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| | Conflit du Tibérium, 1995 |
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La série Tibérium tient dans ses rangs le premier opus de la Saga, mais aussi le prochain, en 2007, qui sera intitulé Tibérium Wars. Mais commençons d’abord par présenter Conflit du Tibérium qui, en 1995, va poser d’entrée le scénario de notre problématique historique fictive.
C’est une histoire qui débute en 2010, lorsque un mystérieux minerai apparaît sur la planète Terre : le Tibérium. Ce dernier proviendrait d’une chute de météorites au bord du fleuve le Tibre (tiens donc…). Précieux mais prétendu nocif, ce métal commence à intéresser les « grands » de notre monde, mais également des associations terroristes aux buts plus sournois, comme le NOD. Une organisation qui inquiète au plus près le GDI, sorte d’ONU moderne. Le conflit devient alors inévitable…
Le deuxième opus de la série, Soleil de Tibérium, sort en 1999 et reprend là où son aîné s’était arrêté : Vous vous retrouvez en 2030 et le Tibérium s’est répandu partout sur la terre. A présent, tout le monde reconnaît la toxicité du métal et la population n’a pas eu d’autres choix que de s’exiler dans les parties les plus reculées de la planète. Le NOD, même démantelé, continue de combattre le GDI. Mais c’est également l’avènement d’un troisième peuple constitué d’humains altérés et défigurés par les effets du Tibérium, des sortes de mutants.
Dans Tibérium Wars enfin, le prochain opus prévu pour l’an prochain, il sera toujours question d’une guerre sempiternelle entre le NOD et le GDI. Toujours question de Tibérium aussi. L’histoire prendra place quelques années plus tard, en 2047.
A un niveau plus technique, Tibérium se situe dans le haut du tableau. Comme nous le disions, Westwood avait déjà une bonne base de travail avec Dune 2. Il y a tout de même plusieurs touches inédites, qui seront ensuite récurrentes dans tous les opus de la Saga. Nous pensons par exemple aux petites cinématiques en 3D - qui font l’entracte entre les différentes missions – présentes dès Conflit du Tibérium. A l’époque c’est plus une prouesse qu’autre chose, et cela aide grandement à l’immersion dans le scénario. Dans le même genre, notons l’utilisation de la vidéo pour les briefings de vos supérieurs, qui vous dicteront les objectifs à réaliser dans chaque mission. Des objectifs qui sont d’ailleurs bien plus divers que sur Dune 2, où il ne faudra pas exclusivement détruire les bases adverses pour remporter les honneurs ; s’infiltrer, sauver des civils, tuer une cible précise, autant d’exemples de la diversité des objectifs demandés. Autre chose, la prise en compte du relief et le changement d’éclairage. Ceci, dès Soleil du Tibérium et grâce au moteur graphique Voxel.
Tibérium Wars semble vouloir aller encore plus loin dans le réalisme en proposant une Campagne terriblement cohérente. Par exemple, si vous capturez un aéroport ennemi dans une mission, l’ennemi ne pourra être ravitaillé la mission d’après. Les Campagnes dans le RTS sont souvent critiquées pour leur manque d’intérêt, il se pourrait bien que cet aspect change la donne dans les années à venir à coup d’idée comme celle-là !