|
| | Des mammifères de légende... |
| |
|
|
| | ... pour une épopée maritime envoûtante. |
| |
Il est toujours plaisant de découvrir ces premiers croquis qui fixent, en images, un univers. Les quatre mains de nos deux dessinateurs rentrent alors en action, et nous tracent les grandes lignes. Aquarica parle, en quelques mots, d’aventures, de voyages, d’océan et de mythe. Le mythe, c’est celui de baleines géantes. On les dit gigantesques, capables de vivre plusieurs siècles sans dépérir. Apparaissant au pôle, elles évoluent par groupe de trois ou quatre individus et s’élancent dans une descente des courants. Leur traversée les mène au bord de l’Afrique, là où elles frôlent les berges et sans même le réaliser font chuter des pans entiers de falaises sur leur dos. Leur périple se poursuit plus au sud, pour finir quelque part dans des mers chaudes. Les semaines ont passées, cette roche et cette terre qui ont chues sur leur sommet ont donné naissance à tout un écosystème. Des arbres, des plantes, des reliefs, même une plage. Tout est là pour former un atoll lorsque, ensemble, elles s’endorment en ce lieu pour près d’un siècle.
Un siècle en un même endroit, fixées au fond de l’océan par un singulier système de ventouse. Elles émergent suffisamment de l’eau pour se voir peuplées par un groupe d’individus indigènes. On ne sait comment ils sont parvenus ici, du moins pour le moment. Ils vivent paisiblement. Sans être naïfs mais sans savoir à quoi ils ont affaire, ils comprennent que leur île n’est pas tout à fait comme les autres. Ils ont adaptés en fonction leur mode de vie, harnachant leurs habitations de telle manière qu’un mouvement ponctuel du mammifère ne vienne pas trop à secouer ou à détruire.
Mais à côté de cela existe une autre trame. Celle d’un port de pêcheurs qui s’éteint peu à peu. Spécialisé autrefois dans la traque aux baleines, il fut voué au fil des interdictions de chasse à un arrêt de son activité. Il ressemble aujourd’hui à tous ces petits ports aux allures de comptoir anglais. Il possède ses quais, ses rues étroites, son pub. Dedans, on y parle vieux fantasmes de pêche, tel cette légende : celle des mastodontes baleines. Des animaux imposants qui représenteraient la chasse du siècle. Et de fil en aiguille ils vont vouloir la mener, s’embarquant dans un périple fascinant, bravant les tempêtes et ces monstres inconnus.
Le siècle arrive justement à son terme, et les baleines reprennent leur marche, remonte au pôle. La température chute peu à peu, l’écosystème dépéri, les perroquets s’envolent vers l’ailleurs. Peu à peu les habitants vont réagir. A vous de voir comment, et d’être acteur de cette aventure. Un point & click qui multipliera les lieux d’actions accessibles au joueur, et qui se traduira graphiquement par de la 3D soignée et grand spectacle. Un périple qui vous fera partir d’un banal quai humide et traverser toute l’immensité d’eau, au cœur d’un scénario que l’on nous assure parmi les meilleurs de Benoît Sokal.