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| | L'ésotérisme sera plus que jamais au rendez-vous. |
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| | D'autres tatouages sont dissimulés sur son corps... à vous d'être convaincant. |
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| | Le plus glauque des cabanons québécois... |
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Le jeu nous est présenté sur un large écran plasma, dans un noir-quasi-total. Première chose identifiable : la musique. Il s’agit du même générique d’ouverture que dans le premier épisode. Une mélodie lancinante, ponctuée de bruitages inquiétants. Sur l’écran s’affiche alors un unique message, invité lourd de sous-entendus ou question-piège ambiguë : « Prêt à jouer avec moi ?». Voilà qui est dit : les codes ludiques n’ont pas changé, et pour avancer, il faudra accepter d’obéir régulièrement aux instances du mystérieux créateur du CD.
Passé ce premier écran introductif, apparaît à l’écran une femme ligotée. La camera la filme en vue de surplomb, et nous ne voyons d’elle que son dos. L’absence totale de décor ne fournit aucun indice qui permettrait de deviner le lieu de la scène. D’un clic de souris, Eric Viennot nous montre comment interagir avec la personne filmée et l’amener à essuyer le sol pour révéler un élément caché… Aucun doute sur la fonction de cette video : interroger le joueur dans sa position de voyeur et le forcer à s’impliquer là où l préférerait rester en retrait.
A l’écran suivant, nous retrouvons à nouveau la femme séquestrée. Celle-ci est désormais filmée de face, et on peut ressentir l’extrême état de détresse physique et émotionnelle dans laquelle elle se trouve. Encore une fois, Eric Viennot nous montre comment il est possible d’interagir sur la vidéo à l’aide de la souris. Bon dieu, déjà que dans In Memoriam I, il était particulièrement malsain de donner le couteau au tueur, devoir maintenant « entrer en contact » avec une des victimes frise l’intolérable.
Au fil des autres videos - certaines interactives, d’autres non -, l’impression de malaise se confirme : on effleure du curseur la robe d’une séquestrée, et celle-ci de dévoiler un numero tatoué sur sa jambe. On explore une sorte de parchemin, jusqu’au moment où on s’aperçoit qu’il s’agit de la peau d’un cadavre couvert de furoncles. Entre le thriller version Silence des Agneaux et le film d’épouvante façon Blairwitch Project, les videos d’In Memoriam 2 : le dernier rituel dévoilent un territoire saisissant, un espace où domine le vice et la folie.
Outre ces vidéos tout droit sorties de l’esprit torturé du plus glauque des psychopathes, on voyagera beaucoup : en Ecosse, aux Etats-Unis, au Canada, au Portugal et en France. Ces vidéos sont tournées caméra à l’épaule, et le plus souvent sans autorisation. Pour le tournage de certaines séquences du jeu, Eric Viennot et son équipe sont mêmes allé à la recherche de sites archéologiques oubliés. A propos de la réalisation de la séquence finale, l'homme nous raconte d'ailleurs : « J’avais juste une photo du lieu et un vague nom de région, un lok écossais. J’ai quand même réussi après plusieurs recoupements à retrouver le lieu. C’était le mois de février à la tombée de la nuit. J’étais à la fois complètement exité et paniqué. » Une expérience si forte qu’Eric Viennot est même allé jusqu’à modifier l’histoire du personnage principal pour intégrer cet épisode.