont les cibles à tuer et comment procéder. Le joueur se voit donc parachuté tout seul au début du niveau et c’est à lui de trouver le meilleur chemin pour arriver à ses fins. Le design des niveaux est extrêmement travaillé et il existe toujours plusieurs solution pour abattre sa cible. C’est là la réussite même du gameplay de Hitman. Deux joueurs de Hitman finiront une mission donnée de deux manières totalement différente, et chacun avec des solutions qui n’ont souvent rien à voir. L’autre particularité du gameplay de Hitman c’est que la réussite d’une mission se fait obligatoirement par l’échec. Il faudra bien souvent de nombreuses tentatives pour trouver quelle est la meilleure solution, et ce, en tâtonnant, en recommençant les missions plusieurs fois de suite. On cherche le meilleur déguisement pour passer inaperçu, comment tuer le plus discrètement possible le garde du corps de sa cible ou encore le meilleur endroit pour sniper sans se faire repérer. Une fois la mission maîtrisée par le joueur, il est possible de la terminer en moins de cinq minutes. Mais le plaisir vient justement de ce tâtonnement, qui, quand il réussit procure au joueur une incroyable sensation de maîtriser totalement une situation explosive. La liberté laissée au joueur se limite aux seules contraintes du niveau, et déstabilise bien souvent le novice qui ne sait pas trop quoi faire ni ou aller. Une sensation très agréable et peu conventionnelle quand on sait que la plupart des jeux sont de plus en plus linéaires et enferment le joueur dans un chemin prédéfini.
Ce deuxième épisode fait oublier les nombreux bugs graphiques du premier Hitman, avec un nouveau moteur (le Glacier Engine) et des animations très réussies (47 se déplace avec une prestance qui n’a rien à envier à celle de James Bond). Enfin, cerise sur le gâteau, la musique est composée par un maître du genre dans le jeu vidéo : Jesper Kyd, qui fera ensuite toutes les musiques de la série (mais qui a également réalisé entre autre les musique de Splinter Cell ou celles, superbes, de Freedom Fighters). Un épisode des plus réussis qui apportera à la série une véritable ovation de la critique comme du public. Le troisième épisode de la série était donc logiquement sur les rails.





Hitman 2.5


Hitman Contracts est une semi-deception pour les fans de la série. Le jeu a connu un développement court (seulement un an et demi sépare Contracts de Hitman 2) et ne fait que reprendre les bonnes ficelles du deuxième épisode sans rajouter de véritables nouveautés. Dans ce nouvel épisode c’est l’histoire qui prend le devant. Au début de ce nouvel épisode on retrouve l’Agent 47 sur un lit, gravement blessé, en train de ressasser les nombreux contrats qui ont parsemé sa vie. Chaque souvenir est prétexte à lancer une mission qui n’a pas grand chose à voir avec la position inconfortable dans laquelle se trouve notre héros. C’est bien le gros point faible de cet épisode. Les missions s’enchaînent sans aucun lien entre elles, et surtout sans briefing, ce qui laisse le joueur encore plus perdu que d’habitude. Les missions sont toujours aussi bien pensées, les alternatives pour les finir toujours aussi nombreuses, mais on peut malheureusement qualifier Contracts de simple add-on Stand Alone tant les nouveautés sont absentes. Finalement seule la trame évolue un peu, avec un 47 rongé par son travail de meurtrier, et qui pense à se retirer du milieu. Mais 47 est maintenant tellement connu dans le petit monde de la pègre tant ses talents sont grands que l’Agence ne veut pas s’en séparer. D’ailleurs 47 est si efficace que sa tête est mise à prix. Il décide alors de se retirer et de prendre une retraite monastique en Sicile : C’est le début de Hitman 2. Dans cet épisode, notre anti-héros (car 47, par son côté froid et en apparence dénué de tout charisme ne répond à aucun critère du héros et particulièrement du héros du jeu vidéo) acquiert définitivement ses lettres de noblesses. 47 est un homme doué de sentiment et finalement bien plus sensible que le tas de malfrat qu’il exécute. Les développeurs de Io ont réussi à faire ressentir au joueur la solitude qui entoure ce sur-homme.





L’apothéose


Après cet épisode jugé par les fans comme le plus décevant de la série (toutes proportions gardées bien entendu, le niveau de l’épisode étant plus qu’honorable), les développeurs se sont remis au développement d’un nouvel épisode intitulé cette fois-ci Blood Money. L’histoire débute étrangement dans ce nouvel opus : un journaliste est invité par un ancien directeur du FBI. Celui-ci annonce qu’on a enfin réussi à capturer le célèbre tueur. On ne racontera pas ici la fin trépidante de cet épisode, le jeu étant sorti tout récemment.
Contrairement à Contracts, Blood Money apporte un lot de nouveautés appréciable, dont une mise à jour graphique du moteur Glacier qui fait tourner la série depuis les premiers épisodes. Si les graphismes ne sont alors pas ce qui se fait de plus impressionnant lors de la sortie, l’Agent 47 gagne encore en classe dans ses animations et le nombre de personnages affichés à l’écran force le respect. Dans ce nouvel épisode 47 peut maintenant longer des gouttières, maîtrise enfin le corps à corps et possède une palette d’action très étendue. Un système de notoriété fait son apparition, même s’il est plus anecdotique que vraiment contraignant. Il n’empêche que Blood Money reste à ce jours le meilleur épisode de la série avec son gameplay léché et profond. Prendre en main l’agent 47 reste un véritable plaisir, et les possibilités de boucler une mission sont toujours aussi nombreuses, assurant une durée de vie plus que conséquente au titre.

Io Interactive a réussi a imposer son bébé aux yeux bleus rapidement et de manière inattendue. A la sortie du premier Hitman, personne chez Eidos, l’éditeur, n’aurait pu croire que l’Agent 47 puisse un jour faire de l’ombre à leur mascotte de toujours ; la célèbre Lara Croft. Et de fait le célèbre tueur à gage possède une place particulière dans le cœur des joueurs. Une ambiance immorale, un gameplay profond et jouissif, un jeu adulte qui a réussi à trouver son public grâce à son univers parfaitement exploité.






Réagissez sur cet article !


Derniers commentaires (5)

anonyme
  Commentaire anonyme déposé le 14/06/2008 à 03:10 :
Désolé mais l'auteur n'a absolument rien compris à la chronologie de la série. Silent Assassin se passe après Codename 47 (1er jeu), pas après Contracts. La portion histoire de ce dernier (les cinématiques entre les missions) se passe entièrement immédiatement après la mission Curtain Falls de Blood Money.
Aussi, il est faux de dire qu'il y a abscence de briefing dans Contracts. Ils ne sont tout simplement pas avant les mission mais plutot dans le menu pause.
Nooooon mais.

anonyme
  Commentaire anonyme déposé le 14/05/2008 à 21:26 :
même si cet article est un peu vieux, je reste en total accord avec les dires de son auteur. Hitman est réellement une série du panthéon des jeux vidéos.

anonyme
  Commentaire anonyme déposé le 05/10/2007 à 07:02 :
Bravo à l'auteur de cet article, je me suis tout bonnement régalé à le lire.

anonyme
  Commentaire anonyme déposé le 15/07/2007 à 23:32 :
jozf clarinz
 Lire la suite des commentaires (0)

Série de jeux associée à cet article

Cet article est associé à la série de jeux Hitman.
Liste des jeux faisant partie de cette série :
  Hitman 2 : Silent Assassin  (Octobre 2002)
  Hitman Contracts  (30 avril 2004)
  Hitman : Blood Money  (26 mai 2006)
  Hitman : Tueur à gages  (Décembre 2000)
  Hitman 5  (2008)

[ Voir tous les jeux de cette série ]
Attention, nous avons détecté une anomalie dans votre adresse email.
Veuillez choisir une adresse parmi nos propositions :

Fermer