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 TOM'S GAMES >  ARTICLES    >     Les séries cultes du jeu vidéo : Unreal
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Dans les grandes séries du jeu vidéo aujourd’hui, nous allons aborder celui qui a longtemps été considéré comme le Poulidor du FPS multijoueurs, l’éternel concurrent de Quake, celui qui a longtemps divisé les joueurs de FPS en deux catégories : Unreal. Tous deux ont beaucoup de points communs : un moteur graphique disposant des derniers raffinements du genre et un multijoueurs nerveux et conçu pour la compétition. Une histoire dans tous ça ? Non, ou si peu, Unreal, c’est avant tout la vitrine technologique d’un moteur 3D fait maison : l’Unreal Engine.

Unreal, façon Oldschool

 
On ne s'en rend plus trop compte maintenant, mais Unreal fut certainement le plus beau jeu de 1998

Notre série commence donc en 1995 avec le début du développement d’un FPS par deux studios de développement très proche, Epic Games et Digital Extremes. Le développement prend pas loin de trois ans pour parvenir à son terme. C’est le moteur 3D qui occupe le plus les programmeurs. L’Unreal Engine 1 avait alors pour objectif de concurrencer directement le moteur 3D le plus utilisé à l’époque, celui de Quake 2 sorti en septembre 1997. Le moteur du premier Unreal se permet en effet d’afficher des textures ultra détaillées, des effets de lumières encore inédits et du brouillard volumétrique. Une foule de nouveautés techniques qui font donc leur apparition tirant pleinement parti des dernières 3DFX surpuissante de l’époque.

Le jeu en lui-même n’était pas vraiment novateur mais il s’en dégageait une ambiance gothique sympathique qui a marqué bien des joueurs en son temps. On incarnait alors un humain (sans nom) qui venait de se crasher sur la planète Na pali. Dès la sortie du vaisseau des aliens patibulaires, les Skaarjs, emblèmes de Epic Games, plutôt musclés accueillaient les survivants à coup de griffes. Et vous voilà parti dans l’aventure avec pour objectif de délivrer les autochtones locaux, les Nalis, de l’esclavagej, et de détruire le vaisseau mère des Skaarjs. Le tout sur fond de prophétie locale annonçant la venu d’un étranger qui viendrait libérer la planète du joug esclavagiste. On connaît la chanson, du grand classique.

Sur le fond, le gameplay d’Unreal était très classique et plutôt contemplatif. Les ennemis étaient peu nombreux et peu variés (ce fut d’ailleurs un des défauts les plus soulignés), et le level-design torturé. Mais de mémoire de joueur, Unreal était le plus beau jeu auquel il était permis de jouer à l’époque, obligeant les propriétaires de configuration indigentes à changer de machine et à investir dans une carte 3D.Pour la première fois, on avait l’impression d’avoir véritablement de l’eau devant les yeux, et les lumières n’étaient pas de simple textures collées à un bout de bois. Un régal, à condition de posséder une configuration suffisante. La montée en puissance des cartes graphiques ne faisaient alors que commencer.

Les armes proposées n’étaient pas non plus renversantes d’originalités, mais elles avaient le mérite de sortir de l’habituel shotgun/mitrailleuse/lance-roquettes imbitable que les développeurs nous sortent à chaque fois. On notera donc la première apparition du biorifle et de ses petites boules vertes, mais surtout du razorjack, cet incroyable lance-scies qui faisaient rebondir ses projectiles sur les murs, sans oublier l’Assault Rifle, l’arme de base incroyablement puissante en multijoueurs.

Le multijoueurs d’Unreal, parlons-en d’ailleurs, ce fut un échec total. La faute au code réseau totalement raté qui produisait des lags incroyables sur les parties sur Internet, voire même en LAN.Les patchs successifs sortis plus tard n’ont pas réussi à redresser la barre, Unreal avait une très mauvaise réputation en multijoueurs.
Pourtant, Unreal possédait un grand potentiel. La carte Deck 17, pour ne citer qu’elle est entrée dans la légende parmi les meilleures cartes Deathmatch jamais créé. Un gâchis dont Epic s’est très bien remis…


Unreal Tournament : Le Poulidor du FPS
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